Femmes pendant la Première Guerre mondiale

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Femmes allemandes participant à l'effort de guerre en 1917.

Les femmes pendant la Première Guerre mondiale ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Plusieurs centaines de milliers ont servi dans les différentes armées dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières. Certaines, en Russie par exemple, ont participé aux combats. D'autres encore sont restées inconditionnellement pacifistes. La Première Guerre mondiale constitue un moment-clé de l'émancipation des femmes.

Rôle des femmes selon les Pays[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

En Grande-Bretagne, des femmes se sont portées volontaires et ont servi dans des unités non-combattantes. À la fin de la guerre, 80 000 étaient enrôlées[1]. Elles servaient majoritairement en tant qu'infirmieres dans la Queen Alexandra's Imperial Military Nursing Service (QAIMNS), dans la First Aid Nursing Yeomanry (FANY), la Voluntary Aid Detachment (en) (VAD), et à partir de 1917 dans l'armée quand le Queen Mary's Army Auxialiary Corps (en) (WAAC) fut créé[2]. Le WAAC était divisé en quatre sections : cuisine, mécanique, clergé et divers. La plupart sont restées à l'arrière, mais environ 9000 ont servi en France[2].

En Irlande, le mouvement Inghinidhe na hÉireann (Femmes d'Érin), féministe et nationaliste fondé par Maud Gonne était opposé à la conscription. Constance Markievicz, commandant en second de l'Irish Citizen Army (ICA) lors de l'insurrection de Pâques 1916[3], Helena Molony, Rose Mc Namara, Marie Perolz et dix autres femmes y prirent les armes . Les soldats irlandais, soupçonnés d'être pro-allemands par les Britanniques, n'eurent même pas le droit de porter les fanions brodés par leurs femmes.

Beaucoup de femmes étaient volontaires à l'arrière en tant qu'infirmières, enseignantes, et dans des travaux traditionnellement masculins[4].

Beaucoup ont travaillé dans les usines d'armement.

Propagande et image de la femme au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

La propagande, sous forme d'affiches incitant les femmes à rejoindre les usines pendant la Première Guerre mondiale, ne présentait pas les aspects dangereux des conditions de travail des femmes en temps de guerre[5]. Ces affiches n'ont pas réussi à concilier une représentation précisément la réalité et la création d'un intérêt satisfaisant pour les femmes qui rejoignaient les effectifs et jouaient leur rôle pendant la guerre. Conçue pour les femmes afin de persuader leurs hommes de rejoindre les armées, l'une de ces affiches de propagande est une vision romantique où les femmes regardent la nature au loin par la fenêtre pendant que les soldats marchent à la guerre. L'affiche possède un charme sentimental et romantique quand la réalité de la situation était que beaucoup de femmes rencontraient d'extrêmes difficultés quand leurs maris s'engageaient[5]. C'était ce cadre narratif de fausse réalité véhiculé par la propagande visuelle qui visait à motiver l'effort de guerre. La construction sociale edouardienne des genres supposait que les femmes devaient être passives et émotives, dotées d'une vertu morale et d'une responsabilité domestique. De leur côté, les hommes étaient censés être actifs et intelligents, et assurer l'avenir de leurs familles. C'était cette idée de répartition des rôles en fonction du sexe que la propagande visait à inverser. Dans une affiche de propagande intitulée These Women Are Doing Their Bit (« Ces femmes jouent leur rôle »), une femme est représentée comme faisant un sacrifice en rejoignant l'industrie des armes pendant que les hommes sont au front. La femme, dans cette affiche particulièrement persuasive, est représentée comme étant joyeuse et belle, garantissant que son devoir patriotique ne réduira en rien sa féminité[5]. Ces affiches ne communiquent pas la réalité des conditions de travail dans le domaine des munitions. Il n'y a aucune référence aux éléments chimiques explosifs, ou aux maladies dues à l'environnement de travail. Les images persuasives de femmes idéalisées ainsi que de décors idylliques avaient pour but de solliciter l'implication des femmes dans la guerre, et ont grandement influencé l'idée de ce que devait être un comportement féminin approprié dans la Grande-Bretagne en guerre. Par conséquent, beaucoup de femmes ont quitté leur vie domestique pour prendre un emploi dans l'industrie d'armement, attirées par ce qu'elles pensaient être de meilleures conditions de vie, un devoir patriotique et un salaire élevé[5]. Selon Hupfer, le rôle des femmes dans la sphère sociale s'est étendu parce qu'elles ont occupé des professions dangereuses et précédemment à prédominance masculine[5]. Hupfer remarque que les comportements concernant les capacités des femmes pendant l'effort de guerre ont reflué pour revenir aux rôles précédemment idéalisés des femmes et des hommes une fois la guerre finie. Les femmes sont retournées à leurs occupations dans leurs foyers car elles ont perdu leur travail au profit des soldats démobilisés, et les statistiques concernant le travail féminin ont chuté et sont revenues au même niveau qu'avant la guerre. Ce n'est pas avant 1939 que l'expansion du rôle des femmes dans la société se produira à nouveau[5].

