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Faure Gnassingbé

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Faure Gnassingbé
Illustration.
Faure Gnassingbé en 2022.
Fonctions
Président du Conseil du Togo
En fonction depuis le
(6 mois et 26 jours)
Président Jean-Lucien Savi de Tové
Gouvernement Gnassingbé
Prédécesseur Victoire Tomégah-Dogbé (Première ministre)
Président de la République togolaise

(19 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 24 avril 2005
Réélection 4 mars 2010
25 avril 2015
22 février 2020
Premier ministre Koffi Sama
Edem Kodjo
Yawovi Agboyibo
Komlan Mally
Gilbert Houngbo
Arthème Ahoomey-Zunu
Komi Sélom Klassou
Victoire Tomégah-Dogbé
Prédécesseur Abbas Bonfoh (intérim)
Lui-même
Successeur Jean-Lucien Savi de Tové
[N 1]
(18 jours)
Premier ministre Koffi Sama
Prédécesseur Gnassingbé Eyadema
Successeur Abbas Bonfoh (intérim)
Lui-même
Président de l'Assemblée nationale

(18 jours)
Prédécesseur Abbas Bonfoh (intérim)
Fambaré Ouattara Natchaba
Successeur Abbas Bonfoh
Biographie
Nom de naissance Faure Essozimna Gnassingbé
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Afagnan (Togo)
Nationalité Togolaise
Parti politique Rassemblement du peuple togolais
UNIR
Père Gnassingbé Eyadema
Mère Sabine Mensah
Conjoint Ama Kufuor
Diplômé de Université Paris-Dauphine
Religion Catholique

Image illustrative de l’article Faure Gnassingbé
Président du Conseil (Togo)

Faure Gnassingbé (prononciation : /foʁ ɲasiŋɡbe/[N 2]), né le à Afagnan, est un homme d'État togolais.Il succède à son père, Gnassingbé Eyadema, président de la République de 1967 jusqu'à sa mort en 2005. D'abord président par intérim (du au ), Faure Gnassingbé est président de la République jusqu'au , date à laquelle il devient président du Conseil, après avoir abandonné le système présidentiel[1]. Élu à quatre reprises, dans des conditions contestées, il est, comme son père, qualifié de dictateur.

Faure Essozimna Gnassingbé est né le à Afagnan, dans la région des Plateaux, au Togo. Il est le fils de Gnassingbé Eyadéma, président du Togo de 1967 à 2005, et de Sabine Mensah. Après des études en économie et en gestion, il obtient une maîtrise en gestion à l’université Paris-Dauphine, puis un master en administration des affaires (MBA) à l’université George Washington, aux États-Unis. Avant d’accéder à la présidence, Faure Gnassingbé siège à l’Assemblée nationale du Togo à partir de 1999, puis devient ministre des Travaux publics, des Mines et de l’Équipement en 2003. À la suite du décès de son père le , il est élu président de l'Assemblée nationale avant d'être proclamé président par intérim par l’armée togolaise, ce qui provoque une crise politique et des critiques internationales. Il démissionne le et se présente à l’élection présidentielle organisée en avril de la même année. Il est déclaré vainqueur du scrutin, contesté par l’opposition[2],[3].

Parcours politique

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Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Faure Gnassingbé a été réélu en 2010, 2015, 2020 et 2025 (élections parfois contestées par l’opposition et les observateurs internationaux). Son gouvernement a mené plusieurs réformes politiques et économiques, notamment la création d’une Commission Vérité, Justice et Réconciliation en 2009, visant à apaiser les tensions héritées des crises politiques précédentes. Sous sa présidence, le Togo a renoué la coopération avec plusieurs partenaires bilatéraux et multilatéraux, après des années de suspension d’aide internationale. Des politiques d’assainissement des finances publiques et de promotion des investissements ont été engagées dans le cadre du programme de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). Faure Gnassingbé a également occupé plusieurs fonctions régionales dont celui de président en exercice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2011[4], président du Conseil de l’Entente de 2016 à 2018[5].

Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) de 2017 à 2018. Sur le plan diplomatique, il a pris part à plusieurs médiations dans la région ouest-africaine, et en Afrique centrale notamment au Mali et au Tchad et dans la crise entre RDC-Rwanda en 2025. En 2017, il est désigné par l’Union africaine comme « Champion du Marché unique aérien africain ». Son demi-frère, Kpatcha Gnassingbé, ancien ministre de la Défense, a été arrêté en 2009 et condamné à vingt ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État[2]. Il est toujours en prison à ce jour[3] ainsi que l'ancienne ministre des armées, Marguerite Gnakadé, ex épouse d'Ernest Gnassingbé[6],[7].

Depuis le 3 mai 2025, il occupe le poste du président du conseil du Togo[8].

Héritage de Gnassingbé Eyadéma

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Faure Gnassingbé et le couple Barack Obama en 2014

Sa nomination en tant que président de la République était déjà prévue, en raison du mauvais état de santé de son père. En , Gnassingbé Eyadema avait fait amender la Constitution du pays, avec entre autres mesures l’abaissement de l'âge nécessaire pour être président de 45 à 35 ans, âge qu'avait son fils à cette époque. Ceci aurait permis à Faure Gnassingbé de se présenter à l'élection présidentielle de 2003 au cas où Eyadéma ne pourrait se présenter[N 3].

Avec l'aval de Jacques Chirac et tel que permis par l’amendement constitutionnel de [N 4], Eyadéma se présente finalement à l’élection présidentielle de 2003 qu'il remporte officiellement au premier tour avec 52 % des voix. Il fait entrer Faure Gnassingbé (jusqu’alors député) au gouvernement en lui confiant le ministère des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications. Eyadéma annonce engager de grands travaux de réhabilitations des infrastructures partout dans le pays après le rétablissement de la coopération avec l'Union européenne (coupée depuis 1993 à la suite de la répression d'une manifestation en [9].

Accession à la présidence de l’Assemblée nationale et à la tête de l’État (février 2005)

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À la suite du décès du président Gnassingbé Eyadéma, le , l’armée togolaise annonce confier le pouvoir à son fils, Faure Gnassingbé, alors ministre des Travaux publics, des Mines et des Télécommunications. Cette décision intervient alors que la Constitution prévoit que l’intérim présidentiel doit être assuré par le président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba. Celui-ci se trouve alors à l’étranger, au Bénin.

Le , l’Assemblée nationale, dominée par le Rassemblement du peuple togolais (RPT), modifie la Constitution pour permettre à Faure Gnassingbé d’être élu président de l’Assemblée, condition nécessaire pour assurer la transition présidentielle. Peu après, il prête serment comme président de la République.

Cette succession provoque de vives réactions au niveau national et international. L’Union africaine (UA), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union européenne (UE) dénoncent ce qu’elles qualifient de « coup d’État » et appellent au retour à l’ordre constitutionnel. Sous cette pression, le , Faure Gnassingbé annonce l’organisation d’une élection présidentielle dans un délai de 60 jours, puis démissionne le 26 février. Le vice-président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh, est alors désigné président intérimaire, chargé d’organiser le scrutin prévu pour le [10],[11],[12].

Élection présidentielle de 2005

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L’élection a lieu le [13]. Le scrutin est marqué par l'irruption de militaires des forces armées togolaises (FAT) dans les bureaux de vote et le vol des urnes dans des quartiers réputés favorables à l'opposition[14],[15]. Faure Gnassingbé est élu avec 60,15 % des voix selon les résultats définitifs annoncés par la Cour constitutionnelle du pays[16].

