Saint-Christ-Briost

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Saint-Christ-Briost
Saint-Christ-Briost
Mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Ham
Intercommunalité Communauté de communes de l'Est de la Somme
Maire
Mandat
Pierre Hondermarck
2015 - 2020
Code postal 80200
Code commune 80701
Démographie
Population
municipale
438 hab. (2015 en diminution de 5,4 % par rapport à 2010)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 16″ nord, 2° 55′ 50″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 87 m
Superficie 7,82 km2
Localisation

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Saint-Christ-Briost est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est un village picard situé dans la vallée de la Somme, quelques kilomètres au sud de Péronne et au nord de Nesle.

Elle est traversée dans sa pointe sud par l'autoroute A29. Elle est aisément accessible par les anciennes routes nationales RN 29 (actuelle RD 1029), RN 17 (actuelle RD 1017) et RN 37 (actuelle RD 937).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le canal du Nord, par les étangs de la Haute Somme et par l'un de ses affluents l'Omignon qui conflue peu après, sur la commune voisine de Brie au nord.

Elle comprend des étangs et marais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Christ, instituée lors de la Révolution française, absorbe en 1842 celle de Briost et devient Saint-Christ-Briost[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la cinquième circonscription de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Nesle[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre le canton de Ham, dont elle est désormais membre.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes du Pays Neslois (CCPN), créée fin 2001, et qui succédait au district de Nesle, créé par arrêté préfectoral du .

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, prévoyant que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[2], le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) arrêté par le préfet de la Somme le 30 mars 2016 prévoit notamment la fusion des communautés de communes du Pays Hamois et celle du Pays Neslois, afin de constituer une intercommunalité de 42 communes groupant 20 822 habitants, et précise qu'il « s'agit d'un bassin de vie cohérent dans lequel existent déjà des migrations pendulaires entre Ham et Nesle. Ainsi Ham offre des équipements culturels, scolaires et sportifs (médiathèque et auditorium de musique de grande capacité, lycée professionnel, complexe nautique), tandis que Nesle est la commune d'accueil de grandes entreprises de l'agroalimentaire ainsi que de leurs sous-traitants »[3].

La fusion intervient le et la nouvelle structure, dont la commune fait désormais partie, prend le nom de communauté de communes de l'Est de la Somme[4],[5].

Politique locale[modifier | modifier le code]

Les élections municipales du ont été annulées par le tribunal administratif d'Amiens le [6],[7], en raison de dysfonctionnements du bureau de vote[8]. En conséquence, le préfet de la Somme a nommé le 11 juillet 2014 une délégation spéciale qui a administré la commune jusqu'à l'élection d'un nouveau maire. À la suite de nouvelles élections municipales organisées les 14 et 21 septembre 2014[9],[10]. Le 14 septembre, la liste de Francis Archintini est réélue et il redevient maire. Toutefois, la délégation spéciale préfectorale ayant constaté de graves irrégularités de la gestion de Francis Archantini et l'existence d'une dette de 917 087  extrêmement importante pour une commune de cette taille, la sous-préfecture estime un délit pénal caractérisé[11] et en informe le procureur de la République.

Après sa mise en examen pour faux, usage de faux, abus de confiance et favoritisme[12], et son placement en détention provisoire[13], Francis Archantini a démissionné de son mandat de maire de Saint-Christ-Briost et de président du Syndicat Intercommunal Scolaire (SISCO) le 22 avril 2015. Son ancien premier-adjoint, Pierre Hondermarck, a été élu maire le [14] pour la fin de la mandature. Il s'est fixé comme objectif de restaurer les finances communales[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 22 avril 2015 Francis Archintini   La commune a été administrée par une délégation spéciale
du 11 juillet au 14 septembre 2014[10],[16]
30 avril 2015[14],[17] en cours
(au 16 novembre 2017)
Pierre Hondermarck    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2015, la commune comptait 438 habitants[Note 1], en diminution de 5,4 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312293340402426415586608581
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
566600554550565544517522527
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505517491399478438435425420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
351337341360404408433461443
2015 - - - - - - - -
438--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les communes de Saint-Christ, Épénancourt et Cizancourt se sont associées au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) pour scolariser les enfants, de la maternelle au CM2. Dans le village, sont accueillis les élèves de maternelle et ceux du CE2-CM1-CM2. Du CP au CE2, les enfants se rendent à Épénancourt[21].

