Place des femmes dans la Rome antique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Femmes en bikini, Villa Romana del Casale.
Femme romaine de la période julio-claudienne (statue conservée au musée du Prado, à Madrid, en Espagne).

Les femmes dans la Rome antique sont traditionnellement, c'est-à-dire selon la religion romaine, sous la dépendance de leur père (pater familias), puis de leur mari. À Rome, on ne conservait en général que la fille aînée. La mention de deux filles dans une famille romaine est exceptionnelle. « Tous les juristes ont relevé ce qu’on appelle la disparition forcée des cadettes[1] ». Le phénomène existait aussi pour les garçons chétifs ou victimes d’une malformation. Alors que les garçons reçoivent un prénom, ce qui est une marque d’individualité, les filles ne conservent que celui du père. Ce n’est qu’à la fin du IVe siècle av. J.-C. que le droit de vie et mort sur ses enfants est retiré au pater familias[2].

Une matrone est une citoyenne romaine mariée, tandis qu'une femme âgée qui ne peut plus avoir d'enfant est appelée « anus »[3]. Cependant, lorsqu'elles en avaient la volonté et la possibilité ces femmes pouvaient s'émanciper. Ce faisant la femme abandonnait le foyer et la protection des dieux propres à sa famille (lares, génies).

Place dans la société[modifier | modifier le code]

La coutume romaine donnait originellement le même statut aux femmes que celui des enfants, elles étaient soumises au pater familias qu'il soit père, mari ou frère, de la même manière qu'un enfant. Elles étaient destinées à être femme et mère. Ce cadre était, en fait, religieux. Sortir de ce cadre, par exemple commettre un adultère, c'était se révolter contre les dieux du foyer. Une fois veuve ou divorcée, la femme rentrait au domicile du père (ou frère) toujours pour honorer les dieux du foyer. Dans l'hypothèse où la femme devait ou choisissait de rester seule, elle ne dépendait plus des dieux du foyer et par conséquent pouvait faire les mêmes choses qu'un homme libre. Si le père mourait sans vœux, la fille recevait autant que le fils même si les lois du IIe siècle av. J.-C. voulaient limiter ce droit. Outre, le statut de la femme romaine a cependant un cadre légal, détaillé dans le Code théodosien[4] au Bas-Empire.

Cremona, buste d'une jeune fille romaine, IIIe s. av. J.-C.

Les femmes, comme dans de nombreuses civilisations, sont politiquement mineures et exclues de la plupart des droits. Elles n'en étaient pas moins aussi estimées dans la famille que les fils même s'ils devaient assurer la sécurité de la fille en suivant leurs pères dans la vie publique.

De plus, une loi votée sous l'empereur Vespasien (r. 69-79 ap. J.-C) dispose qu'une femme se compromettant avec un esclave doit être considérée comme telle[5]. Quant aux esclaves féminines, elles sont considérées encore plus inférieures si cela est possible. Être romaine permet néanmoins d’être choisie comme vestale, de participer à certains cultes traditionnels et de contracter le mariage légal. Certains aspects de la tradition romaine leur accordent des droits dont les femmes ne disposent pas dans d'autres cultures :

  • leur témoignage est recevable devant un tribunal (sauf de la part des courtisanes, vénales par définition) ;
  • elles peuvent hériter à part entière ;
  • elles ont droit comme les hommes à l’éloge funèbre lors de leurs funérailles, tradition que Tite-Live fait remonter à l’époque du sac de Rome par les Gaulois (390 av. J.-C.), lorsque les dames romaines avaient offert leurs bijoux pour financer la rançon exigée par les Gaulois[6].

Enfin, selon une tradition que les Romains faisaient remonter à l'enlèvement des Sabines, les Romaines sont dispensées de tout travail domestique ou agricole, excepté filer la laine et élever les enfants.

Mariage et divorce[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mariage en Rome antique.

Il existait deux formes de mariage : un mariage rituel, officiel, car sacré et un autre plus populaire, qui permettait le divorce.

