Condition des femmes au Pakistan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La condition des femmes au Pakistan varie considérablement selon les classes sociales , les régions, et la division ville/campagne due à un développement socio-économique inégal et l'impact des structures sociales tribales, féodales ou capitalistes sur la vie des femmes. Les femmes pakistanaises d'aujourd'hui ont un meilleur statut que par le passé. Cependant, en moyenne, la situation des femmes vis-à-vis des hommes est systématiquement une subordination du genre[1],[2]. Grâce à une prise de conscience accrue parmi la population, l'accès à l'éducation pour les femmes pakistanaises a augmenté ces dernières années[3]. En 2014, le forum économique mondial classe le Pakistan comme le second pire pays dans le monde pour l'égalité des sexes[4],[5].

Les groupes religieux ont souvent travaillé avec d'autres membres de la société civile pour dénoncer les violences envers les femmes, notamment le All Pakistan Ulema Council.

Histoire[modifier | modifier le code]

Historiquement, au XIXe siècle, bien que l'on trouve des femmes chefs d'états musulmane comme dans l'État de Bhopal et en d'autres endroits, les mouvements féministes au sein de la communauté musulmane d'Asie du Sud ont essayé de contrer la violence sociale envers les femmes musulmanes provenant de la coutume du purdah (où les femmes sont isolées du contact social, principalement avec les hommes). D'autres réformateurs musulmans comme Syed Ahmad Khan travaillent à l'éducation des femmes, à la limitation de la polygamie, et à leur donner de l'autonomie à travers l'éducation[2]. Le fondateur du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah, est connu pour son attitude positive envers les femmes[2]. Après l'indépendance du Pakistan, des groupes de femmes et les organisations féministes lancées par des dirigeants importants comme Fatima Jinnah travaillent à l'élimination des injustices socio-économiques contre les femmes dans le pays.

Jinnah remarque que les dirigeantes musulmanes de tous horizons ont activement soutenu le mouvement pour le Pakistan dans les années 40. Leur mouvement était mené par les femmes ou proches de dirigeants politiques. Les femmes ont organisé quelquefois des grandes manifestations. Avant 1947 il y a une tendance chez les femmes du Pendjab de voter Ligue musulmane alors que leur maris votent pour le Parti Unioniste[6].

De nombreuses musulmanes ont soutenu le Quit India Movement du Congrès national indien. Certaines comme Syeda Safia Begum de Lahore lancent la première école anglaise pour les enfants musulmans dans le quartier de Muslim Town en 1935. Les femmes pakistanaises obtiennent le suffrage en 1947 sous la Pakistan Ordinance[7] et elles voient ce droit réaffirmé aux élections nationales de 1956 durant la constitution provisoire[8]. La réservation de sièges pour les femmes au Parlement a existé de 1956 à 1973.

Gouvernement de Zulfikar Ali Bhutto[modifier | modifier le code]

Dictature militaire de Zia-ul-Haq[modifier | modifier le code]

Gouvernement de Benazir Bhutto[modifier | modifier le code]

Gouvernement de Nawaz Sharif[modifier | modifier le code]

Régime de Pervez Musharraf[modifier | modifier le code]

Pratiques[modifier | modifier le code]

