Hildegarde de Bingen

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Hildegarde de Bingen
Image illustrative de l'article Hildegarde de Bingen
Hildegarde recevant l'inspiration divine, manuscrit médiéval.
Sainte et docteur de l'Église
Naissance
Bermersheim (Hesse rhénane)
Décès (à 81 ans) 
Ruppertsberg (près de Bingen),
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Béatification 1244
par Innocent IV
Canonisation  à Rome
par Benoît XVI
Docteur de l'Église  à Rome
par Benoît XVI
Fête 17 septembre

Hildegarde de Bingen (en allemand : Hildegard von Bingen), née le à Bermersheim vor der Höhe près d’Alzey (Hesse rhénane) et morte le à Ruppertsberg (près de Bingen), est une religieuse bénédictine mystique, compositrice et femme de lettres franconienne, sainte de l'Église catholique du XIIe siècle[1]. Elle est aussi connue sous le nom de Hildegarde de Ruppertsberg.

Le 10 mai 2012, le pape Benoît XVI étend le culte liturgique de sainte Hildegarde à l'Église universelle, dans un processus connu sous le nom de « canonisation équipollente », ou canonisation équivalente. Le 28 mai 2012, Benoît XVI annonce la proclamation d'Hildegarde de Bingen comme docteur de l'Église, qui a eu lieu le 7 octobre 2012[2],[3], faisant d'elle la quatrième femme docteur de l'Église après Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l'Église catholique, affirmant par là même l'exemplarité de la vie mais aussi des écrits d'Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques[4],[5].

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scivias.

Dixième enfant d'une famille noble du Palatinat, dont les parents Hildebert et Mathilde sont probablement issus du comté de Spanheim, Hildegarde naît aux environs de 1098[6],[RP 1]. Très vite elle est passionnée par la religion et touchée par des phénomènes mystiques. Hildegarde affirmera avoir reçu les premières grâces dès trois ans : « Dans la troisième année de mon âge j'ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n'ai rien pu en dire »[RP 1].

À l'âge de huit ans[7], elle entre au couvent des bénédictines de Disibodenberg sur le Rhin, dans le diocèse de Mayence, pour son instruction sous la tutelle de Jutta de Sponheim. Elle prononce ses vœux perpétuels et reçoit vers l'âge de quatorze ou quinze ans le voile monastique des mains de l'évêque Othon de Bamberg, qui de 1112 à 1115 remplace l’archevêque Adalbert de Mayence, prisonnier de l'empereur Henri V.

Lorsque Jutta meurt en 1136, Hildegarde est élue abbesse de Disibodenberg, à l'âge de 38 ans.

Elle commence à 43 ans à consigner les visions qu'elle a depuis l'enfance, dans le Scivias (du latin : sci vias Dei, « sache les voies de Dieu »). En 1147, elle fonde l'abbaye de Rupertsberg (de).

L'approbation du pape Eugène III lors d'un synode réuni à Trèves fin 1147 - début 1148 encouragea Hildegarde à poursuivre son activité littéraire. Elle achève le Scivias, composé en 1151. Puis elle écrit le Liber vitae meritorum entre 1158 et 1163 et le Liber divinorum operum entre 1163 et 1174. En 1165, elle fonde l'abbaye d'Eibingen.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

La plupart de ses écrits sont réunis dans un grand livre (le Riesencodex) conservé à la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden en Allemagne. Bernard de Clairvaux lui-même lui a assuré que ses visions étaient des grâces du ciel.

L'Univers
Le Corps mystique
Illustrations du Scivias d'Hildegarde, manuscrit de 1165
se trouvant à l'abbaye Sankt Hildegard d'Eibingen.

