Parti communiste italien

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Parti communiste italien
(it) Partito comunista italiano
Image illustrative de l'article Parti communiste italien
Logo officiel
Présentation
Secrétaire général Amadeo Bordiga, Palmiro Togliatti, Angelo Tasca, Antonio Gramsci, Camilla Ravera, Ruggero Grieco, Luigi Longo, Enrico Berlinguer, Alessandro Natta, Achille Occhetto
Fondation , Livourne
(comme PCd'I)
(comme PCI)
Disparition , Rimini
Siège Via delle Botteghe Oscure, 4 - Rome
Partis successeurs Parti démocrate de la gauche
Parti de la refondation communiste
Organisation de Jeunesse Federazione dei Giovani Comunisti Italiani
Journal L'Unità
Idéologie Communisme,
Marxisme-léninisme,
Eurocommunisme
Affiliation européenne Groupe communiste et apparentés
Affiliation internationale Komintern (1921-1943)
Kominform (1947-1956)
Coalition Front Populaire Démocrate (Gauche) (1948)
Adhérents 1 264 790 (1990)
Couleurs Rouge
Présidents de groupe
Chambre des députés Giulio Quercini (1991)
Sénat de la République Ugo Pecchioli (1991)
Parlement européen Giovanni Cervetti (GCA) (1989)
Représentation
Députés (1991)
177 / 630
Sénateurs (1991)
101 / 315
Eurodéputés (1989)
22 / 81

Le Parti communiste italien (PCI) était un parti politique italien, issu d'une scission de l'aile gauche du Parti socialiste italien au congrès de Livourne le . La nouvelle formation, initialement dirigée par Amadeo Bordiga, puis, de 1924 à 1927, par le philosophe marxiste Antonio Gramsci, prit le nom de Parti communiste d'Italie (section de l'Internationale communiste) jusqu'au , date de sa dissolution par décret.

Le parti se recomposa ensuite à l'étranger et s'impliqua de façon importante dans la lutte contre le régime fasciste, surtout durant la Guerre Civile italienne, se reformant officiellement en Italie en 1943 sous l'appellation de PCI. Après la chute du fascisme, le PCI joua un rôle majeur dans la naissance de la République italienne et la rédaction de la Constitution. En 1947, son adhésion au Kominform provoqua son exclusion du gouvernement et son passage à l'opposition, de laquelle il ne sortit que brièvement à la fin des années 1970.

Après l'échec du compromis historique et la crise du communisme dans les années 1980, le PCI entama un long processus de transformation, qui aboutit, lors du tournant de Bologne, à sa scission entre majorité réformiste dans le Parti démocrate de la gauche (PDS en italien) et minorité conservatrice dans le Parti de la refondation communiste (PRC). La disparition du PCI s'inscrivit dans le cadre d'un bouleversement du paysage politique italien, désigné abusivement comme le passage de la Première à la Seconde République, avec la dissolution des deux autres grands partis politiques de la seconde moitié du XXe siècle : le Parti socialiste italien et la Démocratie chrétienne.

De 1945 à 1991, le PCI fut le deuxième parti politique du pays, derrière la Démocratie chrétienne. Après être passé tout près d'une participation gouvernementale à la fin des années 1970, il déclina lentement jusqu'à sa dissolution en 1991, au milieu de la chute du bloc de l'Est. Le PCI fut, en termes de résultats électoraux, le premier parti communiste du monde occidental.

Histoire[modifier | modifier le code]

Naissance et période clandestine (1921-1943)[modifier | modifier le code]

Création et débuts du parti (1921-1923)[modifier | modifier le code]

Portrait d'Antonio Gramsci au début des années 1920

Après le IIe Congrès du Komintern à l'été 1920, les bolcheviks décident d'imposer à ses éventuels membres 21 conditions, parmi lesquelles l'obéissance aux organes centraux de la IIIe Internationale, l'adoption d'une ligne révolutionnaire anti-réformiste et l'appellation de Parti Communiste. En Italie, l'appel rédigé par Lénine, Boukharine et Zinoviev est publié le 30 octobre dans L'Ordine Nuovo, journal dirigé par Antonio Gramsci[1]. Il donne lieu à d'importantes controverses à l'intérieur du Parti socialiste italien, qui aboutissent, au Congrès de Livourne (du 15 au ), à la scission d'une partie de ses membres pour former le Parti communiste d'Italie (section de l'Internationale communiste), dont le premier secrétaire général est Amadeo Bordiga.

