Place des femmes à Maurice

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L’île Maurice, petite île de l’océan indien est fortement peuplée. Sa population est d’environ 1 282 337 habitants[1] parmi lesquels une majorité de 50.6% sont des femmes selon Françoise Martinetti[2]. Depuis toujours le rôle de la femme dans la société mauricienne n’est pas très conséquent malgré leur grand nombre. Cependant, il progresse depuis la mise en place de la constitution mauricienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’instauration des droits de la femme a été très difficile. C’est en 1835 suite à l’abolition de l’esclavage, que les habitants eurent leurs premiers droits. Mais ce n’est que plus tard que ces droits progressèrent sur la voie de l’égalité pour l’homme et la femme. Auparavant, à Maurice, comme dans de nombreux pays, le rôle de la femme dans la société, ne consistait qu’en une présence importante au sein de la famille et dans la religion. Elle avait, depuis petite, été instruite lors de sa socialisation primaire (pleine de stéréotypes[réf. souhaitée]) pour s’occuper du maintien de son foyer et de l’éducation de ses enfants. La femme n’avait donc pas énormément de droits qu’ils soient politiques, sociaux, économiques ou autres, et se retrouvait souvent victime de discriminations et quelques fois de violences.

Évolution de ses droits[modifier | modifier le code]

Les choses ont évolué : la femme a obtenu de nombreux droits qui lui ont permis de mieux s’intégrer dans la société

Les droits qui marquent le mieux l’entrée de la femme dans la société[réf. nécessaire] sont les droits politiques. Malgré la longue attente, le droit de vote est enfin accordé aux femmes en 1948. C’est un grand pas pour celle-ci car pouvant voter, leur expression devient aussi importante que celle des hommes.

Mais les plus nombreux sont les droits sociaux : droit à l’éducation (utile dès 1976-1977 avec l'éducation gratuite), au travail, au logement, ou encore à d’autres droits plus récents comme le droit à l’avortement, légalisé en et applicable sous certaines conditions[3]. Bien qu'à Maurice plusieurs textes de lois sont présents pour protéger les droits de la femme, jusqu'à l'avantager sur certains sujets (la femme a la garde de l'enfant de moins de 5 ans obligatoirement) c'est dans les mentalités et les pratiques que la femme est la plus discriminée[4]

Les limites des droits des femmes[modifier | modifier le code]

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En même temps que se développaient ces nouveaux droits, des inégalités se mettaient en place : surtout dans le monde du travail car les hommes étaient plus recherchés et favorisés que les femmes[2]. Du fait de la maternité, les femmes prennent un retard de carrière vers 25-35 ans.

Ces métiers se retrouvaient dans de nombreux domaines où les femmes étaient prises comme second choix malgré leurs expériences ou diplômes[pas clair].

Bien que l'avortement ait été légalisé à Maurice (en cas d'inceste, de viol, de malformation du fœtus, ou de danger pour la mère), les femmes souhaitant avorter, mais dont la situation ne remplit pas les conditions définies par la loi, doivent trouver des moyens hors du cadre légal, malgré les risques pour leur santé (détournement de produits pharmaceutiques tels que le Cytotec et le Méthotrexate). Un commerce illégal est donc apparu[réf. nécessaire].

Les résolutions prises par le gouvernement[modifier | modifier le code]

Le gouvernement établit des mesures drastiques telle que la « Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes » (CEDAW en anglais) en 1979 qui protège la femme contre toute forme de discrimination, pour lutter contre ces injustices. Les « Restriction Orders », lois contre la violence domestique, a aussi conduit à la création d’un amendement pour la protection de la femme qui est le « Protection From Domestic Violence (Amndment) Act » (La Protection contre la violence domestique) créé en 2007. D’autres droits sont créés pour limiter violence conjugale comme le droit au divorce ou «Restriction Orders ». Le gouvernement mauricien tente par tous les moyens (droits, loi, ou aides) de faire disparaitre ou du moins de limiter les inégalités hommes/femmes ainsi que les cas de violence[5]

On voit d’ailleurs les résultats de ses nouvelles règles[réf. nécessaire]. Ceux-ci sont notamment visibles dans la politique avec non seulement des femmes candidates et ministres mais également une femme présidente, Ameenah Gurib-Fakim, et la présidente de l'Assemblée nationale Maya Hanoomanjee. Toutefois, la représentation de la femme sur la scène politique reste minime, sur les 70 places disponibles au parlement il n'y a que 30 % de femmes et sur 22 ministres il y a seulement 2 femmes[réf. nécessaire].

Cependant, on note aussi que la femme mauricienne n'est plus sans voix et qu'elle milite contre le sexisme encore présent partout dans le monde[réf. nécessaire]. En juillet 2015, une pub Coca-Cola jugée sexiste a été interdite par le ministère de l'Égalité du genre. L'affiche publicitaire controversée montrait une jeune fille blonde totalement renversée en arrière et portant une bouteille à ses lèvres. La décision la ministre de l'Égalité du genre, Aurore Perraud, a été prise le 18 juillet « après des discussions au niveau de son ministère »[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]