Chez les plus riches, le mariage était en général arrangé pour des raisons sociales et économiques. Les filles étaient mariées très jeunes, les textes de loi autorisaient leur mariage à partir de 12 ans, et de 14 ans pour les garçons. Le mari, supposé prendre soin de sa femme, se mariait en général vers vingt ans à l'époque classique[7] et était d'une condition sociale égale ou supérieure à celle de l'épouse. À leur mariage, elles ne changeaient pas de gens. En public, les Romaines tentaient d'incarner beauté et dignité. La monogamie était de règle.

Le divorce est d'abord l'apanage des hommes, mais reste rare au début de la République. À la fin de la République, les femmes mariées sine manu peuvent répudier leurs maris. Le divorce devient alors plus simple et se banalise. Auguste et Domitien imposèrent des lois plus restrictives sur le divorce avec le consentement mutuel et le divorce pour faute grave (adultère, proxénétisme, etc.)[8].

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Les femmes aristocrates devaient s’occuper d’une maison grande et complexe. Comme les couples les plus riches possédaient souvent plusieurs maisons et domaines à la campagne avec des dizaines ou même des centaines d’esclaves, dont certains étaient éduqués et possédaient de nombreuses compétences, cette responsabilité revenait à gérer une petite coopérative. Non seulement le mari devait s'occuper de ses invités, clients, et dignitaires étrangers, mais il tenait aussi ses réunions d’affaires (salutatio) le matin, dans la maison. La maison (domus), était aussi le centre de l’identité sociale de la famille, avec des portraits d'ancêtres disposés dans l’entrée (atrium). Comme les hommes aristocrates les plus ambitieux n’étaient pas souvent à la maison, et que leurs absences pouvaient durer plusieurs années (en campagne militaire ou par leurs tâches administratives), la maintenance de la propriété familiale et les décisions importantes étaient laissées aux femmes ; par exemple, quand Jules César était loin de Rome dans les années 50 av. J.-C., sa femme Calpurnia Pisonis était responsable de ses biens. Quand Ovide, l'un des plus grands poètes de Rome, fut exilé par Auguste en 8 ap. J.-C., , sa femme profita de ses relations sociales et politiques pour conserver la propriété familiale, de laquelle dépendait leur existence. Ovide exprime souvent son amour et son admiration pour elle dans la poésie qu’il écrira durant son exil. Frugalité, parcimonie et austérité caractérisent la matrone vertueuse.

L’une des tâches les plus importantes pour une femme dans une grande maison était la fabrication de vêtements. Dans les premières périodes romaines, le filage de laine était une occupation domestique centrale, et indiquait l’autosuffisance d’une famille, la laine étant produite sur leur propriété. Même dans un environnement urbain, la laine était souvent le symbole des devoirs d’une femme, et l’équipement pour filer pouvait apparaître sur le monument funéraire d’une femme, pour montrer la bonne et honorable matrone qu’elle avait été. On attendait même des femmes des classes supérieures qu'elles filent comme l'avaient fait leurs ancêtres – une pratique observée par Livia.

Les femmes et l'armée romaine[modifier | modifier le code]

Les textes classiques n’en disent pas beaucoup sur les femmes et l’armée romaine. L’empereur Auguste (27 av. J.-C. –14 apr. J.-C.) n’autorisait pas le mariage de soldats ordinaires, interdiction qui dura presque deux siècles. Cependant il a été suggéré depuis les années 1980, que les femmes et les enfants de centurions vivaient avec eux aux frontières et dans les forts provinciaux. Au début des années 1990, on a découvert des chaussures de femmes et d’enfant sur le site de Vindolanda (fort romain situé sur le mur d’Hadrien, dans le nord de l’Angleterre), en plus de plaques de bronze, offertes aux soldats provinciaux dont les 25 ans de service leur valut la citoyenneté romaine, prenant en compte leurs femmes et enfants. De la même manière en Allemagne, d’autres preuves de cette pratique ont été découvertes sous la forme de broches et de chaussures. La colonne de Trajan dépeint six femmes parmi des soldats qui tiennent des offrandes en guise de sacrifices, pendant une cérémonie religieuse.

Politique[modifier | modifier le code]

Les femmes ne pouvaient ni occuper des fonctions politiques, ni servir dans l’armée, mais la mythologie de la République reconnaissait le patriotisme, les vertus et l’abnégation des femmes, et condamnait l’égoïsme ou un comportement déloyal.