Comme indiqué dans son nom, le nouveau parti fonctionne essentiellement comme organe italien du Komintern[2] : il adopte un programme et une stratégie identiques, et les directives de Moscou dominent les choix internes. Selon les instructions de Lénine, le PCd'I s'oppose aussi bien aux partis considérés comme bourgeois qu'au PSI, accusé d'avoir « trahi la classe ouvrière » en soutenant la guerre. Cependant, il conserve encore une certaine autonomie au niveau structurel : les dirigeants sont pratiquement tous issus du PSI et ralliés librement à l'Internationale communiste. Jusqu'au milieu des années 1920, le parti anime dans l'Internationale le courant de la Gauche communiste italienne. Cela se traduit dans une organisation différente de celle des bolcheviks : en effet, le parti est organisé de façon territoriale, et non pas constitué autour de soviets[3]. Les débuts du PCd'I sont assez positifs : plusieurs organisations se lient à lui[4], il remporte 15 sièges de député aux élections de 1921, et, à la fin de l'année 1921, il revendique 43 000 militants[5].

Le PCd'I dans la clandestinité (1923-1943)[modifier | modifier le code]

Cependant, à partir de 1923, le nouveau régime fasciste de Mussolini commence à persécuter les partis politiques, et en particulier le PCd'I. Plusieurs dirigeants, dont Amadeo Bordiga[6], sont arrêtés. Après l'enlèvement puis l'assassinat de Giacomo Matteotti par les chemises noires, assumés par Mussolini le , les députés communistes prennent part à la sécession de l'Aventin. À partir de la même année, les lois fascistissimes entraînent l'arrestation ou la fuite de plusieurs membres[7]. Le , tous les partis politiques à l'exception du Parti national fasciste sont dissous par décret[8] : le PCd'I entre totalement en clandestinité. À partir de cette date, il s'engage dans une lutte contre le fascisme, à la fois de l'intérieur (malgré de grandes difficultés) et de l'extérieur (depuis la France et l'URSS surtout). En parallèle, le Komintern profite de ces difficultés pour mieux contrôler le parti en remplaçant les membres arrêtés par des communistes moins indépendants. Gramsci, dont les thèses dites centristes à l'intérieur du parti sont mieux acceptées par l'Internationale que celles dites de gauche de Bordiga, devient ainsi secrétaire national en 1924. Cette transformation est définitive après le Congrès de Lyon en 1926, où la motion centriste remporte 90% des voix, grâce également à l'absence de nombreux militants détenus ou retenus par le régime.

En 1927, Gramsci, arrêté et condamné à vingt ans d'incarcération, est remplacé à la tête du parti par Camilla Ravera d'abord, et par Palmiro Togliatti, exilé à Moscou, ensuite. Cependant, le PCI continue de traverser de graves crises internes. En effet, de plus en plus inféodé à la IIIe Internationale, sa lutte antifasciste est donc mise en difficulté par la doctrine alors préconisée de « classe contre classe », empêchant toute entente avec les socialistes, assimilés à des alliés de la bourgeoisie. D'autre part, le meneur de l'aile droite du parti, Angelo Tasca, lui aussi exilé à Moscou, prend publiquement position pour Boukharine face à Staline en 1929, contraire à la désignation des socialistes comme « social-fascistes »[9]. Togliatti décide alors de l'exclure et recentre le parti sur les positions staliniennes. Après cette épuration à droite, la même manœuvre est effectuée à gauche avec l'exclusion du membre fondateur Bordiga et de nombre de ses partisans avec l'accusation de « trotskysme ». En effet, plusieurs exclus comme Pietro Tresso rejoignent alors la IVe Internationale.

Isolé par ces manœuvres, le PCd'I renoue le dialogue avec les autres partis ouvriers à partir de 1934, lorsque, sous l'impulsion de Staline, l'Internationale communiste fait volte-face et préconise la stratégie de Front populaire face à la montée du fascisme en Europe. Comme en France et en Espagne, les communistes italiens rouvrent le dialogue avec les socialistes et signent un pacte d'unité d'action antifasciste[10]. Au même moment, un « Appel aux fascistes » très controversé paraît dans le journal du PCd'I à Paris, Lo Stato Operaio. Le texte, qui serait inspiré par Togliatti, appelle à la réunion des communistes et des fascistes autour du programme de Mussolini en 1919, tout en dénonçant les trahisons du Duce vis-à-vis de ce dernier et le rapprochement avec l'Allemagne nazie[11]. Mais en août 1939, le pacte Molotov-Ribbentrop brise la fragile entente antinazie entre communistes et socialistes et pousse de nouveau le PCd'I à un volte-face, l'obligeant à justifier l'alliance entre l'URSS et l'Allemagne. Togliatti lui-même, alors à Paris, est condamné à la prison suite au pacte, mais n'est pas reconnu, et rejoint Moscou après quelques mois de détention[12]. De nombreux militants communistes sont de plus arrêtés en France après l'invasion de la Wehrmacht. L'entrée en guerre de l'Italie et, surtout, l'invasion de l'URSS par Hitler, permettent ensuite une normalisation de la situation et un nouveau pacte d'unité d'action entre communistes et socialistes italiens, signé à Toulouse en 1941[13]. En parallèle, le parti est dirigé uniquement par Togliatti après la dissolution du Comité central et du Bureau politique en 1940. Le , après la dissolution de l'Internationale communiste, il prend officiellement le nom de Parti communiste italien (PCI).

