Leon Battista Alberti

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Leon Battista Alberti
Image illustrative de l'article Leon Battista Alberti
Statue de Leon Battista Alberti au piazzale des Offices de Florence
Présentation
Naissance
Gênes
Décès
Rome
Mouvement(s) Première Renaissance
Activité(s) Écrivain, Philosophe, Peintre, Mathématicien, Théoricien de la peinture et de la sculpture
Diplôme Université de Bologne
Œuvre
Réalisations Palais Rucellai, Basilique Santa Maria Novella, Temple Malatesta, Basilique Saint-André de Mantoue
Publications L'Art d'édifier (1450), De pictura (1436), De statua (1464)
Entourage familial
Père Lorenzo degli Alberti

Leon Battista Alberti (né le à Gênes – mort le à Rome) est un grand humaniste: écrivain, philosophe, peintre, mathématicien, architecte, théoricien de la peinture, de l’architecure et de la sculpture, ainsi que de la grammaire, de la criptographie, etc. de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alberti est né à Gênes, fils naturel de Lorenzo degli Alberti, descendant d'une célèbre lignée de banquiers et marchands florentins (les Alberti). Sa mère, Bianca Fieschi, d'une des familles génoises les plus nobles et connues de l'époque, avait déjà eu de Lorenzo Alberti un fils, Carlo, né selon toute probabilité en 1402, deux ans avant Battista; elle allait par ailleurs mourir dès 1406, ne laissant à ses enfants presque aucun souvenir. Battista, qui choisira plus tard de s'appeler aussi Leon ou Leone, en hommage sans doute à la ville, Venise, dans laquelle il allait passer l'essentiel de son enfance, se forma principalement à Padoue, à la célèbre école de Gasparino Barzizza, puis à Bologne, où il étudia notamment le droit. Après la mort de son père, en 1421 à Padoue, il se consacre aux lettres et aux arts (studia humanitatis) refusant de s'engager dans ce qui avait fait la fortune de la famille, c'est-à-dire le commerce et la banque (les Alberti étaient les banquiers des papes à la fin du XIVe et au début du XVe siècle). Au début des années 1430, à Rome, Battista entre au service du patriarche de Grado / Aquileia Biagio Molin ou da Molin, alors secrétaire d’État au Vatican, prend vraisemblablement les ordres mineurs et devient « abréviateur apostolique », c'est-à-dire rédacteurs des brefs pontificaux; il reçoit par ailleurs quelques bénéfices ecclésiastiques à l'intérieur du territoire florentin ; . C'est d'abord grâce aux lettres qu'il se fait reconnaître et apprécier, en suscitant toutefois à Florence (qu'il visite pour la première fois en 1434-35), l'hostilité, voire l'ostracisme. Il est vrai que dans ses écrits satiriques (Momus, Intercœnales, etc.), Alberti n'hésite pas à s'en prendre au milieu humaniste et à la curie romaine avec un ton mordant et une verve qu'on ne retrouvera pas de sitôt dans la littérature mondiale.

Le premier document qui prouve qu'Alberti est impliqué dans un chantier architectural date vraisemblablement de 1454 (lettre à Matteo de' Pasti, directeur du chantier du Tempio malatestiano à Rimini). Alberti obtient alors véritablement la reconnaissance, et même la gloire qu'il recherchait sans doute. En 1468, un arbitrage en sa faveur lui permet de prendre possession d'une partie de la tour ancestrale des Alberti à Florence, le palais où son grand-père Benedetto avait demeuré en Santa Croce; il gardera toutefois sa résidence principale à Rome et de très nombreux liens aussi bien professionnels que d'amitié en plusieurs villes d'Italie du Nord (Venise, Mantoue, Ferrare, Urbino, Bologne…), ainsi qu' à Naples et jusqu'en Sicile. Sa place est alors celle d'une autorité intellectuelle et morale reconnue. Il meurt à Rome, quelques mois après avoir fait visiter les ruines romaines au jeune Laurent le Magnifique.

