Marisa Mell

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Marisa Mell
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Dans une scène de Danger : Diabolik ! (1968).
Nom de naissance Marlies Theres Moitzi
Naissance
Graz, Autriche
(à l'époque annexée par l'Allemagne)
Nationalité Drapeau de l'Autriche autrichienne
Décès (à 53 ans)
Vienne, Autriche
Profession Actrice
Films notables Danger : Diabolik !
Méfie-toi Ben, Charlie veut ta peau
Treize femmes pour Casanova

Marlies Moitzi, dite Marisa Mell, née le à Graz et morte le à Vienne, est une actrice autrichienne, dont une grande partie de la carrière s'est déroulée dans le cinéma italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marisa Mell a grandi à Graz sous le nom de Marlies Theres Moitzi. Dès le début, elle était passionnée de théâtre. Elle a fréquenté l'école d'art dramatique de Graz, puis l'Institut Max-Reinhardt-Seminar à Vienne. Dans sa classe, il y avait entre autres Erika Pluhar et Senta Berger. Parce qu'elle voulait devenir une vedette internationale, elle a changé son nom en Marisa Mell. Après avoir terminé l'école d'art dramatique, elle a épousé le Suisse Henri Tucci. Mais le mariage n'a pas duré. Son premier succès international est venu dans le film de 1963 réalisé par Ken Russell, French Dressing. La même année, elle a été victime d'un accident de voiture avec de graves blessures au visage. Pendant six heures, elle est restée inconsciente, sans savoir qu'elle avait presque perdu son œil droit. Elle était également gravement blessée à la lèvre. Elle a passé les deux années suivantes en chirurgie esthétique et il ne restait aucune séquelle sur son visage, hors une lèvre ourlée de façon caractéristique[1],[2].

Appelée en Italie par Mario Monicelli pour le tournage du film Casanova 70 en 1964, elle est surtout connue pour son rôle d'Eva Kant dans le film Danger : Diabolik !, réalisé par Mario Bava en 1968, devenant ainsi l'un des visages féminins les plus célèbres du cinéma de genre italien des années 1960 et 1970. Elle a souffert de la mort de sa fille née prématurément en 1969, et n'a jamais eu d'autre enfant[3],[2]. Le giallo Perversion Story (1969) de Lucio Fulci où elle incarne le double personnage de Susan Dumurrier et de Monica Weston lui apporte encore un surcroît de popularité. Également connue pour sa vie mondaine, elle devient célèbre comme l'une des vedettes de la dolce vita romaine[4]. Elle était souvent au centre des attentions des paparazzi avec son petit ami Pier Luigi Torri, un aristocrate amateur de vie nocturne. En 1971, il a une série de problèmes juridiques liés à la fourniture de cocaïne aux clients de sa boîte de nuit et a fui le pays sur son yacht. Après avoir été arrêté à Londres pour une escroquerie bancaire de 300 millions de dollars dans une affaire qui rappelle ironiquement l'intrigue de Danger : Diabolik !, Torri s'évade de sa cellule en effectuant une fuite audacieuse et acrobatique par les toits, et échappe à une énorme opération de recherche diligentée par la police anglaise furieuse ; il est finalement repris en Amérique après 18 mois de fuite. Marisa Mell a ensuite noué une relation amoureuse avec l'acteur Helmut Berger, avec lequel elle joue dans Ultime Violence (1977) de Sergio Grieco. Elle a également eu des liaisons avec Anthony Perkins, Alexandre Onassis, Roman Polanski et Tadeusz Kantor[4]. En 1976, elle a joué aux côtés de Tony Curtis dans Treize femmes pour Casanova. La même année, elle pose pour la couverture du Playboy italien[2].

Son dernier film est I love Vienna (de) (1991). Elle meurt en 1992 à l'âge de 53 ans d'un cancer de la thyroïde[5],[6],[2] et est enterrée au cimetière de la paroisse de Kahlenbergerdorf à Vienne.

En 2000, son nom a été donné à une petite rue de Vienne, Marisa-Mell-Gasse, dans le quartier de Liesing.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Federica Banderali, « Marisa Mell, storia e curiosità sull’attrice dalla vita turbolenta », sur corriere.it
  2. a b c et d (en) Tom Lisanti et Louis Paul, Film Fatales: Women in Espionage Films and Television, 1962-1973, (ISBN 1476667977)
  3. (en) Peter Marks, « A Role Rekindled », sur washingtonpost.com,
  4. a et b (it) « Marisa Mell, visse tra cinema e movimentate love story », sur corriere.it, (version du 20 mai 2015 sur l'Internet Archive)
  5. (it) « È morta Marisa Mell, walkiria di via Veneto », sur lastampa.it,
  6. (it) « E' MORTA MARISA MELL », sur repubblica.it,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]