Femmes au Moyen Âge

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Article principal : Histoire des femmes.
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L'histoire des femmes au Moyen Âge est incomplète, puisque dans l'histoire, la plupart des textes sont écrits par des hommes et les femmes sont très peu évoquées (voir histoire des femmes). Plus nous remontons dans le passé, plus les informations sur les femmes sont partielles.

Les couvents chrétiens sont une alternative au mariage, pour les femmes du Moyen Âge
Huile par John Everett Millais, 1858.

La femme religieuse[modifier | modifier le code]

Depuis le Ve siècle les femmes ont l’interdiction de recevoir les ordres sacrés, seul le clergé régulier (clergé des moines et religieuses) accepte les femmes. Elles sont même un nombre très important. En 1760, un abbé dénombre 80 000 religieuses sur 206 000 ecclésiastiques (religieux - religieuse)[1]. Ces 80 000 religieuses sont réparties dans 253 abbayes et 64 prieurés qui bénéficient d’une organisation spéciale. À la tête des abbayes il y a l’abbesse qui normalement est élue par les religieuses mais le plus souvent c’est le roi qui la désigne avec le vote de la communauté. Au-dessous de l’abbesse, il y a une prieure qui l’aide dans l’administration et si pour une raison quelconque (maladie, interdite par l’évêque) l’abbesse est incapable d’exercer c’est la prieure qui s’en charge. La prieure prend parfois le nom de coadjutrice ou d’assistante. Une économe ou trésorière est chargée de l’administration financière et de la comptabilité.

Les pouvoirs des abbesses ont été très grands au Moyen Âge, en revanche leurs pouvoirs spirituels sont très limités à cause de l’interdiction aux femmes de recevoir les ordres religieux. Mais, les abbesses les plus importantes ont quand même le droit de nommer les prêtres qui exercent en leur nom les fonctions spirituelles. Des textes formels ont interdit aux abbesses d’entendre les confessions des religieuses et aucun texte n’indique qu’elles y étaient opposées.

Les religieuses ne sont contraintes à presque aucune obligation à part à celle du célibat. À l’église, elles sont habillées comme toutes les autres dames, sauf qu’elles portent un voile blanc sur la tête et un grand manteau pendant la messe.

Les femmes de pouvoir[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le pouvoir et l'intervention des femmes en dehors de la sphère privée sont faibles et se limitent principalement à deux catégories: les reines et les abbesses. Le pouvoir des reines au Moyen Âge reste peu étudié puisque généralement, la reine disparait derrière l'image du roi et de son pouvoir. De plus, les sources manquent car par leurs fonctions, les femmes participent rarement aux diplômes royaux[2]

Afin d'étudier la place de ces femmes, il est nécessaire de redéfinir les limites de la notion de pouvoir pour la période médiévale. Ce « pouvoir » des femmes du Moyen Âge tient bien souvent des notions d'agency et d'empowerment[3]. Il s'agit donc plutôt de l'exercice d'une influence, qu'une réelle autorité[4].

Il faut noter que dans la société médiévale, il n'y a pas de place pour la femme célibataire. La femme ne peut donc espérer acquérir du pouvoir qu'au moment de son mariage, ou en choisissant la seule alternative possible au mariage: le couvent[5].

La reine[modifier | modifier le code]

Comme toute femme du Moyen Âge, la reine est en premier lieu responsable de la sphère domestique. Le pouvoir étant intrinsèquement présent dans la sphère familiale royale, la reine vit naturellement en présence de ce pouvoir[6].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dans le haut Moyen Âge, le pouvoir et les systèmes d'alliances s'affirment avec les échanges interfamiliaux de femmes en vue de mariages[7]. Même si en se mariant la reine perd du pouvoir auprès de sa famille d'origine, elle en gagne auprès du roi[7]. En tant qu'épouse, elle peut jouer un rôle important d'intermédiaire entre sa famille d'origine et celle de son nouveau mari[8].

Dès le IXe siècle, cette simple présence dans une sphère de pouvoir s'affirme et permet peu à peu à ces femmes d'acquérir un pouvoir d'action[9]. Depuis l'époque carolingienne, la reine, parallèlement au roi, est bénie et ointe[10]. Si au moment de son mariage, elle est faite reine, c'est lors du sacre qu'elle acquiert son pouvoir[11]. Malgré cela, elle ne dispose que d'un pouvoir délégué à celui de son mari. Au IXe siècle, l'archevêque de Lyon Agobard présente la reine de la manière suivante : elle est une auxiliaire du roi et doit gouverner à ses côtés[6].

