La Bussière (Vienne)

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La Bussière
Bourg de La Bussière (Vienne).
Bourg de La Bussière (Vienne).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Montmorillon
Intercommunalité Communauté de communes des Vals de Gartempe et Creuse
Maire
Mandat
Éric Viaud
2014-2020
Code postal 86310
Code commune 86040
Démographie
Population
municipale
325 hab. (2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 38′ 07″ Nord 0° 49′ 28″ Est / 46.6352777778, 0.824444444444
Altitude Min. 69 m – Max. 143 m
Superficie 32,09 km2
Localisation

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Liens
Site web labussiere-vienne.fr

La Bussière est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de La Bussière présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose [1] :

  • de Terres fortes pour 45 % et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour 33 % sur les plateaux du Seuil du Poitou ;
  • de calcaires pour 7% dans les vallées et les terrasses alluviales ;
  • de groies profondes pour 11 % dans les plaines. Les groies sont des terres du sud-ouest de la France, argilo-calcaires, peu profondes - en général de moins de 50 cm d’épaisseur – et plus ou moins riches en cailloux. Elles sont fertiles et saines et donc, propices à la polyculture céréalière mais elles s’assèchent vites

En 2006, 87 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 13 % par des forêts et des milieux semi-naturels [2].

La forêt privée représente, en 2007, 526 hectares soit 16 % du territoire communal[3]. Les espaces boisés (la moyenne sur la région Poitou-Charentes est de 15  %, et 29,2  % pour la France) sur le territoire communal contribuent à assurer des fonctions de production (bois d’œuvre mais aussi bois énergie), de protection (espèces, qualité des eaux) et sociales (accueil du public). Les forêts les plus anciennes ou implantées dans des conditions écologiques particulières (pentes, bords de cours d'eau...) abritent en général la biodiversité la plus forte. Mais, au cours de l’histoire, pour répondre aux besoins d'une population rurale importante, la forêt poitevine a été intensément défrichée et sur-exploitée jusqu’à la révolution industrielle. Environ la moitié des forêts actuelles du Poitou n'existait pas il y a 200 ans[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Gartempe sur une longueur de 5 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en Zone de Répartition des Eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en Zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’ eutrophisation[2].

151 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[6], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village provient du latin buxus qui signifie buis. La Bussière est un donc un endroit où poussaient des buis[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il est cependant l’objet d’un attentat en 1799 à un moment de réaction royaliste[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mars 2001 Mars 2008 Jean Roquet    
mars 2008 mars 2014 Yolande Maigret    
mars 2014 en cours Eric Viaud    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 325 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
924 746 957 993 1 069 1 112 1 067 1 026 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
964 910 931 921 820 795 801 800 812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
822 806 850 738 718 741 736 701 657
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
680 622 495 437 395 350 370 366 350
2013 - - - - - - - -
325 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l'INSEE, la densité de population de la commune était de 11 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

La chute démographique constatée s’inscrit dans un vieillissement des populations du sud-est du département. C’est aussi une problématique qui s’inscrit dans une région plus vaste qui impacte les départements voisins : ainsi, si la part des + 60 ans dans le département de la Vienne atteint 23,2%, il est de 32,7% dans le département de la Creuse, 29% dans le département de l'Indre et 26,3% pour le département de la Charente[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 29 exploitations agricoles en 2010 contre 34 en 2000[12]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[13].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 374 hectares en 2000 à 2 111 hectares en 2010. 47 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 19 % pour les oléagineux (colza et tournesol) , 20 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2010, hectare (2 en 2000) est consacré à la vigne. Le vignoble est partagé entre 3 exploitations (9 en 2000)[12].

8 exploitations en 2010 (contre 13 en 2000) abritent un élevage de bovins (454 têtes en 2010 contre 567 têtes en 2000). 11 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage d'ovins (1 487 têtes en 2010 contre 1 325 têtes en 2000). Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[14].

L'élevage de volailles a connu une hausse importante : 625 têtes en 2000 répartis sur 13 fermes contre 1 221 têtes en 2010 répartis sur 15 fermes.

L'élevage de chèvres est stagnant: 312 têtes en 2010 sur 3 fermes, 279 têtes sur 3 fermes en 2000[12].La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2 % des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44 %[15]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96 % des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1 % de la production de lait et 6 % des fermes. 75 % des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75 % de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le château de la Bertholière, à la sortie du village, sur la rive gauche de la Gartempe.
  • Le château de la Guitière, à la sortie du village, sur la rive gauche de la Gartempe.
  • Le château de la Roche-Aguet sur la rive droite de la Gartempe.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune abrite quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [17] qui couvrent 2 % de la surface communale. Il s'agit :

  • du vallon de Perajoux,
  • du vallon de Foussac,
  • du Grand Étang,
  • de la basse vallée de la Gartempe qui bénéficie des protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore[18] .
Le vallon de Pérajoux[modifier | modifier le code]

