Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr)
Economic Community of West African States (ECOWAS) (en)
Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt)
المجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا (ar)
Logo de l'organisation
Situation
Création
Type Organisation intergouvernementale
Siège Abuja (Nigeria)
Coordonnées 9° 02′ 32″ N, 7° 31′ 31″ E
Langue anglais, arabe, français, portugais
Organisation
Membres
Président Drapeau du Niger Mahamadou Issoufou
Personnes clés Drapeau de la Côte d'Ivoire Jean Claude Brou, président de la Commission
Drapeau du Sénégal Moustapha Cissé Lô, président du Parlement

Site web http://www.ecowas.int/

Géolocalisation sur la carte : Nigeria

(Voir situation sur carte : Nigeria)
Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr) Economic Community of West African States (ECOWAS) (en) Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt) المجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا (ar)

Géolocalisation sur la carte : CEDEAO

(Voir situation sur carte : CEDEAO)
Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr) Economic Community of West African States (ECOWAS) (en) Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt) المجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا (ar)

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (fr) Economic Community of West African States (ECOWAS) (en) Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO) (pt) المجموعة الاقتصادية لدول غرب إفريقيا (ar)
SomalilandCap-VertRépublique arabe sahraouie démocratiqueSoudan du SudLiberiaGuinéeSierra LeoneGhanaNigeriaGambieCôte d'IvoireBéninGuinée-BissauSénégalTogoBurkina FasoNigerMarocTunisieLibyeMauritanieAlgérieÉgypteSomalieComoresÉrythréeSoudanDjiboutiÉthiopieOugandaRwandaBurundiRépublique démocratique du CongoKenyaSao Tomé-et-PrincipeTchadCamerounRépublique centrafricaineCongoGabonGuinée équatorialeAngolaMozambiqueNamibieAfrique du SudBotswanaEswatiniZimbabweMauriceZambieMalawiSeychellesMadagascarTanzanieLesothoCommunauté des États sahélo-sahariensUnion du Maghreb arabeMarché commun de l'Afrique orientale et australeCommunauté d'Afrique de l'EstCommunauté économique des pays des Grands LacsCommunauté de développement d'Afrique australeUnion douanière d'Afrique australeCommunauté économique des États de l'Afrique centraleCommunauté économique et monétaire de l'Afrique centraleUnion économique et monétaire ouest-africaineAutorité de Liptako-GourmaMaliCommunauté économique des États de l'Afrique de l'OuestAutorité intergouvernementale pour le développementUnion africaineUnion du fleuve ManoZone monétaire ouest-africaine
Diagramme cliquable montrant les relations entre divers accords et organisations multinationaux africains.
vdm

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) (en anglais : Economic Community of West African States, ECOWAS), est une organisation intergouvernementale ouest-africaine créée le . C'est la principale structure destinée à coordonner les actions des pays de l’Afrique de l'Ouest. Son but principal est de promouvoir la coopération et l'intégration avec pour objectif de créer une union économique et monétaire ouest-africaine. En 1990, son pouvoir est étendu au maintien de la stabilité régionale avec la création de l'ECOMOG, groupe militaire d’intervention qui devient permanent en 1999. La CEDEAO compte aujourd'hui 15 États membres. En 2017, le PIB global des États membres de la CEDEAO s'élève à 565 milliards de dollars des États-Unis[1].

Bien qu'au départ son rôle soit purement économique, la CEDEAO s'est assez vite intéressée au maintien de la paix. C'est en effet une condition essentielle pour qu'une union puisse se réaliser. Par ailleurs la CEDEAO crée des infrastructures régionales en matière de transport et de télécommunication.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antécédents[modifier | modifier le code]

L'union douanière de l'ouest africain formée par les quatre États du Conseil de l'Entente et le Mali en mai 1959 est l'ancêtre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest[2].

Établissement[modifier | modifier le code]

En 1972, le général Yacoubu Gowon du Nigéria et le général togolais Gnassingbé Eyadema proposent la création d'une zone d'intégration économique régionale, attirant l'attention des dirigeants de la région[3]. Ils proposent cela entre juillet et août 1973 à 12 pays de la région[3].