Purdah
Les règles du Purdah sont suivies par de nombreuses communautés au Pakistan[9],[10]. Il est pratiqué de différentes façons, en fonction de la tradition familiale, de la région, des classes, ou du lieu(rural vs. urbain)[11].
Mariage infantile/ (Vani)
Bien que le Child Marriages Restraint Act interdit de marier les filles de moins de 16, des cas de mariage infantiles sont signalés. Le Vani est une coutume de mariage infantile suivie dans les zones tribales et la province du Pendjab. Les jeunes filles sont mariées de force pour résoudre les querelles entre clans[12] ; le Vani peut être évité si le clan de la fille accepte de payer les autres clans, ce qu'on appelle Deet[13]. Le Swara, Pait likkhi et Addo Baddo sont des coutumes tribales et rurales similaires qui promeut le mariage au début de l'adolescence. Dans un cas extrême en 2012, le Jirga dans le village d'Ashari(Swat) a ordonné que Roza Bibi, une fillette de six ans, devait être mariée à une famille rivale pour mettre fin à une dispute[14].
Watta satta
Le Watta satta est une coutume tribale dans laquelle la reproduction est négociée entre deux clans. Pour que quelqu'un marie son fils, il doit avoir aussi une fille à marier en retour. S'il n'y a pas de sœur à échanger en retour de l'épouse du fils, une cousine, ou une cousine germaine fait aussi l'affaire. Même si la loi islamique demande que les partenaires consentent explicitement au mariage, les femmes sont souvent forcées dans les mariages arrangés par leurs parents ou chefs de tribus[15].
Crime d'honneur
Article connexe : Crime d'honneur au Pakistan.
La majeure partie des victimes de crime d'honneur sont des femmes et les peines infligées ont souvent tendance à être indulgentes[16],[17]. La pratique de tuer sommairement une personne suspectée de liaison illicite est connue sous le nom de karo kari au Sind et au Baloutchistan. En décembre 2004, le gouvernement passe un décret qui rend le karo kari punissable sous les mêmes dispositions pénales que le meurtre[18]. De nombreux cas de crimes d'honneur sont signalés à propos de femmes qui se marient contre la volonté de leur famille, qui divorcent ou qui ont été violées[19].
Mariage au Coran
Dans certaines parties du Sind, la pratique de marier une femme au Coran est présente parmi les propriétaires terriens, bien que cette pratique soit étrangère à l'Islam et n'ait pas de base religieuse. Cette pratique est souvent utilisée par les hommes pour garder ou récupérer les terres de leurs sœurs ou filles[20].

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture du Pakistan.

Bien que l'habillage des femmes varie en fonction des régions, classes ou évènements, le salwar kameez est le principal vêtement porté par les femmes pakistanaises[21]. Les Ghararas (une jupe-culotte ample portée avec un chemisier) et lehengas étaient autrefois courants, mais ils sont désormais portés principalement lors des mariages.

Peu de femmes pakistanaises portent le hijab ou burqa en public et la façon de se couvrir varie. Certaines femmes pakistanaises ne portent pas le hijab ; elles peuvent porter plutôt le dupatta ou le tchador.

Le sari est une robe formelle portée dans certaines occasions par certaines femmes citadines. La campagne d'"islamisation" sous la dictature du général Zia ul-Haq a dénoncé le sari comme étant "anti-islamique"[21]. Le sari est aujourd'hui de retour dans les milieux aisés. Les vêtements occidentaux comme les t-shirts et jeans sont courants chez les jeunes citadines.

Développement économique et éducation[modifier | modifier le code]

3 écolières célébrant la Fête de l'Indépendance au Mazar-e-Quaid de Karachi, avec des voiles colorés, du maquillage aux couleurs du Pakistan et des bijoux.

Au Pakistan, l'accès des femmes à la propriété, l'éducation, l'emploi etc. reste considérablement plus faible que les hommes[10]. Le contexte social et culturel de la société pakistanaise est essentiellement patriarcal[1]. Les femmes ont un faible taux de participation à la vie sociale en dehors de la famille[22].


Éducation[modifier | modifier le code]

Des écolières pakistanaises dans le Khyber Pakhtunkhwa

Malgré l'amélioration du taux d'alphabétisme du Pakistan depuis son indépendance, le niveau scolaire des femmes pakistanaises est l'un des plus faibles du monde[10]. Le taux d'alphabétisme des femmes en ville est cinq fois plus élevé que le taux pour les femmes à la campagne[9]. Le taux d'alphabétisme est toujours plus bas pour les femmes que pour les hommes: 45,8 % pour les femmes, contre 69,5 % pour les hommes(âgé de 15 ans ou plus, données de 2015)[23].