Guerre civile et premier parti d'opposition (1943-1972)[modifier | modifier le code]

Le PCI dans la Résistance et la fondation de la République (1943-1947)[modifier | modifier le code]

Défilé des Brigades Garibaldi à Milan le . En partant de la gauche, on reconnaît Luigi Longo, Pietro Secchia et Cino Moscatelli.

Le , les Alliés débarquent en Sicile. La situation de la guerre apparaît alors comme catastrophique pour l'Italie, et le 25 juillet, Mussolini est mis en minorité par le Grand Conseil du Fascisme et emprisonné sur ordre du roi. Le 8 septembre, le gouvernement du maréchal Badoglio signe un armistice avec les forces anglo-américaines : en réaction, les Allemands libèrent Mussolini et envahissent la péninsule jusqu'à la frontière nord de la Campanie. L'Italie est alors divisée en deux : au Sud et en Sardaigne, le gouvernement du roi, soutenu par les Alliés ; au Centre et au Nord, la République Sociale Italienne de Mussolini, soutenue par l'Allemagne hitlérienne. Entretemps, de nombreux militants communistes (comme Mauro Scoccimarro, Pietro Secchia ou Luigi Longo) et antifascistes en général reviennent en Italie[14], se réunissant à Rome, puis à Naples après l'invasion. Le 9 septembre, le Comité de Libération Nationale (CLN) est formé, regroupant une large coalition antifasciste : communistes, socialistes, libéraux, démocrates-chrétiens... Le CLN s'entend sur la nécessité de l'union immédiate dans la lutte face au fascisme avec les Alliés, les divergences politiques étant mises de côté jusqu'à la Libération. Bien que considéré avec défiance par les anglo-américains, le PCI joue un rôle essentiel dans la Résistance[15] : les Brigades Garibaldi représentent en effet plus de la moitié des effectifs militaires du CLN[16].

En avril 1944, sur pression de Staline[17], Togliatti effectue le « tournant de Salerne », lors duquel les communistes acceptent le principe d'un gouvernement d'union nationale, non seulement avec les autres partis du CLN, mais aussi avec le roi et le maréchal Badoglio. Après deux ans de résistance acharnée face aux forces allemandes et fascistes, principalement en haute montagne, le PCI puis le CLN déclenchent une insurrection générale en avril 1945, libérant de nombreuses villes (Bologne, Milan, Turin, etc.) avant même l'arrivée des forces alliées. Le 3 mai, le régime fasciste capitule officiellement. Le gouvernement provisoire s'accorde alors sur la tenue d'un référendum sur le régime et sur l'élection d'une Assemblée constituante. Il faut cependant attendre le retour des prisonniers et la réorganisation administrative du pays. En avril 1946, pour la première fois depuis 1924, des élections sont organisées pour élire les conseils municipaux : le PCI obtient de bons résultats, arrivant seul en tête à Turin, Gênes ou Bologne, et à Rome ou à Naples en coalition avec le PSI. Cependant, la Démocratie chrétienne (DC) emporte de loin la majorité des suffrages. Lors du référendum, qui se tient le 3 juin, la République, soutenue par l'ensemble du CLN, est proclamée avec 54,3% des suffrages, tandis que le PCI obtient 18,7% des voix et 104 sièges sur 556 à l'Assemblée constituante, derrière la DC (37,2% et 207 sièges) et le PSI (20,7% et 115 sièges). Pendant deux ans, le PCI continue de participer aux gouvernements d'union nationale dirigés par Alcide De Gasperi, décrétant notamment l'amnistie Togliatti sur les criminels fascistes et participant à la rédaction de la nouvelle Constitution, promulguée le .

L'exclusion du gouvernement et l'isolement politique (1947-1972)[modifier | modifier le code]

Luigi Longo et Palmiro Togliatti au VIIIe Congrès de décembre 1956, à Rome.