Australie et Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Médaille de l'Anzac, 1916

D'abors séparées, les forces d'Australie et de Nouvelle- Zélande furent regroupées dans le corps d'armée australien et néo-zélandais (Anzac).

Le rôle des femmes australiennes et néo-zélandaises pendant la Première Guerre mondiale était principalement concentré sur leur engagement dans les soins infirmiers[6]. 2 139 infirmières australiennes ont servi pendant la Grande Guerre. Leurs contributions ont été plus importantes qu'il n'était prévu initialement, et entraînèrent un plus grand respect pour les femmes exerçant des professions médicales.

Certaines femmes faisaient des gâteaux ANZAC pour les envoyer aux soldats. Ces biscuits étaient préparés en utilisant une recette qui leur permettait de rester comestibles longtemps sans réfrigération[7].

Le 10 octobre 1915 dix infirmières néo-zélandaises périrent dans le torpillage du SS Marquette[8].

La princesse maori Te Puea Herangi s'opposa à la conscription des Maoris et recueillit des réfractaires dans sa ferme mais fit preuve d'un grand dévouement en s'occupant d'une centaine d'orphelins de victimes de la grippe en 1918[9].

Canada et Terre-Neuve[modifier | modifier le code]

En décembre 1914, Julia Grace Wales publia le Plan Canada, une proposition pour organiser une médiation sous forme de conférence réunissant des intellectuels des nations neutres, qui travailleraient pour trouver une solution durable à la Première Guerre mondiale. Le plan fut présenté au Congrès des États-Unis, mais, bien qu'il ait éveillé l'attention du président Wilson, fut abandonné quand les États-Unis entrèrent en guerre[10],[11] .

Pendant la Première Guerre mondiale, il n'y avait virtuellement aucune présence féminine dans les forces armées canadiennes, à l'exception de 3 141 infirmières qui servaient à l'étranger ou à l'arrière[12]. Parmi ces femmes, 328 ont été décorées par le roi George V, et 46 ont péri en faisant leur devoir[12]. Même si un certain nombre de ces femmes reçurent des décorations pour leurs efforts, beaucoup de haut-gradés pensaient qu'elles n'avaient pas les compétences requises pour ce travail. Adversaire célèbre de cette participation féminine, le colonel Guy Carleton Jones a écrit que « Le service actif est extrêmement dur, et une grande partie des R.N. (registered nurse (en), infirmières diplômées) sont complètement incapables de le supporter, mentalement ou physiquement[12] ». Même si la Grande Guerre n'a pas été officiellement ouverte aux femmes, elles en ressentaient la pression à la maison. Un fossé s'est creusé dans le monde du travail quand les hommes se sont engagés : beaucoup de femmes s'efforçaient de les remplacer tout en maintenant leurs responsabilités dans leur foyer[12]. Quand la guerre éclata, Laura Gamble s'est enrôlée dans le Corps Médical de l'Armée Canadienne (CMAC) car elle savait que son expérience à l'hôpital de Toronto serait un atout pour l'effort de guerre[13]. Les infirmières canadiennes étaient les seules infirmières des armées alliées qui avaient le grade d'officiers[13]. Gamble se vit décerner la Croix Rouge Royale, médaille de seconde classe, pour avoir montré « le plus grand tact imaginable et une dévotion extrême à son devoir[13]. » Elle lui a été décernée à Buckingham Palace lors d'une cérémonie spéciale pour les infirmières canadiennes[13]. Le personnel médical devait gérer des pathologies qu'il n'avait jamais rencontrées auparavant. Le chlore gazeux utilisé par les Allemands causait des dégâts pour lesquels aucun protocole de traitement n'avait été développé. Le seul traitement qui apaisait les soldats canadiens affectés par le chlore était les soins fournis par les infirmières[13]. Les infirmières canadiennes étaient réputées pour leur gentillesse[13].

Les Canadiens s'attendaient à ce que les femmes soient compatissantes face à l'effort de guerre, mais l'idée qu'elles y contribuent d'une manière si physique semblait absurde à la majorité d'entre eux[12]. En raison du soutien que les femmes leur apportaient depuis le début du conflit, les gens ont commencé à voir leur valeur dans cette guerre. En mai 1918, une réunion a été organisée pour débattre de la possible création d'un corps de femmes canadiennes. En septembre la proposition fut acceptée, mais le projet a été mis de côté car la fin de la guerre s'annonçait[12].