La reine Adélaïde d'Aquitaine est présentée comme une associée au trône et capable de représenter son mari à l'extérieur du royaume. Accompagnant son mari durant ses voyages, la reine y confère un caractère public et solennel[12]. Elle va parfois même participer aux expéditions militaires et y jouer un rôle actif, comme garder une ville fortifiée en commandant des garnisons d'hommes armés[13]. Sans son mari, elle peut également être chargée de missions diplomatiques, comme lorsqu'à la demande de son époux Hugues Capet, Adélaïde part rencontrer l'impératrice Theophano (alors régente de son fils Otton III)[14]. Adélaïde (tout comme d'autres reines comme Gerberge de Saxe) acquiert encore plus de pouvoir au moment de la mort du roi. Veuves ou régentes, les reines interviennent alors bien plus souvent dans les diplômes royaux[15].

Moyen Âge central et tardif[modifier | modifier le code]

La plupart des reines sont considérées comme des consors et non comme des consors regni (associées au pouvoir royal). Cependant, certaines d'entre elles exercent un pouvoir qui semble plus fort. Une étude d'A. Wolf présente 15 reines entre 1200 et 1500 considérées comme héritières de la couronne[16]. Dans les documents officiels, elles sont alors nommées conjointement avec leur époux[17]. Ce type de pratiques apparaît déjà au milieu du Xe siècle, lors du règne d'Otton I, à la tête du Saint-Empire et marié à Adélaïde de Bourgogne. L'empereur produit alors des diplômes où leurs deux signatures sont jointes et des pièces de monnaie avec le portrait de son épouse[18].

Blanche de Castille devient régente en 1226 pour Saint Louis, à la suite de la mort de son mari après seulement quarante mois de règne. Blanche n'a donc pas réellement eu le temps d'exercer son rôle de consors. Elle est bien plus habituée à l'exercice du pouvoir royal par la figure de son père[19]. Louise de Savoie accède au pouvoir en tant que régente alors qu'elle n'est ni femme, ni mère d'un roi. Plus tard, elle exercera son pouvoir de régente à plusieurs reprises, notamment lors des absences de son fils[19]. Ces femmes ont donc exercé un pouvoir concret, proche de la définition « classique » du pouvoir. Ce pouvoir a parfois été remis en question et dans le cas de Louise de Savoie, le Parlement a tenté de redéfinir ses prérogatives en tant que régente[20].

Les femmes ne participent donc pas toujours au pouvoir uniquement parce qu'elles sont mariées au roi, mais parfois grâce à leurs talents. Par exemple, Éléonore d'Aragon traite des affaires pendant que son mari, le duc Hercule de Ferrare, joue aux cartes[21]. Dans le cas des régentes, ces femmes doivent prouver continuellement leurs qualités, à l'image de Catherine Sforza, qui doit démontrer sans cesse ses capacités et sa force qui l'ont menées à l'exercice du pouvoir[22]. Phénomène peu habituel, les règles de succession du royaume de Castille permettent à une femme d'accéder au trône si aucun homme ne détient les mêmes droits[23]. Isabelle la Catholique mènera d'ailleurs une guerre pour s'imposer comme héritière légitime du royaume à la suite du décès d'Henri IV de Castille, son demi-frère[24].

Globalement, le pouvoir des reines va décroitre à partir du XIIe siècle, puisque le rôle qu'elles occupent aux côtés du roi va être accaparé par des conseillers, généralement des hommes issus de la noblesse[25]. Le XVIe siècle et la Réformation de l'Église protestante vont encore faire diminuer les occasions d'intervention publique pour les femmes, notamment à cause du renforcement du pouvoir monarchique et de l'idéologie patriarcale[26]. La France et le Saint-Empire interdisent aux femmes de gouverner, mais ne c'est pas le cas d'autres pays d'Europe comme l'Angleterre qui sera dirigée par Marie Tudor ou Elisabeth I[27].

Les femmes et l'Église[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la religion permet aux femmes de bonne naissance et aux filles de jeunes riches citadins[28] d'accéder à un leadership spirituel[29]. Parfois, des femmes d'origine plus modeste peuvent également acquérir une certaine autorité grâce à leur personnalité[29]. Les couvents constituent donc une opportunité de montrer leurs talents et d'acquérir, en dehors du mariage, une certaine reconnaissance de la société[30].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début de la période médiévale (Ve – VIIIe siècles), de grandes attentes de l'Église reposent sur les femmes chrétiennes, notamment pour des questions de conversion de leurs époux royaux[29]. Par exemple, Clotilde, femme de Clovis roi des Francs, tente de convertir ce dernier au christianisme[31].

Les nones jouent également un rôle important dans la conversion des populations au christianisme. Les abbesses peuvent se voir conférer un pouvoir pratique égal à celui des abbés et même parfois des évêques. seules les reines peuvent espérer exercer un tel pouvoir[32].

