Marie Trintignant

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Marie Trintignant
Description de cette image, également commentée ci-après

Dessin de Marie Trintignant et Patrick Dewaere dans Série noire.

Naissance
Boulogne-Billancourt, France
Nationalité France Française
Décès (à 41 ans)
Neuilly-sur-Seine, France
Profession Actrice
Films notables Série noire
Les Marmottes
Une affaire de femmes
...Comme elle respire

Marie Trintignant (Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), née le à Boulogne-Billancourt et morte tuée par Bertrand Cantat à Neuilly-sur-Seine le , est une actrice [[France|française].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Fille de l'acteur Jean-Louis Trintignant et de la réalisatrice Nadine Trintignant, Marie Trintignant commence sa carrière d'actrice en 1966, à l'âge de quatre ans, dans Mon amour, mon amour de sa mère, aux côtés de son père, puis enchaîne d'autres films avec sa mère.

En 1978, à 16 ans, elle tourne dans Série noire [1] d'Alain Corneau, qui entre dans les annales du film noir grâce à l'ambiance sombre et désespérée qui en émane et surtout l'interprétation de Patrick Dewaere sans qui le film « n'aurait pas existé », selon le réalisateur[réf. nécessaire].

Dans les années 1980, sa notoriété bondit grâce à Claude Chabrol. Son timbre de voix grave et son regard profond sont mis en valeur dans Une affaire de femmes — film dans lequel elle incarne une prostituée, amie du personnage principal incarné par Isabelle Huppert — et dans Betty, en 1992, dans lequel elle tient le premier rôle, un personnage d'alcoolique en rupture avec sa famille bourgeoise et qui provoque le désordre dans le couple qui la recueille.

Dans les années 1990, elle obtient le premier rôle dans Nuit d'été en ville de Michel Deville. Elle se met à la comédie avec des films comme Cible émouvante ou encore … Comme elle respire, deux films de Pierre Salvadori où elle donne la réplique à Jean Rochefort et Guillaume Depardieu.

En 2000, sous la direction de sa mère Nadine Trintignant, elle joue le rôle d'une militante du droit à l'avortement dans le téléfilm Victoire ou la Douleur des femmes. La même année, elle est membre du jury au Festival du cinéma américain de Deauville.

Elle est nommée cinq fois aux César du cinéma (1989 pour Une affaire de femmes, 1994 pour Les Marmottes, 1997 pour Le Cri de la soie, 1998 pour Le Cousin et 1999 pour … Comme elle respire), sans obtenir le trophée.

Décès[modifier | modifier le code]

Tombe de Marie Trintignant au cimetière du Père-Lachaise (division 45).

Dans la nuit du 26 au 27 juillet 2003, alors qu'elle tourne le téléfilm Colette, une femme libre à Vilnius en Lituanie, une dispute au sujet d'un message envoyé par son mari Samuel Benchetrit, dont elle est séparée, éclate avec son compagnon Bertrand Cantat. Ce dernier et Marie Trintignant ont une relation depuis 18 mois. Lors de cette dispute, Bertrand Cantat la frappe à plusieurs reprises (19 coups, dont 4 au visage selon les légistes). La comédienne tombe au sol, inanimée[2]. Bertrand Cantat la porte alors jusque dans son lit. Dans la nuit, il appelle au téléphone Vincent, le frère de Marie. Celui-ci rejoint le chanteur à l'aube, mais ne mesure pas la gravité de la situation. Ce n'est qu'à 8 heures du matin qu'il se décide enfin à appeler les secours.

Le 29 juillet 2003, une équipe médicale française pratique une opération à l’hôpital de Vilnius. Pour les médecins qui s’occupent d’elle, le pronostic vital est extrêmement réservé. Elle est rapatriée en France le 31 juillet 2003 en état de mort cérébrale, à la suite d'un œdème cérébral suivi d'un coma profond provoqué par les coups portés[3]. Une opération de la dernière chance est tentée par le neurochirurgien Stéphane Delajoux[4], mais elle meurt le lendemain, le vendredi 1er août 2003, à Neuilly-sur-Seine.

Marie Trintignant est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (45e division) le 6 août 2003, en présence d'une assistance vêtue de blanc comme l’a demandé la famille, ont rapporté les journaux. Son cercueil est recouvert de tournesols, sa fleur favorite[5]. Le matin, un hommage réunit des proches au théâtre Édouard VII pour des lectures de textes et chansons joués ou appréciés par Marie Trintignant.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marie Trintignant est la mère de quatre enfants : Roman, né en 1986 de Richard Kolinka, Paul né en 1993 de François Cluzet, Léon né en 1996 de Mathias Othnin-Girard, et Jules né en 1998 de Samuel Benchetrit.

En 1998, Nadine Trintignant épouse son compagnon de longue date, le réalisateur Alain Corneau, qui adopte dans la foulée Marie et son frère Vincent, avec le consentement de leur père biologique, Jean-Louis Trintignant[6].

Le 4 septembre 2010, Alain Corneau est inhumé auprès de Marie au Père-Lachaise. Leur sépulture porte en épitaphe une citation signée de Percy Shelley : « Paix, paix, ils ne sont pas morts, ils ne sont pas endormis, ils se sont réveillés du rêve de la vie. »

Hommage[modifier | modifier le code]

Le 13 mai 2007, Bertrand Delanoë, maire de Paris, inaugure le square Marie-Trintignant (ou jardin Marie-Trintignant) situé entre l'hôtel de Sens et la Seine, rue de l'Ave-Maria, dans le 4e arrondissement[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]

En 1990, elle joue le rôle de Bianca, une chanteuse pop au purgatoire dans le film d'Otakar Votocek Wings of Fame (« Les Ailes de la renommée »), mais l'enregistrement de la chanson qu'elle y interprète n'est pas disponible.

En novembre 2001, elle interprète la chanson Je suis dev'nue la bonne en duo avec Thomas Fersen, lors de l'émission en public Absolument fabuleux sur France Inter. En 2003, toujours avec Thomas Fersen, elle enregistre Pièce montée des grands jours, chanson éponyme de l'album de ce dernier.

En 2003, dans le film Janis et John de Samuel Benchetrit, elle interprète le rôle d'une femme qui se fait passer pour Janis Joplin ; elle y chante aussi.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le scénario est tiré d'un livre de Jim Thompson, A Hell of a woman, et les dialogues sont de l'écrivain oulipien Georges Perec.
  2. Stéphane Bouchet et Frédéric Vézard, « La justice lituanienne », Le Parisien, 20 février 2004.
  3. « Causes de la mort de Marie Trintignant », La Voix du Nord, 18 octobre 2007 (lien brisé, uniquement accessible via archive.is).
  4. Agathe Fourgnaud, « Le drame de Marie Trintignant », Le Point, 18 janvier 2007.
  5. La tombe de Marie Trintignant se trouve à côté de celle du producteur de cinéma Daniel Toscan du Plantier à sa gauche et de celle du chanteur de variété Gilbert Bécaud à sa droite.
  6. Romain Clergeat, « Alain Corneau: Nadine Trintignant, la femme de sa vie », Paris-Match, 3 septembre 2010.
  7. « Les nouveaux jardins et équipements », dossier de presse Jardins et Nature à Paris, 1er semestre 2007, sur le site web de la Mairie de Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Documentaire télévisé[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]