L'opposition accuse d’irrégularités, et des affrontements entre partisans de l'opposition et forces de l'ordre et des milices du Rassemblement du peuple togolais (parti au pouvoir) armées de coupe-coupe (machettes traditionnelles utilisées principalement dans l'agriculture en Afrique de l'Ouest) et aidés par 2 500 militaires ont lieu dans les grandes villes du pays[17]. Ils auraient entraîné 790 morts parmi les opposants selon la ligue togolaise des droits de l'homme[18] et 154 selon la commission d'enquête officielle togolaise[19]. Le rapport d'enquête de l'ONU annonce entre 400 et 500 morts[20]. Le pouvoir organisateur de l'élection dénonça les chiffres publiés par l'ONU sous prétexte que ce dernier n'aurait repris que les chiffres donnés par le chef de l'ONU au Togo, Fidèle Sarassoro, ami personnel de l'ancien ministre de l'Intérieur Akila-Esso François Boko qui avait démissionné de son poste quelques jours avant les élections avertissant que des massacres étaient en préparation par des proches du pouvoir et qu'il ne maîtrisait pas la situation.

Le , la Cour constitutionnelle confirme les résultats de l'élection et Faure Gnassingbé prête serment le [21].

Au cours de ce mandat, il n’est reçu officiellement que dans très peu de pays occidentaux. Les élections législatives de 2007 lui sont favorables, bien que leur représentativité ait été mise en cause, en raison d'un découpage électoral favorable au parti au pouvoir[22] où il fallait dix mille électeurs pour élire un député dans certaines régions du Nord acquises au pouvoir mais cent mille au sud (plus peuplé) acquises aux opposants.

Élection présidentielle de 2010

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Le , le président de la Commission électorale nationale indépendante, Issifou Taffa Tabiou, le déclare vainqueur de l'élection présidentielle du , le créditant de 60,9 % des suffrages[23] face à Jean-Pierre Fabre (Union des forces de changement), qui obtient 33,9 % des voix, et à l'ancien Premier ministre Yawovi Agboyibo (Comité d'action pour le renouveau), crédité de 2,9 %[24].

La totalité des candidats, sauf Fabre et Nicolas Lawson (0,29 % des voix)[25], refusent de reconnaître la supposée victoire de Faure Gnassingbé. Ces derniers estiment que les chiffres publiés par la Commission électorale nationale indépendante sont de pures fabrications. La commission électorale avait changé le mode de transmission des résultats des bureaux de vote au bureau central de la Commission électorale nationale indépendante (Togo)CENI aux derniers moments sous prétexte de pannes du système VSAT implanté par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)[26]. L'expert du PNUD responsable, Yoro Thiam, déniera la version racontée par la CENI quelques jours plus tard en affirmant qu'il y avait eu des attaques virales, mais qui n'ont fait que ralentir le système pour un bout de temps sans toutefois indiquer la source des attaques. L'ancien ministre de l'Intérieur Akila Esso François Boko ajouta quelques jours plus tard que le clan au pouvoir aurait fait implanter une antenne pirate pour manipuler les chiffres transmis par le système VSAT[27]. Ceci ayant échoué et Faure Gnassingbé perdant selon les résultats recueillis, la commission électorale aurait tout simplement changé de méthode de compilation des résultats. Selon Akila-Esso François Boko, ancien ministre de l’Intérieur de Gnassingbé Eyadéma, Faure ne peut mathématiquement pas gagner une élection au Togo malgré la division de l'opposition parce que la vraie base électorale de son parti n'est à peu près que de 10 % de l’électorat[28].

Faure Gnassingbé n'a pas fait d’apparition publique ou télévisuelle entre la date de sa réélection, et le , date à laquelle il s’est rendu au port de Lomé, le point central du business familial. Il prêta serment le après avoir fait boucler les artères de Lomé par des centaines de militaires[29].

Élection présidentielle de 2015

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Faure Gnassingbé se présente en 2015 pour un troisième mandat[30]. Il est réélu le avec 58,75 % des suffrages exprimés contre 34,95 % pour son adversaire Jean-Pierre Fabre à l'occasion d'élections contestées par l'opposition et une partie de la presse[31],[32].

En 2017-2018, le Togo connaît une grave crise politique, alors que des dizaines de milliers de personnes manifestent pour réclamer la démission de Faure Gnassingbé[33]. Le président modifie par la suite la constitution afin de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels. Cette mesure n'étant pas rétroactive, cela lui permet de se présenter une nouvelle fois en 2020 et en 2025[34].