Entre Saint-Savin-sur-Gartempe et Saint-Pierre-de-Maillé, la vallée de la Gartempe est jalonnée de vallons latéraux, généralement boisés, aux pentes fortes, au pied desquelles s’écoule un ruisseau qui va se jeter dans la rivière toute proche. Le vallon de Pérajoux, situé à trois kilomètres au sud de Saint-Pierre-de-Maillé est l’un de ceux-ci. C’est un sillon marqué, profond d’une quarantaine de mètres, entaillé dans les calcaires jurassiques, au cœur d’une zone boisée plus vaste – le bois des Défens - qui déborde largement sur le plateau. Le boisement est composé par le chêne pédonculé et le charme. La strate arbustive est caractérisée par la présence de buis, de viorne lantane et d’aubépines. La strate herbacée est typique des bois frais sous climat atlantique et sur sols argilo-calcaires profonds et plus ou moins caillouteux. La Jacinthe des bois et l’Ornithogale des Pyrénées y abondent, accompagnées de tout un cortège de plantes de sous-bois qui affectionnent les sols riches en calcium.

En bas du versant du vallon de Pérajoux, au niveau du ruisseau temporaire qui parcourt le thalweg, la chênaie-charmaie cède la place à une chênaie-frênaie plus exigeante en eau : c’est là que prospère la Lathrée clandestine, une curieuse plante de couleur bleuâtre, dépourvue de chlorophylle qui parasite les racines des chênes, des noisetiers et de diverses autres essences forestières.

Les caractéristiques micro-climatiques du vallon de Pérajoux, dont l’encaissement et l’orientation est/ouest favorisent une atmosphère fraîche et humide, expliquent la présence d’une flore rare, à affinités submontagnardes, très originale dans les plaines et les collines de la Vienne soumis à un climat atlantique : Le Lis martagon. Au vallon de Pérajoux, comme dans la plupart de ses autres sites, le lis est peu abondant et fleurit peu, l’essentiel de la population restant stérile, ce qui témoigne de conditions écologiques limites ici - à moins de 100 m d’altitude - pour la survie de cette espèce montagnarde. Il est toutefois remarquable de constater que ce site était déjà connu des botanistes à la fin du XIXe siècle et semble donc se maintenir dans ce vallon dont l’état de conservation des milieux n’a probablement pas été significativement modifié depuis plus d’un siècle.

Le vallon de Foussac[modifier | modifier le code]

Le vallon est situé à mi-chemin entre, au nord, Saint-Pierre-de-Maillé et, au sud, Saint-Savin-sur-Gartempe. C’est un vallon boisé qui s’ouvre sur sa rive gauche de la vallée de Gartempe. Les milieux écologiques y sont très contrastés. C’est ce qui a justifié son classement et sa protection, notamment avec la présence attestée de plantes rarissimes en Poitou.

Les bords de la rivière sont composés d’alluvions argilo-calcaires et de sables caillouteux. Les prairies mésophiles qui s’y sont développées sont irrégulièrement pâturées. On y a recensé la Saxifrage granulée, la Grande Oseille et, surtout, le Narcisse des poètes. Ce dernier se trouve normalement dans des sites situé en moyenne altitude, dans les Alpes, les Pyrénées ou le Massif Central, où il fait encore l’objet d’une exploitation pour l’industrie des parfums. C’est, en fait, une plante rarissime en plaine et la vallée de la Gartempe est le seul site poitevin où elle a été recensée (une centaine de pieds). Cette plante est très vulnérable et en constant danger de disparition. En effet, elle souffre non seulement de la transformation des prairies mais surtout d’une cueillette abusive et brutale non respectueuse de la plante, ainsi que de l’arrachage de ses bulbes.

Le vallon latéral de Foussac est occupé par une forêt de ravin. Elle s’est développée en partie sur un chaos rocheux. La forêt est peuplée essentiellement de chênes pédonculés et de charmes communs. Elle abrite, aussi, quelques hêtres. Cette essence est surtout répandue dans la moitié Nord de la France et elle est à affinités montagnardes dans le Sud. Sa présence est très disséminée en région Poitou-Charentes où on la rencontre surtout dans des biotopes dont le microclimat est frais et humide, c’est-à-dire des versants exposés au Nord et à l’Est, ou dans des ravins (comme pour le vallon de Foussac). Son implantation a du être, dans le vallon, spontanée même si ce dernier est à moins de cent mètres d’altitude. Bien qu’assez faible, la population montre des classes d’âge diversifiées où les jeunes sujets voisinent avec les arbres adultes (dont plusieurs ont été abattus lors de l’ouragan de décembre 1999). Ceci est l’indice d’une bonne acclimatation du hêtre commun au site. Par ailleurs, le hêtre est accompagné à Foussac par une autre essence qui recherche le même type d’habitat : l’Érable sycomore.

