Buzz Aldrin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Aldrin
Buzz Aldrin
Image illustrative de l'article Buzz Aldrin

Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Naissance 20 janvier 1930 (84 ans)
Glen Ridge, New Jersey
Occupation précédente Pilote de chasse
Grade Colonel, US Air Force
Durée cumulée des missions 12 j 4 h 53 min
Sélection Groupe 3 de la NASA, 1963
Mission(s) Gemini 12, Apollo 11
Insigne Gemini 12 insignia.png Apollo 11 insignia.png

Edwin Eugene Aldrin junior, dit Buzz Aldrin, né le 20 janvier 1930 à Glen Ridge (New Jersey), est un astronaute, aviateur de l'Armée de l'Air américaine et ingénieur américain. En octobre 1963, il fait partie du troisième groupe d'astronautes recruté par la NASA. En novembre 1966, il pilote la dernière mission du programme Gemini, Gemini 12, au cours de laquelle il effectue trois sorties extravéhiculaires démontrant qu'il est possible de travailler dans l'espace. Le 21 juillet 1969, il pilote le module lunaire d'Apollo 11, devenant le 2e homme à marcher sur la Lune après Neil Armstrong (1930-2012). Il quitte la NASA et l'Armée de l'Air en 1972 et entame une difficile reconversion à la vie civile marquée par l'alcoolisme et la dépression. Il publie par la suite cinq ouvrages de fiction et autobiographiques rédigés en collaboration et portant tous sur l'aventure spatiale.

Formation[modifier | modifier le code]

Edwin Eugene Aldrin junior surnommé Buzz[1] est le fils d'Edwin Eugene Aldrin Sr (1896-1974), pilote militaire, et de Marion Moon (1903-1968)[2]. Ses parents sont d'origine écossaise et suédoise. Il nait à Glen Ridge le 20 janvier 1930[3]. Il a deux sœurs plus âgées que lui. Lorsque les États-Unis entrent en guerre en 1942, son père est affecté loin de sa famille et ne fait plus que de courts séjours au domicile. Sa mère devient dépressive et a des problèmes d'alcoolisme. Après avoir été diplômé de la Montclair High School, il entre à l'académie militaire de West Point, et en sort brillamment troisième en 1951 avec l'équivalent d'une licence en mécanique.

Pilote militaire[modifier | modifier le code]

Buzz Aldrin entre dans l'Armée de l'Air en tant que sous-officier et devient pilote de chasse. Il participe à la guerre de Corée et effectue 66 missions de combat sur le chasseur à réaction Sabre au cours desquelles il abat deux MiG-15. Les photos prises par la caméra du bord de son avion lors de l'une de ses victoires montrant le pilote russe en train de s'éjecter sont publiées dans le magazine Life. À la fin de la guerre, il est nommé instructeur à la base aérienne de Nellis puis assistant du doyen de l'École de l'Armée de l'Air inaugurée en 1955. Il est nommé par la suite commandant d'une escadrille de chasseurs à réaction Super Sabre à la base aérienne de Bitburg en Allemagne. En 1959, il entame un cycle d'études supérieures en Ingénierie spatiale au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et décroche en 1963, un doctorat en sciences astronautique avec une thèse sur les techniques de rendez-vous orbital entre vaisseaux avec équipage[4]. Il retourne à la vie militaire et est affecté au 'Gemini Target Office dans la division des systèmes spatiaux de l'Armée de l'Air à Los Angeles.

Astronaute[modifier | modifier le code]

Aldrin au cours d'une des sorties dans l'espace de la mission Gemini 12.

Le 25 mai 1961, un mois seulement après l'envoi du premier homme dans l'espace, le soviétique Youri Gagarine, le président John Kennedy lance publiquement le pari que son pays enverra un homme se poser sur la Lune avant la fin de la décennie. Au printemps 1963, la Course à l'espace entre les États-Unis et l'Union soviétique bat son plein. Dans les deux pays, les premiers programmes de vols habités, Mercury et Vostok, s'achèvent. Monoplaces et peu maniables, les vaisseaux étaient purement expérimentaux. Les États-Unis se mobilisent pour un programme intermédiaire, le programme Gemini, en vue de mettre au point les techniques qui seront nécessaires au débarquement sur la Lune. L'agence spatiale américaine, la NASA, recrute de nouveaux astronautes, ceux qui constitueront les équipages du programme Apollo. Profitant du fait qu'il n'est désormais plus nécessaire d'avoir une expérience hautement qualifiée de pilote d'essais, Aldrin pose sa candidature, faisant valoir un doctorat sur les techniques de rendez-vous spatial. Le 18 octobre, il intègre le troisième groupe d'astronautes de la NASA.

Gemini 12[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gemini 12.