À l'arrière, les femmes canadiennes pouvaient participer à l'effort de guerre de différentes manières. Lois Allan a ainsi rejoint le Corps des services agricoles (Farm Services Corps) en 1918, afin de remplacer les hommes envoyés au front[14]. Allan fut placée chez E.B. Smith and Sons où elle décortiquait les fraises pour en faire de la confiture[14]. Des emplois se créaient aussi dans les usines, en raison de l'augmentation de la production industrielle[14]. Les journées de travail pour ces femmes duraient de dix à douze heures, six jours par semaine. Ces journées consistant en un long travail monotone, de nombreuses femmes créaient des parodies de chansons populaires pour passer le temps et améliorer leur moral[14]. En fonction des régions, les femmes pouvaient dormir soit dans une baraque, soit dans une tente, à l'usine ou à la ferme qui les employait[14].

D'après un brochure du ministères des services publics du Canada, il existait plusieurs endroits où il était approprié pour les femmes de travailler. Ceux-ci étaient les suivants :

  1. Dans les fermes de fruits et légumes ;
  2. Dans des camps pour cuisiner pour les employés ;
  3. Dans des exploitations pratiquant la polyculture ou la fabrication de produits laitiers ;
  4. Dans les fermes pour aider à nourrir ceux qui s'occupaient des récoltes ;
  5. Dans des conserveries, pour la mise en boîte des fruits et légumes ;
  6. Dans la prise en charge des tournées de lait[15].

De plus, beaucoup de femmes étaient impliquées dans des organisations caritatives comme le Club des femmes canadiennes d'Ottawa (Ottawa Women’s Canadian Club), qui a aidé à subvenir aux besoins des soldats, des familles de ces derniers ainsi que des victimes de guerre[14]. Les femmes étaient considérées comme des « soldats de l'arrière », encouragées à économiser à peu près tout et à être frugales afin de réserver des provisions à l'effort de guerre[14].

À Terre-Neuve, environ 15000 femmes furent impliquées dans l'effort de guerre (fourniture de vêtements et couvertures aux soldats ...) et 40 furent infirmières de guerre (Women's patriotic association (en))

Finlande[modifier | modifier le code]

La Jeune fille finlandaise, personnification de la Finlande, attaquée par l'Aigle russe, Hyökkäys (L'Attaque), Edvard Isto, 1899

Les femmes du Grand-duché de Finlande avaient été les premières à acquérir le droit de vote en1906. Leur situation légale d'inférieures aux hommes n'avaient cependant pas évolué et, comme dans tout l'Empire russe, la condition des ouvrières était proche de l'esclavage, ce qui autorisait tous les abus[16]. Lorsque l'Empire s'effondra en 1917, deux factions indépendantistes se formèrent en Finlande, l'une communiste et l'autre conservatrice. Elles mirent sur pied des organisations paramilitaires puis militaires ː La Garde rouge et la Garde blanche qui s'affrontèrent lors de la Guerre civile finlandaise de février à mai 1918.

Helena Aalto et Elli Vuokko (19 et 27 ans) de la Garde rouge, toutes deux exécutées en mai 1918 par la Garde blanche, Finlande

2000 femmes, formées selon le modèle des bataillons féminins russes, servirent dans la Garde rouge féminine comme auxilliaires ou combattantes (Female Red Guards of the Finnish Civil War (en)). Ces femmes, en très grande majorité des ouvrières, furent moquées et diabolisées par la faction conservatrice[17]. Les soldats blancs furent encouragés à ne pas les considérer comme des combattantes mais des « bêtes sauvages à chasser dans les bois »; même le chef de l'Église luthérienne de Finlande, l'archevêque Gustaf Johansson (en) en rajouta[18]. Il est pourtant reconnu aujourd'hui que ces femmes se battirent vaillamment et efficacement[17]. Les Blancs aidés par des troupes allemandes et les volontaires de la brigade suédoise[19] et de la Légion polonaise l'emportèrent. Plus de 600 femmes y compris des femmes enceintes et de très jeunes filles, combattantes ou soupçonnées de l'être (a fortiori si elles étaient ethniquement russes) furent massacrées et parfois violées avant leur exécution à la fin de la guerre civile[20]. Les Allemands s'opposèrent fréquemment aux massacres mais participèrent parfois aux viols[20]. Cet épisode reste l'un des plus noirs de l'histoire de la Finlande, les recherches historiques n'ont pu commencer que dans les années 1990[18].

Lotta Svärd, une organisation finlandaise de volontaires auxiliaires féminines, est créée le , jour qui marque aussi l'affirmation internationale de l'indépendance de la Finlande.

