Groupe SOS

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groupe SOS
logo de Groupe SOS
Logo du groupe SOS

Création 1984
Forme juridique association à but non lucratif
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Jean-Marc Borello (président du directoire du groupe SOS)
Activité groupe SOS - Jeunesse, groupe SOS - Emploi, groupe SOS - Santé, groupe SOS - Solidarités, groupe SOS - Séniors
Filiales GROUPE SOS SOLIDARITES (d)
Effectif 550 établissements répartis dans 12 régions en métropole, en Guyane, à Mayotte et à la Réunion.
44 associations, sociétés et coopératives.
Plus de 15 000 salariés.
SIREN 302891114Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web http://www.groupe-sos.org

Chiffre d'affaires 950 millions INR (2015)

Le groupe SOS est une organisation française[1] spécialisée dans l'entrepreneuriat social qui regroupe des entreprises et des associations. En 2018, il employait 18 000 salariés et générait 950 millions d'euros de chiffre d'affaires, principalement au travers de subventions publiques, à travers 550 établissements[2],[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Le groupe SOS naît en 1984 avec la création de l'association SOS drogue international, avec pour objectif de développer des dispositifs d'aide et soins aux usagers de drogue. Les dirigeants du groupe SOS ont toujours insisté sur « la nécessité d'allier innovation sociale et efficacité économique ».

En 2009, le groupe SOS comprenait dix associations et onze entreprises pour un chiffre d'affaires de 155 millions d'euros et 2 200 salariés[4]. Le groupe s'est spécialisé dans la reprise d’associations en difficulté et affiche une croissance de 25 % par an entre 2007 et 2012 ans[5]. L'association de lutte contre le sida ARCAT[6] fut la première, en 2002, à rejoindre le groupe SOS [7]. En mars 2012, le groupe SOS reprend les activités associatives d'Alpha Santé ; son effectif en France dépasse 10 000 salariés[8].

Gouvernance et organisation[modifier | modifier le code]

Selon Le Monde, le conseil d'administration ne se réunirait que trois ou quatre fois l’an et n'aurait qu'un rôle mineur, tandis que le pouvoir effectif serait concentré entre les mains du président et de quelques dirigeants du groupe, liés pour certains d’entre eux par des relations affectives ou familiales. Le président de l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux juge que « cette absence de contrôle démocratique, de contre-pouvoir, pose problème dans un domaine comme l’action sociale »[9].

En 2016, l'université d'Harvard réalise une étude complète sur le groupe SOS, qualifié de "plus grande entreprise sociale française"[10]. Elle publie la liste des 36 membres des conseils d'administration (magistrats, médecins, hauts fonctionnaires, chefs ou cadres d'entreprise, responsables associatifs...)[11] en précisant qu'ils définissent les grandes orientations du groupe. Et qu'un directoire les applique au quotidien, présidé par Jean-Marc Borello[12], fondateur du groupe[13], ancien président du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) et auteur du rapport "Donnons-nous les moyens de l'inclusion".

En 2017, le groupe SOS Santé (ex Alpha Santé) comprenait 8 hôpitaux ; le groupe SOS Seniors (ex Hospitalor) regroupait 60 EHPAD ; le groupe SOS Solidarités (ex Habitat et soins) réunissait les 80 établissements sociaux couvrant entre autres des activités de prise en charge de personnes handicapées[14]. Le groupe comporte désormais 8 secteurs : Solidarités, Santé, Seniors, Emploi, Jeunesse, Action internationale, Culture et Transition écologique[15].

En 2018, le groupe SOS crée une entreprise d'insertion sur les Champs-Élysées[16].

En 2019, le groupe rachète le réseau des épiceries solidaires d'ANDES[17] ainsi que l'association les Brigades vertes[18], tous deux alors en redressement judiciaire. La même année le groupe ouvre H7, lieu French Tech lyonnais[19], et Coco Velten, un projet expérimental à Marseille qui accueille des sans-abris à côté d'associations et d'entreprises[20].