Au VIIIe siècle, Saint Paul émet une injonction envers l'enseignement des femmes aux hommes[33]. Dans un premier temps, cette idée est ignorée, mais dès le IXe siècle, les possibilités d'enseignement des nones aux jeunes hommes dans les couvents diminuent[34]. Plus généralement, Saint Paul interdit la présence publique des femmes et encourage la réduction de leur parole à la sphère privée[35]. La parole des femmes ne doit pas servir à des fins politiques (comme gouverner) ou d'enseignement. Quelques exceptions persistent, notamment pour les abbesses ou les régentes.

Moyen Âge central et tardif[modifier | modifier le code]

Le milieu du XIe siècle va faire évoluer la situation. Les hommes d'Église redéfinissent les rôles attribués aux hommes et aux femmes, ainsi que leurs capacités respectives[36]. Les institutions dans lesquelles les femmes avaient du pouvoir ou dans lesquelles elles étaient mêlées aux hommes sont démantelées au cours des XIe et XIIe siècles[37].

Plus généralement, au moment où l'Église développe son entreprise de cléricalisation, cela conduit à réserver aux clercs le contrôle du sacré et ne donne aux femmes plus qu'un rôle secondaire[38].

Si la Réformation de l'Église protestante limite l'intervention publique des femmes, la Grande Bretagne voit tout de même l'apparition de certaines prêtresses dans des sectes protestantes[39].

Les autres femmes[modifier | modifier le code]

Aux Xe et XIe siècles, de nombreuses femmes acquièrent un pouvoir de justice, de décision militaire ou même de participation à des assemblées ecclésiastiques ou séculaires[40]. De manière générale, les femmes de l'aristocratie doivent assurer de nombreuses responsabilités, surtout au moment de l'absence de leur mari, que celui-ci soit à la guerre, fait prisonnier ou même décédé[41].

Globalement, au Moyen Âge, la femme est indissociable de la sphère privée. Ce n'est que dans les villes où la frontière entre sphère privée et publique s'atténue que certaines femmes, autres que les reines ou les abbesses, peuvent exercer un certain pouvoir dans la vie publique[42]. C'est notamment le cas de la cour de Mantoue où des femmes comme Isabella d'Este ont pu jouir d'une certaine influence auprès de la cour[42].

Les maîtresses peuvent également jouer un rôle décisionnel. C'est le cas de Diane de Poitiers, maîtresse d'Henri II. Durant les différentes absences d'Henri II, sa femme, Catherine de Médicis assure la régence conjointement avec le Conseil. Pourtant, il semblerait que toute la confiance d'Henri II ait été placée en Diane de Poitiers plutôt qu'en la régente[43].

Le rôle des femmes dans la famille[modifier | modifier le code]

Le mariage[modifier | modifier le code]

Vers la fin du Moyen Âge, l'âge minimum des fiançailles est fixé à 7 ans et l'âge du mariage à 12 ans par le droit ecclésiastique. Les garçons ne peuvent pas se marier avant 14 ans. L'Église a pourtant la possibilité de faire des exceptions lorsque l'union peut rétablir la paix entre deux familles. Se marier jeune est normal à cette époque où la durée de vie et donc la durée de la jeunesse sont très courtes. Pendant l'Ancien Régime, il n'y a plus que 4 % de femmes qui se marient avant 17 ans[44]. Les femmes les plus jeunes sont majoritairement issues de classes élevées, et se marient avec des hommes souvent beaucoup plus âgés. Dans les familles plus modestes, les mariés ont des âges plus proches.

Saint Augustin a exprimé en trois mots le but du mariage : progéniture, fidélité, sacrement[45].

L'amour n'est pas un fondement de l'union, mais un principe qui vient en se mariant. Le mariage étant premièrement une union de deux familles, il apaise les disputes et garantit la paix. Comme dans les sociétés primitives, donner une femme en mariage est la plus commune et plus simple méthode de forger des liens entre clans et nations.

Des cadeaux, champs, troupeaux, esclaves ou bijoux sont parfois offerts en échange de la femme. Ou alors donnés avec elle, certaines sociétés estimant que la femme sera tellement chère à entretenir que son père doit payer pour s'en défaire. Les biens apportés par le mari sont appelés "douaire". Ceux déboursés par la famille de la mariée, "dot". Ces pratiques sont si courantes, qu'un mariage sans dot ou douaire n'est pas considéré comme valable. Les pauvres s'échangent aussi des biens pour le mariage, même si ces cadeaux ne sont alors que symboliques. Les transactions matérielles sont bien au centre de l'engagement. Le banquet de noces où se retrouvent parents, alliés et amis fait partie du même rite. Les familles dépensent sans compter pour satisfaire les convives en nourriture, vins et spectacles[46].