France[modifier | modifier le code]

Voir aussi Arrière en France pendant la Première Guerre mondiale#Les conditions de vie

Les femmes ont un rôle important dans les campagnes, les industries ou au foyer[21]. Puisque les hommes sont au front, les campagnes sont désertes[22], les femmes doivent donc assumer les travaux des champs à partir de l’été 1914[23]. Le président du Conseil René Viviani lance ainsi un appel aux femmes paysannes en s’adressant à elles comme à des soldats[24] et elles se rendront donc aussi à l'usine. Cette mobilisation atteint son apogée fin 1917. Leur effort de guerre se fait ressentir dans les usines d'armements où les conditions de travail sont très difficiles. En 1917 des postes de surintendantes furent créés et une école ouverte pour former des femmes susceptibles de superviser et d'adapter le travail des femmes dans les usines et d'orienter les services sociaux et de santé aux nouveaux besoins[25].

Les femmes ont des difficultés pour gérer seules les foyers familiaux : elles manquent de nourriture à cause des mauvaises récoltes mais aussi à cause de la répartition de la nourriture principalement destinée à l’effort de guerre et aux poilus[26]. Des allocations ont été versées aux femmes de mobilisés et de prisonniers.

De nombreuses femmes de tous âges, les marraines de guerre, offrirent une aide morale aux soldats du front en entretenant des correspondances. Ces envois de lettres étaient souvent doublés de colis.

La Croix-Rouge française, composée de trois sociétés (l'Association des Dames françaises, l'Union des Femmes de France, la Société française de secours aux blessés militaires ou SSBM) est animée par des femmes bénévoles. Elle utilise près de 72 000 infirmières, dans toutes les structures de soins à l'arrière ou dans les ambulances près du front[27], rattachées au service de santé de l'armée. 950 seront décorées de la Croix de guerre à ce titre, 105 sont tuées sous les bombardements, 4 600 reçoivent la médaille des épidémies. Les infirmières militaires sont environ 100000, par exemple, Marie-Thérèse de Poix, dont la vocation n'était en aucun cas militaire, s'engage comme infirmière aux armées dès sa sortie d'école, en 1914, à 20 ans, et y reste toute la durée du conflit[28].

En zone occupée, il y eut des résistantes comme Henriette Moriamé, une religieuse qui faisait passer des soldats anglais en France libre, Louise Thuliez. Louise de Bettignies est à l'origine d'un important réseau de résistance en Belgique et dans le Nord de la France occupés, le réseau alice (de son nom de guerre Alice Dubois) qui opère pour le MI6 britannique. Arrêtée pour espionnage, elle meurt en 1918 à la suite de mauvais traitements subis dans les prisons allemandes.

La célèbre Mata-Hari, accusée d'espionnage au profit de l'Allemagne, fut fusillée par les Français en 1917 à la suite d'un procès controversé.

Marie Curie a organisé des unités de radiologie mobiles utilisables près du front (les Petites Curies) et des unités fixes. Elle y a servi elle-même ainsi que sa fille Irène qui n'a que 17 ans en 1914. En 1915, Irène passe un diplôme d'infirmière qui lui sert aussi pour la formation à la radiologie qu'elle doit donner aux médecins militaires[30]. Marie et Irène ont aussi dirigé la formation de 150 aides-radiologistes militaires, essentiellement de jeunes infirmières [31].

La guerre fit 630000 veuves et entraîna un déficit de 800000 mariages (en partie différés) bien qu'on eût mis en place un système de mariage par procuration sur le Front[25].

Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Dans l'Empire ottoman, en plus de fournir des infirmières, des femmes auraient pris une part importante dans les combats[32].

C.E. Crutchley rapporte ceci dans son livre Machine Gunner 1914-1918 (1975)[33] :

"Une patrouille australienne attrapa une femme sniper turque qui avait les plaques d'identité militaire de plusieurs soldats britanniques accrochées autour de son cou. Ils lui ont tiré dessus, et cela m'a choqué car je pensais qu'elle était une personne courageuse ne faisant que ce que beaucoup de femmes britanniques auraient fait aux envahisseurs de notre terre. Mais je n'ai rien dit, car je savais qu'en temps de guerre, tout le monde était touché par sa folie."

Une dépêche de la Telegraph-Press Association raconte également ceci[34] :

"Un territorial des Dardanelles dit qu'une jeune fille turque franc-tireur a été découverte. Elle avait autour de son cou trente plaques d'identification militaire d'hommes qu'elle avait tués et cinquante livres en monnaie anglaise."

Ces histoires sont cependant controversées[35].