Liste de ses écrits[modifier | modifier le code]

  • Scivias seu Visionnes (1141-1151)[8]. Deux autres Visiones peuvent être trouvées dans l'édition de C. P. Evans[9].
  • Liber divinorum operum simplicis hominis (1163-1173/1174)[10]
  • Liber vitae meritorum (1148-1163)[11]
  • Solutionnes triginta octobre quaestionum[9]
  • De Regulae S. Benedicti[12]
  • Explanatio Symboli Sancti Athanasii[12]
  • Vita sancti Ruperti[9]
  • Vita sancti Disibodi[9]
  • Physica, sive Subtilitatum diversarum naturarum creaturarum libri novem, sive Liber simplicis medicinae (1151-1158)
  • Symphonia harmoniae coelestium revelationum[12]
  • Ignota lingua, cum versione Latina[9]
  • Tractatus de sacramento altaris
  • Homeliae LVIII in Evangelia[12]
  • Causae et curae, sive Liber compositae medicinae.
  • Epistolarium[13]

Musique[modifier | modifier le code]

Fichier audio
O frondens virga
From Ordo Virtutum
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Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, hymnes et séquences, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements récents par des ensembles de musique médiévale notamment Sequentia : Ave generosa, Columba aspexit, O presul vere civitatis… Ce dernier est un hommage à Disibod, moine irlandais du VIIe siècle fondateur du monastère double de Disibodenberg, dont Hildegarde fut la biographe. L'ensemble des chants forme la collection Symphonia harmoniae celestium revelationum (Symphonie de l'harmonie des révélations célestes), qu'elle mit en musique.

Elle a aussi composé un drame liturgique intitulé Ordo virtutum (« Le jeu des vertus »), qui comporte quatre-vingt-deux mélodies et met en scène les tiraillements de l'âme entre le démon et les vertus.

Édition[modifier | modifier le code]

Linguistique[modifier | modifier le code]

L'alphabet qu'Hildegarde utilisa pour sa Lingua Ignota.

Hildegarde est aussi connue dans le domaine linguistique car elle élabora, sur des principes mystiques voire apophatiques, une langue artificielle ou langue construite écrite et parlée par elle seule, la Lingua Ignota[14].

Médecine[modifier | modifier le code]

La troisième vision du Liber Divinorum Operum

dentsHildegarde de Bingen est médecin, son double don de voyance et de guérisseuse en fait l’un des plus renommés de son temps. Sa médecine combine des éléments savants de grands auteurs, et des ressources locales de médecine populaire. Ses ouvrages médicaux sont au nombre de trois :

Le Liber divinorum operum simplicis hominis ( Livre des œuvres divines ) est un mélange de théologie et de médecine, où elle expose ses idées en visions cosmiques. L'organisation de l'univers et la nature de l'Homme ont pour origine commune la création divine. Les deux ne peuvent être séparés, de grandeur différente, ils ont été construits selon les mêmes proportions. Un principe d'analogie universelle fait de l'Homme un petit monde dans le grand (microcosme dans le macrocosme). L'Homme est le miroir du monde qu'il reflète par l'organisation de son corps. Dans un de ses manuscrits, conservé à Lucques, on trouve la miniature ci-contre, représentant un homme aux bras étendus dans un cercle (recevant toutes les influences cosmiques), dont le dessin sera modernisé par Léonard de Vinci dans l'Homme de Vitruve[15].

La Physica et Causae et curae sont deux ouvrages plus médicaux. Le second serait inspiré de Constantin l'Africain, et à travers lui d'Hippocrate, de Galien, de Dioscoride et des médecins arabes. La médecine populaire allemande tient aussi une large place[16]. Le savoir encyclopédique d'Hildegarde serait lié à sa situation géographique, aux liaisons fluviales d'une région rhénane[17], communiquant aussi bien avec la mer noire (Danube) qu'avec la Méditerranée (Rhin, Saône, Rhône), lui donnant accès à de nombreuses sources.

Hildegarde de Bingen a une grande connaissance de la pharmacopée et, utilise tout ce que la nature pouvait lui offrir en matière de traitements : les simples bien sûr, mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple, elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

« L'émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l'herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l'air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu'elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C'est pourquoi l'émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l'air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l'estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s'en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu'il ne puissent plus s'en défendre, alors il faut qu'il prenne immédiatement l'émeraude dans la bouche, pour l'humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… »

Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques, basées sur un symbolisme magique.

