Sergio Sollima

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Sergio Sollima
Naissance
Rome, Italie
Nationalité Italie Italienne
Décès (à 94 ans)
Rome
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Colorado
Saludos hombre
La Cité de la violence

Sergio Sollima, né le à Rome et mort dans cette ville le [1],[2] est un réalisateur et scénariste italien de western spaghetti.

Avec Leone et Corbucci, il a fait partie des trois Sergio, qui ont été au western italien ce qu'avaient été les trois borgnes d'Hollywood (Fritz Lang, John Ford et Raoul Walsh).

Biographie[modifier | modifier le code]

Sergio Sollima est né le 17 avril 1921 à Rome. Il se passionne tout jeune pour le cinéma et suit une formation aux métiers de l'image au prestigieux Centro sperimentale di cinematografia, l'école de cinéma la plus importante d'Italie[3]. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale il devient journaliste et critique cinématographique et s'exerce en parallèle à la mise en scène de théâtre. En 1947, Sergio Solima écrit le livre Une Histoire du cinéma américain. Au début des années 60, il est sollicité comme scénariste pour peaufiner les scénarios de péplums italiens de plusieurs réalisateurs tels que Domenico Paollella, Luigi Capuano et Gianfranco Parolini.

Il est le père du réalisateur Stefano Sollima.

Trois films d'espionnage[modifier | modifier le code]

En 1962 il passe pour la première fois à la réalisation avec un épisode du film à sketches L'amore difficile, puis le cinéma italien se mettant à copier la mode des films d'espionnages, Sollima se lance dans un genre qu'il apprécie car c'est amateur des romans de Ian Fleming et de Paul Kenny[3]. Pour faire plus américain, la production lui impose de prendre un pseudonyme et c'est donc sous le nom de Simon Sterling qu'il réalise en 1965 Agente 3S3 passaporto per l'inferno, puis l'année d'après Agente 3S3 massacro al sole. Enfin Sergio Sollima signe un troisième et dernier film d'espionnage avec Requiem per un agente segreto.

Trois films de western[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1960, le principal producteur de western en Italie, Alberto Grimaldi, propose à Sollima le scénario de La resa dei conti. Sergio réécrit en partie le scénario avec l'aide de Franco Solinas et en août 1966 il commence le tournage du film pour lequel il a engagé Tomás Milián, un jeune acteur cubain qu'il a repéré, aux côtés de Lee Van Cleef. Exploité en salle en mars 1967, La resa dei conti obtient un grand succès en Italie, mais également en France sous le titre Colorado, puis aux États-Unis. Mais Sergio Sollima travaille déjà sur le tournage de son deuxième western Faccia a faccia[4] (Le Dernier Face à face), avec Gian Maria Volontè et Tomás Milian. Le film sort en novembre 1967 et obtient un énorme succès. En 1968, Sergio Sollima tourne un nouveau western, Corri uomo corri (titre français : Saludos hombre) dans lequel joue son acteur désormais fétiche Tomás Milián aux côtés d'un acteur irlandais qu'il vient de repérer, Donald O'Brien. Si ce troisième et dernier western est un succès en Italie, en revanche il passe totalement inaperçu en France car il est programmé en plein mois d'août. Malheureusement, le talent de Sollima pour la réalisation de western sera très vite éclipser par le succès des films de son compatriote et ami Sergio Leone.

Les autres films[modifier | modifier le code]

Après sa série de western, Sergio Sollima souhaite changer de sujet et décide de s'attaquer au thème du polar qu'il affectionne tout perticulièrement. En 1970, il réalise La Cité de la violence avec Charles Bronson, puis 3 ans plus tard La Poursuite implacable, avec comme acteurs: Oliver Reed et Fabio Testi. L'échec commercial de ce dernier film porte un coup sérieux à la carrière de Sollima. Entretemps celui-ci avait réalisé un giallo, genre cinématographique qui était alors très populaire en Italie. Le Diable dans la tête, avec Micheline Presle et Maurice Ronet sort en 1972.
Sergio Sollima parvient à rebondir en adaptant pour le cinéma et pour la télévision des romans de l'écrivain populaire italien Emilio Salgari. En 1976 il tourne pour la télévision italienne la mini-série Sandokan avec Kabir Bedi, et réalise la même année un nouveau long-métrage: Le Corsaire noir.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Fulvia Caprara, « Morto Sergio Sollima », sur La stampa,‎
  2. (it) « Morto Sergio Sollima », sur La Repubblica,‎
  3. a et b Jean-François Giré : Le Vautour et la Proie, éditions Wild Side Vidéos.
  4. (en) Christopher Forsley, The Philosophy of Violence Is the Central Theme to Sergio Sollima's 'Face to Face', Pop matters, 17 août 2015

Liens externes[modifier | modifier le code]