Premier traité (1975-1993)[modifier | modifier le code]

En raison de tensions entre différents pays, la CEDEAO a décidé en 1978 d'adopter un Protocole de non agression. Suivi en 1981 par le Protocole d'assistance en matière de défense et une Déclaration des principes politiques en juillet 1991. Mais c'est en 1990 que l'aspect sécuritaire de la CEDEAO est appliqué concrètement. Lors de la Conférence des chefs d'État et de gouvernement, il est décidé de mettre en place un groupe surveillant l'application d'un cessez-le-feu, l’Economic Community of West African States Cease-fire Monitoring Group (ECOMOG). Ce groupe de supervision est vite devenu une force d'interposition et est intervenu notamment dans les guerres civiles du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée-Bissau.

Traité révisé (depuis 2003)[modifier | modifier le code]

En 1999, à la suite des différentes guerres civiles, les États membres décidèrent la création d’une force de sécurité en attente. Cette force conserve son appellation d’origine (ECOMOG) et ses principales tâches seront entre autres l’observation et la supervision des cessez-le-feu, le maintien de la paix, l’intervention humanitaire, le déploiement préventif, la construction de la paix, le désarmement et la démobilisation.

En 2000, la Mauritanie se retire de la Cedeao, pour se consacrer au développement de l'Union du Maghreb arabe. Ce projet ne s'étant pas finalisé, la Mauritanie demande en mai 2017 à réintégrer la Cédéao[4] et espère faire à nouveau partie de la zone de libre-échange au .

Le 19 janvier 2005, au cours du 28e sommet à Accra (Ghana), Mamadou Tandja, président du Niger, a été élu président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, en remplacement du ghanéen John Kufuor. Il a été reconduit à ce poste le 13 janvier 2006. En janvier 2007, la présidence de la CÉDÉAO a été confiée au président du Burkina Faso Blaise Compaoré.

Le , la CÉDÉAO envoie une proposition au CNDD visant à envoyer des forces d'intervention en Guinée mais ce dernier la refuse[5]. Le , à la suite du refus de Laurent Gbagbo (déclaré élu par le conseil constitutionnel de la Côte d'Ivoire) de céder le pouvoir à Alassane Ouattara (déclaré élu par la Commission électorale indépendante, la plupart des États, l'ONU et l'Union africaine) après l'élection présidentielle de 2010, l'organisation suspend la Côte d'Ivoire de l'ensemble de ses travaux[6]. Elle est réintégrée depuis la victoire d'Alassane Ouattara en avril 2011[7].

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies charge les pays de la CÉDÉAO de définir un plan de reconquête militaire du Nord Mali[8] qui se trouve entre les mains de groupes armés islamistes comme AQMI, le MUJAO et Ansar Dine. La Mission internationale de soutien au Mali commence à se déployer fin janvier 2013.

Le , le tarif extérieur commun de la CÉDÉAO est entré en vigueur, mais il n'est appliqué que par 9 des États de la CÉDÉAO. Ce tarif extérieur commun doit remplacer le tarif extérieur commun de l'Union économique et monétaire ouest-africaine mis en place en 2000[9].

En janvier 2017, la CÉDÉAO s'engage dans la médiation de la crise gambienne survenue suite aux élections présidentielles de décembre 2016 et au refus de Yahya Jammeh de quitter le pouvoir au profit de Adama Barrow donné vainqueur. Le 19 janvier, Adama Barrow prête serment en tant que président de la République de Gambie dans l'ambassade gambienne au Sénégal[10]. Ce même jour, dans l'après-midi, suite à l'adoption de la résolution 2337 du Conseil de sécurité des Nations unies, des troupes des armées du Sénégal, du Nigeria, du Ghana, du Mali et du Togo entrent en Gambie « de partout » et en mobilisant « l'ensemble des moyens, terre, air et mer » selon les déclarations du colonel Abdoul Ndiaye, porte-parole de l'armée sénégalaise[11],[12]. Des avions de guerre et un navire nigérians sont mobilisés[13]. Le , Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir. Il part en exil le lendemain soir pour Conakry, la capitale de la république de Guinée, avant de rejoindre la Guinée équatoriale[14]. La gestion de la crise gambienne par la CÉDÉAO est considérée comme un succès : aucun mort ne fut à déplorer.

