Hyper-centre de Grenoble

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Hyper-centre de Grenoble
Hyper-centre de Grenoble
La rue Félix Poulat et l'église Saint-Louis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Ville Blason ville fr Grenoble (Isere).png Grenoble
Code postal 38000
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 20″ nord, 5° 43′ 29″ est
Transport
Tramway Lignes A et B du tramway de Grenoble
Localisation

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Hyper-centre de Grenoble

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Hyper-centre de Grenoble

L'hyper-centre est une partie du centre-ville de Grenoble considérée comme un quartier de la ville. L'hyper-centre est associé en tant que zone piétonne comme un second secteur situé au sud du quartier Notre-Dame, lequel correspond au centre ancien de la ville antique (Cularo) à l'intérieur des anciens remparts romains.

Ce quartier qui commencera à se bâtir à la fin du Moyen Âge central avec l'implantation de couvents religieux autour du champ du Breuil, actuelle place Grenette, bénéficie d'un réaménagement depuis 2017 afin d'étendre l'espace réservé aux piétons et aux mobilités douces (vélo).

L'hyper-centre de Grenoble comprend de nombreux immeubles datant du XIXe siècle et réunit les places Victor-Hugo, Grenette, Verdun, Vaucanson et le Square Docteur Martin. Il comporte aussi la suite de boulevards Lyautey - Agutte-Sembat - Édouard Rey, qui part de la place Paul-Mistral jusqu'aux quais de l'Isère.

Géographie et organisation[modifier | modifier le code]

Avec le centre historique (quartier Notre-Dame), l'hyper-centre correspond au lieux le plus animé et fréquenté de la ville de Grenoble. Le secteur comprend de nombreuses rues piétonnes qui drainent un flux important de visiteurs.

Les principaux types de commerces et de services du grand centre-ville sont répartis dans ce quartier. Un grand nombre de restaurants et de fast-foods sont présents, notamment sur la place Grenette. Il existe également de nombreux bars, pubs, discothèques mais aussi la bibliothèque du centre-ville, l'église Saint-Louis, ainsi que la halle Sainte-Claire, marché central de ce secteur de la ville, située aux limites du quartier.

Le secteur est desservi par de nombreuses lignes de transports en commun de l'agglomération et notamment par deux lignes de tramway. La gare ferroviaire est située de l'autre côté du cours Jean Jaurès mais reste facilement accessible à pied en empruntant l'avenue Alsace-Lorraine qui débute place Victor Hugo.

Place Victor-Hugo[modifier | modifier le code]

La place Victor Hugo

Place très empruntée par les piétons et les automobilistes grenoblois, elle voit aussi passer un grand nombre de lignes de transports en commun. Elle est entourée de commerces, mais aussi d'Hôtel trois étoiles, comme l'Hôtel d'Angleterre. Son centre est muni de nombreux bancs, et d'un bassin avec jets d'eau. Chaque année, elle accueille le marché de Noël de la ville. La statue d'Hector Berlioz par Urbain Basset qui s'y trouvait a été remplacée par une nouvelle version par Claude Grangé en 1953.

À la Belle Époque, plusieurs cafés-concerts ouvrirent leurs terrasses sur la place, qui était encore toute nouvelle : le Grand Café de Russie donnait des opérettes, le Grand Café Glacier présentait un théâtrophone lié au Théâtre de Lyon et le Grand Café Burtin était célébré par le tube La caissière du Grand Café du comique Bach[1].

Place Grenette[modifier | modifier le code]

La place Grenette et le château d'eau en avril 2019

La place Grenette est une des places historiques de Grenoble. Elle est depuis des centaines d'années, un lieu de passage et de commerce. Au Moyen Âge, les paysans y venaient vendre leurs récoltes lors des marchés aux grains. Témoin des modifications de la ville par Lesdiguières et de la journée des Tuiles, elle a aussi été l'emplacement de l'échafaud.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Autrefois Champ-du-Breuil, la place porte le nom de Grenette depuis 1620. Ce nom naît de la présence des marchés aux grains qui se tenaient sur la place au Moyen Âge[2].

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, la place Grenette est située devant la porte Jovia des remparts romain de Cularo (entrée de l'actuelle Grande Rue). Cette porte sera détruite en 1591 lors des aménagements entrepris par Lesdiguières.

