David Bélonie

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David Bélonie
Belonie David.jpg
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Naissance
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Date et lieu inconnusVoir et modifier les données sur Wikidata
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Bande à Bonnot (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

David Belonie, né à Gignac dans le Lot le 7 juin 1885, est un anarchiste illégaliste, membre de la bande à Bonnot.

Biographie[modifier | modifier le code]

David Bélonie, membre de la Bande à Bonnot, né à Gignac Lot le 7 juin 1885[1] de père inconnu, perd sa mère, couturière, à l'âge de 12 ans. Il fréquente l'école primaire de Gignac (Lot) et, après son Certificat d'Études, il est placé comme domestique dans une ferme. En 1900 il rejoint Paris où il est hébergé par une tante. Il travaille comme garçon de laboratoire, puis devient préparateur en pharmacie. On le trouve travailleur, soigneux, très aimable et avenant. Il étudie les langues étrangères, l’hébreu, l’allemand, l’anglais, le russe. Il lit les feuilles révolutionnaires et participe à la propagande anarchiste. Insoumis au service militaire, il part en 1906 en Suisse, travaille comme élève pharmacien et se présente au groupe anarchiste « Germinal ». En 1907, la police suisse le signale comme « redoutable révolutionnaire, partisan convaincu de la propagande par le fait »[2]. Membre du groupe Germinal dont faisaient notamment partie José Estivalis et Octave Guidu, le 22 septembre 1907, il est expulsé du canton de Genève et part pour Bâle. Il séjourne ensuite en Belgique où on le voit comme anarchiste, faux monnayeur, voleur et souteneur. Arrêté à Bruxelles pour vagabondage et port de faux noms, il est emprisonné. De retour en France, il est arrêté en 1908 et incorporé de force dans l'armée, fait son service militaire à Chaumont et purge en 1909 une peine de six mois de prison pour insoumission. Libéré en 1911, il fait un séjour à Londres et fréquente l'anarchiste Estaguy, faux-monnayeur. En 1911, il fait la connaissance de Jules Bonnot et devient l'un des membres de la bande à Bonnot.

Il est arrêté le 11 mars 1912 à Rouen pour complicité de vol par recel (motif : détention des titres pris sur le garçon de recettes de la rue Ordener lors du premier braquage avec utilisation d'une automobile). Inculpé d’homicide volontaire, vol et complicité, il est finalement condamné par la Cour d'assises de la Seine le 28 février 1913 pour complicité avec circonstances atténuantes à quatre ans de prison et dix ans d'interdiction de séjour[3]. À sa sortie de prison, il revient à Gignac (Lot) avec plusieurs de ses compagnons. Ensuite on perd sa trace. On ne sait pas où et quand il est mort.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Bélonie, Archives municipales] de Gignac (état civil)
  2. David Bélonie, Arc. de l’État de Genève, Service de la police administrative et judiciaire,
  3. David Bélonie, Acte d’accusation (assises de la Seine), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, Iconographie : Arch. PPo., E a/141