La strate arbustive du vallon de Foussac est représentée par le Houx, l’Aubépine épineuse et le Néflier. La strate herbacée est composée de plantes d’humus doux, profond et correctement alimenté en eau: ont, ainsi, été recensées le Lamier jaune, la Renoncule tête d’or, le Gouet tacheté et l’ Euphorbe douce.

La basse vallée de la Gartempe[modifier | modifier le code]

Ce site, qui est classé zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [17], s’étend sur les deux communes de La Bussière et de Saint-Pierre-de-Maillé. Il est situé à proximité de la confluence entre la Gartempe et l’Anglin, à l’Est du département de la Vienne.

La basse vallée de la Gartempe abrite des habitats semi naturels variés composés de forêts d’essences à feuilles caduques qui couvrent plus de la moitié de la surface, de prairies améliorées, de milieux aquatiques ainsi qu’une quinzaine de grottes naturelles dispersées le long de la vallée.

L’intérêt biologique du site, ayant notamment justifié son classement, réside essentiellement dans la présence de deux habitats: les grottes, qui constituent des gîtes pour les chiroptères dont les populations sont parmi les plus importantes du Poitou, et les eaux de la Gartempe où vivent plusieurs espèces de poissons menacés en Europe.

En effet, la très forte densité en grottes fait de la basse vallée de la Gartempe un site particulièrement favorable pour les chauves-souris dont 14 espèces différentes ont été recensées, toutes protégées en France : la Barbastelle d’Europe, le Grand murin, le Grand rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, le Murin à moustaches, le Murin à oreilles échancrées, le Murin de Bechstein, le Murin de Daubenton, le Murin de Natterer, l’ Oreillard, l’Oreillard roux, le Petit rhinolophe, la Pipistrelle de Kuhl et le Rhinolophe euryale. Les populations et le espèces se répartissent entre les différentes cavités. La présence d’espèces très localisées et vulnérables telles que le Rhinolophe euryale ou le Murin à oreilles échancrées renforce l’intérêt de la protection de la vallée. Cette protection est d’autant plus essentielle que des dérangements liés à l’activité humaine: tourisme ou aux prospections spéléologiques peuvent être dommageables à la tranquillité des chauves souris dont certaines espèces sont très sensibles aux dérangements durant certaines phases importantes de leur cycle biologique comme lors de leur hibernation et durant la période de reproduction. L’importante couverture boisée ainsi que la présence de nombreuses prairies pâturées autour des grottes procurent des terrains de chasse privilégiés aux chiroptères et constituent des facteurs positifs pour la survie de ces espèces dans ce site.

Les eaux de la Gartempe abritent, quant à elles, deux espèces de poissons en forte régression en France : le Saumon atlantique qui a d’ores et déjà disparu de la Seine, du Rhin, des affluents de la Garonne et se trouve en danger dans le bassin de la Loire, et la Lamproie marine qui est présente en France essentiellement sur les bassins de la Garonne et de la Loire. Ces deux espèces anadromes - elles passent une partie de leur vie en mer et remontent les cours d’eau douce pour frayer - nécessitent des eaux fraîches et oxygénées pour leur reproduction ainsi que des caractéristiques très précises de granulométrie du sédiment, de profondeur de l’eau et de vitesse du courant. La multiplication des ouvrages sur les cours d’eau, en empêchant l’accès aux frayères traditionnelles, a eu un impact très fort sur la régression de ces deux espèces. Les berges pourvues d’une abondante végétation aquatique constituent par ailleurs le biotope de deux espèces de libellules considérées comme menacées en Europe : la Cordulie à corps fin et le Gomphe de Graslin.

Enfin, la basse vallée de la Gartempe abrite deux plantes rares : la Laîche digitée et le Lis martagon. Cette dernière est une plante surtout montagnarde qu’on ne trouve que très rarement dans le plaines atlantiques où elle ne peut subsister que dans des sites au microclimat particulier. De nombreux pieds restent stériles et témoignent de conditions écologiques limites pour cette plante très éloignée ici des forêts montagnardes qui représentent son biotope optimal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Adrien André (1884-1965), homme politique
  • Gilbert Bécaud (1927-2001), chanteur, compositeur, pianiste, acteur . Son buste trône sur la place du village car l'artiste possédait une résidence sur la commune, en plus de son domicile parisien et fut conseiller municipal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. a et b Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  3. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  4. IFEN-BD CORINE Land Cover® 2006, toutes couches « Forêt », hors espace vert artificialisé non agricole
  5. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  6. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  7. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Édition FLOHIC – 2002 – ISBN 2-84234-128-7
  8. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 195
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  11. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  12. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  13. Agreste – Enquête Structure 2007
  14. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  15. Panorama de l’Agriculture en Vienne – juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  16. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  17. a et b Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  18. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013