Joseph Le Brix

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René Mesmin, Joseph Le Brix et Marcel Doret devant le Trait-d'union en 1931.

Joseph Marie Le Brix est aviateur français, né le 22 février 1899 à Baden (Morbihan) et décédé le 12 septembre 1931 à Oufa, région de l'Oural, Russie, en voulant rallier Paris à Tokyo en un seul vol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph Le Brix est d'abord officier de marine, atteignant le grade de lieutenant de vaisseau, avant de se tourner vers l'aviation.

Avec Dieudonné Costes, il réussit, sur un Breguet 19 baptisé Nungesser et Coli en l'honneur des deux aviateurs français disparus dans l'Atlantique nord à bord de l'Oiseau blanc, la traversée de l’Atlantique sud entre Saint-Louis du Sénégal et Natal (Brésil) où ils arrivent le 15 octobre 1927. Puis ils effectuent un tour du monde avec escales qu'ils concluent le 14 avril 1928. Cette aventure le rend populaire aux yeux des Français[1]. Il devient dès lors un des pionniers de l'aviation française les plus célèbres.

En 1931, avec René Mesmin (1897-1931) et le chef pilote Marcel Doret, il forme l'équipage du Dewoitine D.33 Trait d'Union, financé par le milliardaire François Coty[1]. En juin, ils battent le record de distance en circuit fermé, dépassant largement les 10 000 km. Dans la foulée, ils vont tenter le record en ligne droite, un raid de Paris à Tokyo le 12 juillet. En survolant la Sibérie, le moteur givre, Le Brix et Mesmin sautent en parachute, Doret pose l'appareil dans les arbres : l'appareil est perdu, mais l'équipage est indemne.

En septembre de la même année, le 10, ils décollent sur un second prototype. Le défi est d'autant plus difficile à relever qu'ils sont opposés à un autre équipage. Paul Codos et Henri Robida décollent ce même jour à bord du Point d’Interrogation[1]. Mais leur aventure tourne court, ils se posent près de Düsseldorf après quelques heures de vol. Désormais seul en course, le Trait d'Union poursuit son aventure. Le 12 au matin, alors qu'il survole l'Oural, la situation se répète : moteur calé, il faut évacuer. Cette fois, Marcel Doret saute le premier. On présume que René Mesmin ayant un problème avec son parachute, Joseph Le Brix n'a pas voulu abandonner son ami et tous deux périssent dans l'accident et l'incendie du Trait d'Union.

Ses Obsèques nationales ont lieu à Notre-Dame de Paris le 25 septembre 1931. Joseph Le Brix repose à Baden.

En janvier 1932 est baptisé Joseph Le Brix le Blériot 110 qu'utiliseront du 5 au 7 août 1933, Paul Codos et Maurice Rossi pour battre un record du monde de distance en ligne droite, soit 9 104 km en 55 h 29 min.

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Evanno, Yves-Marie, « Joseph Le Brix, pionnier de l'aviation française », En Envor, consulté le 10 octobre 2013.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Chambe, Histoire de l'Aviation, Paris, Flammarion, 1980