Condition des femmes au Rwanda

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Cet article présente la condition des femmes au Rwanda.

Représentation et histoire du rôle des femmes[modifier | modifier le code]

Les femmes obtiennent le droit de vote en 1961, à l'indépendance du pays. En 1965, l'une d'elles est pour la première fois élue au Parlement, bien qu'elles restent peu présentes dans les institutions politiques jusqu'aux années 1990. Toutefois, en 1993 Agathe Uwilingiyimana devient Premier ministre et, l'année suivante, Agnès Ntamabyaliro Rutagwera ministre de la Justice. Après le génocide de 1994 et alors que beaucoup d'hommes ont été tués ou sont blessés, elles s'impliquent davantage, même si nombre d'entre elles ont été violées. Les années qui suivent, elles sont à la tête d'un tiers des ménages et se mettent à occuper des emplois traditionnellement réservés aux hommes, comme dans le bâtiment ou dans la mécanique. Désormais engagées en politique, elles participent à la rédaction de la Constitution de 2001, qui leur octroît le droit à l'héritage et qui institue un quota de 30 % de femmes dans les organes décisionnels. Sont aussi créés un ministère du Genre et de la Condition féminine, ainsi que des conseils nationaux féminins, qui du quartier à l'échelle nationale, sont chargés de les représenter. Des femmes accèdent par ailleurs à de nombreux postes ministériels, dans des secteurs régaliens et techniques[1].

Un rapport ministériel de 2008 fait cependant toujours état de grandes disparités : dans les ministères, la plupart des postes d'assistance ou de secrétariat sont occupés par des femmes, alors que 74 % des secrétaires généraux sont des hommes, comme 81 % des directeurs et 67 % des fonctionnaires très diplômés. Dans le monde de l'entreprise, elles sont très nombreuses dans les emplois précaires du secteur informel, n'étant à la tête que de 18 % des sociétés du secteur formel. Par ailleurs, les violences faites aux femmes restent importantes[1].

Indicateurs socio-démographiques[modifier | modifier le code]

Espérance de vie, taux de masculinité, santé[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Emploi et vie économique[modifier | modifier le code]

Participation à la vie politique[modifier | modifier le code]

Après les élections législatives de 2008, le Parlement compte 56,3 % de femmes, et 63 % depuis celles de 2013. Il s'agit du seul pays au monde où les femmes parlementaires sont majoritaires[1].

Autres aspects[modifier | modifier le code]

Violences faites aux femmes[modifier | modifier le code]

Traite des femmes et prostitution[modifier | modifier le code]

Chronologie des droits des femmes[modifier | modifier le code]

Mouvements féminins, féminisme[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Camille Sarret, « Le vent du Sud », article par initialement en janvier 2011 sous le titre « Renouveau du féminisme au Sud », Manière de voir no 150, décembre 2016-janvier 2017, pp. 8-11.