Le taux d'abandon scolaire parmi les filles est très élevé (environ 50 %), alors que les résultats scolaires des étudiantes sont plus élevés que les étudiants dans les différents niveaux d'éducation[1]. C'était du moins le cas il y a quelques années, toutefois une amélioration significative est apparue rapidement. Dans la ville de Lahore, pour 46 lycées publics, 26 d'entre eux sont réservés aux filles et les 20 restants sont mixtes. De façon similaire les universités publiques du Pakistan recrutent plus de filles que de garçons[24].

L'UNESCO et Mobilink ont utilisé les téléphones mobiles pour éduquer les femmes et améliorer leur degré d'alphabétisation depuis le 4 juillet 2010. L'antenne de la BUNYAD Foundation à Lahore et le travail de l'ONU via le Cadre d'action de Dakar pour l'Éducation pour tous aident également à lutter contre ce problème[25].

Emploi[modifier | modifier le code]

L'organisation de l'emploi des femmes varie dans le monde musulman: en 2005, 16 % des femmes pakistanaises étaient actives économiquement (soit employées, ou disponible pour l'emploi), quand 52 % des femmes indonésiennes l'étaient[26].

En tant que main-d’œuvre[modifier | modifier le code]

Bien que les femmes jouent un rôle actif dans l'économie du Pakistan, leur contribution a été extrêmement sous-reportée dans certains recensements et sondages[10]. Le sondage sur la main-d’œuvre de 1991-92 révèle que seulement 16 % des femmes de 10 ans et plus participaient à la main-d’œuvre. Les rapports de la Banque mondiale en 1997 indiquent que les femmes constituent 28 % de la population active[27]. Selon le rapport de 1999 du Comité des Droits de l'Homme au Pakistan, seul 2 % des femmes pakistanaises participent au secteur formel de l'emploi[28]. Cependant, le recensement agricole de 1980 indique que le taux de participation des femmes à l'agriculture est de 73 %. Le Sondage sur les ménages intégrés de 1990-1991 montre que le taux de participation à la main-d’œuvre des femmes est de 45 % dans les zones rurales et de 17 % dans les zones urbaines[10]. Les femmes pakistanaises jouent un rôle majeur dans la production agricole, l'élevage et l'artisanat[10].

Militaire[modifier | modifier le code]

Des pakistanaises chargées de la réception de l'aide humanitaire se concertant avec une officier de l'US Navy

Les femmes font partie de l'armée pakistanaise depuis 1947, année de la création du Pakistan. Elles sont aujourd'hui environ 4000 à servir les forces armées pakistanaises[29],[30],[31],[32] En 2006, la première femme pilote de chasse rejoint une mission de combat aérien des forces armées[33],[34].

La Marine pakistanaise interdit aux femmes de servir en missions de combat notamment sous le commandement des forces sous-marines, alors celles-ci sont employées dans les opérations de logistique, dans la formation et les travaux administratifs, en particulier dans les QG régionaux et central[35]. On estime le nombre de femmes servant dans l'armée autour de 4000 et ce nombre est en augmentation depuis 2008[36].

Terres et droits de propriété[modifier | modifier le code]

Près de 90 % des ménages pakistanais sont dirigés par des hommes et la plupart des foyers dirigés par les femmes font partie de la classe pauvre de la société[9],[10].

Les femmes n'ont pas la possession des richesses. En dépit du droit des femmes de posséder et d'hériter des propriétés de leurs familles, peu de femmes ont l'accès et le contrôle de ces ressources[1].

Autres éléments[modifier | modifier le code]

Code vestimentaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hijab.

Le Pakistan n'a pas de loi bannissant ou obligeant le hijab. Des sondages conduits au Pakistan montrent que la plupart des femmes qui portent le hijab déclarent en avoir fait le choix[37],[38]. La plupart des femmes portent le salwar kameez, un ensemble formé d'une tunique et d'un pantalon ample qui couvre le corps, les jambes et les bras. Une écharpe relâchée (dupatta) est aussi portée autour des épaules, le haut du torse et la tête car montrer ses cheveux est considéré comme grossier et de mauvais goût. Les hommes ont un code vestimentaire similaire, mais seul les femmes sont censées porter le voile en public[39],[40]. Le hijab et la burqa sont seulement portées dans les zones islamistes.