Le , le Maroc a déposé une demande d'adhésion auprès de la CÉDÉAO[15]. Le , la CÉDÉAO donne son accord de principe à la demande d’adhésion du Maroc pour son intégration à l'organisation[16], aucune décision finale n'ayant encore été prise à ce jour.

Le 23 août 2019, la 42e session du Conseil de convergence de la Zone monétaire de l'Afrique de l'Ouest (ZMAO), s'est tenue à Conakry, en Guinée. La ZMAO regroupe les pays membres de la Cedeao qui n’utilisent pas le francs CFA. La rencontre a notamment porté sur le lancement d'une future monnaie de l'Afrique de l'Ouest, l'« Eco »[17].

Géographie[modifier | modifier le code]

États membres[modifier | modifier le code]

L'adhésion de tous les membres de la CEDEAO date de la création de l'organisation en 1975, à l'exception du Cap-Vert, qui l'a rejointe en 1976.

Demande d'adhésion[modifier | modifier le code]

  • Drapeau du Maroc Maroc : Le pays, après avoir fait son retour au sein de l’Union africaine après 32 ans d’absence, a formulé une demande d'adhésion à la CÉDÉAO le 27 février 2017 (il était déjà membre observateur de l’organisation depuis 2005). Initialement prévue pour décembre 2017, la décision finale de la CÉDÉAO devrait être rendue en 2018[18].
  • Drapeau de la Mauritanie Mauritanie : Le pays a quitté la CÉDÉAO en 2000. Néanmoins, il a signé un accord d'association avec l'organisation le 9 août 2017 : à travers cette alliance actée par la ministre mauritanienne du Commerce, Naha Mint Moknass, et son homologue sénégalais, Alioune Sarr, la Mauritanie devient donc officiellement membre associé de l'organisation[19].

Statut et gouvernance[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

La CEDEAO est composée de huit institutions principales :

  • la Conférence des chefs d'États et de gouvernement ;
  • le Conseil des ministres ;
  • le Parlement de la Communauté ;
  • la Cour de Justice de la Communauté ;
  • la Commission :
    Lors du sommet d’Abuja le 14 juin 2006, les chefs d’État de la CEDEAO ont approuvé une modification de l’organisation. Le secrétariat est remplacé par une commission de neuf commissaires, issus à tour de rôle des pays membres. Le mandat de 4 ans des premiers commissaires, issus du Burkina Faso, de Côte d'Ivoire, du Ghana, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de Sierra Leone et du Togo débutera en janvier 2007. Le Ghana assurera la présidence de la commission et le Burkina Faso la vice-présidence ;
  • la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO ;
  • l'Organisation ouest-africaine de la Santé ;
  • Le Groupe inter-gouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 30 ans, les États membres de la Cédéao envisagent la création d’une monnaie unique, baptisée l’Eco le 29 juin 2019 et qui devrait entrer en vigueur en 2020.

