Société des missions africaines

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La Société des missions africaines (SMA), également appelée Missions africaines de Lyon, est une communauté de missionnaires catholiques, organisée en société de vie apostolique et présente dans quatre continents: Afrique, Amérique, Asie et Europe.

Fondation[modifier | modifier le code]

En 1856, Mgr de Marion Brésillac, précédemment Vicaire apostolique de Coimbatore (Indes), se présente à Rome et demande à être envoyé en Afrique, de préférence au Dahomey (l'actuel Bénin). Le secrétaire de la Propagande lui demande de ne pas partir seul, mais de former une Société de missionnaires qui pourra assurer une continuité. L'évêque obéit et parcourt la France, en prêchant pour rassembler du personnel et des finances. La Société des Missions Africaines (SMA) naît ainsi à Lyon le 8 décembre 1856. Le premier territoire confié à la jeune Société est le vicariat apostolique de Sierra Leone. Six confrères se trouvent réunis à Freetown en mai 1859. Une épidémie de fièvre jaune en fait mourir cinq au cours du seul mois de juin 1859, dont l'évêque fondateur. À Lyon, le P. Augustin Planque décide de poursuivre l'aventure. Des candidats continuent de se présenter. En 1861, le P. Francesco Borghero et deux confrères sont envoyés au Dahomey (futur Bénin). Ils rayonnent dans les environs, jusqu'à Lagos (dans le futur Nigeria). La SMA va devoir enseigner l'anglais à ceux de ses membres qu'elle destine aux pays anglophones : elle part s'implanter en Irlande. La SMA recherche des sœurs qui acceptent de venir en Afrique travailler auprès des femmes et d'y ouvrir des écoles pour les filles. Après divers essais de collaboration, le P. Planque décide de fonder sa propre société de Sœurs missionnaires : l'année 1876 marque la naissance officielle des Sœurs de Notre-Dame des Apôtres (NDA). Le P. Planque rêve de partir, lui aussi, en Afrique noire. Il n'aura jamais l'occasion de s'y rendre. Depuis Lyon, il doit assurer la direction et la subsistance de la SMA et des NDA.

Lors de l'expulsion des congrégations en 1903, la Société des missions africaines fut une des cinq congrégations catholiques masculines autorisées à poursuivre leur activité en France[1].

Rayonnement[modifier | modifier le code]

La Société des missions africaines compte actuellement 901 membres et associés, prêtres et laïcs, présents au Bénin, en Côte d'Ivoire, en Égypte, au Ghana, au Libéria, au Maroc, au Nigeria, au Niger, en Centrafrique, au Togo, au Kenya, en Tanzanie, en République démocratique du Congo, en Zambie, et en Afrique du Sud. Ils sont également présents en Europe : France, Irlande, Angleterre, Pays-Bas, Italie, Pologne, Espagne; en Amérique : Canada, États-Unis, ainsi qu'en Asie : Inde et Philippines. En 2010, les prêtres des missions africaines ont la charge d'une centaine de paroisses[2]. La Société de Missions africaines mène notamment des actions en faveur de la santé, de la promotion de la condition de la femme, de l'accès à l'eau potable, de l'agriculture et de l'instruction.

La Société des Missions Africaines est organisée en Provinces (Bretagne, Irlande, Italie, États-Unis, Lyon et Pays-Bas), en Districts (Canada, Espagne et Strasbourg), en districts-en-formation (Baie du Bénin, Golfe de Guinée, Grands Lacs, Inde, Philippines, Pologne). Son administration centrale est basée à Rome où le Supérieur général et son Conseil veillent à l’unité et à l’animation de toute la Société.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La Société des missions africaines a culminé en 1959 avec 1 778 membres. En 1990, elle comptait encore 1 239 membres. En 2010, elle n'était plus qu'à 955 membres (dont 878 prêtres)[3].

L'assemblée générale de la SMA s'est tenue en avril 2013, travaillant notamment sur les thèmes suivants: « l’exigence d’être attentifs aux circonstances qu’imposent aujourd’hui les conflits armés dans les pays où [la SMA est présente ], la menace de l’extrémisme religieux, spécialement dans le monde musulman, la nécessité de protéger les enfants et les adultes vulnérables, l’engagement au service de la justice, de la paix, et de l'intégrité de la création (...) ; la nécessité aujourd’hui de travailler avec les Églises locales, et non pas pour les Églises locales. En collaboration avec les autres instituts religieux, la SMA cherchera à répondre aux besoins pastoraux de ces Églises par la formation du clergé et du laïcat, et par l’implication aux domaines nouveaux d’évangélisation tels que les médias, l’accompagnement psycho-pathologique, le dialogue interculturel, etc. »

Vicaire apostolique issus de la Société des Missions Africaines[modifier | modifier le code]

Évêques issus de la Société des Missions Africaines[modifier | modifier le code]

Supérieurs généraux[modifier | modifier le code]

Adresses[modifier | modifier le code]

  • Province de Lyon: Société des Missions Africaines (SMA), 150 cours Gambetta, 69007 Lyon-France

Sites Internet[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude-Marie Echallier, L'Audace et la foi d'un apôtre, Augustin Planque, 1826-1907 : Cofondateur et premier supérieur général de la Société des Missions Africaines, fondateur des Sœurs de Notre-Dame des Apôtres', Karthala, 1995
  • Patrick Gantly, Histoire de la Société des Missions Africaines (SMA) 1856-1907. Tome premier 2009. 547 pages. Tome second des années 1890 à 1907, novembre 2010. 444 pages. Collection : mémoire d'Églises. Karthala.
  • Jean Bonfils, La Mission catholique en République du Bénin. Des origines à 1945. Préface d'Alphonse Quénum. Collection : mémoire d'Églises 1999. 276 pages. Karthala.
  • Renzo Mendirola et Pierre Trichet présentent Lettres du Dahomey, Correspondance des premiers Pères de la Société des Missions Africaines (avril 1861 - avril 1862). Collection: mémoire d'Églises 2011. 350 pages. Karthala.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Siège de la Province d'Angleterre à Londres (East Barnet)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]