Activités d'Alberti[modifier | modifier le code]

Leon Battista Alberti

C'est une des figures les plus importantes de la Renaissance, grand écrivain et philosophe, en latin comme en volgare , premier théoricien de la perspective et plus généralement des arts. Au service du pape Eugène IV, il en suivit les déplacements dans plusieurs villes de l'Italie du centre et du nord (Florence et Ferrare, notamment) pendant une dizaine d'années, de 1434 à 1443 environ. Pendant cette période, il tente en particulier de promouvoir à Florence la littérature en volgare; c'est ainsi qu'il y organise en octobre 1441 un concours de poésie en volgare, le certame coronario, destiné dans son projet à renforcer le prestige de la nouvelle langue; l'échec de sa tentative, dû à l'hostilité des intellectuels humanistes qu'il venait de défier, le pousse vers d'autres territoires, et particulièrement vers des travaux de génie et vers l'architecture. Revenant à Rome, il rédige la Descriptio Urbis Romae, premier plan « scientifique » d'une ville. À partir de l'art de l'antiquité, il élabora la théorie de la beauté en tant qu'harmonie, exprimable mathématiquement dans ses parties et son tout ; ainsi, la base de la projection architecturale se trouve dans la « proportionnalité » des édifices romains. Cette vision harmonique est présente dans toutes ses œuvres.

Christophe Landini raconte, dans, ses Quæstiones camaldulenses, que quelques amis, Laurent et Julien de Médicis, Alemanno Rinuccini, Pietro Acciaioli, etc., retirés pendant les chaleurs de l'été dans une villa près du couvent des Camaldules, apprirent à l'improviste l'arrivée d'Alberti, descendu chez Marsile Ficin. Ils résolurent de ne pas retourner pour quelques jours à Florence, afin de jouir plus complètement de la présence du grand humaniste. Le temps se passa en longues causeries, « dans une prairie arrosée d'un ruisseau, à l'ombre d'un platane ». Tous ces Platoniciens de la Renaissance, groupés autour d'Alberti, écoutèrent disserter du souverain bien, de la vie contemplative et de la vie active, des allégories de Virgile, tout cela, écrit Landino, « memoriter, lucide ac copiose. » Il est certain que Landino connaissait bien Alberti, mais il est tout aussi certain que le portrait qu'il dresse de sa pensée dans les Disputationes camaldulenses, quelques années après sa mort, n'a pas grand-chose à voir avec ce qu'Alberti a exprimé dans ses œuvres écrites. Pire, cette image romancée a poussé les historiens vers une interprétation platonicienne de la pensée d'Alberti qui est aux antipodes du réalisme presque aristotélicien de cette pensée.

Le mathématicien[modifier | modifier le code]

Alberti a donné une belle méthode de construction de la décroissance de la profondeur apparente des carreaux lorsque l'on s'éloigne de la ligne de terre en perspective.

Perspective méthode Alberti-fr.svg

Cryptologie[modifier | modifier le code]

Alberti rédige un essai qui analyse les fréquences de lettres dans les phrases latines et italiennes, et démontre leur impact dans le déchiffrement. Cette étude passe pour le premier vrai ouvrage de cryptanalyse du monde occidental. Il invente le cadran chiffrant. Il s'agit de la réunion de deux disques, le plus grand fixe et le petit mobile, marqués des lettres de l'alphabet et de chiffres, dont on modifie l'alignement. Chaque nouvelle position du disque amène de nouvelles équivalences, ce qui inaugure la méthode de la substitution polyalphabétique. Il améliore sa découverte pour proposer le surchiffrement codique, une révolution qui ne sera comprise qu'au XIXe siècle.

Génie et physique[modifier | modifier le code]

Grand ingénieur de la Renaissance, il imagina le premier anémomètre en 1450. Il utilise une plaque mobile tournant autour d’un axe horizontal pour estimer la force du vent, l’angle formé entre la palette et la verticale (position repos) permettant d’évaluer la force du vent[1].

Précurseur d’imagerie numérique[modifier | modifier le code]

C’est dans le De Statua, traité de la sculpture composé vers 1450, qui complète sa trilogie sur les arts majeurs, que Alberti va exposer son système, radicalement nouveau, de définition tridimensionnelle des volumes.

Tout d’abord, dans le sillage de Pline l’Ancien, Alberti distingue la sculpture par ajout ou par enlèvement selon la technique utilisée :

• apposer ou ajouter de la matière molle, terre ou cire, s’applique à une sculpture réalisée par des “modélistes”,

• soustraire de la matière se pratique en sculptant la pierre, ce que font des “sculpteurs”.