Pays Devise Superficie
(km2)[20]
Population
(en milliers) en 2017[21]
PIB
(en millions de $)[22]
PIB (PPA)
(en millions de $)[23]
PIB (PPA) par habitant
($ internationaux courants)[24]
Drapeau du Bénin Bénin Franc CFA (UEMOA) +0 000114 763, +00 00011 176, +000 0009 247, +00 00025 441, +000 0002 276,
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Franc CFA (UEMOA) +0 000272 967, +00 00019 193, +00 00012 323, +00 00035 818, +000 0001 866,
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert Escudo cap-verdien +000 0004 033, +0 000 000546, +000 0001 773, +000 0003 777, +000 0006 913,
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Franc CFA (UEMOA) +0 000322 462, +00 00024 295, +00 00037 353, +00 00095 837, +000 0003 945,
Drapeau de la Gambie Gambie Dalasi +00 00011 295, +000 0002 101, +000 0001 489, +000 0003 569, +000 0001 699,
Drapeau du Ghana Ghana Cedi +0 000238 537, +00 00028 834, +00 00058 997, +0 000129 805, +000 0004 502,
Drapeau de la Guinée Guinée Franc guinéen +0 000245 836, +00 00012 717, +00 00010 473, +00 00028 576, +000 0002 247,
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau Franc CFA (UEMOA) +00 00036 125, +000 0001 861, +000 0001 347, +000 0003 171, +000 0001 704,
Drapeau du Libéria Liberia Dollar libérien +0 000111 369, +000 0004 732, +000 0003 285, +000 0006 082, +000 0001 285,
Drapeau du Mali Mali Franc CFA (UEMOA) +0001 240 192, +00 00018 542, +00 00015 334, +00 00041 130, +000 0002 218,
Drapeau du Niger Niger Franc CFA (UEMOA) +0001 267 000, +00 00021 477, +000 0008 120, +00 00021 880, +000 0001 019,
Drapeau du Nigeria Nigeria Naira +0 000923 768, +0 000190 886, +0 000375 745, +0001 123 781, +000 0005 887,
Drapeau du Sénégal Sénégal Franc CFA (UEMOA) +0 000196 712, +00 00015 851, +00 00021 070, +00 00054 804, +000 0003 457,
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone Leone +00 00072 300, +000 0007 557, +000 0003 775, +00 00011 565, +000 0001 530,
Drapeau du Togo Togo Franc CFA (UEMOA) +00 00056 785, +000 0007 798, +000 0004 758, +00 00012 971, +000 0001 663,
Total (2017) +0005 114 144, +0 000367 566, +0 000565 089, +0001 598 207, +000 0004 348,
dont UEMOA Franc CFA (UEMOA) +0003 507 006, +0 000120 193, +0 000109 552, +0 000291 052, +000 0002 422,

Agences spécialisées[modifier | modifier le code]

L'organisation compte onze institutions spécialisées :

  • Agence monétaire de l'Afrique de l'ouest (AMAO)
  • Agence régionale pour l'agriculture et l'alimentation (ARAA)
  • Autorité de Régulation Régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC)
  • Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC)
  • Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain (EEEOA)
  • Carte Brune de la CEDEAO
  • Unité de Coordination des ressources en eau (UCRE)
  • Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre (CCDG)
  • Centre de développement de la Jeunesse et Sports de la CEDEAO (CDJSC)
  • Institution Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (IMAO)
  • Unité de Préparation et de Développement des Projets d’Infrastructure de la CEDEAO (PPDU)

Présidents de la CEDEAO[modifier | modifier le code]

