Anjela Duval

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Añjela Duval
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
LannionVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie Angèle DuvalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Archives conservées par
Médiathèque Alain-Gouriou (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque-tombale6442.jpg
Vue de la sépulture.

Anjela Duval, nom de plume de Marie-Angèle Duval, née le au Vieux-Marché (Côtes-du-Nord) et morte le à Lannion (Côtes-du-Nord) est une poétesse bretonne

Biographie[modifier | modifier le code]

Anjela Duval est la fille unique d'une famille de cultivateurs, et avait repris la ferme, son père étant mort en 1941, et sa mère en 1951. Elle est, en effet, leur fille unique, car sa sœur aînée Maia (morte à dix ans, mais restée présente dans certains poèmes) ainsi qu'un frère (Charles) sont morts avant sa naissance. Elle est restée célibataire à cause de son refus obstiné de suivre dans l'« exil » l'homme qu'elle aurait aimé, un marin qu'elle aurait fréquenté en 1924-1926.

Elle est une paysanne pauvre et simple qui écrit ses poèmes après sa rude journée de travail aux champs sur un cahier d'écolière dans sa petite maison du Vieux-Marché à Traoñ an Dour, hameau isolé.

Elle lit le breton depuis sa jeunesse, mais ne se met à l'écrire que dans les années 1960. Elle fréquente l'école, chez les sœurs dans la commune voisine de Trégrom, de huit à douze ans (1917). Victime d'une maladie des os, elle suit ensuite quelques cours par correspondance pour les jeunes filles du milieu rural. Elle manie donc assez bien le français, alors qu'elle avait appris le catéchisme en breton, comme c'était alors la règle.

S'étant mise en quête de quelques revues en langue bretonne, on lui indique Ar Bed Keltiek, une revue généraliste dirigée par Roparz Hemon. Elle collabore à cette revue, fait exceptionnel pour une paysanne. Selon d'autres sources, on doit à l'abbé Marsel Klerg, directeur de la revue catholique Barr-heol, de l'avoir découverte.

Gilles Servat, qui apprit en grande partie le breton à Traoñ an Dour, lui consacre une chanson justement intitulée Traoñ an Dour. Gilles Servat raconte que quand on lui disait que l'on comprenait le breton sans le parler, elle répondait pour plaisanter : « comme mon chien… »

Elle se fait connaître du public français par l'émission d'André Voisin Les Conteurs en 1971 [2].

Ses œuvres complètes ont paru sous le titre Oberenn glok en 2000. Tirées à 1 000 exemplaires et rapidement épuisées, elles ont été rééditées en 2005, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Kan an douar. Brest, Al Liamm, Le Chant de la terre, 1973.
  • Traoñ an Dour (recueil posthume), éditions Al Liamm, 1982.
  • Tad-kozh Roperz-Huon (1822-1902), Hor Yezh, 1982, 1992.
  • Me, Anjela, Mouladurioù Hor Yezh, 1986, (ISBN 2-86863-023-5).
  • Rouzig ar gwiñver, Éditions An Here 1989.
  • Stourm a ran war bep tachenn, Éditions Mignoned Anjela, 1998.
  • Oberenn glok (œuvre complète), 2000, 2005, Éditions Mignoned Anjela (ISBN 2951266839).
En traduction
  • Lenora Timm, A Modern Breton Political Poet, Anjela Duval A Biography and an Anthology, Studies in French Literature Number 5, Edwin Mellen Press, (ISBN 0-88946-570-3), 1990.
  • Au fil des saisons - Gant ar mareoù-bloaz, (bilingue, version française de Pierre-Jakez Hélias), Coop Breizh, 1995.
  • Quatre Poires, (bilingue, version française de Paol Keineg), Éditions Mignoned Anjela, 2005.

Hommages[modifier | modifier le code]

On retrouve quelques-uns de ses plus célèbres poèmes chantés par divers artistes de la chanson bretonne contemporaine comme An alc'hwez aour (La Clé d'or) interprété par Gwennyn dans son album En tu all, ou Karantez vro (L'Amour du pays) mis en musique et interprété par Véronique Autret et repris par Nolwenn Leroy dans son album Bretonne. On retrouve plusieurs de ses poèmes dans l'album EUSA de Yann Tiersen, sorti en 2016.

La poétesse Jeanne Bluteau lui consacre un poème de son recueil Petite Navigation celtique, en 1979.

Un chant venu de la terre, chanson du collectif Unité maü maü, évoque Anjela.

De nombreuses rues (à Plérin, Châteauneuf-du-Faou, Bain-de-Bretagne, Concarneau, Pordic, Lannion, Plabennecetc.) portent son nom.

En 2011, à l'occasion du trentième anniversaire de sa mort, l'Association Chas plasenn Anjela-Duval organise une collecte de fonds afin d'ériger un granite à son effigie, sur la place du Vieux-Marché. L'œuvre de Roland Carrée a été inaugurée le [3].

En octobre 2021, Annie Ebrel sort l'album «Lellig», inspiré des poèmes d'Añjela Duval.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://twitter.com/Prueret/status/1369365593359585283 » (consulté le )
  2. Anjela Duval Le Trégor en deux visages, .
  3. « Vieux-Marché. En souvenir d'Anjela », sur Le Télégramme, (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roger Laouenan, Anjela Duval, Éditions Nature et Bretagne, 1988 ; rééd. Yoran embanner, 2012.
  • (en) Lenora Timm, « A Modern Breton Political Poet, Anjela Duval A Biography and an Anthology », Studies in French Literature, no 5, Edwin Mellen Press, 1990 (ISBN 0-88946-570-3).
  • Marcel Diouris, Anjela Duval, une histoire de deuils impossibles, Éditions Emgleo Breizh, 2011.
  • Guillaume Le Berre, Anjela Duval, la littérature bretonne comme thérapie, Mémoire de Master 1 en Psychologie clinique et psychopathologie, 2014, 71 p.
  • Christelle Le Guen, Anjela, roman graphique bilingue, édité par l'Association Mignoned Anjela (les amis d'Anjela), 2018 (ISBN 2951266855).
  • Archives d’Anjela Duval, médiathèque de la Ville de Lannion [présentation en ligne]
  • Interview de Ronan Le Coadic disponible sur le site An Tour Tan[réf. incomplète].

Liens externes[modifier | modifier le code]