Ce distinguo, déterminant dans la conception artistique de nombreux sculpteurs à l'instar de Michel-Ange, n’avait jamais été exprimé avec une telle clarté. Quant à la méthode à suivre pour atteindre le but de la sculpture, qui est l’imitation de la nature, Alberti distingue ensuite :

• la dimensio, mesure qui définit les proportions générales de l’objet représenté au moyen de l’exempeda, sorte de règle droite modulaire servant à relever les longueurs au moyen d’équerres mobiles en forme de compas (normae), avec lequel mesurer les épaisseurs, les distances et les diamètres[2],

• la finitio, définition individuelle des détails et des mouvements de l’objet représenté, pour laquelle Alberti propose un instrument de son invention : le definitor ou finitorium, disque circulaire auquel est fixée une baguette graduée pivotante d’où pend un fil à plomb. Un instrument avec lequel on peut déterminer n’importe quel point du modèle selon une combinaison de coordonnées polaires et axiales, par transfert mécanique du modèle à la sculpture[2].

Alberti pose ainsi les bases de la représentation ‘scientifique’ du corps humain, un des thèmes sous-jacents à toute la culture figurative européenne de la Renaissance[3]. Même si le Traité ne fut traduit en italien qu’un siècle plus tard, en 1568, et même si le texte original en latin ne fut publié qu’à la fin du XIXe siècle[3], les artistes de son temps en avaient manifestement connaissance. En effet, le système d’Alberti de définition mécanique des volumes devait passionner, entre autres, Léonard de Vinci, qui s’en inspira pour mettre au point des systèmes similaires, comme en témoignent ses carnets. Léonard utilisa également les Tabulae dimensionum hominis du De statua pour réaliser le célèbre ”Homme de Vitruve[4].

On peut considérer en outre que les techniques tridimensionnelles mises au point par Alberti dans ce traité préfigurent le dessin d’architecture (cf. le Modulor du Corbusier, puis le DAO) ou industriel moderne (la 3D), et même la modélisation numérique (sur laquelle se basent, par exemple, les travaux du GIEC), puisque le definitor transforme des points relevés sur le modèle en données alphanumériques[5].

L'architecte[modifier | modifier le code]

Alberti s'est employé à restaurer le langage formel de l'architecture classique.

De re aedificatoria

Il a laissé un traité sur l'architecture, De re aedificatoria (L'Art d'édifier) composé entre 1443 environ et 1472, et imprimé en 1485. Alberti, dont les conceptions architecturales sont imprégnées d'harmonies et de rapports, s'inspire des conceptions musicales des anciens. Dans les cinquième et sixième chapitres, il y explique que les conditions de la beauté reposent aussi sur l’utilisation de certains rapports musicaux agréables à l’oreille : l’octave (1/2), la quinte (2/3), la quarte (3/4).

Ce traité a été traduit en italien (deux fois), français, espagnol et portugais au XVIe siècle, puis aussi en anglais au XVIIIe siècle, en allemand, russe, japonais, etc. au XXe siècle. La première traduction française a été réalisée par Jean Martin en 1553. Dans cet ouvrage, Alberti proposait de nouvelles méthodes de fortification qui sont devenues classiques pour les villes à l'époque de l'artillerie et des sièges de plusieurs dizaines d'années. Ce fameux traité d'architecture, qui, selon Focillon, conféra à son auteur une autorité comparable à celle de Vitruve, a joué, avec le De pictura, un rôle de premier plan dans l'évolution de l'art de la Renaissance.

En (1435-36 il écrit le De pictura, en deux rédactions (latine et volgare), et dédie à Brunelleschi) la rédaction en volgare (ou, à tout le moins, un des manuscrits); de son côté, le De statua remonte à (1450) environ.

Si Brunelleschi construisit, Alberti construisit et théorisa à la fois: il appliqua son fondement scientifique à l'œuvre d'art, redonna de la noblesse au rang d'artiste, mit la peinture, la sculpture et l'architecture sur le même plan que la littérature et que la philosophie. L'artisan est ainsi devenu un intellectuel.

Réalisations à Florence[modifier | modifier le code]

Santa Maria Novella (Florence)

À Florence, le palais Rucellai, dans la via della Vigna, fut commencé en 1455 (aujourd'hui siège du Musée Alinari). Sa façade est une structure géométrique pure divisée par des pilastres doriques, ioniques et corinthiens.

Pour le très élégant petit Temple du Saint Sépulcre (1467), dans la chapelle Rucellai dans San Pancrazio (aujourd'hui siège du Musée Marino Marini), il reprit les proportions du Saint Sépulcre de Jérusalem.