# Président Pays Période
1 Gnassingbé Eyadema Drapeau du Togo Togo 1977-1978
2 Olusegun Obasanjo Drapeau du Nigeria Nigeria 1978-1979
3 Léopold Sédar Senghor Drapeau du Sénégal Sénégal 1979-1980
4 Gnassingbé Eyadema Drapeau du Togo Togo 1980-1981
5 Siaka Stevens Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone 1981-1982
6 Mathieu Kérékou Drapeau du Bénin Benin 1982-1983
7 Ahmed Sékou Touré Drapeau de la Guinée Guinée 1983-1984
8 Lansana Conté Drapeau de la Guinée Guinée 1984-1985
9 Muhammadu Buhari Drapeau du Nigeria Nigeria 1985 - 27 août 1985
10 Ibrahim Babangida Drapeau du Nigeria Nigeria 27 août 1985 - 1989
11 Dawda Jawara Drapeau de la Gambie Gambie 1989-1990
12 Blaise Compaoré Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 1990-1991
13 Dawda Jawara Drapeau de la Gambie Gambie 1991-1992
14 Abdou Diouf Drapeau du Sénégal Sénégal 1992-1993
15 Nicéphore Soglo Drapeau du Bénin Bénin 1993-1994
16 Jerry Rawlings Drapeau du Ghana Ghana 1994 - 27 juillet 1996
17 Sani Abacha Drapeau du Nigeria Nigeria 27 juillet 1996 - 8 juin 1998
18 Abdulsalami Abubakar Drapeau du Nigeria Nigeria 9 juin 1998 - 1999
19 Gnassingbé Eyadema Drapeau du Togo Togo 1999
20 Alpha Oumar Konaré Drapeau du Mali Mali 1999 - 21 décembre 2001
21 Abdoulaye Wade Drapeau du Sénégal Sénégal 21 décembre 2001 - 31 janvier 2003
22 John Kufuor Drapeau du Ghana Ghana 31 janvier 2003 - 19 janvier 2005
23 Mamadou Tandja Drapeau du Niger Niger 19 janvier 2005 - 19 janvier 2007
24 Blaise Compaoré Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso 19 janvier 2007 - 19 décembre 2008
25 Umaru Yar'Adua Drapeau du Nigeria Nigeria 19 décembre 2008 - 18 février 2010
26 Goodluck Jonathan Drapeau du Nigeria Nigeria 18 février 2010 - 16 février 2012
27 Alassane Ouattara Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 17 février 2012[25] - 28 mars 2014
28 John Dramani Mahama Drapeau du Ghana Ghana 28 mars 2014 - 19 mai 2015[26]
29 Macky Sall Drapeau du Sénégal Sénégal 19 mai 2015 - 4 juin 2016
30 Ellen Johnson Sirleaf Drapeau du Libéria Liberia 4 juin 2016 - 4 juin 2017[27]
31 Faure Gnassingbé Drapeau du Togo Togo depuis le 4 juin 2017
32 Muhammadu Buhari Drapeau du Nigeria Nigeria nommé en août 2018 à la tête de la Cédéao[28], pour succéder au Togolais Faure Gnassingbé, qui était en campagne électorale, ce qui posait un problème d'incompatibilité.[réf. souhaitée]
33 Mahamadou Issoufou Drapeau du Niger Niger depuis le 29 juin 2019[29].

Présidents de la Commission[modifier | modifier le code]

Président Pays Période
Mohamed Ibn Chambas Drapeau du Ghana Ghana -
Victor Gbeho Drapeau du Ghana Ghana - [30]
Kadré Désiré Ouédraogo Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso - [31]
Marcel Alain de Souza Drapeau du Bénin Bénin [32] -
Jean-Claude Brou Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire depuis le [33]

Dysfonctionnements[modifier | modifier le code]