L'unité éclate en mai 1947 : De Gasperi forme un gouvernement excluant les communistes, opposés au Plan Marshall. En septembre, le PCI rejoint le Kominform, héritier du Komintern. S'ensuit une situation quasiment insurrectionnelle pendant plusieurs mois : la préfecture de Milan est occupée en novembre malgré la désapprobation de la direction du parti[18], tandis qu'en juillet 1948 Togliatti est victime d'un attentat[19]. Une grève générale éclate alors, occasionnant des séquestrations, des manifestations et des confrontations armées avec les forces de l'ordre[20]. Cependant, la direction du parti et l'URSS bloquent le mouvement, provoqué essentiellement par les militants, et mettent fin à l'insurrection au bout de quelques jours. Entretemps, en avril, les élections générales ont lieu dans un climat électrique : le PCI et le PSI forment une coalition face à la DC, soutenue elle par les États-Unis et l'Église catholique. Les résultats sont sans appel : environ 48% des voix pour le parti de De Gasperi, contre 30% pour la coalition de gauche. Au total, c'est un recul pour les forces communistes et socialistes par rapport à 1946.

Dans l'environnement de la Guerre froide, le PCI, comme tous les autres PC occidentaux, est considéré comme un parti dangereux à la solde de l'URSS, et en conséquence tenu à l'écart du gouvernement par la majorité des forces politiques[21]. L'alignement sur l'URSS maintenu par Togliatti malgré la dissolution du Kominform isole de plus en plus le parti : en 1956, le soutien officiel à la répression de l'insurrection de Budapest entraîne la rupture de l'alliance avec le PSI, et de nombreuses tensions au sein même du PCI, avec notamment le Manifeste des 101[22]. Le PCI et Togliatti commencent alors à développer une doctrine plus indépendante, dite du polycentrisme. Mais la rupture de l'alliance des deux grands partis de gauche ouvre à une « ghettoïsation » des communistes : après plusieurs années de rapprochement, l'alliance entre DC et PSI se concrétise en 1963 avec l'entrée de cinq ministres socialistes au gouvernement. Cependant, l'isolement du PCI conduit à en faire la seule opposition aux démocrates-chrétiens, et donc à augmenter ses scores au détriment du PSI. Ainsi se manifeste à partir de 1953 une progression communiste continue aux élections générales, avec plus de 25% des voix en 1963. L'année suivante, le meneur historique du parti, Palmiro Togliatti, décède : ses funérailles à Rome rassemblent plus d'un million de personnes, soit à l'époque le plus grand rassemblement de l'histoire de la République italienne[23]. Sa succession engendre un débat interne sur la ligne politique à suivre, entre un courant conservateur fidèle à l'URSS et les partisans d'un recentrage. C'est finalement le consensuel Luigi Longo, meneur historique de la Résistance, qui est élu secrétaire général, ouvrant la voie au futur eurocommunisme. En effet, en 1966, le XIe Congrès du parti approuve une ligne plus modérée, et en 1968, le PCI condamne officiellement la répression du Printemps de Prague par les troupes soviétiques[24].

De l'eurocommunisme à la disparition (1972-1991)[modifier | modifier le code]

Les années de plomb et le « compromis historique » (1972-1979)[modifier | modifier le code]

Poignée de main entre Enrico Berlinguer (à gauche), secrétaire général du PCI, et Aldo Moro (à droite), président de la DC, le .

À partir de l'attentat de la piazza Fontana en décembre 1969, l'Italie entre dans la période des années de plomb. Des groupes extrémistes commencent à utiliser le terrorisme et la stratégie de la tension pour détruire la démocratie italienne : à gauche, on trouve un grand nombre d'organisations marxistes, dont les fameuses Brigades rouges ; à droite, plusieurs partis néo-fascistes comme Ordine Nero. En parallèle, le choc pétrolier de 1973 met fin au Miracle économique et plonge l'Italie dans la crise. Le nombre croissant d'attentats et la répression en conséquence donnent lieu à une véritable crise politique, posant alors la question d'un renouvellement du modèle de gouvernement italien, basé sur l'hégémonie de la Démocratie chrétienne depuis 1945. En 1977, la tension atteint son comble : 15 000 arrestations, 4 000 condamnations, plusieurs centaines de morts et de blessés[25].