De même que quelques autres de ses collègues, Aldrin est affecté au programme Gemini, qui se déroule en 1965 et 1966 et dont l'objectif est de maîtriser les techniques nécessaires pour les missions du programme Apollo, notamment celles du rendez-vous spatial et des sorties extravéhiculaires. Il utilise ses connaissances en mécanique spatiale pour mettre au point les procédures de rendez-vous en orbite. En août 1965, il assure la liaison radio avec l'équipage de Gemini 5. Peu après, James Lovell et lui sont désignés comme remplaçants pour la mission Gemini 10. Les équipages des dernières missions du programme sont déjà désignés et ils n'en font pas partie. Mais en février 1966, après le décès accidentel de l'équipage de Gemini 9, ils en sont désignés équipage de rechange, ce qui, d'office, les désigne comme équipage principal de Gemini 12, la toute dernière étape du programme. Lors des vols précédents, on avait constaté combien il est difficile de se mouvoir dans une combinaison spatiale. Gemini 12 décolle le 11 novembre 1966 pour une mission de quatre jours. Aldrin, qui a eu l'idée de s'entraîner en piscine afin de se préparer au mieux, effectue sans difficulté trois sorties extravéhiculaires. Au cours de la seconde, relié par un cordon de 9 mètres, il effectue différentes tâches sur le vaisseau cible Agena GATV-12, auquel Gemini 12 s'est préalablement arrimé. Principalement grâce à son habileté, le vol est couronné de succès.

Apollo 11[modifier | modifier le code]

Aldrin à bord du module lunaire durant la mission Apollo 11.
Article détaillé : Apollo 11.

Lorsque le programme Gemini s'achève, la NASA choisit le groupe des astronautes à partir desquels seront constitués les équipages des prochaines missions du programme Apollo. Aldrin, qui revient juste d'une mission, n'en fait pas partie. Mais à la suite du décès de l'équipage d'Apollo 1 (en janvier 1967, lors d'un test au sol), il est réintégré dans le groupe. Il est d'abord affecté dans l'équipage de remplacement de la Apollo 8 (qui, en décembre 1968, sera la toute première mission d'humains autour de la Lune) d'abord en tant que pilote du module lunaire puis comme pilote du module de commande. Le 9 janvier 1969, Il est finalement affecté à la mission Apollo 11 comme pilote du module lunaire avec Neil Armstrong comme commandant et Michael Collins comme pilote du module de commande.

La mission Apollo 11 décolle du centre spatial Kennedy le 16 juillet 1969. Le 21, à 3h15 UTC, vingt minutes après Armstrong, Aldrin devient le second homme à fouler le sol lunaire. Sa mission principale est d'installer deux appareils scientifiques : un sismomètre ainsi qu'un réflecteur laser (qui permettra de calculer plus tard la distance Terre-Lune avec une extrême précision)[5],[6]. Les deux astronautes ne s'éloignent guère du module lunaire. Ils le réintègrent au bout de 2h30, après avoir récolté 21,7 kg d'échantillons de sol.

Après le retour sur Terre, les astronautes d'Apollo 11 entament un tour du monde de 45 jours au cours duquel ils visitent 23 pays. À l'issue de ses deux missions, Aldrin a passé 289 heures et 53 minutes dans l'espace dont 7h52 à l'extérieur du vaisseau (record de temps de sortie extravehiculaire jusqu'en 1971). Depuis sa retraite de la NASA, et à la différence de son collègue Armstrong, beaucoup plus réservé que lui, Aldrin multiplie les apparitions publiques et les commémorations médiatiques de ses exploits.

Retour à la vie civile[modifier | modifier le code]

L'équipage d'Apollo 11 est reçu à la Maison Blanche en 2004.

Il quitte la NASA et l'Armée de l'Air en 1972 et entame une difficile reconversion à la vie civile marquée par l'alcoolisme et la dépression. Il publie par la suite cinq ouvrages rédigés en collaboration et tous centrés sur l'aventure spatiale : des récits autobiographiques Return to Earth (1973), Men From Earth (1989) et Magnificent Desolation (2009) ainsi que des romans de science-fiction avec John Barnes Encounter with Tiber (1996) et The Return (2000). En 2011, il apparaît brièvement dans le film Transformers 3 dans son propre rôle face au personnage fictif Optimus Prime.

Il est membre de la National Space Society.

Postérité[modifier | modifier le code]

Un cratère lunaire a été baptisé de son nom, de même que l'astéroïde n°6470.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Avec Wayne Warga, Return to Earth, Bantam, 1975 (ISBN 978-0-552-68486-6) (1re édition 1973 chez Random House)
  • Avec Ken Abraham, Magnificent Desolation, Crown Publishing Group, 2009 (ISBN 978-0-307-46345-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'origine de son surnom « Buzz » remonte à son enfance. C'est la déformation du mot « brother » (« frère » en anglais) que sa petite sœur, bébé, prononçait « buzzer ». Aldrin prendra le prénom « Buzz » légalement au début des années 1980 - (en) What is Buzz Aldrin’s real name? - Site officiel de Buzz Aldrin (FAQ)
  2. (en) Biography - Site officiel de Buzz Aldrin
  3. James R. Hansen, First Man: The Life of Neil A. Armstrong, Simon & Schuster, 2005 p. 348 : « His birth certificate lists Glen Ridge as his birthplace ».
  4. Thèse sur Dspace
  5. (en)Eric M Jones, « Apollo 11 : AS11-40-5886 », sur Apollo 11 Lunar surface Journal,‎ 2/3/2010
  6. (en)Eric M Jones, « Apollo 11 :Mobility and Photography », sur Apollo 11 Lunar surface Journal,‎ 18/5/2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]