Pendant les guerres civiles qui mirent fin à la République, Appian témoigne de l’héroïsme des femmes qui sauvèrent leur mari. Une épitaphe connu sous le nom de LaudatioTuriae montre encore l'éloge d’un mari à sa femme, qui, pendant la guerre civile suivant la mort de Jules César, mit en danger sa propre vie et abandonna ses bijoux pour soutenir son mari exilé. Les deux époux survécurent aux aléas du temps et purent profiter d’un long mariage. Porcia, la fille de Caton d’Utique (ou le Jeune) et femme de Brutus l’assassin, eut une fin moins heureuse (pour son époque) mais certes héroïque : elle se tua lors du déclin de la République, comme son père.

Comme femme célèbre, on compte Livia Drusille Augusta (58 av. J.-C. – 29 ap. J.-C.), la femme d’Auguste et la femme la plus puissante au début de l’Empire romain, qui fut plusieurs fois régente, fidèle conseillère d’Auguste. Plusieurs femmes de la famille impériale, comme l’arrière-petite-fille de Livia et la sœur de Caligula, Agrippine la Jeune, eurent une influence politique.

Les femmes contribuaient également aux efforts pour renverser des empereurs qui abusaient de leur pouvoir. Peu après la mort de Drusilla, sœur de Caligula, son mari veuf Marcus Aemilius Lepidus, sa sœur Agrippine La Jeune et Livilla ourdirent une conspiration pour renverser Caligula. Leur plan fut découvert, et Lepidus exécuté. Agrippine et Livilla furent exilées, et ne revinrent de cet exil seulement quand leur oncle paternel Claudius arriva au pouvoir après l’assassinat de Caligula en 41 ap. J.-C.

Les femmes pouvaient aussi être motivées par des causes moins nobles. La troisième femme de Claudius, Valeria Messaline, conspira avec Gaius Silius pour renverser son mari dans l’espoir de s’installer au pouvoir avec son amant.

Tacite immortalisa Epicharis pour sa participation à la conjuration de Pison, où elle essaya de gagner le soutien des flottes romaines. Mais au lieu de cela, elle fut arrêtée. Une fois la conspiration découverte, elle ne révéla rien même sous l'emprise de la torture. Cela s'oppose d'ailleurs à certains sénateurs, qui n’étaient pas soumis à la torture mais qui pourtant donnaient de nombreux détails. Tacite loue également Egnatia Maximilia qui sacrifia sa fortune pour soutenir son mari innocent face à Néron.

Mais la femme qui eut la plus grande influence politique de l'histoire de la Rome antique fut Galla Placidia, la régente de l'empereur Valentinien III qui garda une très grande influence politique même après que son fils eut atteint sa majorité.

Maternité[modifier | modifier le code]

Éduquée et voyageuse, Vibia Sabina fut la grand-nièce de l'empereur Trajan et devint la femme de son successeur, Hadrien. Elle est une figure emblématique de la femme indépendante.

La bienséance a toujours voulu que les femmes romaines s’occupent de leurs enfants et prennent à cœur leur maternité. Pourtant, les femmes de l’aristocratie, habituées à un certain degré d’indépendance, ont montré un manque de penchant croissant pour cette activité maternelle traditionnelle. En effet, au Ier siècle, les nourrices se substituaient souvent aux mères dans les catégories sociales supérieures. Des sources littéraires, comme le poète comique Plaute, montrent la banalité de cette pratique. Malgré ces nouvelles habitudes, le lait de la mère reste encore et toujours considéré comme le meilleur pour le bébé. Ainsi, les plus grandes patriciennes allaitaient elles-mêmes, à moins que des raisons physiques ne les en empêchent. Si une femme (souvent de pauvre condition) était dans l’incapacité de subvenir aux besoins de son propre enfant, elle avait la possibilité de visiter le Columna Lactaria et d'y obtenir la charité et bienfaisance de nourrices proposant d’offrir leur lait aux plus démunies.

L’investissement des hommes dans les rites infantiles semble variable. Les traditionalistes qui défendent les valeurs familiales comme Caton semblent y avoir pris goût : ce dernier aimait assister au bain et à l’emmaillotage de son enfant.

