Eco (monnaie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Eco
Projet d'unité monétaire
.mw-parser-output .legende-bloc-centre{display:table;margin:0 auto;text-align:left}.mw-parser-output .legende-bloc ul li{font-size:90%}.mw-parser-output .legende-bloc-vertical ul li{list-style:none;margin:1px 0 0 -1.5em}.mw-parser-output .legende-bloc-vertical ul li li{list-style:none;margin:1px 0 0 -1.0em}
Pays officiellement
utilisateurs
CEDEAO :

Zone monétaire ouest-africaine
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert
Drapeau de la Gambie Gambie
Drapeau du Ghana Ghana
Drapeau de la Guinée Guinée
Drapeau du Libéria Liberia
Drapeau du Nigeria Nigeria
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone

Union économique et monétaire ouest-africaine
Drapeau du Bénin Bénin
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau
Drapeau du Mali Mali
Drapeau du Niger Niger
Drapeau du Sénégal Sénégal
Drapeau du Togo Togo
Banque centrale Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest
Chronologie de la monnaie

L'eco[1] est le nom d'un projet de monnaie unique des quinze pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), datant des années 1960. Sa mise en place était prévue pour le troisième trimestre 2020, mais sa mise en place a été repoussée à une date indéfinie en remplacement du franc CFA (UEMOA) dans les huit États membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine[2],[3],[4].

L'élargissement à la zone monétaire ouest-africaine est en cours de discussion[Quand ?] au sein des instances de l'Union africaine. Ce projet serait une des modalités pratiques d'un grand marché unique africain au sein de l'Union monétaire africaine.

Origine[modifier | modifier le code]

L'Afrique dispose déjà de zones économiques où les échanges sont facilités, comme l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) — remplaçante en 1994 de l'Union monétaire ouest-africaine — ou la zone monétaire ouest-africaine (ZMOA). De plus, l'Afrique dispose déjà du franc CFA qui, en deux zones, constitue une expérience de monnaie commune.

D'abord initiée en décembre 2009 par les pays membres de la ZMOA[5], Ghana, Nigeria, Guinée, Gambie et Sierra Leone, ses promoteurs souhaitent qu'elle regroupe à terme l'ensemble des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). D'abord rejoints par le Liberia puis par le Cap-Vert, les pays de l'une des zones CFA, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, se joignent au projet en juin 2013 par la voix de Kadré Désiré Ouédraogo, alors président de la Commission de la CEDEAO[6].

La feuille de route prévoit une opération en deux temps, avec d'abord l'introduction, début 2015 de cette monnaie unique au sein des pays non membres de l'UEMOA, puis, en 2020, la fusion des deux monnaies communes en une monnaie unique[6]. Sa mise en place s'avère difficile, le chemin de la convergence économique étant complexe, comme il en est fait état lors d'une réunion en mars 2014 à Yamoussoukro[7].

Histoire et processus du projet[modifier | modifier le code]

2009-2015[modifier | modifier le code]

La mise en place était initialement prévue au sein de la CEDEAO pour , mais son introduction a été reportée dans un premier temps à . La monnaie devait demeurer une monnaie commune pendant quelque temps, avant la disparition des monnaies nationales en 2020[8]. Le projet était toutefois signalé comme étant au point mort en [9].

2018[modifier | modifier le code]

En 2018, les discussions reprennent dans la perspective d'un lancement en 2020. Dans le cadre de la monnaie unique, la commission de la communauté de la CEDEAO lance un concours régional visant à proposer un nom et un logo pour cette monnaie. Ce concours est ouvert du 1er au « aux citoyens des États membres de la CEDEAO, indépendamment de leur lieu de résidence, et aux personnes morales légalement établies dans un État membre de la CEDEAO », souligne la commission[Où ?]. Le pour la sélection du logo et du nom de cette future monnaie, des membres retenus dans le jury du concours se sont réunis à Niamey pour analyser les 126 propositions reçues. La 54e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO a décidé, le en clôture de ses travaux à Abuja, de constituer un groupe de travail chargé de proposer des noms et des signes pour la future monnaie unique. Ce groupe de travail doit être composé des représentants des banques centrales et des experts dans les domaines de design, graphisme, économie, histoire, anthropologie, sociologie, sciences politiques, signes monétaires ou droit. Au titre du régime de change et de l’harmonisation du cadre de la politique monétaire et du modèle de la future banque centrale, la conférence a invité le comité ministériel comprenant les ministres des finances, le président de la commission de la CEDEAO et l’ensemble des gouverneurs des banques centrales des pays membres à finaliser les études d’impact et à lui soumettre des propositions, lors de sa prochaine session ordinaire de 2019.