Rôle du genre[modifier | modifier le code]

Le Pakistan est une société patriarcale où les hommes sont les figures principales de l'autorité et les femmes sont subordonnées[41]. Le genre est l'une des bases de l'organisation sociale du Pakistan. Les valeurs patriarcales présentes dans les traditions locales, religieuses et culturelles prédéterminent la valeur sociale du genre. L'islam influence lourdement les rôles de chaque genre en particulier. Une division artificielle entre production et reproduction, créée par l'idéologie de la division sexuelle du travail, ont placé la femme dans un rôle reproductif en tant que mères et femmes dans l'enceinte privée du foyer et les hommes dans le rôle de gagne-pain dans l'enceinte publique[42].

Selon les standards pakistanais, la femme « idéale » peut être éduquée ou non et est censée être généreuse, calme, tolérante, empathique, sur laquelle on peut compter, capable d'organiser, de coordonner et maintenir l'hospitalité au sein de la maison et de garder de bonnes relations. Elles sont censées également faire les corvées, prendre soin des enfants, maris et parents et, si nécessaire, fournir au foyer un revenu externe[43]. Aussi, on attend d'elles de se marier à un homme du choix des parents, et de suivre le code vestimentaire de l'islam[44] et de sacrifier leurs propres rêves[45].

La mort de la chanteuse et blogueuse Qandeel Baloch, le 15 juillet 2016 au soir, que son frère a confessé avoir étranglé pour l'« honneur » de leur famille, a quelque peu médiatisé la condition des femmes au Pakistan. Qandeel Baloch interrogeait par ses prestations artistiques le corps, le genre, la sexualité et la représentation sociale de la femme[46].

