TQS

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TQS
Image illustrative de l’article TQS

Création
Disparition
Propriétaire CFCF Inc. (1986-1997)
Quebecor (1997-2001)
Bell Globemedia et Cogeco (2001-2008)
Remstar (2008-2009)
Slogan Voir plus bas
Langue Français
Pays Drapeau du Canada Canada
Statut Généraliste privée
Siège social Montréal, Drapeau : Québec Québec
Ancien nom Télévision Quatre-Saisons
(19861993)
TQS (1993–2009)
Diffusion
Aire Drapeau : Québec Québec
Chronologie

TQS était une chaîne de télévision québécoise, anciennement connue sous le nom de Télévision Quatre-Saisons. Il s'agissait du second réseau de télévision privée généraliste panquébecois à entrer en ondes. La chaîne tire son nom de sa programmation homogène sur une base annuelle sans que des émissions, séries dramatiques ou magazines, ne soient interrompus pour la saison estivale.

Le , TQS change d'identité pour V.

Historique[modifier | modifier le code]

Lancement[modifier | modifier le code]

En novembre 1984, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) lance un appel de demandes de licences pour une nouvelle station de télévision privée en langue française à Montréal et Québec. Il étudie les demandes de Télévision Saint-Laurent, propriété de Cogeco, ainsi que du Réseau de télévision Quatre-Saisons, entreprise pilotée par Jean A. Pouliot, Adrien D. Pouliot et Paul Chamberland, et détenue par CFCF Inc.. CFCF est également propriétaire, à l'époque, de la station de télévision anglophone CFCF de Montréal, du câblo-distributeur CF Câble TV, de la station de radio CFQR-FM ainsi que de Champlain Productions.

En septembre 1985, le CRTC approuve la demande de Quatre-Saisons[1], mais refuse l'exploitation d'une station à Québec. Le réseau est lancé le sous le nom de Télévision Quatre-Saisons. En plus des bulletins de nouvelles, elle produisait des émissions de journalisme (Caméra 86), des émissions de variétés, des jeux télévisés, et des talk-shows. Elle diffusait aussi des films tous les soirs, et par la suite, des matchs de hockey des Nordiques de Québec.

À Québec, CFAP-TV est mis en ondes en septembre 1989.

Années 1990[modifier | modifier le code]

Le réseau accumule les pertes financières depuis sa fondation et hypothèque les ressources financières de CF Câble TV qui en est toujours le propriétaire. Le câblo-distributeur doit se résoudre à vendre l'entreprise au câblodistributeur Vidéotron. Le CRTC accepte la transaction pour la division câblo-distribution, mais refuse la transaction concernant le réseau TQS, car elle aurait fait de Vidéotron le propriétaire unique des deux seuls réseaux de télévision privés au Québec, soit TVA et TQS.

Québecor acquiert finalement le réseau et l'amène à la rentabilité en réduisant ses budgets de production, en déménageant toutes ses productions (sauf les variétés) dans le même studio situé au rez-de-chaussée du siège social de l'entreprise et en engageant des animateurs vedettes, tels que Jean-Luc Mongrain, pour présenter les journaux télévisés. Ce virage permet de diminuer le déficit annuel d'opérations du réseau.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Une offre d'achat est déposée par Rogers Communications de Toronto pour faire l'acquisition du câblo-distributeur Vidéotron et du réseau de télévision TVA. Le gouvernement du Québec, avec l'aide de la Caisse de dépôt et placement du Québec, finance Québecor afin que ce dernier se porte acquéreur de Vidéotron et de TVA.

Néanmoins, en 2001, le CRTC refuse que TVA et TQS soient contrôlés par la même entreprise. Québecor transige TQS à un consortium formé de Cogeco, déjà propriétaire de certaines des stations régionales de TQS depuis 1987, et de Bell Globemedia, alors propriétaire du réseau CTV.

Problèmes financiers[modifier | modifier le code]

Cogeco annonce, le , qu'elle abandonne le réseau de télévision TQS et demande de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers.

L'entreprise explique en conférence de presse que le « marché francophone québécois de la télévision généraliste a connu une détérioration marquée malgré les mesures prises et les investissements effectués par l'entreprise au cours des derniers mois »[réf. nécessaire].