2019[modifier | modifier le code]

En juin 2019, les grands argentiers des quinze pays de la CEDEAO ont insisté sur l’importance de renforcer la convergence macroéconomique des quinze pays. Le respect du calendrier de mise en œuvre de la monnaie unique dépendra « des efforts » de chaque pays en la matière, a déclaré le président de la commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou. « Les performances en matière de convergence macroéconomique sont une condition sine qua non » pour la monnaie unique, a insisté Adama Koné, ajoutant qu’il fallait « renforcer les mécanismes de surveillance multilatérale ». Une devise unique « va apporter beaucoup à nos économies. C’est une occasion d’intégration qu’il faut saisir pour les pays africains, car les marchés sont [actuellement] fragmentés »[10]. Le , les dirigeants de la CEDEAO ont formellement adopté le nom d'« eco » (sans accent) pour leur projet de monnaie unique dont ils souhaitent la création dès 2020[11].

En juillet 2019, le président français Emmanuel Macron a déclaré que le sujet délicat de l'avenir du franc CFA pouvait être discuté « de manière apaisée » et « sans tabou », alors que les pays d'Afrique de l'Ouest ont confirmé leur intention de se doter d'une monnaie commune. Le franc CFA « a une utilité », a insisté le président français. « On doit garder la part de stabilité que ça apporte mais on doit permettre à toute la région de s'intégrer pleinement dans un espace monétaire intégré »[12].

En août 2019 a lieu, à Conakry, en Guinée, la 42e session du Conseil de convergence de la zone monétaire ouest-africaine (ZMAO). Cette organisation regroupe les pays membres de la CEDEAO qui n’utilisent pas le franc CFA. Lors d’une réunion précédente à Abuja, au Nigeria, les chefs d'États et de gouvernement ont instruit les gouverneurs des banques centrales de tout mettre en œuvre pour lancer en 2020 la monnaie unique en Afrique de l'Ouest dénommée eco[13].

Cette future monnaie, l’eco, pourra néanmoins avoir des relations avec l’euro sans qu’elles soient exclusives. Ce qui va donc changer, c’est que les banques de la zone CFA d’Afrique de l’Ouest devront gérer la totalité de leurs réserves de change. Une sorte d’indépendance monétaire que réclame une partie de l’opinion dans la région[14].

« La Banque centrale des pays d’Afrique de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) va gérer la totalité de ces réserves de devises et va les répartir auprès des diverses banques centrales partenaires dans le monde », a assuré le chef de l’État béninois, déclarant que cela se ferait « très rapidement »[15].

En décembre 2019, sur RFI, le président ivoirien Alassane Ouattara a défendu le franc CFA dans son fonctionnement actuel, c’est-à-dire une monnaie attachée à l’euro : « Le fait que nous sommes arrimés à l’euro, si nous empruntons des euros, le moment de les rembourser dans cinq ou dix ans, le taux est fixe. Il n’y a pas de problème. Donc, c’est le même taux auquel nous remboursons. Et si nous avions une monnaie, les gens parlent de monnaie flexible, c’est très bien pour certains pays. Mais nous, nous avons une parité fixe. Je suis désolé de le dire, je suis ancien gouverneur de la Banque centrale et peut-être que je ne suis pas objectif. Si les pays de l’UEMOA n’ont pas tellement de problèmes de dettes, c’est grâce à cette parité fixe »[16].

Le , les chefs d’États de l’espace communautaire de la CEDEAO se réunissent à Abuja au Nigéria, pour examiner les recommandations des ministres des Finances, concernant le régime de monnaie unique proposé pour la sous-région. Cette rencontre intervient après la réunion du comité des ministres de Finances et des gouverneurs des banques centrales de l’espace communautaire organisée quelques jours auparavant dans la capitale nigériane. Le président ivoirien Alassane Ouattara annonce la fin du franc CFA pour les huit pays de la CEDEAO et son changement de nom pour prendre le nom « eco » : « par un accord avec les autres chefs d'État de l'UEMOA, nous avons décidé de faire une réforme du franc CFA ». Les liens techniques avec la France sont en grande partie coupés, c'est-à-dire que Paris ne cogérera plus la monnaie de ces huit pays. Les réserves de change ne seront plus centralisées par la France et l'obligation de verser 50 % de ces réserves sur un compte d'opération du Trésor français disparaît. De plus, la France se retire des instances de gestion du CFA. Jusqu'à présent, Paris avait un représentant à la Banque centrale des états d'Afrique de l'Ouest, un autre à la commission bancaire, et un dernier au conseil de politique monétaire. Toutefois, c'est la Banque de France qui restera garante de la convertibilité entre l'eco et l'euro avec lequel il gardera une parité fixe[3]. Il est prévu que sa mise en place s'effectue en 2020[3].

Le 21 décembre 2019, La Cedeao « exhorte les États membres à poursuivre les efforts visant le respect des critères de convergence » requis pour la mise en œuvre de la monnaie commune, a déclaré Jean-Claude Kouassi Brou, président de la Commission de la Cedeao à la clôture d’un sommet extraordinaire des chefs d’États ouest-africains à Abuja, au Nigeria, Seul le Togo semble respecter les critères de convergence.

Les critères clés de convergence sont de rester en dessous de 3 % du Produit intérieur brut de déficit, de 10 % d’inflation, avec une dette inférieure à 70 % du PIB.

Tout en se félicitant des « progrès enregistrés », la conférence a demandé au comité ministériel chargé du dossier d’« accélérer » ses efforts en vue de « la création de l’union monétaire de la Cedeao en 2020 ».

Les chefs d’État des 15 pays de la région ont par ailleurs adopté le symbole de l’eco – « EC » – ainsi que le nom de la future Banque centrale de la Cedeao, la « Banque centrale de l’Afrique de l’Ouest ». Aucun calendrier précis n’a toutefois été annoncé officiellement[17].

Les réactions sont alors contrastées : pour Kristalina Georgieva, directrice du FMI, ces changements « constituent une étape essentielle dans la modernisation d'accords de longue date entre l'Union économique et monétaire ouest-africaine et la France »[1]. À l'inverse, des économistes africains contestent leur portée, tel Demba Moussa Dembelé qui y voit une façon de « torpiller le projet de la CEDEAO ou de le retarder le plus possible. Ils coupent l’herbe sous le pied des critiques en éliminant les symboles qui fâchent sans toucher au fond du problème. Ce que demandent les peuples africains, c’est la fin du franc CFA et non sa réforme. »[18],[19]

Le , le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, s'est rendu à Abidjan en Côte d'Ivoire, pour rencontrer Alassane Ouattara et échanger sur la réforme du franc CFA dans la zone UEMOA. Le président équato-guinéen souhaiterait voir s'appliquer la même réforme en zone CEMAC et juge le franc CFA « obsolète »[20].

Le , le Ghana rappelle qu'il pourrait être le premier pays hors zone CFA à adopter l’eco, ce qui en ferait la première économie de cet espace monétaire devant la Côte d'Ivoire, en attendant que le Nigéria renonce à sa monnaie, le naira. Mais le Ghana conditionne cette adoption à la levée des barrières commerciales et monétaires et à la fin de la parité fixe avec l’euro. Le Ghana invite les autres États de la CEDEAO à installer une Banque centrale fédérale[21].

2020[modifier | modifier le code]

Le , le Nigeria demande un report du lancement de l’eco, prévu théoriquement en juillet 2020. « La position du Nigeria sur l’eco est que les critères de convergence [entre États] n’ont pas été atteints par la majorité des pays » devant adopter cette monnaie commune, selon la présidence nigériane sur son compte Twitter. « Il doit par conséquent y avoir un report du lancement de la monnaie unique », ajoute-t-elle[22].

Fin février, l'agence de notation américaine Standard & Poor's réalise une étude sur la concrétisation du projet de sortie du franc CFA, et se dit rassurée par le fait que l'eco reste arrimé à l'euro et que la France continue à garantir sa convertibilité. Le lancement de la nouvelle monnaie n'aurait donc pas d'effets immédiats, et une dévaluation n'est à ce jour pas prévue. L'étude rappelle de même que « les États membres de l'UEMOA ne seront plus tenus de conserver la moitié de leurs réserves de change sur un compte d'opération au Trésor français. Autrement dit, la banque centrale régionale, la BCEAO, pourra gérer ses réserves de changes comme bon lui semblera »[23].

Le , le Conseil des ministres français valide un projet de loi qui sera soumis au Parlement qui doit aboutir à la disparition du franc CFA en zone UEMOA. La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ne sera plus obligée de déposer la moitié de ses réserves de change auprès du Trésor public et la France se retire des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente[24],[25].