Élection présidentielle de 2020

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Faure Gnassingbé se présente pour un quatrième mandat lors de l'élection présidentielle du , qui oppose sept candidats[35]. Un changement constitutionnel limite le président de la République à deux mandats, qui sera applicable à partir de 2020[36].

Le scrutin se déroule dans un contexte où, note Le Monde, « la famille de Faure Gnassingbé monopolise le pouvoir au Togo depuis cinquante-trois ans »[34]. Quelques 500 observateurs de la société civile ont été déchus de leur accréditation, tandis que le système de sécurisation électronique des résultats a été annulé au dernier moment, faisant craindre à certains observateurs des fraudes électorales[14].

Plusieurs artistes ont appelé à voter pour le président togolais, comme le duo Toofan[37]. Le Plan national de développement (PND) qu'il a initié en , constitue le fer de lance de son programme[38]. Il cite parmi d'autres projets : continuer l'électrisation du pays, réfection de 4 000 km d'axes routiers et désenclavement des zones rurales du pays[39]. Il promet également, s’il est réélu président, de garantir la stabilité et la sécurité au Togo, insistant sur le fait que le pays se trouve dans une région fortement menacée par la pression djihadiste, et qu'il faut la contrer pour assurer le bon déroulement des projets de développement[40].

Il est réélu le , dès le premier tour, avec 72,36 % des suffrages exprimés[41] contre 4,35 % pour son adversaire Jean-Pierre Fabre et 18,37 % pour le chef de file de l'opposition[42], la société civile dénonçant également des bourrages d’urnes et des inversions de résultats[34].

Plus ancien président en exercice en Afrique de l'Ouest, il exerce une influence sous-régionale diplomatique lui permettant de d'entreprendre des médiations avec les rebelles tchadiens et de disposer d'une écoute attentive auprès des militaires maliens[43],[44],[45].

Controverses

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Faure Gnassingbé est surnommé « Bébé Gnass[46] » par ses adversaires politiques, qui l'accusent de considérer la présidence de la République comme un héritage paternel. Il est également surnommé par ses pairs de CEDEAO comme « le jeune doyen[47] » de la communauté. Plus généralement, sa famille monopolise le pouvoir depuis plus de cinquante ans, ce qui constitue de ce point de vue un record après la Corée du Nord. Kpatcha, un des demi-frères de Faure Gnassingbé et ex-ministre de la Défense, est toujours en prison en 2020 après un coup d'État manqué en 2009[48]. L'affaire divise la famille et certains de ses membres évoquent un coup monté destiné à écarter un rival de Gnassingbé[49],[50],[51].

En 2008, il achète comme voiture présidentielle une voiture de marque Maybach à 1,8 million d'euros[52], tandis qu’il essayait de renouer avec la Commission européenne afin d’avoir accès à des prêts pour la réhabilitation des infrastructures du pays[53].

Les élections législatives de 2018 sont boycottées par les partis d'opposition, qui dénoncent des irrégularités[54].

Militants, opposition et journalistes

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Photo de famille avec Faure Gnassingbe, President-David-Gilmour-Ambassadeur-des-USA-Gilchrist-Olympio-et-sa-famille-et-les-membres-du-Gouvernement

En 2014, Le Monde diplomatique qualifie le régime de « dictature à bout de souffle »[55].

En 2021, dans le cadre de l'affaire Pegasus, plus de 300 numéros togolais sont répertoriés dans la base du logiciel espion israélien[56],[57]. L'affaire révèle alors que Faure Gnassingbé, qui n'a pas nié au moment des révélations[58], s'est servi du logiciel pour faire surveiller des opposants notamment, mais aussi des militants de la société civile et des journalistes, entre autres[59],[60],.

Médiation dans la crise malienne (2022-2023)

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En , le président togolais Faure Gnassingbé accepte la demande du gouvernement malien de jouer le rôle de médiateur entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à la suite des sanctions imposées à Bamako après le report des élections de la transition militaire. Cette initiative s’inscrit dans les efforts diplomatiques régionaux visant à favoriser le dialogue entre la junte au pouvoir, dirigée par le colonel Assimi Goïta, et les institutions ouest-africaines. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, salue alors « l’approche mesurée et constructive du Togo », tandis que son homologue togolais, Robert Dussey, réaffirme le soutien de Lomé à « une solution pacifique et concertée ». La médiation togolaise contribue par la suite à rétablir les échanges entre le Mali et ses partenaires régionaux, en particulier dans le cadre de la levée progressive des sanctions économiques décidée par la CEDEAO en [61],[62],[44].