Russie[modifier | modifier le code]

L'aviatrice russe Lioubov Golantchikova en 1911.
Le Bataillon féminin de la mort (Women's Battalion (en)) commandé par Maria Botchkareva (devant à droite) recevant la visite de la féministe britannique Emmeline Pankhurst, Russie, 1917

Le seul belligérant à avoir déployé des troupes de combat féminines en nombre substantiel a été le gouvernement provisoire russe en 1917[36]. Les quelques bataillons de femmes existants ont réellement combattu, mais ils ont échoué à fournir la valeur que la propagande attendait d'eux, et ils ont donc été dissous avant la fin de l'année. Plus tard, pendant la guerre civile russe, les bolcheviks ont aussi employé des bataillons de femmes[37].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aspects militaires[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre, environ 21 498 infirmières de l'armée américaine (les infirmières militaires étaient toutes des femmes à l'époque) ont servi dans les hôpitaux militaires aux États-Unis et à l'étranger. Plus de 1 476 infirmières de la marine américaine ont servi dans les hôpitaux militaires sur le sol américain et à l'étranger.

Les premières femmes américaines enrôlées dans les forces armées régulières étaient au nombre de 13 000 et ont été admises en service actif dans la marine. Elles travaillaient sur le sol américain et recevaient les mêmes avantages et les mêmes responsabilités que les hommes, y compris en ce qui concernait la rémunération (28,75 US$ par mois), et ont été traitées comme des vétérans après la guerre. Ces femmes ont été rapidement démobilisées lorsque les hostilités ont cessé, et à part le corps d'infirmières, les forces armées et la marine sont redevenues exclusivement masculines. Le corps des marines américains avait engagé 305 femmes réservistes (F) pour que « les hommes puissent aller se battre ». Elles remplissaient des fonctions telles que secrétaires et opératrices téléphoniques à l'arrière. Plus de 400 infirmières militaires américaines sont mortes en service, la quasi-totalité de l'épidémie de grippe espagnole qui a balayé les camps militaires, les hôpitaux et les ports d'embarquement[38],[39]. En 1942, les femmes ont été à nouveau amenées à rejoindre l'armée, suivant en cela le modèle britannique[40],[41]. L'armée américaine a recruté et formé 233 opératrices téléphoniques bilingues pour travailler aux standards près du front en France et a envoyé 50 femmes sténographes qualifiées en France pour travailler dans l'intendance.

Les opératrices téléphoniques surnommées les Hello Girls, principalement sélectionnées sur leur capacité à parler français, mobilisées en Europe formaient la Signal Corps Female Telephone Operators Unit et jouaient un rôle actif dans les actions militaires en assurant la bonne transmission des communications.

Propagande[modifier | modifier le code]

Le viol de la Belgique fut un thème récurrent de la propagande américaine et britannique

La propagande a été largement utilisée pour préparer l'entrée en guerre du pays et la justifier. Les violences subies par les femmes y ont souvent servi d'arguments comme dans le cas de l'affaire Cavell.

Résistance dans les territoires occupés[modifier | modifier le code]

Front de l'Ouest (Belgique, Luxembourg, France)[modifier | modifier le code]

Édith Cavell
Couverture d'un livre relatant la vie de Louise de Bettignies. The Queen of spies (la Reine des espions) était son surnom au MI6.

Les femmes prirent part aux réseaux de résistance qui se développèrent dans les territoires occupés. L'un d'eux le réseau Ramble (ou réseau Alice) fut créé par la française Louise de Bettignies (alias Alice Dubois) [42]. En rapport avec Édith Cavell et la princesse belge Marie de Croÿ ce réseau lié au MI6 britannique permit le passage de plusieurs centaines de soldats perdus ou évadés vers les Pays-Bas neutres et collecta des renseignements cruciaux. Louise de Bettignies parlait français, anglais, allemand et italien. Avec son adjointe Marie-Léonie Van Houtte[43] elle coordonnait l'action de quatre-vingt résistants. Le réseau fut infiltré et démantelé en 1915. Édith Cavell fut fusillée par les Allemands le 12 octobre 1915. Son exécution qui survenait après le torpillage du RMS Lusitania où avait péri l'infirmière belge Marie Depage fut instrumentée par la propagande et provoqua un émoi considérable dans les pays de l'Entente et aux États-Unis et contribua à l'affermissement de la détermination des soldats alliés. Elle entraîna des enrôlements en masse chez les Britanniques[42]. Elle influença probablement la décision des Américains à entrer en guerre comme l'a postulé Stefan Zweig[44].

Avant d'être arrêtée, en 1915, Louise de Bettignies avait pu informer le MI6 des projets allemands d'attaque sur Verdun. Elle est condamnée à mort mais les Allemands n'osent pas faire exécuter la sentence après l'affaire Cavell (il en est de même pour Marie de Croÿ et Louise Thuliez). Elle refuse le travail obligatoire qui consiste à fabriquer des munitions et est à l'origine d'une rébellion à la prison de Siegburg. Elle est dès lors intentionellement privée de soins et mourra des suites d'une blessure reçue lors de son arrestation le 27 septembre 1918[45].