En mars 2008, le syndic de faillite annonce que Remstar devient le nouveau propriétaire de la station, à condition que le CRTC accepte la transaction.

Fermeture du service de l’information[modifier | modifier le code]

Le , Remstar annonce qu'il compte abolir le service de l'information graduellement au cours de l'été pour le fermer complètement lors de la rentrée automnale. Remstar veut plutôt miser sur la production Internet et sur les séries lourdes, affirmant que les bulletins de nouvelles sont peu rentables[2].

Vent de renouveau et changement d’appellation[modifier | modifier le code]

V, la nouvelle chaîne qui remplace TQS depuis le 31 août 2009

Après avoir abandonné son titre de « Mouton noir de la télé » au printemps 2009, la direction de TQS a convié les médias à la présentation préliminaire de leur nouvelle programmation 2009-2010 au mois de . Le nouveau TQS, qui bénéficiera d'une nouvelle image et d'une nouvelle appellation, se tournera vers les plaisirs décadents, en plus de marquer le retour de Gildor Roy à la barre de l'émission du matin et la venue de Mario Dumont, ex-chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) pour un éditorial de l'actualité avec l'émission Dumont 360. La direction de TQS ajoute également un peu d'information à sa nouvelle programmation avec la venue d'une toute nouvelle émission d'information en semaine à 17 heures. TQS change de nom pour V le , de concert avec le lancement de la nouvelle programmation.

Logos[modifier | modifier le code]

Programmation[modifier | modifier le code]

Premières émissions[modifier | modifier le code]

TQS investit massivement dès le départ dans la production d'émissions originales.

TQS occupe également le créneau de la sexualité et de l'érotisme en présentant le premier variété érotique au Québec (Sur l’oreiller animé par France Castel), des films érotiques le samedi en fin de soirée (Bleu Nuit) et Sexe et confidences, une émission de lignes ouvertes.

TQS obtient également les droits de diffusion des matchs de hockey sur glace des Nordiques de Québec, ainsi que plusieurs films quotidiennement.

Émissions culturelles[modifier | modifier le code]

TQS permet au groupe d'humoristes Rock et Belles Oreilles (RBO) de réussir son passage de la radio à la télévision. Julie Snyder fait également ses débuts télévisuels à la barre de l'émission culturelle Sortir[3]. Sonia Benezra y anime le talk-show le plus populaire des années 1990 durant plusieurs années avec plus de 1111 émissions et avec souvent plus d'un million de téléspectateurs chaque soir. Guy A. Lepage (maintenant à la barre de la version québécoise de Tout le monde en parle) y a fait ses débuts en tant qu'animateur de télévision, l'humoriste Jean-Marc Parent y présente pendant deux ans une émission en direct faisant une grande place à l'improvisation. De 1995 jusqu'à 2006, TQS diffuse aussi Flash, qui est la référence en magazine artistique et culturel au Québec.

Renouvellement de la programmation[modifier | modifier le code]

Lors du passage dans le giron de Cogeco et Bell Globemedia, TQS prend un virage plus irrévérencieux et sensationnaliste. Le réseau présente de plus en plus de téléréalités (Loft Story, Le Bachelor, S.O.S. Beauté, Donnez au suivant, Mademoiselle Swan, Solutions Gay) et d'émissions de séquences choc (Faut le voir pour le croire, Rire et délire, Caméra extrême, etc.). Les émissions de fiction refont leur apparition à l'antenne après plusieurs années d'absence, avec notamment les comédies 3X Rien, 450, chemin du Golf.

Cependant, le plus important virage pris par les dirigeants de Cogeco est de convertir un à un les journaux télévisés en émissions de débats et d'opinions ayant une durée de plus d'une heure chacun.

La présentation plus traditionnelle des nouvelles (présentation d'un reportage, suivi du reportage du journaliste) a laissé la place à de plus en plus de débats avec invités sur des sujets chocs ainsi que des tribunes téléphoniques. Quoique contesté par des puristes du journalisme, ce virage a permet à TQS d'atteindre enfin la rentabilité et de voir ses parts de marché augmenter significativement. TQS présente même des spectacles de plusieurs artistes québécois, canadiens et internationaux, comme The Confessions Tour de Madonna.