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Comme d'autres communes de l'Est du département, le jeu de longue paume est encore pratiqué par les sportifs locaux. Des rencontres sont organisées avec les équipes voisines.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité (Briost) - Dès 1103, la charte de Baudry parle de l'autel et de l'église de cette paroisse. La chapelle de Briost serait un ex-voto de l’un des barons de Briost, pour remercier la Sainte Vierge de ne pas s’être noyé dans la Somme. Cet élégant édifice[22],[23] dont on a supprimé quelques parties semble se rapporter à l'architecture de la fin du XIVe siècle. Elle remplacerait une église plus ancienne.
Elle est sous le vocable de la Nativité de la Vierge Marie.
En grande partie épargnée par la guerre, restaurée en 1925, elle est classée aux monuments historiques.
En comparant les cartes postales anciennes et les photos récentes, on peut voir qu'une travée supplémentaire a été réhabilitée. Une première implantation d'une église, se fait dans le cadre de l'installation du prieuré Saint-Christ qui serait antérieur à l'an 1073 par l'abbaye Notre-Dame de Jouarre, prieuré qui donnera plus tard son nom au village.
  • Église Sainte-Jules - Une charte de Baudry, évêque de Noyon, parle de la chapelle - église du prieuré - « altare de Nova-villa cum capella », autel de Nova Villa avec sa chapelle.
L'église a pour vocable Sainte-Jules.
L’église d’origine[24] était celle de l’ancien village de Villa Nova, et datait du XIIe siècle. Elle était ornée d'une tour, avec des meurtrières, chargée de défendre le passage de la Somme.
Les différentes restaurations, surtout celles de 1750 et 1766 ont fait disparaitre la presque totalité des constructions primitives. Il ne reste que le portail et la tour flanquée d'une tourelle.
Minée et détruite par les Allemands en 1916, elle fut reconstruite dans l'entre deux guerres, à quelques centaines de mètres de l'ancienne.
  • Chapelle Notre-Dame.
La construction primitive par Jehan de Roie dont c'est la sépulture est datée autour de 1260. Son style ogival primitif très rare dans l'est du département. l'édifice est classée Monument Historique le . Son cimetière est aussi classé le [25].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Arcelin, Histoire des paroisses, villages et seigneuries de Saint-Christ, Briost et Cizancourt, 1914, Lire en ligne, sur Gallica..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  3. Projet de SDCI du 13 octobre 2015, p. 20
  4. V.F.; C.La., « Les fusions ne vont pas toutes se faire en douceur », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne) « Imposée par l’État, la fusion des communautés de communes se fait parfois naturellement. Mais elle engendre aussi des difficultés, comme entre celles de Ham et Nesle ».
  5. « Dernière réunion pour les élus du pays hamois », Le Journal de Ham, no 50,‎ , p. 5 « Éric Legrand peut conclure : « Dans quelques jours, le Pays Hamois cédera définitivement la place à la communauté de communes de l’Est de la Somme : une nouvelle appellation pour un territoire nouveau mais aussi, et surtout, pour une ambition nouvelle ».
  6. « Saint-Christ-Briost (80) L’élection municipale annulée », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  7. Marjorie Michaud, « Les électeurs devront retourner aux urnes : C’est sûr : les élections municipales et communautaires sont annulées dans la commune. De nouvelles élections seront organisées », Journal de Ham, no 23,‎ , p. 10 (ISSN 0755-1398)
  8. Marjorie Michaud, « L’élection du maire se jouera au tribunal : Un recours auprès du tribunal administratif a été déposé à l’encontre de Francis Archantini par Jean- Michel Lemaire : il aurait ouvert l’urne pendant l’élection. », Journal de Ham, no 15,‎ , p. 10 (ISSN 0755-1398)
  9. « Installation d'une délégation spéciale à la suite de l’annulation de l’élection du conseil municipal de Saint-Christ-Briost », Préfecture de la Somme, (consulté le 31 juillet 2014).
  10. a et b Amélie Mainberte, « Saint-Christ-Briost vit sous la tutelle de l’État : Une délégation spéciale a pris les commandes du village le 11 juillet dernier. Elle est en place jusqu’à l’élection du conseil municipal, le 14 septembre », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  11. Vincent Fouquet, « Saint-Christ-Briost (80) Le village au bord de la faillite : Un rapport accablant de la sous-préfecture de Péronne dénonce les méthodes de favoritisme du maire et sa gestion financière catastrophique : la dette est supérieure à 900 000 €. », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  12. Nathalie Tissot, « Rien ne va plus à Saint-Christ-Briost ! : Après la mise en examen du maire pour faux, usage de faux, abus de confiance et favoritisme et son placement en détention provisoire, c'est maintenant aux habitants de payer la facture. Pour rembourser les dettes, le conseil municipal a décidé d'augmenter les impôts locaux », France 3 Picardie,‎ (lire en ligne).
  13. Fabrice Julien, « Saint-Christ-Briost : Le maire en prison, le village déchiré : Un maire en prison et des habitants qui se déchirent. Saint-Christ-Briost, un village en ébullition », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  14. a et b « Saint-Christ-Briost (80) Ambiance surréaliste pour l’élection du maire », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  15. Françoise Damiens, « La vie de Pierre Hondermarck n'est pas un long canal tranquille à Saint-Christ-Briost : Dans un contexte difficile, Pierre Hondermarck s'efforce de bien mener la barque du redressement », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  16. Vincent Fouquet, « Saint-Christ-Briost - Après la crise financière, les élus entendus par la gendarmerie : Les membres du conseil municipal de ce village du canton de Nesle ont été convoqués en gendarmerie. Les militaires mènent une enquête après une plainte relative à la gestion financière de la commune. Pour rappel, après des irrégularités lors des élections municipales de 2014, le tribunal administratif annule le résultat, le 20 mai. Du 11 juillet au 14 septembre, la commune est alors gérée par une délégation spéciale menée par la sous-préfecture de Péronne. Le 14 septembre, la liste de Francis Archintini est réélue. Il reste maire. En novembre, le bilan de la délégation spéciale dénonce la gestion de la commune (la dette du village est de 917 087 €) », Le Courrier picard,‎ .
  17. Marjorie Michaud, « Saint-Christ-Briost : rencontre avec le nouveau maire », Le Journal de Ham,‎ (ISSN 0755-1398, lire en ligne).
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. Site communal[réf. incomplète].
  22. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Briost, commune de Saint-Christ, d'après nature, 24 août 1883. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 mars 2018).
  23. « A) Une des fenêtre de l'église de Briost, commune de St Christ. - [Aquarelle d'Oswald Macqueron], d'après nature, 24 août 1883. B) Saint-Christ : la Somme et ses étangs. - [Carte postale] P. Dupré, éd., St Quentin. Coll. "Picardie illustrée". », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 mars 2018).
  24. Oswald Macqueron, « Aquarelle : Église de Saint-Christ-Briost, d'après nature, 12 mai 1875. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 18 mars 2018).
  25. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 274 (ASIN B000WR15W8).