Claire Pitollat

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Claire Pitollat
Illustration.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(4 ans, 2 mois et 29 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 2e des Bouches-du-Rhône
Législature XVe (Cinquième République)
Groupe politique LREM
Prédécesseur Dominique Tian
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Marseille (7e, Bouches-du-Rhône)
Nationalité Française
Parti politique LREM
TdP (depuis 2020)[1]
Diplômée de École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace

Claire Pitollat, née le à Marseille (7e arrondissement), est une femme politique française.

Membre de La République en marche (LREM), elle est élue députée dans la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône lors des élections législatives de 2017. Depuis septembre 2019, elle est vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours étudiant, professionnel et associatif[modifier | modifier le code]

Claire Pitollat naît et grandit dans le 7e arrondissement. Elle fréquente l’école de La Roseraie, puis le lycée Montgrand. Après des études en sciences physiques à Marseille, elle est diplômée à Toulouse de l'École d'ingénieur aéronautique SUPAERO. Parallèlement, elle passe son brevet de pilote privé[réf. nécessaire].

Claire Pitollat s'engage ensuite dans un programme de volontariat international en Norvège. De retour en France, elle occupe à Paris, Lyon puis Marseille, plusieurs postes d’ingénieure à responsabilités dans le domaine de l’énergie dans une grande entreprise française. Elle contribue notamment à l’amélioration de la maîtrise des dépenses en énergie pour les familles. Elle participe en tant que cadre au dialogue interne de l’entreprise sur le management et les conditions de travail[réf. nécessaire].

Au moment de son engagement chez En marche, elle travaille pour un centre d’ingénierie des centrales nucléaires d’EDF basé à Marseille[2].

Députée de la XVe législature[modifier | modifier le code]

Fin 2016, elle entre dans un comité local d’En marche ! : il s'agit de son premier engagement politique[2].

Investie par La République en marche dans la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône pour les élections législatives de 2017, elle mène campagne, selon Mediapart, « sans équipe véritablement constituée et dans l’improvisation la plus totale »[2]. A la surprise générale, elle arrive nettement en tête du premier tour avec 36,49 % des suffrages exprimés, devançant Dominique Tian, député LR sortant (25,22 %), alors qu'il s'agit de la circonscription historique du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin et que François Fillon y est arrivé en tête lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2017[2]. Elle est élue avec 54,77 % des voix au second tour[3].

Elle intègre après son élection la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale.

En septembre 2018, elle remet au Premier ministre un rapport sur l’accompagnement des bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA), cosigné avec Mathieu Klein, président socialiste du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle[2].

En septembre 2019, elle est désignée vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée, en binôme avec Bénédicte Peyrol[4]. Elle quitte cette fonction quelques mois plus tard[5]. Au sein du groupe LREM, elle est également à la tête du « groupe d’animation politique » sur l’immigration[6]. La même année, elle indique s'être parfois écartée du vote demandé par le groupe LREM lorsqu'il s'agissait selon elle de « surenchères législatives, comme dans le cas de la loi anticasseurs, sur la partie au final censurée par le Conseil constitutionnel »[7].

Avec Laurianne Rossi, elle est co-rapporteure de la mission d'information parlementaire sur les perturbateurs endocriniens présents dans les contenants en plastique. Dans leur rapport rendu en décembre 2019, toutes deux proposent notamment d'interdire les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique destinés aux nourrissons et enfants en bas âge, et de « tendre » vers « l'exclusion de tout matériau » de contact alimentaire ou cosmétique « en matière plastique contenant des perturbateurs endocriniens présumés ou avérés »[8].

Elle soutient Cédric Villani pour les élections municipales de 2020 à Paris[9]. Dans le même temps, elle plaide en vain pour une alliance de LREM avec Martine Vassal, tête de liste LR, à Marseille[10].

Partie prenante de la création du nouveau groupe Écologie démocratie solidarité, elle renonce à le rejoindre[5]. Selon Mediapart, « elle postule [alors] pour succéder à Olivier Véran comme rapporteure générale du budget de la Sécurité sociale »[5]. Après la nomination de Jean Castex comme Premier ministre, elle déclare que « le signal est inquiétant au regard du message lancé par les électeurs aux municipales » et qu'elle se sent « orpheline de sa ligne politique », tout en saluant la gestion de la crise par Jean Castex « d'une manière très sociale » (à travers son rôle sur le déconfinement), ainsi que la nomination de Nicolas Revel, venu de la gauche, comme directeur de cabinet du nouveau Premier ministre[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://territoiresdeprogres.com/parlementaires-territoires-de-progres/
  2. a b c d et e Ellen Salvi, « A Marseille, l’«ancien monde» ne craint plus La République en marche », sur Mediapart, (consulté le ).
  3. Ministère de l'Intérieur, « Elections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  4. « La députée de Vichy devient vice-présidente du groupe LREM à l'Assemblée », sur lamontagne.fr, (consulté le ).
  5. a b et c Manuel Jardinaud, « Un neuvième groupe parlementaire veut revenir au «en même temps» originel », sur Mediapart, (consulté le ).
  6. Manuel Jardinaud, « Immigration: le débat ouvert par Macron crée des remous dans la majorité », sur Mediapart, (consulté le ).
  7. Marie Coussin et Nicolas Mondon, « La République en Marche face à la dispersion de sa majorité », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  8. Maxence Kagni, « Perturbateurs endocriniens : un rapport parlementaire met en garde contre les contenants en plastique », sur lcp.fr, (consulté le ).
  9. Manuel Jardinaud, « A Paris comme ailleurs, LREM se fracture en vue des municipales », sur Mediapart, (consulté le ).
  10. Jean-Marie Leforestier, « Avant la campagne départementale, Vassal se rapproche des marcheurs et des ex-guérinistes », sur Marsactu.fr, (consulté le ).
  11. Valérie Peiffer, « Jean Castex fait grincer les dents des députés LREM », sur lepoint.fr, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]