En 2019, son accès se fait par :

  • la Grande Rue depuis le Nord
  • la rue de la République depuis l'Est
  • la rue Montorge depuis l'Ouest
  • la rue Félix Poulat depuis l'Est

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de Grenoble.
Fouilles de juin 2019 rue de la République (ancien couvent des dominicains)
Fouilles de juin 2019 rue de la République (ancien couvent des dominicains)

Au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1288, une partie est cédée par Guillaume II de Sassenage pour la construction du couvent des Dominicains.

Au XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Les Calvinistes s'emparent du couvent des Dominicains en 1562. Il sera repris six ans après par ces derniers.

Au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1620, la place Le Breuil devient place Grenette.

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , une émeute éclate au niveau du couvent des Dominicains (aujourd'hui démoli) lors de ce qui deviendra la journée des tuiles.

En 1794, la place est renommée place de la Liberté, mais elle redeviendra rapidement place Grenette.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1824, Charles Planelli de Lavalette, marquis de Maubec et à l'époque maire de Grenoble inaugure le château d'eau. Celui-ci est conçu par le sculpteur Victor Sappey et le fondeur Crozatier[3].

Le , Antoine Berthet est exécuté pour une tentative d'assassinat envers son ancienne maîtresse. Ce fait divers deviendra l'une des sources d'inspirations pour le roman Le rouge et le noir de Stendhal.

La place Grenette en 1891

Pour le , Thomas Edison, inventeur et industriel américain, prêta 14 lampes électriques.[réf. nécessaire]

Au cours de l'année 1900, la place Grenette voit l'inauguration de lignes de l'ancien tramway desservant La Tronche, Voreppe, la Gare PLM et le cimetière Saint Roch.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1908, un immeuble situé coté ouest de la place est rasé afin de créer la rue de la République remplaçant le passage Bougie (appelé aussi passage de la Halle). Ce passage était une des entrées du couvent des Dominicains.

En 1943, Afin d'informer les maquisards de la région, le résistant Henri Grouès (qui deviendra plus tard l'Abbé Pierre) fonde le journal clandestin l'Union Patriotique Indépendante (UPI). Celui-ci est produit place Grenette[4].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, un média traitant l'actualité locale, Place Gre'net, utilise le nom de cette place.

En 2018, la place fait l'objet d'une rénovation dans le cadre du projet « Cœur de Ville, Cœur de Métropole » (CVCM). Lors des travaux, une urne funéraire et des fragments de céramiques antiques sont retrouvés[5].

Bâtiments et sites remarquables[modifier | modifier le code]

Détail du château d'eau de la Valette de la place Grenette
La fontaine

Aujourd'hui, la place reste le cœur de la ville où se trouve de nombreux commerces et restaurants. La fontaine situé au fond de la place non loin de l'ancien hôtel de ville se dénomme Château d'eau de la Valette a été mise en place en 1825 sous l'administration du marquis de la Valette, alors maire de Grenoble et créateur du premier réseau de canalisation des fontaines de la ville. Cette fontaine a été conçue par le sculpteur Victor Sappey et conçue par fondeur Crozatier. Le monument, réalisée en pierre de Sassenage, est ornée de quatre angelots chevauchant des dauphins en bronze, emblèmes du Dauphiné[6].

Les numéros historiques
  • le n°4 correspond à l'entrée de l'ancien hôtel de ville, déménagé en 1719 vers l'Hôtel de Lesdiguières donnant sur le jardin de ville.
  • le n°17 correspond à l'ancien emplacement de l'ancien couvent des Dominicains (une plaque commémorative est située au niveau de la rue Raoul Blanchard).
  • le n°24 correspond à l'ancien atelier clandestin dans lequel Henri Groues réalise le journal l'Union Patriotique Indépendante (UPI) en 1943, durant la période de l'occupation.

Place de Verdun[modifier | modifier le code]

Plus au sud des autres places de l'hyper-centre, la place Verdun abrite une autre service d'échange de transports importante avec une correspondance entre la ligne A de tramway et des lignes de bus de l'agglomération.

