Adélaïde d'Aquitaine

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Adélaïde d'Aquitaine
La reine Adélaïde (vue d'artiste).
La reine Adélaïde (vue d'artiste).

Titre Reine des Francs
Prédécesseur Emma d'Italie
Successeur Rozala d'Italie
Biographie
Dynastie Maison de Poitou
Naissance vers 945[réf. nécessaire]
Décès après 1004
Père Guillaume III d'Aquitaine
Mère Adèle de Normandie
Conjoint Hugues Capet
Enfants Gisèle de France
Robert de France Red crown.png
Hedwige de France

Adélaïde (ou Adèle) d'Aquitaine (dite aussi Adélaïde de Poitiers ou de Poitou) (morte après 1004), reine des Francs, est la fille du comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, Guillaume III dit Tête d'Étoupe et d'Adèle de Normandie. Elle est sœur de Guillaume IV de Poitiers[1].

Lors d'une trêve, elle sert de gage entre son père et le duc des Francs, Hugues Capet, qu'elle épouse vers 968.

En juin 987, après la mort de Louis V le Fainéant, dernier roi carolingien, l'assemblée des grands du royaume réunie à Senlis, élit Hugues Capet, roi de France, et Adélaïde monte sur le trône en tant que reine de France. Le dimanche 3 juillet suivant, à Noyon, elle est à côté de son époux quand celui-ci est sacré par Adalbéron l'archevêque de Reims. De leur union, naissent :

Animée par une grande piété, elle fit bâtir la chapelle du monastère de Saint-Frambault de Senlis. Le chroniqueur Helgaud de Fleury parle de sa solitude sur l'éducation de son fils à cause d'une maladie qui a failli l'emporter à l'âge de onze ans. Sauvé, elle confia l'éducation de son fils à Gerbert d'Aurillac, futur pape Sylvestre II[2]. Quand son mari meurt en 996, son fils Robert monte sur le trône à l'âge de 24 ans. Elle assiste aux démêlés matrimoniaux de son fils, qui épousera sa maîtresse Berthe de Bourgogne.

Attestée pour la dernière fois dans les documents en 1004, la date de son décès et le lieu de son inhumation sont inconnus[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Aquitaine carolingienne (778-987), Léonce Auzias (1937), p° 510
  2. Pierre Riché, Gerbert d'Aurillac, Le pape de l'an mil, p. 77, Fayard, Paris 1987
  3. Alain Erlande-Brandenburg, Le Roi est mort : Étude sur les funérailles, les sépultures et les tombeaux des rois de France jusqu'à la fin du XIIIe siècle, Arts et métiers Graphiques, , p. 75, 158.

Voir aussi[modifier | modifier le code]