René de Birague

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René de Birague
Image illustrative de l'article René de Birague
Biographie
Naissance 2 février 1506
à Milan
Flag of the Duchy of Milan (1450).svg Duché de Milan
Décès 24 novembre 1583 (à 77 ans)
à Paris
Pavillon royal de la France.svg Royaume de France
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
21 février 1578
Par le pape Grégoire XIII
Évêque de l’Église catholique
Évêque de Lavaur
15821583
Évêque de Lodève
15731580
Autres fonctions
Fonction laïque
Chancelier de France
Surintendant des finances

Jubet agnus aris[1]
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

René de Birague, aussi Biraghe ou Biragro est un chancelier de France et un cardinal, né à Milan (auj. en Italie) le 2 février 1506 et mort le 24 novembre 1583 à Paris.

Issu d'une riche famille milanaise, il fit durant les guerres d'Italie une brillante carrière de magistrat au service de la France avant de devenir dans les années 1570 un conseiller influent de la reine Catherine de Médicis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il sortait d'une maison noble et ancienne, attachée à la France. Il était le fils de Galeas de Birague qui fut gouverneur de Pavie et d'Antonia Trivulce, sœur du capitaine Jean-Jacques Trivulce. Après la défaite de François Ier à Pavie en 1525, il doit se retirer en France pour échapper à la vengeance de Ludovico Sforza, duc de Milan. François Ier et Henri II l'emploient pour plusieurs missions en Italie : il est conseiller du maréchal de Brissac en Piémont, puis premier président du sénat de Turin, enfin lieutenant-général au gouvernement de Piémont.

En 1565, il est naturalisé français. Il devint conseiller au Parlement de Paris, puis gouverneur du Forez, du Lyonnais et du Beaujolais. En 1568, Il est nommé surintendant des finances puis en 1570 Garde des sceaux. A Lyon, il favorise la réaction catholique et poursuit si vigoureusement les réformés que nombre d'entre eux s'éloignent de la ville. Il semble être un des inspirateurs du massacre de la Saint-Barthélemy en 1572. En 1573, il fut récompensé de ses services en étant nommé chancelier de France en remplacement de Michel de l'Hospital.

Il joue un grand rôle sous le règne d'Henri III comme un des principaux opposants aux protestants. Devenu veuf, il embrassa sur la fin de sa vie l'état ecclésiastique et devint évêque de Lodève en 1573, puis cardinal en 1578 mais le roi lui retire la fonction de Garde des sceaux. En 1579, il est nommé commandeur de l'ordre du Saint-Esprit nouvellement créé. En 1582, il reçoit l'évêché de Lavaur. Il a été abbé de Flavigny, abbé de Longpont, abbé de Saint-Pierre de Sens, prieur de Souvigny, prieur du prieuré Sainte-Catherine du Val-des-Écoliers où il a été enterré.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs médailles à l'effigie de René de Birague ont été réalisées de son vivant. La plus célèbre est un médaillon attribué à Germain Pilon, fondu vers 1577, qui est un chef-d'œuvre de l'art du portrait. Le Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France en conserve un exemplaire.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Le cardinal portait d'argent, à trois fasces bretessées de gueules, ch. chacune de cinq trèfles d'or.[2],[1]

Les Birague avait pour devise : « Jubet agnus aris[1] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Rietstap 1884.
  2. Popoff 1996, p. 6.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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