Demofilo Fidani

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Demofilo Fidani
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Biographie
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RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Genre artistique

Demofilo Fidani (Cagliari, ) est un réalisateur italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marié à Mila Vitelli Valenza, Demofilo Fidani a été très prolifique dans sa réalisation de westerns spaghetti,

« Entre 1968 et 1973, le cinéaste va réaliser une bonne douzaine de westerns ineptes, généralement tournés dans des prairies ou des terrains vagues non loin de Rome, parfois même dans des carrières, où, de temps à autre, on peut remarquer des traces de pneus de camions"[1].

Son style est celui d'un « prêteur sur gages ». Il utilise dans ses titres des noms de héros connus (Butch Cassidy, Macho Callaghan, Django et Sartana) pour faire passer commercialement des films de type alimentaire. On a stigmatisé son manque d'originalité et son peu d'attention à la continuité des scénarios[2].

De ce fait, on le considère comme « le pire réalisateur de westerns ». Ce qui lui a valu le surnom de « Ed Wood du western spaghetti ».

En sus des westerns spaghetti, il a donné dans le genre gangster (Sedia elettrica), thriller (A.A.A. Massaggiatrice bella presenza offresi…), érotique (Calde labbra) ou comédie légère (La professoressa di lingue).

Les acteurs avec lesquels il a le plus travaillé sont Hunt Powers (alias Jack Betts), Gordon Mitchell, Jeff Cameron, Ettore Manni et Klaus Kinski.

Fidani s'est aussi consacré à la peinture et sur le tard, à l'ésotérisme.

Pseudonyme[modifier | modifier le code]

Il a utilisé de nombreux pseudonymes pour signer ses films : Slim Alone, Danilo Dani, Nedo De Fida, Miles Deem, Lucky Dickinson, Dino Fidani, Nedo Fidano, Dennis Ford, Sean O'Neal, Demos Philos ou Dick Spitfire.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1967 : Prega Dio... e scavati la fossa ! (signé par Edoardo Mulargia, mais réalisé par Fidani[3])
  • 1967 : Étranger, signe-toi (Straniero... fatti il segno della croce !) (alias Miles Deem)
  • 1968 : Et maintenant, recommande ton âme à Dieu (Ed ora... raccomanda l'anima a Dio) avec Fabio Testi
  • 1969 : El Sartana, l'ombre de ta mort (Passa Sartana... è l'ombra della tua morte) (alias Sean O'Neal) avec Jeff Cameron
  • 1969 : Sedia elettrica (alias Miles Deem)
  • 1969 : Quatre pour Sartana (...E vennero in quattro per uccidere Sartana !) (alias Miles Deem)
  • 1970 : Sartana le redoutable (Inginocchiati straniero... I cadaveri non fanno ombra !) (alias Miles Deem)
  • 1970 : Giù le mani… carogna
  • 1970 : Django et Sartana (Quel maledetto giorno d'inverno... Django e Sartana all'ultimo sangue) (alias Miles Deem) avec Fabio Testi
  • 1970 : Sartana Si Ton Bras Gauche Te Gène, Coupe Le (en) (Arrivano Django e Sartana... è la fine) (alias Dick Spitfire)
  • 1971 : Il suo nome era Pot (alias Slim Alone ou Dennis Ford)
  • 1971 : Macho Callaghan se déchaîne (Giù la testa... hombre) (alias Miles Deem) avec Klaus Kinski et Jeff Cameron
  • 1971 : Era Sam Wallach… lo chiamavano "così sia" (alias Miles Deem)
  • 1971 : Nevada Kid (Per una bara piena di dollari) (alias Miles Deem) avec Klaus Kinski et Jeff Cameron
  • 1971 : Il suo nome er a Pot… ma… lo chiamavano Allegria
  • 1972 : Karzan, le maître de la jungle (Karzan, il favoloso uomo della jungla) (alias Miles Deem)
  • 1972 : Giù le mani... carogna! - Django Story (alias Lucky Dickinson)
  • 1972 : Scansati… a Trinità arriva Eldorado
  • 1972 : Caresses à domicile (A.A.A. Massaggiatrice bella presenza offresi...)
  • 1973 : La legge della Camorra (alias Nedo De Fida)
  • 1973 : Amico mio, frega tu... che frego io ! (alias Miles Deem)
  • 1975 : Furia nera (alias Alex Demos)
  • 1975 : L'educanda (scénographie)
  • 1976 : La professoressa di lingue (alias Danilo Dani)
  • 1976 : Maîtresse à tout faire (Calde labbra) (alias Danilo Dani)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Aknin dans "Cinéma bis : 50 ans de cinéma de quartier »
  2. Thomas Weisser. Spaghetti Westerns--The Good, the Bad and the Violent. 558 Eurowesterns and Their Personnel, 1961-1977. McFarland, 1992, l'a appelé « il peggior regista di Spaghetti Western » (« le pire des réalisateurs de westerns spaghetti »)
  3. Marco Giusti. Dizionario dei film italiani stracult. Sperling & Kupfer, 1999

Liens externes[modifier | modifier le code]