D'importants dysfonctionnements[Lesquels ?] apparaissent au sein de la Cédéao après les transitions démocratiques difficiles en Guinée (2009) et en Côte d'Ivoire (2010). Ils s'amplifient face à l'émergence de divers groupes djihadistes qui constituent au XXIe siècle la première menace sécuritaire dans la région. Ainsi, en 2012 différents groupes armés prennent le contrôle du Nord du Mali, une réponse lente de la part des États membres a été observée mais, néanmoins, un élan de solidarité est né par la suite. Ainsi, des pays comme le Niger et le Tchad se sont battus aux côtés de l'armée malienne et de la France. Par ailleurs, aucune réponse militaire commune n'a été mise en place face à l'insurrection djihadiste au Nigeria menée depuis 2009 par Boko Haram et Ansaru.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. PIB - Fonds monétaire international - Nigéria USD 374,323 - Ghana USD 38,143 - Côte d'Ivoire USD 37,153 - Sénégal USD 23,818 - Burkina Faso USD 19,717 - Mali USD 16,872 - Bénin USD 14,017 - Guinée USD 10,918 - Niger USD 10,548 - Togo USD 5,901 - Sierra Leone USD 4,698 - Gambie USD 3,384 - Cabo Verde USD 1,864 - Guinée-Bissau USD 1,793 - Libéria USD 1,709 - TOTAL CEDEAO USD 564,86.
  2. Ahmed Mohamed Ghadhi, La longue marche de l'Afrique vers l'intégration, le développement et la modernité politique, Éditions L'Harmattan, , 572 p., p. 76.
  3. a et b Ukaigwe 2016, p. 3
  4. La Mauritanie veut réintégrer la zone de libre-échange de la Cedeao, Jeune Afrique, 12 mai 2017.
  5. http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5iAVjutFiNxMjNLZd6fFZMANVHAXgD9CJ1TUG0
  6. Article du « Point » du 7 décembre 2010
  7. La Côte d'Ivoire réintégrée dans la CEDEAO après la victoire de Ouattara.
  8. Libération - L'ONU donne 45 jours aux Africains pour préciser leur intervention au Mali - 13 octobre 2012
  9. La CEDEAO lance un appel pour la signature de l’APE et la mise en œuvre du TEC, ICTSD, 9 juin 2016
  10. (en-GB) « Gambia crisis: Barrow sworn in in Senegal as Jammeh stays put », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 24 février 2017)
  11. Lisa Hanoun, « Mission de la dernière chance en Gambie », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 24 février 2017)
  12. « Les troupes sénégalaises sont entrées en Gambie », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 24 février 2017)
  13. (en-GB) « Gambie : le Nigeria déploie un navire de guerre », BBC Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 24 février 2017)
  14. « Gambie : sous la pression de la Cédéao, le président sortant Yahya Jammeh part en exil », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 24 février 2017).
  15. [1]
  16. « Le Maroc dans la Cédéao, une aubaine pour s’imposer dans la région », France 24,‎ (lire en ligne, consulté le 7 juin 2017)
  17. « Rencontre préparatoire de la zone monétaire unique de la Cedeao à Conakry », sur bbc.com/afrique, (consulté le 9 septembre 2019).
  18. « Adhésion du Maroc: la décision de la Cédéao reportée à 2018 », RFI, .
  19. Aboubacar Yacouba Barma, « CEDEAO-Mauritanie : union scellée, malgré la réserve des chefs d'États », La Tribune Afrique,‎ (lire en ligne).
  20. « Population selon le sexe, taux d’accroissement annuel de la population, superficie et densité » [PDF], Organisation des Nations unies (consulté le 11 mai 2018)
  21. « Population 2018 » [PDF], Banque mondiale, World Development Indicators (consulté le 11 mai 2018)
  22. « Gross domestic product 2018 » [PDF], Banque mondiale, World Development Indicators (consulté le 30 avril 2019)
  23. « Gross domestic product 2018, PPP » [PDF], Banque mondiale, World Development Indicators (consulté le 30 avril 2019)
  24. « PIB par habitant, ($ PPA internationaux courants) », Banque mondiale (consulté le 30 avril 2019)
  25. Alassane Ouattara, nouveau président de la CEDEAO.
  26. Le président ghanéen Mahama élu à la tête de la CÉDÉAO, Le Monde.fr, 29 mars 2014.
  27. Afrique de l'Ouest: Ellen Johnson Sirleaf nommée présidente de la Cédéao, RFI, 4 juin 2016.
  28. Zakcy Zack, « Sommet CEDEAO : le président nigérian M. Buhari, nouveau président en exercice », elitepress.com,
  29. « Sommet CEDEAO : Le Nigérien Mahamadou Issoufou prend la tête de la Cédéao », RFI,
  30. Ibrahima Diaby, « Le ghanéen James Victor Gbeho élu Président de la Commission de la CEDEAO », Pressafrik, (consulté le 3 avril 2010)
  31. Kadré Désiré Ouédraogo, président de la Commission de la CEDEAO.
  32. « Marcel Alain de Souza est désormais aux manettes de la commission de la CEDEAO », sur news.abidjan.net, (consulté le 5 juin 2016)
  33. « Cedeao : Jean-Claude Brou, un discret technocrate à la tête de la commission », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]