Jean-Pierre-Xavier Bidauld

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Jean-Pierre-Xavier Bidauld
Naissance
Décès
Nationalité
Français Drapeau de la France
Activité
Formation
Beaux-Arts de Lyon
Maître
Philippe Sauvan, Jean-Jacque de Boissieu
Élève
Mouvement
Mécènes
Intendant de Terray

Jean-Pierre-Xavier Bidault est un peintre paysagiste français, né à Carpentras le , mort à Lyon le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre-Xavier Bidault est né le 30 juin 1745 à Carpentras (Vaucluse). Il est le fils aîné de Jean-Baptiste Bidault et d’Angélique Raymond et a deux frères cadets également peintres qui s’appellent Jean-Joseph-Xavier Bidault (1758-1846) et Jean-Pierre-Henri Bidault (1760-1812). Il s'agit d'un peintre du XVIII-XIXème siècle, il se spécialise dans la peinture de genre, les animaux, les paysages, les natures mortes et sera même graveur. Il se fixe à Lyon à 19 ans, en 1762. À cette époque, l’industrie florissante de la soie attire de nombreux artistes de nature morte à Lyon.

Il sera marié trois, une fois à Marie Calomet, dont il sera le veuf, une fois à Marie Gayet, une fille de marchand-fabricant, le 3 mars 1772, et une dernière fois, en troisième noce, avec Philiberte Souton, une brodeuse, le 5 pluviôse an V (soit le 24 janvier 1797).

À sa mort, le 1er novembre 1813, il laisse trois enfants: la plus connue sera sa fille Marguerite-Rosalie dite Zélie Bidault née le 21 frimaire an VII (1798).

En 1860, l'orthographe de son nom de famille a été modifié de Bidault à Bidauld.

Sa formation[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre-Xavier Bidault a été l'élève de Philippe Sauvan (1698-1789), c'était un peintre d’histoire, de compositions religieuses, de portraits, mais aussi un graveur et un dessinateur. Plus tard, quand il sera sur Lyon, Jean-Jacque de Boissieu lui enseignera la gravure à l'eau-forte, qu'il réutilisera, notamment pour des vues de Lyon).

Sa carrière[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre-Xavier Bidault était peintre, dessinateur et graveur. Il s'est fait connaître à Lyon en peignant des natures mortes dans un hôtel particulier. Son travail a valu l’éloge du sculpteur du roi Julien et de Jean-Jacques de Boissieu. L’intendant de Terray va lui commander les 1ères vue de Lyon et il deviendra son protecteur. Entre autres, il a gravé à l’eau-forte et au burin des paysages, notamment des vues de Lyon (qui ont été les premières vues de Lyon sous la commande de l’intendant Terray). Il peindra aussi des oiseaux, des natures mortes et des fleur. Cependant, il privilégiera tout de même la peinture d’histoire naturelle. Il signait ses œuvres "J.-P.-X. Bidault" ou "Jean-Pierre-Xavier Bidault".

Il expose au Salon de Lyon en 1786, où il présentera La cascade de Tivoli, 4 natures mortes et 2 dessins de paysage et aussi aux Salons de Paris en 1802, 1806, 1808 et 1810, où il mettra en avant des Paysages, des Effets de Clairs de Lune, des fleurs et des oiseaux morts.

Jean-Pierre-Xavier Bidault est un peintre qui s'inscrit dans le courant du védutisme, un courant basé sur la recherche de perspectives dans des représentations de paysages. Il est aussi un graveur lyonnais qui assiste aux événements révolutionnaires, il montre tout cela dans un dessin inachevé, la Démolition des façades de Bellecour. On dira qu'il fera partie de l'univers visuel pré-révolutionnaire.

Jean-Pierre-Xavier Bidault et l'architecture de Lyon[modifier | modifier le code]

Il a été énormément inspiré par le château de Pierre Scize, il en réalisera 2 représentations qui seront deux de ses peintures les plus connues. Elles seront aussi les plus exactes et les plus proches chronologiquement des anciens châteaux des archevêques de Lyon qui sont devenus des prisons d’état car il fait un travail très minutieux, avec beaucoup de détails.

La famille Bidault[modifier | modifier le code]

Jean-Joseph-Xavier Bidault[modifier | modifier le code]

Jean-Joseph-Xavier Bidault est né le 10 avril 1758 à Carpentras et meurt le 20 octobre 1846 à Montmorency. Il est le frère cadet de Jean-Pierre-Xavier Bidault, et est par ailleurs plus connu que ce dernier. Il va même être considéré comme le père du paysage historique. Il suivit tout d’abord les conseils de son frère, puis les cours du portraitiste Rabillon à Paris en 1783. Il a été encouragé par Joseph Vernet et Fragonard et il est parti pour l’Italie où il resta de 1785 à 1790. Il participa au salon de Paris de 1791 à 1823 et obtint une médaille en 1812 et il devient par la suite membre l’Institut en 1823.

Ses paysages offrent de vastes perspectives et sont composés à la manière des paysages italiens du XVIIe siècle. Il est alors davantage spécialisé dans la peinture néo-classique que son frère sous l’Empire de Napoléon Bonaparte.

Joseph-Pierre-Henri Bidault[modifier | modifier le code]

Joseph-Pierre-Henri Bidault est né le 5 juillet 1760 à Carpentras, et est mort après 1812, il travaille l'orfèvre et est sculpteurs métal et sur bois. Il s'établit à Toulouse, d'où il réalisera la majeure partie de son travail.

