Madeleine Lebeau

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Madeleine Lebeau
Nom de naissance Marie Madeleine Berthe Lebeau
Naissance
Antony, France
Nationalité française
Décès (à 92 ans)
Estepona, Espagne
Profession Actrice
Films notables Casablanca
Huit et demi
Les Chouans

Madeleine Lebeau, née le à Antony et morte le à Estepona, est une actrice française.

Son passage aux États-Unis fait qu'elle est parfois créditée sous la graphie Madeleine LeBeau.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le , elle épouse Marcel Dalio[1], avec lequel elle fuit Paris en 1940. Ils se rendent à Lisbonne où ils obtiennent des visas pour le Chili. Mais en débarquant au Mexique, ils apprennent que ceux-ci sont des faux. Ils se procurent alors des passeports canadiens temporaires, et finissent par s'installer aux États-Unis.
Ils obtiennent des rôles à Hollywood. Elle joue Anna Held, la femme de Florenz Ziegfeld, dans Gentleman Jim avec Errol Flynn, puis la fiancée délaissée d'Humphrey Bogart dans Casablanca.

Madeleine et Marcel divorcent par jugement rendu le . Elle revient en France après la guerre et y reste jusqu'en 1966, quand elle part pour Rome avec Tullio Pinelli, le scénariste de Fellini, avec lequel elle sera mariée de 1988 jusqu'à son décès en 2009. Elle s'installe ensuite à Estepona en Espagne[2] où elle meurt en 2016[3],[4]

Sa carrière représente l’un des plus étonnants éventails de cinéma, allant de Huit et demi de Fellini ou Casablanca de Curtiz à des films plus légers tels que le remake de Et moi j'te dis qu'elle t'a fait de l'œil !, en passant par des films historiques comme Les Chouans avec Jean Marais ou chez Sacha Guitry.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Elle participe à la séquence culte de la Marseillaise chantée dans le film Casablanca, et son visage bouleversé, ses larmes bien réelles ont causé un impact profond, qui a valorisé ce film classique. Au moment où elle criait « Vive la France ! » devant la caméra, la France était toujours occupée. Pour Audrey Azoulay, ministre française de la Culture en 2016, son visage « restera à jamais celui de la France de la Résistance »[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]