Hôtel de ville de Grenoble

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Hôtel de ville de Grenoble
Hotel de Ville Grenoble.JPG
Présentation
Type
Construction
1965-1967
Hauteur
46,5 m [1]
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées
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L'hôtel de ville de Grenoble est un bâtiment inauguré le 18 décembre 1967 afin de servir d'hôtel de ville à l'administration municipale de Grenoble, dans l'Isère, en remplacement de l'hôtel de Lesdiguières qui avait cette fonction depuis 1719.

Le premier maire a bénéficier de l'équipement a été Hubert Dubedout. Depuis 2003, l'édifice bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle »[2].

Description[modifier | modifier le code]

Installé en bordure du parc Paul-Mistral dans le quartier Exposition-Bajatière, il est desservi par la ligne C du tramway de Grenoble sur le boulevard Jean-Pain.

Construit sur les plans de Maurice Novarina (assisté des architectes Jacques Giovannoni, Marcel Welti et Jacques Christin), cet édifice de 8 500 m²[3] utilise un système « socle / bloc », dont la tour de douze étages faisant appel à un mur-rideau dû à Jean Prouvé, repose sur un socle. Cette partie socle comprend trois niveaux dont le second est l'entrée principale, accessible par un escalier monumental donnant sur le boulevard Jean-Pain. L'artiste Raoul Ubac y a réalisé une tapisserie[4] et le sculpteur Pierre Sabatier les portes-claustra de la salle des mariages.

Deux lustres d'une hauteur de 5 mètres et d'un poids d'une tonne sont disposés de part et d'autre de l'escalier d'honneur intérieur. Ils sont composés de tubes de cristal soufflé, assemblés autour d'un support central suivant une architecture qui rappelle une stalactite et sont l'œuvre d'un maître-verrier de Murano.

Dans le patio, une sculpture en bronze d'Étienne Hajdu nommée « Atome fleur » domine une grande vasque carrée en granit posée sur une mosaïque de Charles Gianferrari. D'autres œuvres d’art sont intégrées dans l'édifice comme une sculpture en marbre, Persistance de la sphère d’Émile Gilioli, une tapisserie sur le thème du mariage d’Alfred Manessier dans la salle des mariages, une tapisserie de Raoul Ubac et un mur en étain martelé de Sabatier (salon de réception)[5].

Administration[modifier | modifier le code]

En 2011, l'hôtel de ville et ses 6 antennes dans chacun des secteurs de Grenoble ont enregistrées 1 952 actes de naissances, 517 dossiers de mariages et ont délivré 7 278 cartes nationales d'identité ainsi que 6 142 passeports. 2 723 personnes se sont inscrites sur les listes électorales, et 170 000 visiteurs ont été accueillis par les bureaux publics de l'hôtel de ville et de ses antennes[6].

Dans la partie socle, le rez-de-chaussée du bâtiment accueille les réserves des Archives municipales de la ville avec ses bureaux d'accueil du public. Conservées depuis le XIIIe siècle, les archives occupent 4,2 kilomètres de rayonnage[7] et sont réparties en 4 catégories: les archives anciennes d'avant la Révolution, les archives modernes de la révolution à 1976, les archives contemporaines depuis 1976, et les documents figurés (plans, affiches, cartes...).

Utilisation[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2010, à l'occasion du centenaire du syndicat apicole "L'Abeille Dauphinoise", deux ruches ont été installées sur le toit de l'édifice afin de sensibiliser l'opinion publique à la forte mortalité des abeilles[8]. En 2012, une récolte de 100 kg de miel a été mise en pot et distribuée aux Unions de quartiers[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]