De plus, l'émergence de mouvements communistes extra-parlementaires met en danger la position hégémonique du PCI au sein du mouvement communiste italien. Enrico Berlinguer, secrétaire général depuis 1972, lance en parallèle le parti dans le mouvement de l'eurocommunisme, définissant une « voie nationale » vers le socialisme, et une autonomie majeure vis-à-vis du PCUS et du léninisme, sans pour autant aller jusqu'à la rupture[26] : pour la période allant de 1971 à 1990, malgré une réduction des fonds accordés[27], le PCI reçoit en effet secrètement 47 millions de dollars de la part du gouvernement soviétique. En comparaison, le Parti communiste français reçoit 50 millions, et le Parti communiste des États-Unis d'Amérique 42 millions[28]. Ce recentrage du PCI, additionné à sa forte poussée aux élections de 1976 (maximum historique avec plus de 34% des voix), suggère l'idée d'un « compromis historique » entre les deux plus grands partis italiens (PCI et DC) pour former un gouvernement d'union face à la crise politique et économique. Berlinguer trouve un interlocuteur dans la personne d'Aldo Moro, dirigeant de la Démocratie Chrétienne. En 1976, pour la première fois, les parlementaires du PCI s'abstiennent au lieu de s'opposer lors du vote de confiance à un gouvernement démocrate-chrétien (le gouvernement Andreotti III). Mais, le , alors que se prépare le vote de confiance du premier gouvernement soutenu par les communistes depuis 1947 (le gouvernement Andreotti IV)[29], Aldo Moro est enlevé par un commando des Brigades rouges. Après plusieurs semaines de négociation, durant desquelles le PCI se montre un partisan de la ligne dure rejetant le compromis avec les terroristes, il est finalement exécuté le 9 mai. Son corps est retrouvé dans le coffre d'une voiture le même jour. L'assassinat de Moro marque non seulement la faillite du compromis historique, du reste déjà mis en difficulté par la composition du nouveau gouvernement, mais aussi la fin de la progression continue du PCI depuis 1953.

Le retour à l'opposition et le déclin (1979-1989)[modifier | modifier le code]

En effet, aux élections anticipées de 1979, le PCI chute à 30% des suffrages exprimés. Après l'échec du rapprochement avec les communistes, la Démocratie chrétienne prend la décision de revenir à la stratégie antérieure d'alliance avec le Parti socialiste italien, provoquant une ascension de celui-ci. Face à ce retour à l'isolement, Berlinguer décide de revenir sur des positions plus radicales, tout en déclarant sa distance avec l'URSS après la répression de l'insurrection polonaise en 1981 : il déclare alors épuisée la « force propulsive de la Révolution d'Octobre »[30]. Il lutte néanmoins activement contre les euromissiles et soutient plusieurs grèves conjointement à la Confédération Générale Italienne du Travail. L'historique secrétaire général du parti décède cependant brusquement en 1984, et est remplacé par Alessandro Natta, berlingueriano convaincu. Aux élections européennes de la même année, le PCI rassemble plus de 33% des voix et obtient pour la première (et seule) fois de son histoire la majorité relative, devant les démocrates-chrétiens. Entretemps, l'accession du socialiste Bettino Craxi à la présidence du Conseil de 1983 à 1987 engendre un grave conflit entre les deux partis majeurs de la gauche : Craxi est alors défini comme un « ennemi de la classe ouvrière » par les communistes, et les militants et sympathisants des deux partis s'opposent durement au sein des organisations syndicales[31]. Le paroxysme est atteint en 1984-1985, lorsque Craxi opère par décret une coupe de quatre points sur l'échelle mobile des salaires, instaurée en 1975. Le PCI propose un référendum abrogatif, qui voit sa défaite pour 45,70% des voix en faveur de l'abrogation à 54,30% en faveur du maintien de la norme.

Ce revers plonge le PCI dans une crise profonde. Sa rupture avec l'ensemble des autres organisations politiques est consommée, et les voix le poussant vers la social-démocratie sont de plus en plus nombreuses, notamment celle du quotidien La Repubblica[32]. La Perestroïka menée par Mikhaïl Gorbatchev en URSS accentue cet élan: le PCI, comme tous les autres PC occidentaux, est alors traversé de fortes tensions entre communistes conservateurs et partisans assumés d'une modernisation vers le réformisme et la social-démocratie. En 1987, il chute à environ 27% des voix, son score le plus bas depuis vingt ans. Cependant, malgré le contexte d'effondrement du communisme en Europe de l'Est, le PCI se maintient à des niveaux relativement élevés et reste le deuxième parti italien et le premier à gauche, avec deux fois plus de voix que le PSI. En 1988, Natta est remplacé au secrétariat général par Achille Occhetto, l'un des meneurs de l'aile réformiste du parti.

Le « tournant de Bologne » et la disparition du PCI (1989-1991)[modifier | modifier le code]

Walter Veltroni, alors membre du comité central du PCI, et Achille Occhetto, durant le tournant de Bologne.