La même année, il fut chargé par le marquis Ludovico Gonzaga, seigneur de Mantoue mais aussi patronus de la SS. Annunziata à Florence, de réaliser la tribune de cette l'église (aujourd'hui perdue).

Il compléta ensuite la façade de la basilique Santa Maria Novella (1470) sur une commande de la famille Rucellai, en recouvrant de marbre la partie supérieure et le portail majeur, mais surtout en couronnant l'ensemble d'un tympan triangulaire classique et en rajoutant deux volutes marquetées aux côtés cachant ainsi les toits inclinés des nefs latérales.

Réalisations hors de Florence[modifier | modifier le code]

Toutefois, c'est ailleurs qu'il a développé la majeure partie de son activité dans le domaine architectural.

Si, contrairement aux allégations dépourvues de tout fondement réel de nombreux historiens du passé, il n'a selon toute probabilité jamais œuvré à Rome, ni à Urbino ou à Ferrare, en revanche à Rimini il construit le temple Malatesta (1447-1468), véritable manifeste du classicisme de la Renaissance, dans le pur respect d'une église gothique qui avait préalablement existé; et à Mantoue il laissa la « somme » de sa pensée architecturale dans les églises San Sebastiano (1460) et Sant'Andrea (1471 et suivants).

L'humaniste[modifier | modifier le code]

Outre les mathématiques et l'architecture, Alberti a contribué à de nombreux domaines :

  • En art, il est plus connu pour ses traités dont De pictura (De la peinture) (1435) qui contenait la première étude scientifique de la perspective. Une traduction italienne de De pictura (Della pittura) fut publiée l'année suivant la version latine et était dédiée à Filippo Brunelleschi. Il écrivit aussi des travaux à propos de la sculpture, De Statua.
  • Il était tellement doué en versification latine qu’une comédie qu’il avait écrite dans sa vingtième année, Philodoxius, a trompé plus tard Alde le Jeune, qui l’édita et la publia comme une œuvre véritable de Lepidus.
  • Il a été crédité comme auteur de Hypnerotomachia Poliphili, un étrange roman d’imagination dont les qualités typographiques et les illustrations ont fait un des plus beaux livres jamais édités.
  • En musique, il était réputé pour être l'un des meilleurs organistes de l'époque.
  • Alberti était un cryptographe accompli pour son époque, et inventa le chiffrement polyalphabétique. Celui-ci était, au moins sur le principe, même s’il n'a pas vraiment été utilisé avant plusieurs dizaines d'années, l'avancée la plus significative en la matière depuis l'époque de Jules César. L'historien en cryptographie David Kahn le surnomma le « Père de la cryptographie occidentale », grâce à trois avancées significatives dans ce domaine qui peuvent être attribuées à Alberti : « la plus ancienne théorie occidentale de cryptanalyse, l'invention de la substitution polyalphabétique, et l'invention du code de chiffrement » (The Codebreakers, 1967).
  • Selon certaines sources, Alberti était capable de se tenir debout pieds joints, et de sauter au-dessus de la tête d'un homme. « Nous sommes en présence d'un homme qui n'entre dans aucune catégorie. Leon Battista Alberti… est né à Venise après un exil florentin... et est tombé amoureux de l'art, de la musique, de la littérature et des cercles philosophiques. Florence répondit en l'acclamant comme un homme quasiment parfait. Il était très beau et fort ; excellait dans tous les exercices physiques ; pouvait, avec les pieds attachés, sauter au-dessus d'un homme debout […] s'amusait à apprivoiser des chevaux sauvages et à gravir des montagnes. Il était bon chanteur, éminent organiste, avait une charmante conversation, était un orateur éloquent, un homme d'une intelligence, alerte mais sobre, un gentilhomme de raffinement et de courtoisie... comme Léonard un demi-siècle plus tard, Alberti était un maître, ou au moins un praticien compétent, dans une douzaine de domaines - mathématique, mécanique, architecture, sculpture, peinture, musique, poésie, drame, philosophie, code civil et droit canon… »
(The Renaissance, Will Durant, p. 107-108)

Ses écrits[modifier | modifier le code]