Les femmes romaines furent non seulement reconnues et valorisées pour le nombre d’enfants qu’elles portaient mais aussi pour leur rôle dans leur éducation, destinée à former de bons citoyens. Pour instruire ses enfants, une mère romaine exemplaire doit elle-même être instruite. Une des femmes romaines les plus célèbres par son influence était Cornelia, la mère des Gracques. Jules César, dont le père est mort quand il était encore jeune adolescent, avait une relation proche avec sa mère, Aurélia, dont l’influence politique n’était pas négligeable.

La vision biologique de la femme[modifier | modifier le code]

Malgré l’opinion d’Hippocrate sur le corps des femmes et leur faiblesse physique, les Romaines ont mené des vies bien actives du fait de leur engagement dans la vie sociale et familiale. La physiologie des femmes a peu à peu commencé à être vue d’une façon plus positive et moins étrangère à celle des hommes. Dans les traditions les plus anciennes, la grossesse et l’accouchement occupaient une place centrale et étaient considérées comme la raison d’être du corps féminin.

Parures[modifier | modifier le code]

Les romaines prenaient grand soin de leur apparence même si l'extravagance était mal vue. Elle préparaient différentes concoctions pour leur peaux. Ovide a d'ailleurs écrit dans un poème sur la bonne façon d'appliquer du maquillage.

Vêtements[modifier | modifier le code]

  • La stola se drape autour des épaules, par-dessus la tunique et descend jusqu'aux pieds. Elle est sécurisée par des claps sur les épaules. Il était interdit aux jeunes femmes d'en porter. À la place, elles portaient juste une tunique[9].
  • La tunique, vêtement en laine, porté sous la stola, est composé de deux pièces de tissus et est généralement longue.
  • La palla se drape sur la stola, de manière à couvrir les épaules et parfois la tête soutenue par un clap aux épaules[10].
  • La mitre (mitra) est à l'origine une écharpe colorée que l'on enroule autour des cheveux
  • Le palladium est un tissu plié qui forme un bonnet
  • Le reticulum est une résille
  • Le tutulus est un bonnet de laine conique duquel pend un voile
  • Le strophium est une ceinture portée sur la poitrine pour soutenir la tunique
  • La cyclas est une robe de cérémonie dont le bas est brodée d'or
  • La coa vestis est un vêtement transparent porté par les danseuses
  • Le ricinium est un capuchon de deuil que l'on rabat sur la tête lors des cérémonies endeuilleuses
  • Le jadulium est un bracelet reçu à la naissance que la jeune fille porte jusqu'à ce qu'elle donne naissance à son premier enfant.
  • La toga porté normalement pour les femmes peut être vue sur une prostituée ou sur une femme ayant commis un adultère[11].

Bijoux[modifier | modifier le code]

Les Romaines ont toujours porté des bijoux, imitant en cela les femmes étrusques. Elles aiment les pierres précieuses (aigue-marine, opale, émeraude) et surtout les perles comme boucles d'oreille. Elles exigent des bijoux de plus en plus précieux : diadèmes, boucles d'oreille, colliers, pendentifs et bracelets. Certains pendentifs peuvent même contenir quelques gouttes de parfums. Le jadulium est un bracelet reçu par la fille à la naissance, elle le gardera jusqu'à son premier enfant.

Parfois elles portent des bijoux sur leurs vêtements ou sur leurs chaussures[12].

Coiffures[modifier | modifier le code]

Les coiffures changent selon les époques mais les cheveux sont généralement enroulés en chignon et accompagnés de tresses ou de boucles. Les femmes romaines passaient des heures à se faire coiffer par leur ornatrix. Celle-ci pouvait être battue si le résultat ne plaisait pas au père ou au mari. Les riches Romaines raffolaient des cheveux blonds, et certaines se faisaient nouer des cheveux de Germaines. Elles portaient aussi des perruques régulièrement[10].