Néanmoins, les chutes successives des régimes communistes en Europe posent de plus en plus la question de l'avenir du PCI. Les voix s'élèvent pour réclamer un changement de nom, un abandon du centralisme démocratique, et même une union avec le PSI pour former une nouvelle gauche unie, travailliste et social-démocrate. Cependant, les militants et les électeurs communistes restent majoritairement opposés à un abandon des symboles du parti[33]. Mais trois jours après la chute du Mur de Berlin, Occhetto annonce d'importants changements à venir lors du XIXe Congrès, à Bologne, en mars 1990 : c'est le « tournant de Bologne ». Trois motions s'y opposent alors. La première, soutenue par les réformistes comme Occhetto ou D'Alema, propose la construction d'un nouveau parti politique acceptant le principe de l'économie de marché. Les deux autres, une de Natta, l'autre d'Armando Cossutta, s'opposent à la transformation du nom et des symboles du parti (la faucille et le marteau notamment). La proposition du secrétaire général remporte 67% des voix, entérinant définitivement le processus d'évolution du PCI du communisme vers le réformisme.

Un an plus tard, en février 1991, se tient à Rimini le XXe et dernier congrès du PCI. La motion proposant la transformation en Parti démocrate de la gauche (PDS en italien) est alors approuvée par plus de 67% des militants, contre environ 26% pour celle des conservateurs. Le , le PCI est officiellement dissous en deux entités : le PDS d'une part, auquel se rallie la majeure partie des élus, cadres et militants, et le Parti de la refondation communiste (PRC) de l'autre. En 1998, le PRC connaît lui-même une scission, portant à la formation du Parti des communistes italiens (PdCI).

Le PCI, premier parti communiste occidental et deuxième parti politique italien pendant des décennies, disparaît donc avant même la dissolution effective de l'URSS. En 1991, le PCI revendique encore 177 députés, 101 sénateurs, 22 eurodéputés et plus d'un million de militants, signe de son influence dans le paysage politique italien.

L'héritage politique du PCI[modifier | modifier le code]

Le PCI laissa derrière lui un héritage marquant dans la gauche italienne[34]. En effet, le Parti démocrate de gauche (PDS), également rejoint par beaucoup d'anciens cadres et militants du PSI (comme Giuliano Amato) après la disparition de celui-ci, conserva longtemps la base politique émanant du PCI, jusque dans son meneur Massimo D'Alema, membre historique du parti. Le tournant réformiste opéré par la majorité des anciens communistes permit, au sein du PDS, la réalisation du compromis historique, puisque de nombreux membres de l'aile gauche de la Démocratie chrétienne (comme Romano Prodi) adhérèrent au parti après 1994. Cette alliance permit à la coalition de L'Ulivo, formée autour du PDS, de remporter les élections de 1996 et de gouverner jusqu'en 2001, marquant l'arrivée au gouvernement de nombreux anciens communistes. L'impact du PCI sur la gauche italienne perdura encore de nombreuses années, puisqu'aux élections de 2008, l'ancien communiste Walter Veltroni mena la liste de centre-gauche du Parti démocrate.

Les formations issues de l'aile conservatrice du PCI connurent elles une trajectoire déclinante. Le Parti de la refondation communiste (PRC), après avoir obtenu 5% des voix en 1992, choisit de s'allier avec le PDS lors des deux élections successives. Mais très vite, le parti se divisa entre son secrétaire général Fausto Bertinotti, partisan d'une indépendance vis-à-vis des réformistes, et son président Armando Cossutta, favorable à un maintien de l'alliance. Le , le parti se scinda en deux sur la question du vote de confiance : suite à la chute du gouvernement Prodi I pour une voix, la fraction du parti dirigée par Cossutta fit scission pour former le Parti des communistes italiens (PdCI). Les deux organisations déclinèrent cependant durant la décennie suivante, ne parvenant pas à adopter une ligne fixe entre marxisme assumé et alliance avec le centre-gauche, jusqu'à disparaître du Parlement après les élections générales de 2013. Une grande partie des membres se dirigèrent entretemps vers le parti de Nichi Vendola (lui-même ancien cadre du PRC), Gauche, écologie et liberté, fondé en 2009.

Courants internes au sein du PCI[modifier | modifier le code]

Les statuts du PCI interdisaient le regroupement en minorités internes, au nom du centralisme démocratique[35]. Cependant, il est possible, au cours de son histoire, de distinguer plusieurs tendances informelles qui ont marqué son évolution.

