Condition des femmes en Afghanistan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Femmes officiers de police en 2010.
Femmes afghanes portant la burka, en 2009.
Femmes afghanes en 1927.

La condition des femmes en Afghanistan est sujette à de nombreuses difficultés, de par la persistance de l'idéologie talibane dans le pays, mais aussi de traditions patriarcales islamiques qui les discriminent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé par la poétesse féministe Meena Keshwar Kamal, l'Association révolutionnaire des femmes en Afghanistan œuvre depuis sa création en 1977 à la défense des droits des femmes afghanes.

Sous l'Émirat islamique d'Afghanistan (1996-2001), les droits des femmes régressent brutalement, celles-ci étant interdites d'étudier et d'exercer un métier. Après l'intervention militaire de 2001 qui chasse les talibans et installe de nouvelles institutions, de nombreux progrès sont faits concernant les femmes, mêmes s'ils restent surtout cantonnés aux grandes villes et souvent de manière superficielle. En 2014, on note la présence de 27,7 % de femmes députées à l'Assemblée nationale (la moyenne mondiale étant de 21,7 %), un nombre de femmes multiplié par quatre dans la police par rapport à 2007 et par trois dans la justice par rapport à 2001. On compte des actrices ou encore des journalistes (un tiers de la rédaction de 1TV) même si une partie de la population continue de critiquer cette mise en avant, alors que la sécurité des femmes n'est pas assurée (la députée Fawzia Koofi a plusieurs fois été menacée de mort par les talibans, qui mènent une guérilla dans la clandestinité). Au sein même de l'Assemblée, les députés ultra-conservateurs ont essayé de supprimer la disposition de la loi électorale garantissant un quota de 25 % de sièges aux femmes dans les conseils provinciaux ; celle-ci est finalement ramenée à 20 %. Ils ont en revanche réussi à faire retirer une proposition de loi visant à sanctionner les violences contre les femmes (une disposition existe depuis 2009 mais n'a pas force de loi). Ils refusent ce qu'ils appellent des influences occidentales qui contreviennent à la charia[1].

Entre 2001 et 2014, sous la présidence d'Hamid Karzaï, les violences domestiques, les meurtres commis à l'encontre de femmes ainsi que les viols et les attaques à l'acide augmentent[2].

Femmes politiques afghanes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Femme politique afghane.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Bobin, « Afghanistan. Liberté surveillée », M, le magazine du Monde, semaine du 15 février 2014, pp. 40-44.
  2. Camille Sarret, « Le vent du Sud », article par initialement en janvier 2011 sous le titre « Renouveau du féminisme au Sud », Manière de voir no 150, décembre 2016-janvier 2017, pp. 8-11.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :