Autorité intergouvernementale pour le développement

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Diagramme cliquable montrant les relations entre divers accords et organisations multinationaux africains.
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L’autorité intergouvernementale pour le développement (en anglais : Intergovernmental Authority on Development, IGAD) est un groupement régional créé le et associant sept pays est-africains : Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan, Soudan du Sud et Ouganda. L'Érythrée a rejoint l'organisation en 1993 mais n'en fait plus partie depuis 2007. L'IGAD fait suite à l'Autorité intergouvernementale sur la sécheresse et le développement (IGADD) créée le .

Historique[modifier | modifier le code]

Le groupement a été créé en 1986 par les chefs d'État et de gouvernement des États membres sous le nom d’Autorité Intergouvernementale sur la sécheresse et le développement (IGADD) en réponse aux nombreuses catastrophes climatiques (fortes sécheresses récurrentes et autres catastrophes naturelles) qui ont causé des famines, dégradé l'environnement et engendré une dépression économique dans la région de l'Afrique de l'Est entre 1974 et 1984.

Originellement créée pour encourager et coordonner le développement des États membres en soutenant la création d’une vaste zone de libre-échange et d’un véritable marché commun, l'IGAD a très rapidement élargi son champ d'action et abandonné le « D » du mot drought (sécheresse). L’IGAD se fixe désormais pour mission la mise en œuvre de la coopération régionale et de l’intégration économique entre les États membres.

Mode d'action[modifier | modifier le code]

Ses moyens d'action sont la promotion de la sécurité des approvisionnements en nourriture, la gestion de l’environnement, ainsi que le développement du commerce intra-régional et des infrastructures. Elle est surtout engagée dans la promotion de la paix et de la stabilité dans la sous-région. Elle tente de créer des mécanismes de prévention, de gestion et de résolution des conflits entre les États et à l’intérieur des États par le dialogue.

Opérations[modifier | modifier le code]

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine a confié à l’IGAD la responsabilité du déploiement d’une force de paix en Somalie, l'IGASOM. L’IGAD est également responsable d'une mission intérimaire de coordination dans le cadre de la création de la Brigade d’intervention d’Afrique de l’Est (EASBRIG) de la Force interafricaine de l’Union africaine.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'IGAD est composée des organes suivants :

  • assemblée des chefs d'État et de gouvernement ;
  • conseil des ministres ;
  • comité des ambassadeurs ;
  • secrétariat organe permanent.

L'IGAD a son siège à Djibouti dans la république de Djibouti.

États membres[modifier | modifier le code]

L'Érythrée a rejoint l'IGAD en 1993[1]. Elle suspend sa participation en avril 2007[1],[2]. En 2011, l'Érythrée demande sa réadhésion, mais celle-ci n'est pas acceptée[1]. En 2018, ce pays était proche de rejoindre à nouveau l'organisation[3] mais sans succès[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Note dePatrick Ferras « L’Autorité Intergouvernementale pour le Développement : Une solution d’avenir ? »
  2. « Intégration régionale », sur diplomatie.gouv.fr, France Diplomatie, (consulté le 13 avril 2019)
  3. « L'Erythrée fait son grand retour au sein de l'Igad », sur rfi.fr, RFI, (consulté le 12 avril 2019)
  4. « L'Erythrée n'a pas encore réintégré l'Igad », sur rfi.fr, RFI, (consulté le 12 avril 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Ferras, L’Autorité Intergouvernementale pour le Développement : Une solution d’avenir ?, Bordeaux, Les Afriques dans le monde, Observatoire des enjeux politiques et sécuritaires dans la Corne de l’Afrique, coll. « Notes », , 41 p. (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]