Marguerite-Rosalie Bidault[modifier | modifier le code]

Marguerite-Rosalie, dite Zélie Bidault, est née le 21 frimaire an VII (1798) et est morte le 2 février 1876 à Lyon, elle est l'enfant la plus connue de jean-Pierre-Xavier Bidault. Elle se marie au chimiste Jean-Baptiste Guimet le 20 mai 1827. Son époux est né le 20 juillet 1795 à Voiron, en Isère, et il est le fils de Jean Guimet (un architecte et un ingénieur des ponts et chaussées). Jean-Baptiste est sorti diplômé de l’école polytechnique en 1816 et dès l’année suivante, il est admis au service des poudres et salpêtres de l’arsenal de Paris. Après divers postes, il est nommé en 1825 commissaire adjoint en poudre de Toulouse. Il fait donc partie d’une grande famille ayant marquée la période de la Première Révolution industrielle. Il est celui qui créa le bleu outremer artificiel, le « bleu Guimet ». Marguerite est l’élève de Girodet (1767-1824), un peintre d’histoire, de compositions mythologiques et de portraits. Elle peint des scènes historiques et des portraits. Un de ses portraits, Judith, fut exposé à Paris en 1827, à Toulouse en 1829 et à Lyon en 1836 (il se trouve aujourd’hui au musée de Carpentras). Son fils Émile Bidault sera également peintre et créera le musée Guimet où certaines œuvres de sa mère sont conservées.

Émile Guimet[modifier | modifier le code]

Émile Étienne Bidault, est né le 18 mai 1835 à Avallon (Yonne) et est mort le 24 mai 1896 dans la même ville. Il est un peintre de portraits, de paysages et aquarelliste. En 1854, il entre à l’École des beaux-arts de Paris où il fut élève de Gleyre et de Justin Ouvrié. Il est aussi grand voyageur, suite à ses nombreux voyages, il ramène de nombreux objets de collections qu'il expose dans son musée, le musée Guimet.

Henri Bidault[modifier | modifier le code]

Henri Bidauld est le petit-fils de Jean-Pierre-Xavier Bidault, il est né le 21 février 1839 à Saint-Colombe-les-Bois (Nièvre), et est mort le 5 septembre 1898 à Rossillon (Ain). Il a été un paysagiste distingué de style réaliste à la manière de Jean-François Millet, pour son travail, il obtient une médaille en 1890 avec Le Cours du Lignon et Une matinée dans la Loire. Il fait des études de sculpture, puis de peinture à Paris, puis à Rome où il séjourne 2 ans. Avant de s'installer définitivement Roussillon en 1868, il séjournera un temps à Paris. Il débutera en 1865 au Salon de Lyon comme son grand-père, puis il exposera au Salon de Paris par la suite.

Œuvres et style[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Xavier Bidault commence à se faire connaitre avec des peintures de nature morte et privilégie à ces début la peinture d’histoire naturelle. Cependant, il devient d’avantage connu et sollicité à l’époque pour ces représentations architecturales de Lyon, gravées à l’eau forte et au burin. Ses premières représentations de vues de Lyon sont sous la commande de l’intendant Terray. Il finira alors par en faire sa spécialité en répondant à diverses commandes privées d’illustrations architecturales (comme pour Façade des bâtiments de Mr. Rigod de Terrebasse du côté du Rhône, commandé par Mr. Rigod).

On remarque également dans son Œuvre, une inspiration ainsi qu’une admiration certaine pour le château de Pierre-Scize, qu’il peint de nombreuses fois sous différents angles, point de vue, et avec des techniques variées. Ce sont, par la suite, deux de ses représentations du dit château qui deviendront ses œuvres les plus connues, grâce notamment au travail minutieux sur les détails de l’édifice. Ces peintures restent les représentations les plus exactes et proches chronologiquement aux anciens châteaux des Archevêques de Lyon, devenus plus tard des prisons d’État. Bidault apportera alors une trace des édifices architecturaux de la ville de Lyon de son temps.

De plus, ces œuvres architecturales mettent également en scène les changements et transformations de la ville liés au contexte politico-social (que le peintre expérimente lui-même à cette époque). Par exemple, avec Démolition des façades de Bellecour, le graveur lyonnais montre à travers ce dessin à l’encre de Chine inachevé les bouleversements de la Révolution française et ses impacts sur la ville de Lyon et son architecture.

Nature morte, 1810, huile sur toile, 71×55, collection privée
  • Démolition des façades de Bellecour (vue prise de la place de la Liberté), date : Révolution française
  • Rives de la Saône au dessous du Fort Saint Jean (au dos, description du tableau dans une lettre manuscrite - représentation du pont de Serin et du grenier d’abondance), date : seulement la date du contrat, le 9 janvier 2009.
  • Façade des bâtiments de Mr. Rigod de Terrebasse du côté du Rhône (vue de la façade du côté de la Charité), date : 1772, lieu : quartier d’Ainay, Lyon.
  • Vue de la Colline Saint Irénée et de la Chapelle de Saint Roch, de la Saône (carte postale), date : 4e quart du XVIIIe siècle.
  • Commencement du Chemin des Etroits, pas de date de création ni de date de contrat.
  • Vue de Pierre Scize, date : 1787, lieu : Château de Pierre-Scize.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de décès des archives municipales numérisées de Lyon no 3230 de la page 380/451, cote du registre 2E157

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Prosper de Baudicour, Le peintre-graveur français, Paris, 1859.
  • Dominique Dumas, Salons et expositions à Lyon 1786-1918
  • E. Benezit, Dictionnaire des peintres sculpteurs dessinateurs et graveurs :
    • tomes 2 pour Bidault
    • tome 6 pour Girodet
    • tome 12 pour Sauvant
  • Marius Audin et Eugène Vial, Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de la France, Lyonnais : tome 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]