Jean Sorel

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Jean Sorel
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Jean Sorel en 1966

Nom de naissance Jean Bernard Antoine de Chieusses de Combaud Roquebrune
Naissance
Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Acteur
Films notables Belle de jour

Jean Sorel est un acteur français né le à Marseille.

Biographie[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Jean de Chieusses de Combaud Roquebrune, il est issu d'une lignée remontant aux Capétiens[1]. Son père, Guillaume (dit Guy) de Combaud Roquebrune[réf. nécessaire], fondateur de la revue Liberté avec son beau-frère, François de Menthon, meurt lors d'un raid sur Sennecey-le-Grand en septembre 1944[2].

Jean Sorel entame des études à l'École normale supérieure en vue d'une carrière diplomatique avant de servir en Algérie en 1956-1957[3]. Ayant décidé à son retour de devenir comédien, il débute au cinéma en 1959 dans un second rôle dans J'irai cracher sur vos tombes, adaptation par Michel Gast du roman de Boris Vian. L'année suivante, il obtient son premier grand rôle dans Les Lionceaux de Jacques Bourdon, puis tourne en Italie Les Adolescentes d'Alberto Lattuada et Ça s'est passé à Rome de Mauro Bolognini. Souvent comparé à Alain Delon en raison de sa beauté[4], il partage dès lors l'essentiel de sa carrière entre la France et l'Italie[5], jusqu'à être davantage présent dans le cinéma italien que dans le cinéma français.

Il enchaîne dès lors les films : Amélie ou le Temps d'aimer de Michel Drach et Vive Henri IV... vive l'amour! de Claude Autant-Lara en 1961, Vu du pont de Sydney Lumet d'après Arthur Miller, Le Désordre de Franco Brusati et Adorable Julia d'Alfred Weidenmann aux côtés de Lilli Palmer en 1962, Germinal de Yves Allégret et Chair de poule de Julien Duvivier en 1963, La Ronde de Roger Vadim avec Jane Fonda et De l'amour de Jean Aurel avec Anna Karina en 1964...

Après l'échec de Sandra de Luchino Visconti en 1965), une histoire d'inceste dont il partage la vedette avec Claudia Cardinale, il tourne L'Homme qui rit de Sergio Corbucci d'après Victor Hugo et plusieurs sketches humoristiques à nouveau sous la direction de Mauro Bolognini. En 1967, il tourne aux côtés de Catherine Deneuve son film le plus célèbre : Belle de jour de Luis Buñuel d'après Joseph Kessel.

Jean Sorel et sa femme, Anna Maria Ferrero, à la gare centrale d'Amsterdam le 25 janvier 1966

À partir de la fin des années 1960, il apparaît dans de nombreux gialli signés Lucio Fulci, Umberto Lenzi, Aldo Lado ou Romolo Guerrieri. Il travaille aussi avec l'Espagnol José María Forqué (El ojo del huracán en 1971) et l'Américain Fred Zinnemann (Chacal en 1973). Il joue pour la télévision Une vieille maîtresse (1975) d'après Barbey d'Aurevilly. Au cinéma, il tourne en 1977 Les Enfants du placard avec Benoît Jacquot, qu'il retrouvera en 1981 sur Les Ailes de la colombe, et en 1979Les Sœurs Brontë avec André Téchiné.

Dans les années 1980, il joue dans L'Herbe rouge (1985) de Pierre Kast d'après Boris Vian, et pour la télévision, dans La Naissance du jour de Jacques Demy d'après Colette et La Démobilisation générale de Hervé Bromberger. Suivent entre autres Aspern (1985) de l'Argentin Eduardo de Gregorio, nouvelle adaptation de Henry James, Rosa la rose, fille publique (1986) de Paul Vecchiali.

Il tourne aussi quelques comédies en Italie, aux côtés d'Adriano Celentano, Bud Spencer et Thierry Lhermitte. À la télévision, il joue dans les feuilletons Come una mamma (1990) et Butterfly de Tonino Cervi en Italie, dans Les Cœurs brûlés (1992) et Les Yeux d'Hélène (1994) en France.

Au théâtre, il est mis en scène en 1984 par Roger Planchon dans Alice par des chemins obscurs. Il n'y reviendra que rarement, en Italie, notamment en 2001 dans Il Candido de Leonardo Sciascia.

Il a épousé en 1963 l'actrice italienne Anna Maria Ferrero, sa partenaire dans Traqués par la Gestapo (1962) et qui abandonne sa carrière peu après.

Il est commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres en janvier 2011[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 1983 : Alice, par d'obscurs chemins... de Roger Planchon, mise en scène de l'auteur, TNP Villeurbanne
  • 2001 : Candido ovvero... de Leonardo Sciascia, mise en scène de Walter Manfrè
  • 2006 : L’individuo, la libertà e il perdono. Hegel legge Dostoevskij de Roberto Mordacci
  • 2015 : Les Trois Météores d'après Bruno Villien

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.capet.org
  2. « Épopée SAS de Guy de Combaud » sur le site de la Maison de la Résistance et de la Libération du Chalonnais.
  3. Le service militaire durait alors vingt-huit mois en raison de la guerre d'indépendance.
  4. Laurence Schifano, Visconti : Une vie exposée, Folio Gallimard, mai 2009.[réf. insuffisante]
  5. « Jean Sorel » dans Jean-Loup Passek (dir.), Dictionnaire du cinéma, Larousse, 2001, p.1374.
  6. Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres (janvier 2011) sur france-phaleristique.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]