Elle conçoit la théorie des quatre humeurs, non pas comme des liquides organiques, mais comme des ensembles de tendances, de prédispositions et de réactions morbides, sur un double plan physique et spirituel. Elle s'intéresse ainsi à la mélancolie, qu'elle voit dans l'histoire de l'Homme comme une conséquence du péché originel chrétien : « Au moment où Adam a désobéi à l'ordre divin, à cet instant même, la mélancolie s'est coagulée dans son sang[18] ».

Le corps est la demeure de l'âme avec une porte, des fenêtres et une cheminée. L'âme fait entrer et sortir les pensées comme par la porte (le cœur), le cerveau est la cheminée de l'âme qui discerne et évacue les mauvaises pensées. Les fenêtres apportent la lumière « les yeux sont les fenêtres de l'âme. On peut voir l'âme d'un homme dans ses yeux »[16].

À côté de pratiques pouvant sembler étranges ou superstitieuses, on trouve des intuitions pénétrantes ou des idées à venir sur la physiologie humaine : comme l'affirmation que la Terre tourne autour du Soleil, placé au centre du monde, que les étoiles fixes sont en mouvement, et que le sang circule dans le corps[16]. Ou encore ce conseil préventif, dans Causæ et Curæ sur les maux de dents :

« Celui qui veut avoir des dents fermes et saines doit, le matin, lorsqu'il se lève, mettre de l'eau pure et froide dans sa bouche et la garder un petit moment, une petite heure[19], dans sa bouche pour ramollir la malignité qui se trouve entre ses dents ; ainsi, l'eau qu'il a dans sa bouche lave ses dents et, s'il le fait souvent, la malignité ne croîtra plus autour de ses dents, qui resteront saines »[16] .

Culte[modifier | modifier le code]

Hildegarde fut parmi les premiers saints pour lesquels une procédure officielle de canonisation fut appliquée, mais la procédure était si longue qu'aucune des quatre tentatives de canonisation ne fut menée à son terme (la dernière se déroula en 1244, sous le pape Innocent IV), et Hildegarde resta une bienheureuse. Cependant, elle fut très vite qualifiée de sainte par le peuple, et à la fin du XVIe siècle, comme elle était l'objet d'une dévotion de longue date, son nom fut inscrit au martyrologe romain sans autre formalité, avec le titre de sainte[20],[21]. Cette reconnaissance est formalisée par le pape Benoît XVI en mai 2012[22]. Elle est proclamée docteur de l'Église le 7 octobre 2012[2],[23].

Elle est fêtée le 17 septembre.

La châsse contenant les reliques d'Hildegarde est conservée dans l'église paroissiale d'Eibingen près de Rüdesheim am Rhein.

Évocations dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Sculpture d'Hildegarde de Bingen à Eibingen.
  • Umberto Eco mentionne Hildegarde de Bingen à plusieurs reprises (en tant que sainte) par l'entremise de différents personnages de son roman Le Nom de la rose (1981).
  • Kim Stanley Robinson la mentionne dans son livre Mars la rouge, comme étant l'initiatrice de la viriditas (en).
  • En 2001, le groupe suédois d'éléctro folk Garmarna sort un album intitulé Hildegard Von Bingen
  • Jeanne-Martine Vacher la fait intervenir dans Silence ! aux Éditions du Seuil en 2002
  • Elle est l'objet de la chanson Hildegarde de Bingen de Claire Pelletier parue sur son album Galileo en 2000[24].
  • Katherine Pancol la mentionne dans son roman La Valse lente des tortues, paru chez Albin Michel en 2008.
  • Camille a composé sa chanson Tout dit (album Ilo Veyou) en son hommage[25].
  • En 2009, sort le film franco-allemand Vision – Aus dem Leben der Hildegard von Bingen de la réalisatrice Margarethe von Trotta[26].
  • En 2013, Devendra Banhart chante Für Hildegard von Bingen dans son album Mala.
  • Dans Le Talisman, le deuxième tome de la saga littéraire du Cercle de Pierre paru en 2003, l'auteure américaine Diana Gabaldon fait intervenir le personnage de Mère Hildegarde, une sœur régissant l'Hôpital des Anges, largement inspiré d'Hildegarde de Bingen.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