La douaire étant majoritaire en Occident au début du Moyen Âge, il est remplacé peu à peu par la dot vers le XIIe siècle. Ce changement bouleverse la nature sociale du mariage et les stratégies matrimoniales. Alors que le douaire était relatif à l'hypergamie, les femmes épousant des hommes de rang inférieur, et que la femme en est l'usufruitière, la dot rend l'hypogamie majoritaire, ce n'est alors plus un jeune homme ambitieux qui achète son ascension sociale, mais la famille de la mariée. La femme est donc inférieure à son mari, ce qui détériore sa condition. Les filles dotées n'ont plus accès à l'héritage de leur père, les maris ont plus de pouvoir sur les biens de leur couple et quelquefois même la tutelle ou curatelle des enfants est retiré aux mères veuves[46].

La femme est alors presque considérée comme une mineure tout le long de sa vie, passant de l'autorité de son père à celle de son mari.

Mais à cette époque se répand aussi la théorie du libre consentement, nécessaire à la validité du mariage. Bien que l'égalité des époux soit posée dans l'échange des consentements, la femme reste pourtant sous l'autorité de son mari. L'homme endosse la responsabilité de l'honneur de la famille. Son épouse lui doit obéissance et soumission. L'époux a le pouvoir sur la famille. Les châtiments physiques sont acceptés, ce qui explique une grande tolérance de la société d'alors pour la violence conjugale. Le mari est même autorisé à tuer sa femme en cas d'adultère.

À la Réforme, le statut d'épouse est revalorisé. La responsabilité est partagée et le père de famille doit être juste, ce qui exclut toute tyrannie. À la seconde moitié du XVIe siècle, les autorités séculaires réduisent l'arbitraire parental en diminuant l'influence des parents sur le choix du conjoint de leur enfant. Elles offrent aussi plus de débouchés aux femmes qui dénoncent leur mari comme étant violent[47].

Après le mariage, la femme est accueillie dans la famille de son mari. Elle doit alors honorer ses beaux-parents. Facteur d'une bonne entente dans le couple, cette attention consiste à manifester son respect en paroles et gestes humbles, à ne jamais créer de conflit et à chercher à éliminer toutes leurs causes par la douceur et la gentillesse. La femme doit à ses beaux-parents les mêmes égards qu'à ses propres parents.

L'épouse est obligée d'aimer son mari. Cela résume en quelque sorte les devoirs de la femme à son époux. L'amour de la femme devant être parfait, l'homme ne doit quant à lui qu'aimer avec retenue, plus avec jugement qu'avec passion, ce qui entraînerait la jalousie et même la folie[48].

La maison est typiquement l'espace de la femme. Elle contrôle le travail domestique et s'occupe de tout le reste. Elle file, tisse, soigne, nettoie, prend soin des animaux et accueille les amis de son mari. Elle doit aussi s'occuper des enfants et des serviteurs. Sans se mettre en travers de l'autorité de son mari, elle prend en charge l'instruction, le contrôle moral et l'affection dus aux serviteurs.

La maternité[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la maternité est l'un des devoirs principaux de la femme mariée. Les femmes stériles sont alors parfois répudiées après des années de mariage non fécond.

Dans les classes supérieures, les mères ne sont pas forcées de veiller constamment aux besoins de leurs enfants. Les nourrices et les domestiques s'occupaient souvent de nettoyer, baigner, langer et nourrir les bébés. Comme les femmes sont de plus mariées très tôt, cela amène de nombreuses naissances, en moyenne de 8 à 10[49].

Les femmes de milieu artisan ou paysan s'occupent bien plus de leur progéniture. Aussi, la descendance est moins nombreuse que dans la noblesse. Malgré tout, il n'est pas toujours facile de conjuguer travail obligatoire et soins aux enfants. Les plus jeunes, laissés sans surveillance, sont donc souvent victimes d'accidents. À partir de 4 ans, ils commencent à aider leurs mères dans le travail de la maison ou du jardin.

Les enfants ont comme première fonction d'assurer les vieux jours de leurs parents.

Les techniques utilisées lors des accouchements sont très peu connues. En effet, les hommes n'ayant aucune expérience là-dedans et ne pouvant pas y assister, nous n'avons quasiment aucune information. En tout cas, quelle que soit leur origine sociale, les femmes appréhendaient leurs couches. À cette époque et pendant longtemps, l'accouchement engendre de nombreux risques. Les sages-femmes et les matrones n'ont qu'accès à des méthodes limitées. La césarienne, par exemple, n'est autorisée que sur des femmes mortes[50]. Le nombre de femmes mortes en couches est donc très élevé. Il arrive souvent que la naissance se passe mal (la moindre complication, une présentation par le siège, un bras sorti avant la tête ou la présence de jumeaux provoquent souvent la mort de la mère épuisée par des heures de souffrance ainsi que celle du bébé). Alors que les sages-femmes ont le monopole de l’accouchement, à la fin du Moyen Âge, les médecins qui l’acceptent mal tentent de prendre le contrôle de l’obstétrique, sans tout à fait y parvenir d’ailleurs. Les sages-femmes restent les maîtresses du jeu, mais elles sont désormais étroitement surveillées par les autorités ecclésiastiques et civiles[51].