Maquillage[modifier | modifier le code]

Les femmes romaines se blanchissaient le visage avec du blanc de plomb, de la craie ou de l'arsenic. Elles mettaient pour le blush et le fard à paupière du plomb[13].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Les femmes de la Rome Antique ne restaient pas cloîtrées dans leur maison comme les Athéniennes. Les femmes riches étaient transportées par des esclaves dans des litières à travers la ville[14]. Il n’était pas inhabituel de voir des femmes se donner rendez-vous entre amies, pour assister à des rites religieux ou se rendre aux bains. Les familles les plus riches possédaient des thermes privés, mais la plupart allaient dans les établissements publics qui offraient un large éventail d’activités comme la gymnastique et éventuellement des services sexuels.

Une des questions les plus débattues sur la vie sociale romaine est celle de la mixité dans les bains. Avant la fin de la République, certains indices laissent à penser que les femmes se baignaient dans des endroits séparés, ou que femmes et hommes avaient des horaires différents. Mais à partir de la fin de la république, on relève certains signes de mixité sociale et ce avant l'essor du christianisme. Certains spécialistes pensaient que seules les femmes des classes inférieures se baignaient avec les hommes mais Clément d’Alexandrie observa que des femmes de plus haut rang social pouvaient être vues nues aux bains. Hadrien interdira la mixité aux bains. Plus généralement, les coutumes variaient non seulement selon le temps et l’espace, mais aussi selon les établissements. De cette façon les femmes pouvaient choisir d'aller aux bains avec des personnes de même sexe seulement, ou non[15].

De plus, les femmes pouvaient assister aux débats au Forum, aux jeux (ludi), aux courses de chars, et aux représentations théâtrales. Toutefois elles devaient s'assoir aux mêmes rangs que les esclaves et les enfants, c’est-à-dire au fond de l’amphithéâtre. À la fin de la République, elles assistaient régulièrement aux dîners, alors qu'auparavant elles dînaient seulement entre elles[16]. Les Romains les plus conservateurs tels que Caton l’Ancien (234-249 av J.-C) considéraient comme indécent pour une femme de tenir un rôle actif dans la société; ses récriminations indiquaient qu’en effet certaines femmes prenaient la parole dans la sphère publique[17].

En outre, les généraux romains emmenaient quelquefois leur femme avec eux en campagnes militaires même si cette pratique était fortement déconseillée. Ainsi, la mère de Caligula, Agrippine l’Aînée accompagnait souvent son mari Germanicus lors de ses campagnes dans le nord de la Germanie, et l’empereur Claude naquit en Gaule pour cette raison. Les femmes les plus riches pouvaient voyager à travers l’empire et participaient ou tout au moins assistaient aux cérémonies religieuses[18]. Elles voyageaient aussi quand l’été devenait trop chaud à Rome[19].

Prostitution[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Dans la société romaine, l'usage des esclaves à des fins sexuelles était courant pour les maîtres mâles, mais sévèrement condamné pour les maîtresses afin d'éviter toute contestation de légitimité des héritiers. Les romains pauvres ne pouvant s'offrir une esclave, ou ceux en déplacement, louaient donc les services sexuels des esclaves des bordels. Une minorité pauvre de femmes libres ou affranchies travaillaient aussi dans les bordels. Ces lieux de plaisirs étaient des commerces légaux qui veillaient à se bâtir une réputation, et usaient de placards publicitaires ou de gravures d'organes génitaux sur les pavés des rues pour guider les clients vers leurs portes. Les spintria pourraient être des jetons de bordels achetés au proxénète, et remis ensuite à la prostituée choisie.

Si le viol était considéré comme un crime, la loi ne punissait le viol d'un esclave que si le « bien était endommagé  ». Le responsable devait alors payer une compensation au propriétaire pour les dommages faits à sa ou son esclave.

Des cadavres de nouveaux nés ont été retrouvés sous les anciens lieux de bordels romains, sans qu'il soit possible de déterminer avec exactitude s'il s'agissait d'infanticides ou de morts-nés. L'abandon des bébés était néanmoins une pratique connue de la Rome antique.

Statuts particuliers[modifier | modifier le code]

Les Vestales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vestales.
Vestales imaginées par le peintre Constantin Hölscher (1861–1921).