  • Les mérites de la vie * Principes de psychologie chrétienne, présenté et traduit par Michel Trouvé et Pierre Dumoulin, avec un cahier-photo de 8 pages, 376 pages, EDB, Nouan-Le-Fuzelier, , (ISBN 978-2-84024-803-3).
  • Le Livre des mérites de la vie, éditions Bénédictines, 2012.
  • Louanges (présentation et traduction de ses poésies complètes, par Laurence Moulinier), bilingue, Paris, Éditions de la Différence, 1990, 127 p. « Symphonie de l'harmonie des révélations célestes » (Symphonia harmoniae celestium revelationum)
  • « Hildegarde de Bingen, Chants et Lettres (choix) », traduit du latin, présenté et annoté par L. Moulinier, dans Voix de femmes au Moyen Âge. Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie XIIe siècle-XVe siècle, dir. D. Régnier-Bohler, Paris : R. Laffont, 2006, p. 77-124.
  • Le livre des œuvres divines (1163-1174), trad. Bernard Gorceix, Paris : Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », 1989, 380 p.
  • Scivias : Sache les voies ou Livre des visions (1141-1151), traduit par Pierre Monat, Paris : Le Cerf, 1996, 729 p. (ISBN 2-20404-864-X).
  • (en) Scivias Columba Hart, Jane Bishop.
  • Le Livre des subtilités des créatures divines ou Physica (1151-1158) (t. I : Les plantes, les Éléments, les pierres, les métaux ; t. II : Arbres, poissons, animaux, oiseaux, traduction Pierre Monat, Jérôme Millon, 1993-1996 [1].
  • Les causes et les remèdes (Liber compositae medicinae. Causae et curae), traduction Pierre Monat, Jérôme Millon, 2005, 301 p.
  • La Symphonie des harmonies célestes, traduction Rebecca Lenoir et Christophe Carraud, Jérôme Millon, 2003, 224 p.
  • Lettres (1146-1179), trad. Rebecca Lenoir, Jérôme Millon, 2007, 260 p. [2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Principale source utilisée[modifier | modifier le code]