La nouvelle monnaie unique ouest-africaine devait voir le jour en 2020 mais sa mise en place a été repoussée à une date indéfinie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La réforme du franc CFA est une « étape essentielle », selon le FMI », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 25 décembre 2019)
  2. « À Abidjan, conférence de presse du Président Emmanuel Macron avec Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d'Ivoire », sur elysee.fr, (consulté le 22 décembre 2019)
  3. a b et c Cyril Bensimon, La fin du franc CFA annoncée par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, Le Monde, 21 décembre 2019
  4. « Ouattara annonce le remplacement du franc CFA par l'éco en Afrique de l'Ouest », sur rfi.fr, (consulté le 22 décembre 2019)
  5. Adboulaye Barro, « Projet de création d'une monnaie unique en Afrique de l'Ouest : Il n'y a pas d'idéal sans sacrifice », Le Pays,‎ (lire en ligne).
  6. a et b Félix D. Bony, « Le franc CFA va disparaître - Une monnaie unique de la CEDEAO annoncée pour 2020 », Espace Ouest-Africain, sur www.linfodrome.com, (consulté le 6 novembre 2014).
  7. Bouba Sow, « La marche vers une monnaie unique bute encore sur des difficultés », Le Soleil,‎ (lire en ligne).
  8. « Article »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) du Guardian nigérian. Page consultée le 5 février 2010.
  9. Instauration d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO et développement d’un marché régional intégré en Afrique de l’Ouest : quelles liaisons ? sur Abidjan.net, 14 septembre 2014
  10. « L'éco,la future monnaie unique des États de l'Afrique de l'Ouest - Ici radio canada », Ici radio-canada,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2019)
  11. « La Cédéao adopte le nom d'"Eco" pour sa monnaie unique - BBC Afrique », BBC Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juin 2019)
  12. « "Pas de tabou" sur le franc CFA, assure Macron », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2019)
  13. « Rencontre préparatoire de la zone monétaire unique de la Cedeao à Conakry », www.bbc.com/afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 9 septembre 2019)
  14. « Le président du Bénin fait un pas de plus vers la disparition du franc CFA », www.RFI.fr/afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 8 novembre 2019)
  15. « Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France », www.lemonde.fr/afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2019)
  16. « Le président Ouattara défend une monnaie arrimée à l’euro comme le Franc CFA », sur RFI, (consulté le 12 mars 2019)
  17. « Eco : la Cedeao invite ses membres à poursuivre leurs efforts pour respecter les critères de convergence », sur Jeune Afrique, (consulté le 10 février 2020)
  18. « « Semi-révolution » ou « arnaque politique », la fin du franc CFA vue par des économistes africains », sur lemonde.fr, (consulté le 25 décembre 2019)
  19. « Avec l’eco, Alassane Ouattara et Emmanuel Macron ont-ils réellement annoncé la fin du franc CFA ? », sur jeuneafrique.com, (consulté le 25 décembre 2019)
  20. « Guinée équatoriale: le président Obiang en faveur de la réforme du franc CFA », sur RFI.fr, RFI, (consulté le 30 décembre 2019)
  21. « Le Ghana se dit déterminé à rejoindre la zone monétaire «éco» », sur RFI.fr, RFI, (consulté le 31 décembre 2019)
  22. « Monnaie unique ouest-africaine : le Nigeria demande un report », sur LeMonde, (consulté le 11 février 2020)
  23. « Standard & Poor's temporise sur l'adoption de l'Eco », sur LePoint.fr
  24. BBC Afrique, « Un pas de plus vers la création de nouvelle monnaie ECO », sur www.bbc.com, bbc, (consulté le 21 mai 2020)
  25. Agence France-Presse, « La France acte officiellement la fin du franc CFA en Afrique de l’Ouest », sur lemonde.fr, (consulté le 24 mai 2020)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Yacouba Fassassi, Le franc CFA ou la monnaie des pays PMA (les pays Pas Moyen d'Avancer) : L'impératif de l'intégration régionale avec une monnaie unique pour une zone monétaire optimale en Afrique de l'Ouest, Paris, L'Harmattan, , 312 p. (ISBN 978-2-343-01802-7, lire en ligne).
  • Kako Nubukpo, L’Urgence africaine. Changeons de modèle de croissance, Éditions Odile Jacob, 2019, 236 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :