Triboulet

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Cet article traite du bouffon de Louis XII et François Ier Pour le bouffon de René d'Anjou, voir Triboulet (dramaturge). Pour d’autres homonymes, voir Triboulet (homonymie) Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.
Triboulet
Triboulet 1550.jpeg

Portrait de Triboulet vers 1550.

Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Nicolas Ferrial
Surnom
Le Févrial
Activité

Nicolas Ferrial, dit Le Févrial, alias Triboulet, né en 1479 à Blois (actuel Loir-et-Cher) et mort en 1536, est le bouffon (nain) de la cour de France sous les règnes de Louis XII et François Ier.

Ce fou du roi devient célèbre pour ses bons mots.

Biographie[modifier | modifier le code]

Triboulet dans une gravure (vers 1832).
Triboulet dans le Tiers Livre de Rabelais par Gustave Doré.
Groupe de Triboulets en 2007.

Sous le règne de Louis XII, puis sous François Ier, Triboulet appelle le roi de France « Mon Cousin », sans justification aucune[réf. nécessaire].

Triboulet ayant ignoré un ordre de François Ier qui lui interdisait de se moquer des dames de la cour ou de la reine, le roi le condamne à mort. Cependant, parce qu'il l'a bien servi durant sa vie, le roi lui accorde le privilège de choisir la manière dont il va mourir. Plein d'esprit, Triboulet répond ceci : « Bon sire, par sainte Nitouche et saint Pansard, patrons de la folie, je demande à mourir de vieillesse. » Le roi, forcé de rire face à la vivacité d'esprit de son bouffon, commua la peine de mort en bannissement[1],[2].

À sa mort, le nouveau fou du roi, Brusquet, le remplaça à la cour de François Ier.

Emblème[modifier | modifier le code]

Le « Triboulet » est l'emblème du carnaval de Monthey en Suisse. Habillés en rouge, les triboulets se déplacent en groupe et n'hésitent pas à noyer les passants sous un flot de confettis. Lors du cortège du dimanche, les triboulets capturent des spectateurs et les obligent à tirer un char, ou les « victimes » sont enfermées dans une cage et « martyrisées » par les fous.

Évocations[modifier | modifier le code]

Le Fou et la Mort, statuette en bronze de Sarah Bernhardt qui représente Triboulet du Roi s'amuse de Victor Hugo (1877).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « LA COUR : Triboulet, le fou du roi », sur Historia, (consulté le 27 décembre 2014)
  2. « TRIBOULET : le fou des rois », sur Triboulet, (consulté le 27 décembre 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Berthon, « « Triboulet a frères et sœurs » : fou de cour et littérature au tournant des XVe et XVIe siècles », Babel, no 25 « Images de la folie au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance »,‎ (lire en ligne).
  • A. Gazeau, Les Bouffons (reproduction en fac-similé), Coudray-Macouard, Cheminements, (1re éd. 1882, Hachette), III-263 p. (ISBN 2-84478-495-X, lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]