  1. a et b p. 15.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité sur Katalog der Deutschen Nationalbibliothek.
  2. a et b La Croix, « Pourquoi l’Église proclame-t-elle des saints Docteurs de l’Église ? », 7 octobre 2012.
  3. (fr) De Babel à l’unité. Le 7 octobre saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen seront proclamés docteurs de l’Église, dans L'Osservatore Romano, le 29 mai 2012, [lire en ligne].
  4. Article de Zenit du 27 mai 2012.
  5. Article d’APIC mentionnant la prochaine proclamation d'Hildegarde comme docteur de l'Église.
  6. La date exacte de la naissance d'Hildegarde est difficile à préciser.
  7. Hildegard von Bingen : la voix sacrée p. 52.
  8. Éd. A. Führkötter - A. Carlevaris, Hildegardis Bingensis Scivias (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 43-43A), Turnhout: Brepols Publishers, 1978 (ISBN 978-2-503-03431-7) et (ISBN 978-2-503-03433-1).
  9. a, b, c, d et e Éd. C. P. Evans - J. Deploige - S. Moens - M. Embach - K. Gärtner, Hildegardis Bingensis. Opera minora II (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 226A), Turnhout: Brepols Publishers, 2015 (ISBN 978-2-503-54837-1).
  10. Éd. A. Derolez - P. Dronke, Hildegardis Bingensis Liber divinorum operum (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 92), Turnhout: Brepols Publishers, 1996 (ISBN 978-2-503-03921-3).
  11. Éd. A. Carlevaris, Hildegardis Bingensis Liber vite meritorum (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 90), Turnhout: Brepols Publishers, 1995 (réimpression : 2006) (ISBN 978-2-503-03901-5).
  12. a, b, c et d Éd. H. Feiss - C. Evans - B. M. Kienzle - C. Muessig - B. Newman - P. Dronke, Hildegardis Bingensis Opera minora (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 226), Turnhout: Brepols Publishers, 2007 (ISBN 978-2-503-05261-8), (OCLC 190393293).
  13. Éd. L. Van Acker, Hildegardis Bingensis Epistolarium I-II (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 91-91A), Turnhout: Brepols Publishers, 1991-1993 (ISBN 978-2-503-03911-4) et (ISBN 978-2-503-03913-8) et M. Klaes, Hildegardis Bingensis Epistolarium III (= Corpus Christianorum. Continuatio Mediaevalis 91B), Turnhout: Brepols Publishers, 2001 (ISBN 978-2-503-03915-2).
  14. L. Moulinier, Un lexique trilingue du XIIe siècle : la lingua ignota de Hildegarde de Bingen, dans Lexiques bilingues dans les domaines philosophique et scientifique (Moyen Âge-Renaissance), Actes du colloque international organisé par l’École Pratique des Hautes Études-IVe Section et l’Institut supérieur de philosophie de l’université catholique de Louvain, Paris, 12-14 juin 1997, éd. J. Hamesse, D. Jacquart, Turnhout : Brepols, 2001, p. 89-111.
  15. Régine Pernoud, Hildegarde de Bingen, coll. « Le Livre de Poche » (no 913), (ISBN 978-2-253-13913-3), p. 87
  16. a, b, c et d P. Theil, L'esprit éternel de la médecine, anthologie des écrits médicaux anciens., t. 2, A.M.P.S., , p.151-152 et 156-159.
  17. Régine Pernoud 1996, op. cit., p.106 (édition Le Livre de Poche)
  18. Causae et curae, éd. Kaiser, 1903, p. 143, trad. et citation dans Jean Starobinski, L'Encre de la mélancolie, Paris, Le Seuil, 2012 (ISBN 978-2-02-108351-4).
  19. Hildegarde de Bingen sainte, Les causes et les remèdes, Editions Jérôme Millon, (ISBN 9782841372089, lire en ligne), p. 199
  20. Gouguenheim 1996.
  21. L. Moulinier, Et papa libros eius canonizavit : réflexions sur l'orthodoxie des écrits de Hildegarde de Bingen, dans S. Elm., E. Rebillard, A. Romano (éd.), Orthodoxie, Christianisme, Histoire. Orthodoxy, Christianity, Collection de l'École française de Rome 270, Rome, EFR, 2000, p. 177-198.
  22. (en) Cindy Wooden, "Benedict XVI formally recognises Hildegard of Bingen as a saint", Catholic Herald, 11 mai 2012.
  23. Messe d'ouverture du synode.
  24. Claire Pelletier, Québec Info Musique, consulté en ligne le 18 mai 2010.
  25. « Sur la planète Camille », Les Échos, 8 décembre 2011..
  26. Le film Vision Fiche sur Cinebel.be.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Luca Ricossa, Hildegard von Bingen : Ordo Virtutum, édition complète et commentée de la musique en notation originale, avec traduction française. Genève (lulu.com), 2013.

Monographies[modifier | modifier le code]

Articles et chapitres[modifier | modifier le code]

  • G. Epiney-Burgard et E. Zum Brunn, dans Femmes Troubadours de Dieu, introduction et chapitres 1 et 2, Brepols, 1988 (ISBN 2-50350-011-0).
  • (en) Victoria Sweet, « Hildegard of Bingen and the Greening of Medieval Medicine », Bulletin of the History of Medicine, 1999, no 73 p. 381-403.
  • Laurence Moulinier, « Conception et corps féminin selon Hildegarde de Bingen » Storia delle Donne 2005 ; 1(1) p. 139‑157.