Cette place présente un caractère administratif car elle est entourée de l'hôtel de préfecture de l'Isère, de l'ancien musée-bibliothèque, d'un bâtiment de l'Université Grenoble 2 (IUT), de l'hôtel des troupes de montagne de Grenoble, de l'ancien cercle militaire et du tribunal administratif de Grenoble.

Cette place abrite le parc de stationnement souterrain Verdun. Une fontaine d'Urbain Basset (Le torrent) y fut installée de 1882 à 1888, mais elle a été déplacée dans le Jardin de Ville. La statue de Napoléon Ier fut également présente de 1868 à 1870 avant d'être installée près de Laffrey.

Rue Felix-Poulat[modifier | modifier le code]

La rue Félix Poulat et sa ligne A de tramway

Cette rue, qui a l'aspect d'une place, est totalement piétonne depuis le retour du tramway à Grenoble en 1987. On y trouve une enseigne spécialisée dans la distribution de produits culturels, un grand magasin d'un célèbre Groupe groupe parisien, dont la belle façade du début du XXe est cachée derrière un placage, et des magasins de vêtements appartenant également à la grande distribution.

Via la rue Molière, elle relie notamment la Place Grenette avec la Place Victor Hugo. L'église Saint-Louis achevée à la fin du XVIIe siècle est le plus ancien monument de cette rue.

Les numéros 6 et 8 de la rue Félix Poulat, héberge des décorations de façades en ciment moulé dont celui de l'immeuble des « Trois dauphins », datant de 1905, ainsi que celui des « éléphants », datant de 1901. Ces décorations sont caractéristiques de l'architecture grenobloise de cette époque (voir aussi l'église St-Bruno) où l'Isère était le premier producteur français de ciment.

Le sud de cette rue est relié à un réseau important de rue piétonnes, avec de nombreux commerces et des restaurants. Ces rues descendent et s'entrecroisent jusqu'à la place Vaucanson et le square Docteur Martin.

Réaménagement piétonnier[modifier | modifier le code]

Réaménagement du Boulevard Agutte-Sembat en avril 2019

En 2017, le lancement de l’opération « Cœurs de ville, cœurs de métropole » dans le centre de Grenoble qui correspond à des travaux de piétonnisation de la plus grande partie de l'hyper-centre est lancée.

Cette opération entraîne la fermeture de nombreuses artères de l'hyper-centre à la circulation automobile des particuliers dont les boulevard Édouard Rey et Agutte-Sembat dans leur intégralité (réservés au vélos et au transport en commun) ainsi que de nombreuses rues adjacentes (la rue Millet, la rue de Bonne, la rue Corneille et la rue Guétal, entre autres avec l'installation de bornes de passage) entraînant un déplacement des flux de circulations automobiles afin de désengorger cette partie de la ville, repoussant la circulation hors de ce secteur.

Les élus de Grenoble-Alpes Métropole (en lien avec le SMTC) ainsi que le conseil municipal de la ville de Grenoble ont émis le souhait de faire diminuer le déplacement des particuliers en automobile, en relançant la part modale du vélo ce qui ne se fait pas sans entraîner certaines contestations et protestations, notamment de la part de certains commerçants concernés[7].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Muller, L'Isère 1900-1920 : Mémoire d'hier, Clermont-Ferrand, Gérard Tisserand, (ISBN 2-84494-044-7), p. 9
  2. « La place Grenette TUH#5 | Grenoble », sur defigrandesecoles.lexpress.fr (consulté le 4 juillet 2018)
  3. « Fontaine Le Château d'eau de la Valette », Isère Tourisme,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2018)
  4. « Il a trouvé son nom dans la Résistance », leparisien.fr,‎ 2007-01-23cet00:00:00+01:00 (lire en ligne, consulté le 27 octobre 2018)
  5. « Pendant les travaux, des poteries des Ier et IIIe siècles découvertes place Grenette à Grenoble », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes,‎ (lire en ligne, consulté le 5 juillet 2018).
  6. site isère tourisme, page sur la Fontaine Le Château d'eau de la Valette, consulté le 10 avril 2019
  7. site du journal Place Gre'net, article du 13/03/2019 "CVCM, la piétonnisation du centre-ville entre dans sa phase finale..., consulté le 6 avril 2019

Articles connexes[modifier | modifier le code]