Les matrones[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Matrone (Rome antique).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, , p. 22.
  2. Pernoud 1980, p. 20-23.
  3. ănŭs, ūs, f. : vieille femme, [1] consulté le 29 avril 2016.
  4. Les droits de la femme au Bas-Empire romain, Le Code théodosien, éditions Chemins de tr@verse, Paris, 2012, 884 pages. Le Code théodosien comporte plus de deux cent lois relatives au statut de la femme au Bas-Empire romain.
  5. Guy de La Bédoyère, La Rome Antique.
  6. Tite-Live, Histoire romaine, livre V, 50
  7. Pierre Grimal, Rome et l’Amour - La femme romaine, Robert Laffont, 2007, (ISBN 9782221106297), p. 360-361
  8. Jean-Luc Lambolley, Lexique d'histoire et de civilisation romaines, Paris, Ellipses, 1995, p. 140
  9. (en) Assa, The Great Roman Ladies, p. 66
  10. a et b (en) Assa, The Great Roman Ladies, p. 62
  11. Christopher A. Faraone, Prostitutes and Courtesans in the Ancient World, Université de la Presse du Wisconsin (ISBN 978-0-299-21313-8), p. 6
  12. (en) Assa, The Great Roman Ladies, p. 67
  13. (en) Assa, The Great Roman Ladies, p. 65
  14. Assa, The Great Roman Ladies, p. 73
  15. (en) Garret G. Fagan, Bathing in Public in the Roman World, Université de la Presse du Michigan, 1999, 2002, pp. 26-27
  16. Assa, The Great Roman Ladies, p. 92
  17. (en) Livius, A History of Rome, Indianapolis, Hackett Pub, , p. 182
  18. (en) Assa, The Great Roman Ladies, p. 102
  19. (en) Assa, The Great Roman Ladies, p. 96

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Laurence, Les droits de la femme au Bas-Empire romain, Le Code théodosien , Paris, éditions Chemins de tr@verse, 2012. Le Code Théodosien contient plus de deux cents lois permettant de connaître le statut et la condition des femmes dans le Bas-Empire romain, aux quatrième-sixième siècles de notre ère. Ces lois portent sur des sujets multiples qui abordent l'ensemble des aspects des droits de la femme à cette époque : la situation des mineures et des pupilles, les fiançailles et le mariage, le rapt, les interdits matrimoniaux, la question des concubines, les relations entre les femmes et l'esclavage, celles entre la mère et ses enfants, l'adultère, le divorce et le remariage, le veuvage, les femmes et le travail, leur position par rapport à l’Église, ainsi que leur condition financière.
  • Gérard Minaud, Les vies de 12 femmes d’empereur romain - Devoirs, Intrigues & Voluptés , Paris, L’Harmattan, 2012.
  • François Gilbert et Danielle Chastenet, La femme romaine au début de l'Empire, coll. Histoire vivante, éd. Errance, 2007
  • Aline Rousselle, Giulia Sissa et Yan Thomas, La famille dans la Grèce antique et à Rome, éd. Complexes, 2005 extraits en ligne
  • Catherine Salles, La Vie des Romains au temps des Césars, éd. Larousse, coll. L'Histoire au quotidien, 2004
  • Iza Bienzunska-Malowitz, La vie "mondaine" des femmes en Grèce et à Rome, in Étienne Bernand, Nicole Fick-Michel, Jean-Claude Carrière (dir.), Mélanges Étienne Bernand, éd. Presses Univ. Franche-Comté, 1991, p. 15-22, extraits en ligne
  • Georges Duby et Michelle Perrot (dir.), Histoire des femmes en Occident, tome 1, L'Antiquité (Pauline Schmitt-Pantel), éd. Pln, 1990
  • Philippe Ariès et Georges Duby (dir.), Histoire de la vie privée, vol. 1, De l'Empire romain à l'an mil, chap. I : L'Empire romain (Paul Veyne), éd. seuil, 1985
  • Danielle Gourevitch, Le mal d'être femme, Paris, 1984
  • Jacqueline Vons, L'image de la femme dans l'œuvre de Pline l'Ancien, Bruxelles, 2000
  • Virginie Girod, Les femmes et le sexe dans la Rome Antique, Paris, Tallandier, 2013, (ISBN 979-10-210-0115-2)