Une autre infirmière et résistante belge Gabrielle Petit fut fusillée par les Allemands le 1eravril 1916.

Front d'Orient[modifier | modifier le code]

Sofija Jovanović et un compagnon d'armes en 1912.

Fin 1915, après une retraite héroïque à travers les montagnes d'Albanie, l'armée serbe, une partie de l'administration et de la population, soit près de 200000 personnes furent évacuées sur Brindisi en Italie et sur l'île de Corfou qui jouissait d'un statut de neutralité. La marine française sécurisa l'île (surnommée pour la circonstance l'Île de la mort) tout en s'arrangeant pour respecter le droit international. Des infirmières des Pays Alliés vinrent soigner les blessés et les malades (du typhus principalement). De Corfou l'armée serbe fut transportée par la marine française à Salonique tenue par le Corps expéditionnaire franco-britannique, protégée et ravitaillée par les marines alliées (y compris la marine japonaise). Reformée et complètement rééquipée par les Français, l'armée serbe reprit plus tard victorieusement l'offensive[46]. Des femmes comme Sofija Jovanović (en) (la Jeanne d'Arc serbe), Milunka Savić et la britannique Flora Sandes s'y illustrèrent.

Le Nord de la Serbie fut occupé par les Austro-Hongrois; la Macédoine[47] et le Kosovo furent annexés par la Bulgarie. Un des buts des vainqueurs de 1915 était l'éradication de toute conscience nationale serbe. Au Nord les différents entre Allemands, Autrichiens et Hongrois retardèrent sa réalisation. Au Sud elle fut bien engagée; les exactions de toute sorte, y compris les viols y furent nombreux; un programme de mariages forcés entre hommes bulgares et femmes macédoniennes où les enfants seraient élevés dans la culture bulgare fut mis en place[48]. Dans ces conditions, la résistance concerna une grande partie de la population, révoltes et répressions se succédèrent. À la fin de la guerre, la Serbie avait perdu un quart de sa population du fait des combats, de la répression, de la faim et des maladies[46].

Travailleuses de l'armement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Munitionnette.
Petit Journal du 26 novembre 1916, illustrant le changement de condition des ouvrières parisiennes

Un grand nombre de ces femmes ont été employées dans les industries d'armement, puis ont été débauchées quand ces industries ont décliné à la fin de la guerre. Les femmes se sont portées volontaires pour

Femmes travaillant dans une usine de masques à gaz à Genève en Suisse entre1914 et1918

l'argent et par patriotisme. Les salaires ont doublé par rapport au montant qu'elles recevaient avant, même s'ils étaient toujours inférieurs à ceux des hommes. Celles qui travaillaient dans les usines de munitions étaient appelées « munitionettes » et le travail qu'elles effectuaient était non seulement long et fatiguant, mais aussi dangereux pour leur santé[49].

Ces femmes faisaient principalement partie des catégories sociales les plus modestes et étaient âgées de 18 à 30 ans[50],[51]. Elles avaient un rôle important qui consistait à fabriquer des obus, des explosifs, des avions et d'autres matériels utilisés au front[52], un travail dangereux et répétitif car elles étaient constamment entourées de fumées toxiques et manipulaient des machines et des explosifs dangereux. Certaines travaillaient de longues heures[53]. Dans toute la Grande-Bretagne, les usines dans lesquelles travaillaient les femmes étaient souvent non chauffées, extrêmement bruyantes et emplies de fumées nocives et d'autres dangers[53]. Les maladies les plus communes étaient donc la somnolence, les maux de tête, l'eczéma, la perte d'appétit, la cyanose, l'essoufflement, les vomissements, l'anémie, des palpitations, des urines teintées de bile, la constipation, un pouls faible et rapide, des douleurs dans les membres, la jaunisse due à l'empoisonnement au TNT (les Canary Girls (en), autre surnom des munitionnettes, étaient appelées ainsi car la couleur de leur peau s'approchait du jaune serin) et l'empoisonnement au mercure[54].

Filles de la Terre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Women's Land Army.

Le travail des femmes dans l'agriculture fut remarquable. Impressionnés par le travail des paysannes françaises, les Britanniques installèrent à partir de 1915 un service de placement des jeunes filles et femmes volontaires dans les exploitations agricoles du Royaume-Uni où les fermes étaient plus vastes qu'en France. Leur nombre dépassa 250 000 en 1917 (plus que les infirmières)[55].