Dès 2003, Jean Pagé anime 110 %, émission de débats sur le sport diffusée en fin de soirée. Cette émission disparaît lors du changement de TQS en V.

Plutôt que d'être présentés par un journaliste, les différents journaux télévisés sont présentés par des animateurs populaires tels que Jean-Luc Mongrain, Denis Lévesque, Gilles Proulx ou Benoit Dutrizac ou d'anciens politiciens comme Michel Gauthier. Il est même arrivé régulièrement à l'hiver 2005 que les débats de fin de soirée de TQS obtiennent des parts de marché supérieures au Téléjournal/Le Point de Radio-Canada, considéré comme une institution dans le domaine de l'information au Québec.

En 2006, TQS et son vice-président Luc Doyon ont proposé une émission de débats et d'affaires publiques intitulée L'avocat et le diable, coanimée par Gilles Proulx et Stéphane Gendron, alors maire d'Huntingdon. Cette émission matinale diffusée de 9 h à 10 h a atteint des sommets dans les cotes d'écoute, dépassant régulièrement son plus proche rival, Deux filles le matin du réseau TVA, avec un auditoire atteignant parfois 300 000 personnes. Le concept prend fin le pour céder le pas à une nouvelle programmation proposée par les nouveaux propriétaires de TQS, Remstar.

Plus tard, TQS mise sur Isabelle Maréchal, journaliste, animatrice et comédienne. En plus de commenter les nouvelles du journal de fin de soirée de TQS, elle anime la deuxième saison de la télé-réalité québécoise Loft Story. Son arrivée à TQS en entraîne le départ du chef d'antenne Denis Lévesque pour LCN une semaine avant la grande rentrée de TQS. Lévesque prétexte refuser de verser « l'information spectacle » avec Isabelle Maréchal. Il est remplacé par le journaliste Martin Robert[réf. nécessaire].

En , TQS place Benoît Dutrizac dans la case horaire de 22 heures à l'automne, mettant fin au bulletin de nouvelles conventionnel en fin de soirée. L'émission Dutrizac consistait en un bloc d'entrevues de 45 minutes, suivi d'un bloc de nouvelles de 15 minutes à 22h45. Le concept de l'émission n'a jamais attiré le public, habitué de voir des nouvelles en fin de soirée[réf. nécessaire].

En , devant l'échec de l'émission de Benoît Dutrizac, TQS annonce l'embauche d'Esther Bégin à titre de chef d'antenne du Journal du soir, bulletin d'informations conventionnel d'une durée de 45 minutes[4]. À la suite de l'annonce de l'abolition du service de l'information, elle ne sera restée qu'une saison à l'antenne.

Diffusion en haute définition et télévision numérique[modifier | modifier le code]

Logo de TQS HD

Le , TQS offre en haute définition toutes ses émissions de sa programmation[4]. Le , la station mère CFJP de Montréal diffuse d'un émetteur hertzien numérique ATSC au canal 42, canal virtuel 35.1 (CFJP-DT) pour les récepteurs ATSC. L'émetteur est situé sur le toit d'un édifice de la rue Sherbrooke, coin Berri, à Montréal. Il a une puissance d'émission de 7 kW.

Slogans[modifier | modifier le code]

  • 1987-1989: On grandit ensemble!
  • 1989-1995: TQS Au cœur de l'action!
  • 1995-1997: Allumée!
  • 1997-2007, 2008-2009: Le mouton noir de la télé
  • 2007: Parce que vous êtes... différent!

Téléromans, comédies et séries originales[modifier | modifier le code]

Jeux télévisés[modifier | modifier le code]

Émissions de divertissement[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décision CRTC 85-733 », sur CRTC,
  2. LCN : Terminé l’information à TQS (23 avril 2008)
  3. http://www.reocities.com/Hollywood/Palace/9565/bio.html
  4. a et b Pascale Lévesque, « Esther Bégin quitte LCN… pour TQS », Journal de Montréal,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]