Liste des dirigeants du PCI[modifier | modifier le code]

Liste des Congrès du PCI[modifier | modifier le code]

  • Ier congrès - Livourne, 21 janvier 1921
  • IIe congrès - Rome, 20-24 mars 1922
  • IIIe congrès - Lyon, 20-26 janvier 1926 (en exil)
  • IVe congrès - Cologne, 14-21 avril 1931 (en exil)
  • Ve congrès - Rome, 29 décembre 1945 - 6 janvier 1946
  • VIe congrès - Milan, 4-10 janvier 1948
  • VIIe congrès - Rome, 3-8 avril 1951
  • VIIIe congrès - Rome, 8-14 décembre 1956
  • IXe congrès - Rome, 30 janvier - 4 février 1960
  • Xe congrès - Rome, 2-8 décembre 1962
  • XIe congrès - Rome, 25-31 janvier 1966
  • XIIe congrès - Bologne, 8-15 février 1969
  • XIIIe congrès - Milan, 13-17 mars 1972
  • XIVe congrès - Rome, 18-23 mars 1975
  • XVe congrès - Rome, 30 mars - 3 avril 1979
  • XVIe congrès - Milan, 2-6 mars 1983
  • XVIIe congrès - Florence, 9-13 avril 1986
  • XVIIIe congrès - Rome, 18-22 mars 1989
  • XIXe congrès - Bologne, 7-11 mars 1990
  • XXe congrès - Rimini, 31 janvier - 3 février 1991[36]

Effectifs militants du PCI[modifier | modifier le code]

Évolution des militants du PCI, du PSI et de la DC, de 1922 à 1994

Le PCI dans les institutions italiennes[modifier | modifier le code]

Participation gouvernementale[modifier | modifier le code]

Royaume d'Italie[modifier | modifier le code]

République italienne[modifier | modifier le code]

Président de l'Assemblée constituante[modifier | modifier le code]

Président de la Chambre des Députés[modifier | modifier le code]

Position parlementaire[modifier | modifier le code]

Royaume d'Italie[modifier | modifier le code]

  • Opposition (1921-1926)

République italienne[modifier | modifier le code]

  • Majorité (1946-1947)
  • Opposition (1947-1976)
  • Majorité (1976-1979)
  • Opposition (1979-1991)

Président de groupe parlementaire[modifier | modifier le code]

À la Chambre des Députés[modifier | modifier le code]

Au Sénat[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du PCI[modifier | modifier le code]

Le Parti communiste italien représenta une exception dans le paysage politique européen. En effet, des années 1950 à sa disparition, les pourcentages de voix qu'il obtint en firent le plus grand parti communiste d'Europe de l'Ouest et la deuxième force politique italienne (la première de l'opposition), position habituellement occupée par les partis socialistes dans les autres pays occidentaux.

Le PCI atteignit son plus haut niveau en 1976, avec 34,4% des voix à la Chambre des Députés. Lors des élections européennes de 1984, porté par l'onde émotionnelle provoquée par la mort d'Enrico Berlinguer, le PCI parvint, pour la première et seule fois de son histoire, à surpasser la Démocratie chrétienne par 33,33% à 32,97%.

Plusieurs fois, en particulier lors des périodes de collaboration entre PCI et PSI, plusieurs villes importantes - et notamment celles industrielles - furent administrés par des maires communistes : Rome, Florence, Gênes, Turin, ou encore Naples. Bologne, quant à elle, n'eut que des maires affiliés au PCI de 1946 à 1991.

Élections Liste Voix % Sièges
Législatives 1921 Chambre des Députés Parti communiste d'Italie 304.719 4,6 15
Législatives 1924 Chambre des Députés Parti communiste d'Italie 268.191 3,74 19
Constituantes 1946 Assemblée Constituante Parti communiste italien 4.356.686 18,93 104
Générales 1948 Chambre des Députés Front Démocratique Populaire 8.136.637 30,98 183
Sénat Front Démocratique Populaire 7.015.092 31,08 72
Générales 1953 Chambre des Députés Parti communiste italien 6.121.922 22,60 143
Sénat Parti communiste italien 4.912.093 20,21 51
Générales 1958 Chambre des Députés Parti communiste italien 6.704.706 22,68 140
Sénat Parti communiste italien 5.701.019 21,80 59
Générales 1963 Chambre des Députés Parti communiste italien 7.767.601 25,26 166
Sénat Parti communiste italien 6.461.616 23,52 78
Générales 1968 Chambre des Députés Parti communiste italien 8.551.347 26,90 177
Sénat PCI - PSIUP 8.577.473 30,00 101
Générales 1972 Chambre des Députés Parti communiste italien 9.072.454 27,15 179
Sénat PCI - PSIUP[37] 8.475.141 28,14 94
Générales 1976 Chambre des Députés Parti communiste italien 12.616.650 34,37 228
Sénat Parti communiste italien 10.637.772 33,83 116
Générales 1979 Chambre des Députés Parti communiste italien 11.139.231 30,38 201
Sénat Parti communiste italien 9.859.044 31,45 109
Européennes 1979 Parti communiste italien 10.361.344 29,57 24
Générales 1983 Chambre des Députés Parti communiste italien 11.032.318 29,89 198
Sénat Parti communiste italien 9.577.071 30,81 107
Européennes 1984 Parti communiste italien 11.714.428 33,33 27
Générales 1987 Chambre des Députés Parti communiste italien 10.254.591 26,57 177
Sénat Parti communiste italien 9.181.579 28,33 101
Européennes 1989 Parti communiste italien 9.598.369 27,58 22