Femmes célèbres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Mariam S. Pal, Women in Pakistan: Country Briefing Paper, Asian Development Bank, (ISBN 971-561-297-0, lire en ligne)
  2. a b et c « Pakistan: Status of Women & the Women's Movement », Womenshistory.about.com, (consulté le 24 janvier 2012)
  3. « Women Education in Pakistan »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Pakcitizen.com, (consulté le 24 janvier 2012)
  4. http://timesofindia.indiatimes.com/world/pakistan/Pakistan-second-worst-country-in-gender-equality/articleshow/44961322.cms
  5. Les femmes au Pakistan : une situation contrastée, Questions internationales no 66 – Mars-avril 2014 sur ladocumentationfrancaise.fr
  6. Azra Asghar Ali, "Indian Muslim Women's Suffrage Campaign: Personal Dilemma and Communal Identity 1919–47," Journal of the Pakistan Historical Society, (April 1999) 47#2 pp. 33–46.
  7. Jone Johnson Lewis, « Woman Suffrage Timeline International » (consulté le 7 janvier 2007)
  8. « Woman suffrage », Encyclopædia Britannica (consulté le 7 janvier 2007)
  9. a b et c ESCAP, 1996. Rural Poverty Alleviation and Sustainable Development in Asia and the Pacific, United Nations, New York.
  10. a b c d e f et g « Asia's women in agriculture, environment and rural production: Pakistan »
  11. Jone Johnson Lewis, « Pakistan – Gender Relations: Men, Women, and the Division of Space » (consulté le 6 janvier 2007)
  12. « Women's rights: Our Struggle to fight for the rights of women – Vani », Ansar Burney Trust (consulté le 6 janvier 2007)
  13. Barbara Plett, « Forced child marriage tests Pakistan law », BBC News,‎ (lire en ligne)
  14. « Swat Jirga Forces Family To Marry Off 6-Year-Old Girl To Settle Feud », Radio Free Europe Radio Liberty,‎ (lire en ligne)
  15. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées alice_violence
  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées crime_or_custom
  17. « Pakistan: Violence Against Women in the Name of Honor (ASA 33/17/99) » [archive], Amnesty International, (consulté le 6 décembre 2006)
  18. « Women's rights: Our Struggle to fight for the rights of women – Karo Kari », Ansar Burney Trust (consulté le 6 janvier 2007)
  19. « Honour killings of girls and women (ASA 33/018/1999) » [archive du ], Amnesty International,
  20. Sadaf Zahra, « Women in Pakistan – Victims of the social and economic desecration » (consulté le 6 janvier 2007)
  21. a et b « Pakistan Dresscodes »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  22. United Nations' Women's Indicators and Statistics, 1994, Pakistan Gender Indic ators – projections for 1995
  23. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/fields/2103.html
  24. Noor has written 442 stories on this site., « Education in Pakistan for Women, Women Education in Pakistan | Student Media, News & New Research articles around the world », Student-media.com, (consulté le 24 janvier 2012)
  25. « Improving female literacy through ICTs in Pakistan « ICTs, Education & Entrepreneurship », Ictec.wordpress.com, (consulté le 28 janvier 2012)
  26. « Women of Our World 2005 » [PDF] (consulté le 24 janvier 2012)
  27. Banque mondiale, World Development Indicators, 1997 (Washington, Banque mondiale, 1997)
  28. Human Rights Commission of Pakistan's 1999 Report.
  29. Front Desk et North Atlantic Treaty Organization, « Pakistan women officers visit NATO Headquarters », NATO Newsroom and North Atlantic Treaty Organization (consulté le 2 septembre 2012)
  30. ISPR Officials, « Pakistan: Woman in running to become first 3 star general », Indian Express, New Delhi, Indian Express Group of Newspapers,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  31. « Pakistan fighter pilot wins battle of sexes, now she's ready for war », The Express Tribune,‎ (lire en ligne)
  32. « Pakistan Army » (consulté le 2 septembre 2012)
  33. (en) Zafar Abbas, « Pakistan gets women combat pilots », BBC News, Islamabad, BBC News, Islamabad,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  34. Staff editorial report, « Pakistan army to turns to women for combat », Indian Defence Journal, Indian Defence Journal,‎ (lire en ligne)
  35. Staff report, « Splendid passing-out parade held for smartly turned out naval officers », Tribune Express, Pakistan Naval Academy, Tribune Express,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  36. Amie Ferris-Rotman, « Pakistan fighter pilot wins battle of sexes, now she's ready for war », Yahoo News Pakistan,‎ (lire en ligne)
  37. « Clothing, Pakistan – Local Customs », VirtualTourist (consulté le 24 janvier 2012)
  38. « Women's Muslim Dress – Women Traveler's Dress in Islamic Countries », Studenttravel.about.com, (consulté le 24 janvier 2012)
  39. http://www.virtualtourist.com/travel/Asia/Pakistan/Local_Customs-Pakistan-Clothing-BR-1.html
  40. http://studenttravel.about.com/od/womenstudenttravelers/a/muslimclothing.htm
  41. Ali, T., Krantz, G., Gul, R., Asad, N., Johansson, E. et Mogren, I., « Gender roles and their influence on life prospects for women in urban Karachi, Pakistan: a qualitative study », The Aga Khan University, Global Health Action,
  42. Mariam S. Pal, Women in Pakistan., Philippines, Asian Development Bank, Programs Dept. (West) and Office of Environment and Social Development, (ISBN 971-561-297-0, lire en ligne)
  43. Tazeen S Ali, Krantz, Gunilla, Gul, Raisa, Asad, Nargis, Johansson, Eva et Mogren, Ingrid, « Gender roles and their influence on life prospects for women in urban Karachi, Pakistan: a qualitative study », Global Health Action, (DOI 10.3402/gha.v4i0.7448)
  44. « How people in Muslim countries prefer women to dress in public », University of Michigan’s Institute for Social Research, Pew Research Centre
  45. Ali, T., Krantz, G., Gul, R., Asad, N., Johansson, E., Mogren, I., « Gender roles and their influence on life prospects for women in urban Karachi, Pakistan: a qualitative study », Global Health Action, Global Health Action,
  46. « Qandeel Baloch, assassinée pour sauver "l'honneur" de sa famille », sur Courrier International, 18 juillet 2016, consulté le 21 juillet 2016.