Médiation entre le Mali et la Côte d’Ivoire

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À la suite de l’arrestation de 49 militaires ivoiriens à Bamako le , accusés de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État », Faure Gnassingbé est de nouveau sollicité, cette fois par les gouvernements du Mali et de la Côte d’Ivoire, pour faciliter un règlement diplomatique du différend. Sous son égide, plusieurs rounds de négociations ont lieu à Lomé à partir de la fin , réunissant les délégations maliennes et ivoiriennes. Après plusieurs mois de tractations, un mémorandum d’entente est signé à Bamako le , actant le principe d’un apaisement des tensions et d’un renforcement de la coopération bilatérale. Le , le président de la transition malienne Assimi Goïta accorde une grâce présidentielle aux 46 militaires encore détenus, saluant publiquement la médiation togolaise[63]. Cette initiative est présentée comme une réussite diplomatique régionale, plusieurs observateurs soulignant le rôle de Faure Gnassingbé et de la diplomatie togolaise dans la recherche de solutions consensuelles aux crises politiques ouest-africaines. Après leur libération, ils ont été reçus par le Président Faure Gnassingbé à Lomé avant de regagner la côte d'ivoire le [64],[65],[66],[67],[68].

Passage au régime parlementaire (2024)

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En , l’Assemblée nationale togolaise a adopté une nouvelle Constitution marquant le passage d’un régime présidentiel à un régime parlementaire, instituant la Ve République. Selon ce texte, le président de la République devient une fonction honorifique, tandis que le président du Conseil des ministres, issu de la majorité parlementaire, devient le chef de l’exécutif. Le président de la République est désormais élu par l’Assemblée nationale pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois, et non plus au suffrage universel direct. La réforme a été proposée par un groupe de députés du parti au pouvoir (Union pour la République, UNIR) et adoptée à une large majorité lors de deux votes successifs, les et . Le président Faure Gnassingbé avait dans un premier temps demandé une relecture du texte avant sa promulgation définitive le . Selon le gouvernement, cette réforme visait à « mieux répartir les pouvoirs » et à instaurer une gouvernance « plus concertée et décentralisée »[69],[70].

Désignation comme président du Conseil (2025)

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Le , à la suite des élections législatives d’avril remportées par l’Union pour la République (UNIR), Faure Gnassingbé a été désigné par l’Assemblée nationale au poste de président du Conseil des ministres, devenant ainsi le chef du gouvernement et de l’exécutif togolais. L’ancien ministre Jean-Lucien Savi de Tové a été nommé président de la République, une fonction désormais symbolique. Cette évolution institutionnelle a suscité de vives critiques de la part de l’opposition et d’une partie de la société civile, qui ont dénoncé un « coup d’État constitutionnel », estimant que la réforme permettait au dirigeant, au pouvoir depuis 2005, de se maintenir indéfiniment à la tête de l’État. Le gouvernement a rejeté ces accusations, affirmant que la réforme renforce la stabilité institutionnelle et traduit « la volonté du peuple exprimée à travers ses représentants »[71],[72],[73],[8].

Gouvernement de la Cinquième République (2025)