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Lazar, Maisons rouges. Les partis communistes français et italien de la Libération à nos jours, Aubier, Paris, 1992.
  • Palmiro Togliatti, Appel aux fascistes (paru initialement dans Lo Stato Operaio, août 1936). Éditions Nautilus, Paris, 1983.
  • Guido Liguori, Qui a tué le Parti communiste italien ?, Editions Delga, Paris, 2011.
  • Aldo Agosti, Storia del Partito comunista italiano 1921-1991, Rome-Bari, Laterza, 1999. ISBN 88-420-5965-X
  • Eva Paola Amendola, Storia fotografica del partito comunista italiano, volume II, Rome, Editori Riuniti, 1986

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. (it) « Napolitano: il mio cammino verso il Quirinale "Mito dell'Urss fu anche una prigione per il Pci" », sur La Repubblica,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  3. (it) Massimo Salvadori, Storia dell'età contemporanea
  4. (it) Paolo Spriano, Storia del Partito comunista Italiano, volume I, Turin, Einaudi,‎ , 525 p. (ISBN 9788806080297), p.119
  5. (it) Luigi Cortesi, Le origini del PCI: studi e interventi sulla storia del comunismo in Italia, Milan, Franco Angeli,‎ , 449 p. (ISBN 88-464-1300-8, lire en ligne), p.402
  6. (it) Giorgio Bocca, « Bordiga il fondatore dimenticato », Storia Illustrata, no 189,‎ (lire en ligne)
  7. (it) Paolo Spriano, Storia del Partito comunista Italiano, volume II, Turin, Einaudi,‎ , 431 p., pp. 65-70
  8. (it) « Errata Corrige », Gazzetta Ufficiale del Regno d'Italia, no 257,‎
  9. Denis Peschanski, Vichy 1940-1944. Archives de guerre d'Angelo Tasca, CNRS Éditions,‎ , 800 p. (ISBN 978-2-222-03843-6), p. 11-16
  10. (it) Enzo Collotti, L'Internazionale operaia e socialista tra le due guerre, Volume 23, Milan, Feltrinelli,‎ , 1243 p. (ISBN 88-07-99043-1, lire en ligne), p. 423
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  22. (it) « La rivolta dei 101 Invasione dell' Ungheria: Lucio Colletti racconta come nacque il manifesto », sur www.corriere.it,‎ (consulté le 22 avril 2015)
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  24. (it) « Praga e la doppia anima del Pci », sur www.ilsole24ore.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  25. (it) Nanni Balestrini et Primo Moroni, L' orda d'oro. 1968-1977: la grande ondata rivoluzionaria..., Milan, Feltrinelli,‎ , 628 p.
  26. (it) « NATTA DOPO LA VISITA A MOSCA CONFERMA IL DISGELO COL PCUS », sur www.repubblica.it,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  27. (it) Albertina Vittoria, Storia del PCI 1921-1991, Rome, Carocci,‎ , 190 p.
  28. Genovefa Étienne et Claude Moniquet, Histoire de l'espionnage mondial, tome 2, Éditions du Félin,‎ , 549 p. (lire en ligne), p. 268-269
  29. « Compte-rendu de la session de la Chambre des Députés du 16 mars 1978 »,‎ p. 14 552 (ou p. 54)
  30. (it) Miriam Mafai, Dimenticare Berlinguer. La sinistra italiana e la tradizione comunista, Rome, Donzelli,‎ , 97 p. (ISBN 88-7989-291-6, lire en ligne), p.79
  31. (it) Gennaro Acquaviva et Marco Gervasoni, Socialisti e comunisti negli anni di Craxi, Vicence, Marsilio,‎ , 400 p. (lire en ligne)
  32. (it) Eugenio Scalfari, « Berlinguer risponde », La Repubblica,‎
  33. (it) Mino Fuccillo, « Il nome non si tocca », La Repubblica,‎ (lire en ligne)
  34. (it) « Evoluzione politica italiana. Dal PCI al PD » (consulté le 22 avril 2015)
  35. (it) « Correnti interne al PCI », sur www.basileus88.wordpress.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  36. (it) « Congressi del PCI », sur www.partitocomunistaitaliano.blogspot.fr (consulté le 22 avril 2015)
  37. Une liste autonomiste fut présentée en Sardaigne, mais monopolisée par le PCI et le PSIUP.

Voir aussi[modifier | modifier le code]