Mamès Cosseron de Villenoisy

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Mamès Cosseron de Villenoisy en 1870

Mamès Cosseron de Villenoisy est né à Dunkerque le . Il est décédé à Paris le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Polytechnicien (1839 - 1841), puis officier du génie, il a participé aux guerres d'Algérie. Il a participé également au Siège de Sébastopol en 1854.

En 1870, il est professeur de fortifications de l'école d'officiers de Metz lorsqu'il est enfermé dans la ville avec l'armée de Bazaine.

Refusant d'être fait prisonnier, il s'évade à pieds, habillé en civil, gagne Luxembourg puis Bruxelles. Il publie alors quatre articles anonymes dans L'indépendance belge pour protester contre la capitulation de Bazaine. Ces quatre articles seront ensuite réunis sous le titre de La capitulation de Metz devant l'histoire. Il poursuit la guerre jusqu'à son terme et, voyant que les traîtres ne sont pas punis, il émet une protestation auprès de l'Assemblée Nationale. Protestation qui lui vaudra des inimitiés et contribuera à lancer le procès de Bazaine.

En 1873, chef du génie à Grenoble, il rédige un projet organisant la défense de la ville par la construction de la ceinture fortifiée de Grenoble autour de la ville, d'une nouvelle enceinte au nord de la ville, et enfin l'extension de l'enceinte sud qui deviendra un demi siècle plus tard les grands boulevards de la ville.

Il prend sa retraite en 1881 avec le grade de général de brigade. Le , une de ses sœurs est une des victimes de l'incendie du Bazar de la charité.

Il a laissé des nombreux articles (dont un sur Auguste Comte qui fut son professeur à Polytechnique), un livre sur les fortifications, un livre de causeries (De-ci de-là, causeries d'un père de famille). Ses différents textes de mémoires et souvenirs ont été réunis sous le titre De Sébastopol à Metz, témoignage d'un officier (Édition : Lulu.com).

Il est inhumé au cimetière Montmartre (33e division).

Articles connexes[modifier | modifier le code]