Polémiques[modifier | modifier le code]

Les ressources des établissements du groupe SOS proviennent à la fois de clients publics (multiples et différents en fonction des secteurs d'activité : agences régionales de santé, CPAM, conseils départementaux, municipalités) et privés (entreprises et particuliers).

En une trentaine d'années, le groupe SOS s'est constitué un patrimoine immobilier évalué en 2018 à 500 millions d'euros et détenu par sa filiale à statut coopératif Alterna et qui représente essentiellement les murs des établissements du Groupe SOS[21] (hôpitaux, maisons de retraite, structures sociales, entreprises d'insertion, établissements culturels, etc.). L’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS) a relevé que quatre dirigeants du groupe SOS avaient bénéficié en 2004 de conditions très avantageuses pour acheter des appartements faisant partie de ce patrimoine immobilier, certains étant destinés au départ à du logement social[22]. Le groupe SOS explique pour sa part que certains logements n'étaient pas agréés pour assurer une activité de logement très social et qu'il était contraint de s'en séparer, que la procédure conduisant à la vente prévoyait une évaluation par un expert indépendant assermenté et une simple priorité d'information pour des salariés du groupe[23]). Dans son rapport de contrôle de juillet 2016, l'ANCOLS précise que « Alterna joue pleinement son rôle social. La petite taille du patrimoine favorise la fourniture de services de qualité aux locataires »[24].


Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Localisation des structures du Groupe SOS
  2. « Jean-Marc Borello : Des outils pour fidéliser salariés, clients, actionnaires et marchés », sur lesechos.fr (consulté le 20 mars 2016)
  3. « La RNT : un enjeu d’intérêt général ! », sur lesechos.fr (consulté le 20 mars 2016)
  4. A. K, « Groupe SOS : dix associations, onze entreprises », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 20 mars 2016)
  5. « Jean-Marc Borello, président du groupe SOS », sur Le nouvel Economiste | Politique & Economie, Entreprises & Management, Art de vivre & Style de vie (consulté le 20 mars 2016)
  6. « Association Arcat »
  7. « Rapport d'activité ARCAT 2002 », sur http://mediatheque.lecrips.net/docs/PDF_GED/S46037.pdf
  8. La-Croix.com, « Le Groupe SOS, géant assumé de l’économie sociale », sur La Croix (consulté le 20 mars 2016)
  9. Economie solidaire : Jean-Marc Borello, l’homme qui fait du social un business, Le Monde, 5 décembre 2018.
  10. (en) BATTILANA Julie, DESSAIN Vincent, LENHARDT Jerome, SOS Group: Scaling a Social Enterprise Conglomerate, HARVARD Business Publishing, , 23 p. (lire en ligne)
  11. « Composition des conseils d'administration », sur Groupe SOS
  12. « Biographie Jean-Marc Borello », sur groupe-sos.org
  13. « Jean-Marc Borello, traversée en solidaire » (consulté le 6 septembre 2016)
  14. « Réorganisation du Groupe SOS - HOSPITALOR devient Groupe SOS Seniors », sur geroscopie.fr (consulté le 20 mars 2016)
  15. « Jean-Marc Borello : « Nos services ne s'adressent pas qu'aux pauvres» », sur leparisien.fr,
  16. « Le Pavillon Elysée parie sur le luxe éco citoyen », Paris huitième,‎ (lire en ligne)
  17. « Groupe SOS sauve un réseau de 365 épiceries solidaires », sur go-met.com
  18. « Les brigades vertes en détresse rachetées par le groupe SOS à Dardilly », sur leprogres.fr
  19. « H7, l'hôtel branché des start-up lyonnaises, dévoile ses 40 premiers locataires », sur www.lesechos.fr
  20. « Coco Velten, un projet expérimental pour loger des sans-abri aux côtés d'entreprises et d'associations », sur www.francebleu.fr
  21. ANCOLS, Rapport définitif de contrôle sur la coopérative Alterna - n° 2015 - 159,
  22. Groupe SOS : un trésor immobilier évalué à 500 millions d’euros, Le Monde, 5 décembre 2018.
  23. « Communiqué du Groupe SOS », sur site du Groupe SOS
  24. ANCOLS, Rapport définitif de contrôle n° 2015 - 159, page 1