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Le , cinq mois après la démission du précédent exécutif, Faure Gnassingbé, en sa qualité de président du Conseil, a formé le premier gouvernement de la Cinquième République togolaise, instituée à la suite de la réforme constitutionnelle adoptée en 2024. Cette réforme a instauré un régime parlementaire dans lequel le président du Conseil détient le pouvoir exécutif, tandis que la présidence de la République devient honorifique. Le nouveau gouvernement, annoncé par le secrétaire général du gouvernement, Stanislas Baba, compte vingt-sept membres, dont dix ministres délégués. Plusieurs portefeuilles stratégiques, tels que la Défense nationale, la Fonction publique, le Travail, le Dialogue social et les Transports, sont rattachés directement à la présidence du Conseil. La plupart des ministres sortants ont été reconduits, marquant une volonté de continuité. Parmi eux figurent Gilbert Bawara, nommé ministre des Relations avec le Parlement et les institutions, Robert Dussey, qui conserve le portefeuille des Affaires étrangères, Calixte Batossie Madjoulba, maintenu à la Sécurité, Damehane Yark comme ministre directeur de cabinet du Président du conseil, etc[74]. Cina Lawson reste également en charge de la Transformation numérique et de l’efficacité du service public. Cette recomposition s’est déroulée dans un contexte politique tendu, marqué par des manifestations en juin et juillet 2025 contre la réforme constitutionnelle, au cours desquelles sept personnes ont été tuées selon des organisations de la société civile. L’opposition et plusieurs observateurs ont dénoncé une concentration accrue du pouvoir entre les mains de Faure Gnassingbé, tandis que le gouvernement a présenté cette réorganisation comme une étape vers la modernisation institutionnelle du pays[75],[76],[77],[78].

Médiation de l’Union africaine dans la crise entre la RDC et le Rwanda

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En 2025, Faure Essozimna Gnassingbé est désigné par l’Union africaine comme médiateur dans la crise opposant la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda. Il succède au président angolais João Lourenço, qui avait conduit les précédents efforts de médiation dans le cadre du processus de Luanda. Cette désignation intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où les forces armées congolaises affrontent le mouvement rebelle du M23, accusé par Kinshasa d’être soutenu par le Rwanda, tandis que Kigali reproche à la RDC de collaborer avec des groupes armés hostiles à son régime. Dans l’exercice de sa mission, Faure Gnassingbé s’appuie sur les précédents cadres de négociation mis en place par l’Union africaine et par la Communauté de l’Afrique de l’Est. Il engage des consultations avec les autorités congolaises et rwandaises ainsi qu’avec plusieurs dirigeants africains impliqués dans la recherche d’une solution pacifique. Une première réunion préparatoire se tient à Lomé, sous son égide, avec la participation de plusieurs personnalités africaines choisies comme cofacilitateurs. Ces échanges visent à relancer un dialogue direct entre Kinshasa et Kigali et à favoriser la mise en œuvre d’une feuille de route de désescalade.

Dans le cadre de cette médiation, le président togolais co-préside également, à Paris, une conférence internationale consacrée à « la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs ». Cette rencontre, organisée conjointement avec la France, vise à renforcer la coordination internationale autour de la stabilisation de la région et de la réponse humanitaire dans l’est de la RDC. La désignation de Faure Gnassingbé comme médiateur s’inscrit dans la continuité du rôle diplomatique du Togo au sein des mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits[79],[80],[81],[82].

Distinctions et décorations

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Notes et références

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  1. Par intérim du 21 au 25 février 2005.
  2. Prononciation en français standard retranscrite phonémiquement selon la norme API.
  3. Diplomatiquement, il devait pour cela obtenir le soutien de la diplomatie française, Eyadéma ayant promis à son ami Jacques Chirac lors de la visite de ce dernier à Lomé le 20 juillet 1999[source insuffisante] de prendre sa retraite politique en 2003. Sa légitimité était aussi menacée du fait des accusations (faits confirmés[réf. nécessaire] par un rapport d’enquêtes des Nations unies) par Amnesty International en mai 1999 d’exécutions de plusieurs centaines d’hommes en tenues militaires togolaises (certains toujours menottés) dont les cadavres ont été jetés en mer et retrouvés sur les côtes béninoise, ceci après la proclamation des résultats de la présidentielle de 1998 que l’opposant historique Gilchrist Olympio affirmait avoir remportée de l’extérieur.
  4. L’amendement constitutionnel éliminait la limitation du nombre de mandats présidentiels, mesure qui fut qualifiée de « coup d'État permanent » par l’opposant Kofi Yamgnane.

Références

[modifier | modifier le code]
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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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