Les moyens de contraception de l'époque étant très illusoires, les femmes ne pouvant ou ne voulant pas assumer une grossesse ou une naissance sont parfois obligées d'avorter, de tuer ou d'abandonner leurs enfants à la naissance. La difficulté de l'avortement vient de l'impossibilité de déterminer assez rapidement que la femme est enceinte. Les risques sont alors de plus en plus importants. La plupart du temps, la mère meurt en même temps que le fœtus. Le meurtre ou l'abandon sont donc sûrement plus pratiqués, bien qu'ils soient aussi dangereux, l'Église ou les lois laïques les condamnant à mort. L'abandon d'enfant était la solution ultime des pauvres, surtout dans les villes. Même les pires menaces ne dissuadaient pas les mères désespérées. Vers la fin du XIVe siècle, des orphelinats et des hospices pour enfants abandonnés commencent à apparaître dans les villes.

Travail et métiers[modifier | modifier le code]

Les jeunes filles sont destinées à se former en attendant le mariage, à des travaux ménagers ou féminins[52]. Souvent, elles sont dans un premier temps placées dans d’autres familles pour être leur servante et exécuter leurs tâches ménagères afin de se constituer une dot (voir chapitre du mariage). Une fois adultes, elles sont généralement embauchées comme apprenties par des maître(sse)s afin d’être formées et de se spécialiser dans la profession « choisie ». Par contre, à la fin du Moyen Âge, les femmes sont peu à peu évincées du travail artisanal, à cause de la concurrence qu’elles créent : une loi interdit même aux femmes d’exercer une activité artisanale[53].

Malgré les succès de certaines femmes dans le domaine scientifique, le biais culturel a affecté leur éducation et leur participation à la science du Moyen Âge. Par exemple, saint Thomas d'Aquin, un érudit chrétien a écrit, sur la femme : « Elle est mentalement incapable de tenir une position d'autorité »[54].

Entreprise artisanale, marchande ou paysanne[modifier | modifier le code]

À la fin du Moyen Âge, la main-d’œuvre féminine tient une place décisive dans l’économie européenne, mais avant cela, au début du XIIe siècle, de nombreuses modifications ont été opérées dans ce domaine. Ces modifications ont permis aux femmes d’exercer un plus grand choix de métiers. Elles travaillent généralement avec leur mari, dans l’entreprise familiale artisanale, marchande ou paysanne.

Dans la famille[modifier | modifier le code]

Photographie montrant une illustration médiévale du travail de la vigne : en haut à gauche, la taille et l'attachage de la vigne et en bas le travail du sol. En haut à droite, le pressurage du raisin et en bas, les vendanges.
Tacuinum sanitatis : les quatre saisons du travail de la vigne dans un manuscrit du XIIe siècle

Cependant, les femmes célibataires doivent rester sous la dépendance d’une famille jusqu’à leur mariage, ou jusqu’à leur mort si elles ne trouvent pas de mari. Durant la même période, la culture des céréales ou des produits agricoles s’intensifie dans le milieu rural, ce qui diminue l’activité artisanale. C’est par ces activités que la campagne se distingue de la ville. Malgré ces modifications, la femme est très souvent cantonnée aux travaux ménagers, à l’éducation de ses enfants, au métiers du secteur du textile, du petit commerce et de l’alimentation et seules les femmes peuvent exercer des métiers dans le milieu de l’obstétrique et de la puériculture.

Dans les entreprises familiales paysannes, les femmes s’occupent principalement de l’élevage, de la fabrication du pain, de la bière, et de la production laitière (sauf si cette production était spécifique à l’entreprise, dans ce cas, l’activité était réservée aux hommes). Le but recherché par les familles est de gagner un maximum d’argent, car leurs revenus sont parfois insuffisants pour leur permettre de vivre et de se nourrir, et on peut constater que dans les milieux où la pauvreté est élevée, 9 travailleuses sur 10 sont des paysannes[55].

Certaines activités rurales sont essentielles à la production urbaine, comme la culture du lin, ou la viticulture[52]. En ville, certaines femmes font du commerce en vendant ce qu’elles ont elles-mêmes produit (petit commerce), et parfois, elles se regroupent et font alors du grand commerce, mais elles ne doivent pas s’éloigner de leur foyer afin de pouvoir continuer à remplir leurs devoirs familiaux.

Hors du milieu familial[modifier | modifier le code]

Les veuves ou les célibataires sont très pauvres étant donné le très petit salaire qu’elles perçoivent, et pour survivre elles mendient, volent, se prostituent ou se réfugient dans un monastère. Là-bas elles peuvent lire, chanter, filer et tisser.

À la fin du XIIIe siècle, des femmes sont placées à la tête d’écoles élémentaires de jeunes filles, la séparation filles et garçons étant obligatoire dans les écoles. Elles sont également présentes dans l’artisanat, par exemple dans la production de vêtements ou dans la transformation de la laine, mais aussi dans des métiers très éprouvants tels que la métallurgie, le bâtiment ou le brassage de la bière, car elles représentent une main-d’œuvre à très bas prix, bien moins chère que la main-d’œuvre masculine. Dans ces métiers aujourd’hui dits masculins, elles ne sont jamais élevées au rang de maîtresse de métier.

À la fin du Moyen Âge, les femmes sont peu à peu évincées du travail artisanal, à cause de la concurrence qu’elles créent. Ce n'est que deux siècles plus tard, en 1688, qu'une loi fut créée par Adrian Beier interdisant aux femmes d’exercer une activité artisanale[53].

Entreprise scientifique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Place des femmes en sciences.
Hildegarde de Bingen

La première partie du Moyen Âge européen est marquée par le déclin de l'Empire romain d'Occident. La portion latine occidentale de la civilisation gréco-romaine est alors aux prises avec de grandes difficultés affectant négativement la production intellectuelle du continent. Bien que la nature était toujours vue comme un système qui est compréhensible par la raison, il y a peu d'initiative ou d'innovation scientifique[56]. Toutefois, les siècles suivant l'an mil ont amené davantage de prospérité et une augmentation rapide de la population, ce qui a entraîné plusieurs changements et donné une poussée à la production scientifique.

Couvents[modifier | modifier le code]

Durant cette période, les couvents était un lieu central pour l'éducation des femmes et dans certaines communautés, il était possible aux femmes de s'adonner à la recherche scientifique. Un exemple est l'abbesse allemande Hildegarde de Bingen, dont les écrits prolifiques incluent des traitements d'une variété de sujets scientifiques, dont la médecine, la botanique et l'histoire naturelle (c.1151–58)[57]. Un autre exemple est celui de Herrade de Landsberg qui devient célèbre en tant qu'auteure et illustratrice de l'Hortus deliciarum (Le Jardin des délices), composé entre 1169 et 1175. Première encyclopédie écrite par une femme, c'était un superbe manuscrit à vocation essentiellement didactique.

Au XIe siècle, émergent les premières universités, bien que les femmes y fussent en général exclues[54]. Il existe des exceptions, dont l'université de Bologne, qui permit l'accès des femmes aux cours, dès sa fondation en 1088[58].

Femmes médecins italiennes[modifier | modifier le code]

Pour ce qui est de la place des femmes en médecine en Italie, elle apparaît avoir joui d'une attitude davantage libérale qu'ailleurs en Occident. On croit que la femme médecin Trotula de Salerne a tenu une chaire à l'école de médecine de Salerne au XIe siècle où elle enseignait à des italiennes nobles, d'où le surnom de ses étudiantes : « les dames de Salerno »[59]. On attribue à Trotula plusieurs textes d'influence sur la médecine féminine, couvrant les champs de l'obstétrique et de la gynécologie, entre autres sujets.

Dorotea Bocchi, une autre femme médecin italienne, a détenu une chaine de philosophie et de médecine à l'université de Bologne dès 1390 et pendant plus de 40 ans[58],[60],[61],[62]. D'autres Italiennes de l'époque dont les contributions en médecine sont notées sont en autres : Abella, Jacqueline Félicie de Almania, Alessandra Giliani, Rebecca de Guarna (en), Margarita (en), Mercuriade (XIVe siècle), Constance Calenda (en), Calrice di Durisio (XVe siècle), Constanza (en), Maria Incarnata (en) et Thomasia de Mattio (en)[60],[63].

Les vêtements des femmes au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le filage à la main est un travail typiquement féminin (illustration c. 1170).

La forme[modifier | modifier le code]

Au début du Moyen Âge, du Ve au XIIe siècle, les costumes que portent les femmes et les hommes sont identiques, les seules différences venant du fait que ceux des femmes atteignent le sol tandis que ceux des hommes ne leur arrivent qu’aux genoux et sont accompagnés d’un pantalon appelé braies. Le costume est composé d’une tunique de dessous, appelée la chainse, généralement accompagnée d’une ceinture, et recouverte d’un bliaud. Ce n’est que plus tard, vers le XIIIe siècle qu’une distinction entre les vêtements féminins et masculins apparaît grâce à l’art gothique. Les robes sont plus décolletées, accessoirisées à l’aide de boutons et de lacets, et leurs manches s’élargissent. Les femmes portent des corsets afin d’avoir une taille très fine, et sous leurs robes, une « armature » faite de fils de fers « vertudin », qui servait à raidir et à donner une forme de cloche à leurs multiples couches de jupon. Au-dessus de l’armature, elles portent un jupon en coton, et par-dessus le tout, un deuxième jupon, décoré de broderies, dentelles et autres décorations. À partir du XIVe siècle, le hérigaut (manteau) et la houppelande (robe) sont portés tant par les hommes que par les femmes. Les chaussures portées par les femmes étaient en velours ou en cuir et très pointues.

Les couleurs et les matières[modifier | modifier le code]

Entre le Ve et le XIIe siècle, les tuniques et les bliauds sont généralement composés de lin ou de laine de lin de couleur neutre. Ce n’est que lorsque les robes sophistiquées apparaissent (à partir du XIIIe siècle) que les tissus les composants deviennent plus luxueux. Elles sont alors composées de soie d’orient, de coton d’Arabie, de velours et de dentelles[64]. Quant aux couleurs, les plus fréquemment portées par les femmes sont le bleu, le pourpre, le noir, le violet ou encore le gris. Le rouge et le vert étant réservés aux nobles. Les fillettes devaient être vêtues de bleu ciel. La fourrure est également utilisée pour doubler les vêtements (la peau d’hermine étant l’une des plus utilisées). Après cette période, la mode bourguignonne définit la fin du Moyen Âge. Elle dure du XIVe au XVe siècle.

Les coiffes[modifier | modifier le code]

Le Moyen-Âge est une vaste période réunissant une multitudes de coiffes, pour nobles ou roturières. Au XIIe siècle, les dames nobles se coiffent d'un long voile simplement posé sur leur cheveux tressés, voile retenue par un cerclet en métal, précieux ou non. Plus le voile est long, plus la dame est de haute naissance. Au XIIe siècle apparaît la guimpe. D'abord coiffe commune, elle sera peu après portée par les dames pieuses, veuves, âgées, ou nonnes. Elle est constituée de deux voiles, un protégeant la gorge et l'autre posé par-dessus, sur la tête. Le barbet est aussi en vogue. Lancé, selon la légende, par Aliénor d'Aquitaine pour cacher son double menton, il est constitué d'un bande passant sous le menton, complété par un touret, cercle en tissu posé sur le tour du crâne. Le gorget ressemble à la guimpe mais possède une différence : celui-ci ne pend pas à l'extérieur de la robe comme la guimpe, mais se rentre à l'intérieur du col. Il peut être porté sans voile par-dessus. Les coiffes en tissu fin sont majoritairement blanches, mais peuvent être de couleur jaune, comme en fait mention un inventaire du XIVe siècle en parlant de "coiffes safranées". Les demoiselles non mariées ont le droit d'être en cheveux (c'est-à-dire sans coiffe) mais doivent tout de même avoir leurs cheveux en ordre : tresses, torsades, chignons souples... Pour les jours de fêtes, les cheveux sont lâchés et ceints d'une couronne de fleur. Le chaperon est une coiffe en tissu épais ou drap de laine porté par beaucoup sans distinction de rang.

La beauté[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la femme doit avoir une taille fine, une poitrine définie et une chevelure ondoyante, mais le plus important pour être considérée comme étant belle est d’avoir un teint diaphane et délicat, car cela est un signe de noblesse. Le front est épilé à la racine des cheveux, pour qu’il soit bombé. La pilosité est considérée comme honteuse (sauf pour les courtisanes). C’est pour cela qu’elles s’épilent le front, la racine des cheveux, les sourcils ainsi que bien d’autres parties du corps à l’aide de racloirs en ivoires, de pâte (appelée "dropax"[65]) ou de pierre ponce. Bien que l’église soit contre le maquillage, les femmes apprécient entre autres le khôl et d’autres fards.

Le voisinage de l'Europe médiévale[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albistur, Maïté, Armogathe, Daniel, Histoire du féminisme français du Moyen Âge à nos jours, coll. Des femmes, 1977
  • Casagrande, Carla, « La femme gardée », In. Duby, Georges, Perrot, Michele, Histoire des femmes en Occident : le Moyen Age, tome 2, Plon, France, 1991
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albistur et Armogathe 1977, p. 30.
  2. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 40
  3. (en) Jewell, Helen M., Women in Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave, , p. 99
  4. (en) Jewell, Helen M., Women In Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave, , p. 100
  5. Power, Eileen, Les femmes au Moyen Âge, Paris, Aubier Montaigne, , p. 46
  6. a et b Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 68
  7. a et b Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 51
  8. Les nombreux voyages de Geberge entre son mari et sa famille attestent ce type de pratiques.
  9. Notion de queenship qui recouvre son statut, sa fonction, son rang et son honneur. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Picard, Paris, 2001, p. 68
  10. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 27
  11. Gaude-Ferragu, Murielle, La reine au Moyen-Âge : le pouvoir au féminin, XIVe-XVe siècle, Paris, Tallandier, , p. 75
  12. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 42
  13. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , pp. 43-44
  14. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 44
  15. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, , p. 45
  16. (en) Jewell, Helen M., Women in Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave Macmillan, , p. 87
  17. (en) Jewell, Helen M., Women in Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave Macmillan, , p. 88
  18. Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power: The Dual Pursuit of Early Medieval Women », in Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 147
  19. a et b (en) Jewell, Helen M., Women in Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave Macmillan, , p. 100
  20. (en) Jewell, Helen M., Women in Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave Macmillan, , p. 102
  21. (en) Jewell, Helen M., Women in Late Medieval and Reformation Europe, 1200-1550, Angleterre, Palgrave Macmillan, , p. 91
  22. Kelly-Gadol, Joan, "Did Women Have a Renaissance ?", In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 186
  23. Ladero Quesada, Michel Ángel, "Isabelle de Castille: exercice du pouvoir et modèle politique", In. Bousmar, Eric, Dumont, Jonhatan, Marchandisse, Alain, Schnerb, Bertrand (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, De Boeck, Bruxelles, 2012, p. 48
  24. Ladero Quesada, Michel Ángel, "Isabelle de Castille: exercice du pouvoir et modèle politique", In. Bousmar, Eric, Dumont, Jonhatan, Marchandisse, Alain, Schnerb, Bertrand (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, De Boeck, Bruxelles, 2012, p. 49
  25. Par exemple, les princes électoraux. Fössel, Amalie, "From the consors regni to the koenigs husfrouwe? Some Comments on the Decline of the Queen's Power in the Medieval German Empire", In. Bousmar, Eric, Dumont, Jonhatan, Marchandisse, Alain, Schnerb, Bertrand (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, De Boeck, Bruxelles, 2012, p. 87
  26. Monter, William, « Protestant Wives, Catholic Saints, and the-Devil’s Handmaid : Women in the Age of Reformations », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 204
  27. Monter, William, « Protestant Wives, Catholic Saints, and the-Devil’s Handmaid : Women in the Age of Reformations », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 211
  28. Power, Eileen, Les femmes au Moyen Âge, Paris, Aubier Montaigne, , p. 116
  29. a, b et c Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power : The Dual Pursuit of Early Medieval Women », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 133
  30. Power, Eileen, Les femmes au Moyen Âge, Paris, Aubier Montaigne, , p. 129
  31. Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power : The Dual Pursuit of Early Medieval Women », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 135
  32. Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power : The Dual Pursuit of Early Medieval Women », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 134
  33. Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power : The Dual Pursuit of Early Medieval Women », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 138
  34. Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power : The Dual Pursuit of Early Medieval Women », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 139
  35. Casagrande, Carla, « La femme gardée », In. Duby, Georges, Perrot, Michele, Histoire des femmes en Occident : le Moyen Âge, tome 2, Plon, France, 1991, p. 112
  36. Stuard Susan, « The Dominion of Gender : Women’s Fortunes in the High Middle Ages », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 158
  37. Stuard Susan, « The Dominion of Gender : Women’s Fortunes in the High Middle Ages », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 163
  38. Le Jan, Régine, Femmes, pouvoir et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Aubier Montaigne, p. 18
  39. Monter, William, « Protestant Wives, Catholic Saints, and the-Devil’s Handmaid : Women in the Age of Reformations », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 208
  40. Wemple, Suzanne F., « Sanctity and Power : The Dual Pursuit of Early Medieval Women », In. Bridenthal, Renate, Koonz, Claudia, Stuard, Susan, Becoming visible. Women in European History, Houghton Mifflin Company, USA, 1987, p. 147
  41. Power, Eileen, Les femmes au Moyen Âge, Paris, Aubier Montaigne, p. 48
  42. a et b (en) Herlihy, David, Women, Family and Society in Medieval Europe, Historical Essays, Oxford, Berghahn, p. 289
  43. Knecht, Robert Jean, "Catherine de Médicis: les années mystérieuses", In. Bousmar, Eric, Dumont, Jonathan, Marchandisse, Alain, Schnerb, Bertrand (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, De Boeck, Bruxelles, 2012, p. 32
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Blanche de Castille

Historiographie des élites féminines au Moyen Âge

Hildegard de Bingen