Discographie[modifier | modifier le code]

Une vaste discographie sur 9timeszones.com présente l'œuvre musicale d'Hildegarde de Bingen :

  • Hildegard of Bingen: A Feather on the Breath of God - Emma Kirkby, Gothic voices, dir. Christopher Page (14 septembre 1981, Hypérion CDA66039) (OCLC 23115189).
  • Vision - The Music of Hildegard von Bingen, arrangements dans le style « Nouvel âge » par Richard Souther (en), synthétiseur et arrangements (1994, Angel Records) (OCLC 31733237).
  • 900 Years, anthologie des œuvres de H. von Bingen (8CD Deutsche Harmonia Mundi 77505 2), dont en disques séparés :
    • Symphoniae, Hildegarde von Bingen - Sequentia (16-19 1982/17-20 juin 1983, Deutsche Harmonia Mundi).
    • Hildegard von Bingen: Canticles of Ecstasy - Sequentia, dir. Barbara Thornton (16-21 juin 1993, Deutsche Harmonia Mundi) (OCLC 31906617).
    • Voice of the Blood - Sequentia, dir. Barbara Thornton (30 octobre-3 novembre 1994, Deutsche Harmonia Mundi) (OCLC 34126055).
    • O Jerusalem - Sequentia, dir. Barbara Thornton (17-25 octobre 1995, Deutsche Harmonia Mundi) (OCLC 906155886).
      Les deux précédant disques (Voice of the Blood et O Jerusalem) étant reparus sous le titre de Chants de l'extase (1994-1995, Deutsche Harmonia Mundi/RCA) (OCLC 34126055 et 929887511).
    • Saints, Hildegarde von Bingen - Elizabeth Gaver; Benjamin Bagby ; Sequentia, dir. Barbara Thornton (11-18 juin 1996, Deutsche Harmonia Mundi) (OCLC 40313445).
    • Ordo Virtutum - Benjamin Bagby ; Elizabeth Gaver ; Sequentia, dir. Barbara Thornton (29 juin-5 juillet 1997, Deutsche Harmonia Mundi 77394-2) (OCLC 39401081).
  • Heavenly Revelations : hymnes, séquences, antiphonia, réponds, Hildegard von Bingen - Oxford Camerata, dir. Jeremy Summerly (14-15 décembre 1993, Naxos 8.550998) (OCLC 554803360).
  • Femina Forma Maria : chants mariaux du codex Villarenser - Ensemble Mediatrix, dir. Johannes Berchmans Göschl (19-20 juin 1996, Calig/Hänssler CD-PH 10011) (OCLC 37371846 et 811550725)
  • 11,000 Virgins, Chants for the Feast of St-Ursula - Anonymous 4 (13-18 novembre 1996, Harmonia Mundi HMU 907200) (OCLC 37814349).
  • Materia Mystica : Eine Hommage an Hildegard von Bingen - Ensemble Estampie (1998).
  • Hortus Deliciarum - Discantus, dir. Brigitte Lesne (janvier 1998, Opus 111 OP30390/Naïve) (OCLC 54797992)
  • Sponsa Regis : La victoire de la Vierge dans l'œuvre d'Hildegard - La Reverdie, avec I Piccoli Cantori San Bartolo, dir. Roberto Spremulli (1999, Arcana A314) (OCLC 906202036).
  • The Origin of Fire : musique et vision d'Hildegard von Bingen - Anonymous 4 (5-9 octobre 2003, SACD Harmonia Mundi HMU 807327) (OCLC 57718871).
  • Celestial Harmonies: Responsories and Antiphons, Hildegard von Bingen - Oxford Camerata, dir. Jeremy Summerly (10-11 août 2005, Naxos 8.557983) (OCLC 227035116).
  • Vox Cosmica - Hirundo Maris, Arianna Savall (février 2014, SACD Cape Diem 16304) (OCLC 937646908)
  • Lumière vivante - Chants de Hildegarde de Bingen et improvisations psaltérion, Margarida Barbal et Catherine Weidemann, Éditions Psalmos, 2016. Présentation en ligne : « CD Musique », sur www.psalmos.fr (consulté le 31 juillet 2016).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Audio[modifier | modifier le code]