Article de journal américain expliquant le rôle des farmerettes , 1919

Ce principe fut repris au Canada (Farm Services Corps), en Australie (Australian Women's Land Army), aux États-Unis (Woman's Land Army of America (en)). Elles étaient familièrement appelées Land Girls au Royaume-Uni et farmerettes aux États -Unis.

Jardinières de guerre à la pause, États-Unis, 1918

Des jardins de guerre (Victory garden (en)) souvent tenus par des femmes furent aussi organisés pour contribuer à l'alimentation des populations dans les pays anglo-saxons et en Allemagne.

Féministes[modifier | modifier le code]

Déléguées américaines pour le congrès de La Haye (1915).

Dans la plupart des pays participant à la guerre, la majorité des féministes mettent leurs revendications en sourdine et soutiennent leur gouvernement. En France, Jane Misme écrit ainsi : « Tant qu'il y aura la guerre, les femmes de l'ennemi seront notre ennemi ». Cette attitude rompt avec les idées pacifistes défendues par le mouvement féministe avant le conflit[56]. Contrairement à la majorité des féministes (dont les organisations nationales sont regroupées au sein du Conseil international des femmes et de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes), une minorité fait scission et se retrouve en 1915 à La Haye afin de défendre malgré tout le pacifisme, permettant de créer en 1919 la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté.

Irène Joliot-Curie, les résistantes Marthe Boël et Louise Thuliez furent aussi des féministes militantes.

Emmeline Pankhurst n'oublia pas les revendications des suffragettes tout en participant à la propagande en faveur des Alliés (son association, la WPSU, cesse ses activités militantes et dissout son service d'ordre[57]), au Royaume-Uni mais aussi en Russie et aux États-Unis lors de ses voyages. Elle exhorta les Anglaises à suivre l'exemple des Françaises « qui, pendant que les hommes combattaient, se montraient capables de moissonner et de continuer les activités des campagnes et des industries »[58]. Le 7 février 1918 (après son retour de Russie), le Parlement britannique adoptait le Representation of the People Act 1918 instaurant le droit de vote des femmes de plus de trente ans.

La baronne Gertrude Denman (en) milita pour le vote des femmes Britanniques, fut fortement impliquée dans l'aide aux soldats blessés, devint présidente de la fédération des British Women’s Institutes où elle participa à la mise en place de la Women's Land Army en 1915 avant d'en devenir la présidente pendant la seconde guerre mondiale.

Cependant de grandes figures féminines, féministes et souvent révolutionnaires, sont restées fermement opposées à la guerre: on peut citer : Clara Zetkin, Helene Stöcker (fondatrice de l'Union des objecteurs de concience allemands -Bund der Kriegsdienstgegner- en 1919), Anita Augspurg et Rosa Luxemburg en Allemagne, Jane Addams (Prix Nobel de la paix 1931) aux États-Unis, Angelica Balabanoff en Italie, Louise Saumoneau, Hélène Brion, Marie Mayoux, Madeleine Vernet et Inès Armand (maîtresse de Lénine) en France, Aletta Jacobs aux Pays-Bas, Julia Grace Wales au Canada, Alexandra Kollontaï en Russie. En novembre 1917, Kollontaï entre au gouvernement des Soviets, ce qui en fait la première femme d'état de l'époque moderne. Elle obtient le droit de vote pour les femmes (et presque tous les autres droits modernes des femmes) en Russie. Écartée ensuite du pouvoir par Lénine, elle devint aussi la première femme ambassadeur.

Constance Markievicz, dite la Comtesse rouge, en uniforme de l'ICA.

En Irlande, la résistance à la guerre des féministes est liée à la revendication indépendantiste : Charlotte Despard (pourtant sœur du maréchal britannique John French)[59], Maud Gonne, fondatrice de Femmes d'Érin et d'autres étaient opposées à la conscription. D'abord non-violentes, certaines féministes comme Maud Gonne et Constance Markievicz s'engagent dans la rébellion et participent à l'insurrection de Pâques, en 1916. Après leur défaite, le mari de Maud Gonne, John MacBride, est exécuté et elle-même emprisonnée. Constance Markievicz, condamnée à mort, voit sa sentence commuée en détention à perpétuité. C'est la seule des leaders de la rébellion, assimilés à des traîtres alliés des Allemands, à rester en vie[60].

Dès la fin de la guerre ou peu après, les républiques d'URSS, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, le Royaume-Uni, le Canada (sauf le Québec), la Suède, le Luxembourg, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, les États-Unis (femmes blanches) , la Nouvelle-Zélande (extension du droit), l'Albanie et les Pays-Bas avaient donné le droit de vote aux femmes. Une tentative similaire échoua de peu en France[61]; Irène Joliot-Curie devint en 1936, l'une des trois premières Françaises à siéger dans un gouvernement, un an après avoir reçu le Prix Nobel de chimie.

Femmes notables[modifier | modifier le code]

  • 1914: Dorothy Lawrence se fait passer pour un homme afin d'intégrer l'armée britannique.
  • 1914-1917: Maria Botchkareva (en russe : Мария Леонтьевна Бочкарева), née Frolkova, surnommée Yashka, est une femme russe qui a combattu lors de la Première Guerre mondiale et a formé le Bataillon féminin de la mort.
  • 1914: Flora Sandes, une Britannique, rejoint une unité de l'Ambulance Saint-Jean en Serbie et elle est par la suite devenue officière dans l'armée serbe[62].
  • Monument à Édith Cavell et Marie Depage, érigé en 1920, Uccle, Belgique
    Marie Depage, infirmière belge, transforma avec son mari un hôtel de La Panne, près du Front de l'Yser en Hôpital, en Belgique libre. Partie collecter des fonds aux États-Unis, elle décède lors du torpillage du RMS Lusitania en 1915 où elle se distingue par son comportement héroïque.
  • 1914: L'infirmière britannique Edith Cavell aide à soigner les soldats blessés, des deux camps, lors de l'occupation allemande en Belgique. Exécutée en 1915 par les Allemands pour avoir aidé des soldats britanniques à fuir la Belgique. Elle était en lien avec les résistantes françaises citées ainsi qu'avec les trois suivantes.
  • Marthe Boël (Marthe de Kerchove de Denterghem (nl)), féministe et résistante belge.
  • Marie de Croÿ, résistante belge, travailla comme infirmière au château familial de Bellignies en France mis au service des Alliés comme hôpital. Elle participa ensuite à l'organisation des réseaux de résistance[42].
  • Jeanne de Belleville, résistante belge[63]
  • 1914: Olena Stepaniv, une officière ukrainienne de l'unité des fusiliers de la Sitch, est la première femme à recevoir un grade d'officier dans le monde.
  • Sofija Jovanović (en), combattante et héroïne serbe[64]
  • Sophie de Prusse, reine des Hellènes, s'est investie en Grèce dans la création d'hôpitaux de campagne, l'organisation de la formation des infirmières et a elle-même soigné des blessés
  • 1915: L'artiste française Madame Arnaud (en) organise un régiment de femmes parisiennes et belges pour combattre les Allemands[65].
  • 1915: Olga Krasilnikov, une Russe, se fait passer pour un homme et combat dans dix-neuf batailles en Pologne. Elle reçoit la Croix de Saint-Georges[66].
  • 1915: Natalie Tychmini, une Russe, combat les Autrichiens à Opatow, alors qu'elle est déguisée en homme. Elle reçoit la Croix de Saint-Georges[67].
  • Edith Stein, en religion soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix, philosophe et théologienne allemande, s'engagea comme infirmière en 1915. D'origine juive, elle est morte à Auschwitz en 1942 et a été canonisée en 1999 et élevée au rang de cosainte patronne de l'Europe.
Portrait romantique (1916) de la sous-lieutenante roumaine Ecaterina Teodoroiu. Paysanne devenue soldate intrépide, soutenue par la famille royale, morte au combat, elle est souvent comparée à Jeanne d'Arc.
  • 1916: Ecaterina Teodoroiu est une héroïne roumaine qui a combattu et est morte lors la Première Guerre mondiale.
  • Victoria Savs et Stéphanie Hollenstein combattirent dans l'armée autrichienne.
  • Milunca Savic, officière serbe
    1916: Milunka Savić, une héroïne de guerre serbe, est la combattante la plus récompensée des femmes dans l'histoire de la guerre : Légion d'honneur française à deux reprises, Croix de Saint-George russe, médaille anglaise du Très distingué Ordre de St Michael, et médaille serbe Miloš Obilić. Elle est la seule femme à avoir reçu la Croix de guerre française avec palme.
  • 1917: Julia Hunt Catlin Parc DePew Taufflieb (en) est la première femme américaine à se voir attribuée la Croix de guerre et la Légion d'honneur durant la Première Guerre mondiale pour ses efforts de transformation du château d'Annel en un hôpital du front.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Monde britannique[modifier | modifier le code]

Canada[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

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Allemagne[modifier | modifier le code]

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Italie[modifier | modifier le code]

Russie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Audoin-Rouzeau Nicolas Werth. " Yashka, journal d'une femme combattante Russie 1914-1917" ( 2012)

Serbie[modifier | modifier le code]

  • Krippner, Monica. The Quality of Mercy: Women at War, Serbia, 1915-18. Newton Abbot [England]: David & Charles, 1980. (ISBN 0715378864) (OCLC 7250132)

États-Unis[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]