Catherine Harlé (agence)

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Catherine Harlé est une agence de mannequins française, particulièrement active dans les années 1960. Rassemblant sous son enseigne la plupart des jeunes femmes emblématiques de l'époque, elle fait partie de l'histoire de la mode des années 1960.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1958, la cover-girl américaine Dorian Leigh crée la première agence de mannequins en France où cette profession est jusqu'alors inorganisée. Quelques mois plus tard, la photographe Catherine Harlé, qui travaille avec elle, décide de s'installer à son compte et ouvre une agence à son nom[1].

Les débuts de Catherine Harlé sont incertains, mais l'agence prend son essor avec l'arrivée de Nicole de Lamargé dont le physique est remarqué par les photographes et les rédactrices de mode[2]. La présence répétée de ce mannequin sur les couvertures de magazines, à commencer par Elle, amène à l'agence de nombreuses autres candidates au mannequinat. Parmi celles-ci, certaines vont devenir les visages les plus connus des années 1960. D'autres, qui bénéficient déjà d'une notoriété, rejoignent l'agence dont la croissance multiplie les possibilités de contrats.

En 1966, Catherine Harlé devient, avec Dorian Leigh et Paris-Planning, l'une des trois agences les plus importantes d'Europe[1]. Ce trio compte à l'époque dans ses rangs plus de 200 mannequins[1].

Selon Jean-Marie Creuzeau, Catherine Harlé est le pseudonyme de Colette Normandin, issue d'une vieille famille de distillateurs des environs de Jarnac, dans la maison desquels « fut tourné un des premiers films[Lequel ?] de l'histoire du cinématographe ». Il dépeint ainsi la fondatrice de cette agence : « volontaire, précise dans ses programmations, exigeante dans l'exactitude et le sérieux nécessaire à cette profession de l'éphémère […] elle-même une artiste »[3].

Principaux mannequins[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des célébrités ayant été employées par Catherine Harlé[4] :

Notoriété[modifier | modifier le code]

En 1966, la notoriété de Catherine Harlé amène Jacques Dutronc à évoquer ses mannequins dans la chanson Les Play-Boys (paroles de Jacques Lanzmann) :

« Il y a les drogués, les fous du Zen,
Ceux qui lisent et ceux qui savent parler
Aux mann'quins d'chez Catherine Harlé,
Ceux qui s'marient à la Madeleine […] »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jean-Francis Held, « La foire aux mannequins », Le Nouvel Observateur no 80, 25 mai 1966 lire en ligne (page consultée le 19 octobre 2010).
  2. « Le véritable départ se fit quand, par bonheur, j'ai rencontré une jeune Française douée de toutes les qualités et de quelques défauts qui nous sont propres : Nicole de Lamargé », cité in Catherine Harlé, Comment devenir modèle, ou comment être belle et le rester, Paris, Robert Laffont, 1970.
  3. À Jarnac, 1994, p. 78.[source insuffisante].
  4. Fabrice Gaignault, Les égéries sixties, Paris, Fayard, 2006 (ISBN 978-2213620541).
  5. Surnommée « la Marianne de Mai 68 » à la suite d'un célèbre cliché du photographe Jean-Pierre Rey du (voir en ligne (page consultée le ).
  6. Épouse de Gilbert Bécaud.
  7. Épouse de Gérard Lanvin.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Harlé, Comment devenir modèle, ou comment être belle et le rester, Paris, Robert Laffont, 1970, (ISBN 2221025830).