  • De familia (1433-37), dialogue sur la famille, il se décompose en quatre livres dans lesquels l'auteur aborde les sujets suivants : l'éducation des enfants (livre I), l'amour et le mariage (livre II), l'administration des richesses et le bon usage de l'âme, du corps et du temps (livre III), l'amitié (livre IV). La famille y est exaltée comme la plus importante institution naturelle et civile. Alberti revendique la puissance de la liberté humaine contre les obstacles de la fortune ; il théorise un art du savoir-vivre fondé sur la maîtrise de la réalité et la réalisation du bonheur par une vie sereine et équilibrée ;
  • De re aedificatoria (avant 1472), traité d'architecture imprimé en 1485 à Florence, puis en 1512 à Paris et 1541 à Strasbourg; traduit en français par Jean Martin en 1553 sous le titre L’Architecture et Art de bien bastir (Consultation de l'ouvrage); retraduit en 2004 par P. Caye et F. Choay, sous le titre : L'Art d'édifier (ISBN 2-020-12164-6) ;
  • Le traité Villa sur l'architecture des villas à la campagne ;
  • De pictura, en deux rédactions, latine et italienne, remontant à 1435-36); traité sur la peinture traduit en français par Claudius Popelin en 1868 sous le titre De la peinture (Consultation de l'ouvrage). Il existe plusieurs traductions récentes en français, de qualité variable : De pictura, traduction par J.-L. Schefer, Paris, Macula, 1995 ; La peinture, traduction par T. Golsenne et B. Prévost, Paris, Seuil, 2004 (ISBN 2-02-066203-5) ; etc.
  • De statua, traité de la sculpture composé vers 1450, complète sa trilogie sur les arts majeurs. Alberti y expose en 19 chapitres une définition de l’art plastique tridimensionnel qui accorde à la sculpture, considérée jusqu’alors comme une vulgaire activité manuelle, la dignité intellectuelle qui lui était niée. Ce traité fut traduit en italien en 1568 par Cosimo Bartoli, le texte original latin n’étant publié qu’à la fin du XIXe siècle, et ce n’est qu’à la fin du XXe que des traductions modernes en ont été publiées [3]. Mais son importance, déjà perceptible depuis la Renaissance, en fait un texte précurseur de toute l’imagerie numérique moderne, DAO, dessin 3D et modélisation numérique.
  • Philodoxeus fabula, comédie dont la première rédaction remonte à 1424 environ, et la seconde à 1437;
  • Momus (avant 1472), fable politique ; première trad. franç. par C. Laurens, Momus ou Le Prince, Paris, Les Belles Lettres, 1993 (ISBN 2-251-46004-7) ;
  • Avantages et inconvénients des Lettres, première trad. franç. par Ch. Carraud et R. Lenoir, Grenoble, Jérôme Millon, 2004 (ISBN 2-84137-152-2).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Rime / Poèmes Suivis de la Protesta / Protestation, édition critique, introduction et notes par G. Gorn, traduction de l'italien par M. Sabbatini, Les Belles Lettres, 2002.
  • Grammaire De la langue toscane. Précédé de Ordine delle Laettere / Ordre des lettres, édition critique, introduction et notes de G. Patota, traduction de l'italien par L. Vallance, Les Belles Lettres, Paris, 2003.
  • L'art d'édifier, présentation, traduction et notes de P. Caye et F. Choay, Paris, Le Seuil, 2004 ;
  • La statue, suivi de La vie de L.B. Alberti par lui-même, traduction de D. Arbib avec la collaboration d'A.-M. Certin, Paris, Éditions Rue d'Ulm, 2011.
  • De la famille, traduit par M. Castro, Paris, Les Belles Lettres, 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Liotier, « Anémomètre », Évolution technique et inventions, sur Anémotech (consulté le 2 août 2013)
  2. a et b Rudolf Wittkower, op. cit., 1993
  3. a, b et c Leon Battista Alberti, De statua, a cura di M. Collareta, 1998
  4. Paola Salvi, « L'Uomo vitruviano di Leonardo da Vinci e il De statua di Leon Battista Alberti: la misura dell'armonia», in Approfondimenti sull'Uomo vitruviano di Leonardo da Vinci, a cura di Paola Salvi, CB Edizioni, Poggio a Caiano, 2012, pp. 21-60
  5. Mario Carpo, L'architettura dell'età della stampa: oralità, scrittura, libro stampato e riproduzione meccanica dell'immagine nella storia delle teorie architettoniche, 1998

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albertiana, Revue de la Société Internationale Leon Battista Alberti (= SILBA: www.silba.fr), Reconnue par le CNRS & Publiée avec l'aide du CNL, paraissant depuis 1998. On y trouve tout ce qui compte en matière de recherche sur Alberti, son œuvre, sa postérité, etc.


Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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