Banque de développement des États de l'Afrique centrale

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Banque de développement des États de l'Afrique centrale
logo de Banque de développement des États de l'Afrique centrale

Création
Siège social Brazzaville
Drapeau du Congo République du Congo
Effectif 109
Site web www.bdeac.org

La Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) est une institution financière internationale chargée de financer le développement des pays membres de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Entre 2003 et 2012, le montant total des prêts consentis par la BDEAC s’élève à 316 milliards de francs CFA[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La BDEAC est créée par un accord signé le à Bangui par les chefs d'État du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo et du Gabon.

À partir 2006, la BDEAC participe au financement du développement du port de Pointe-Noire[2].

En , la BDEAC débloque un budget de 130 milliards FCFA dont une partie est dédiée à la construction de deux cimenteries (au Congo et au Cameroun), et la construction d’un hôpital (Guinée Équatoriale)[1].

En , la BDEAC augmente son capital social de 250 milliards de F CFA pour le porter à 1 200 milliards de F CFA[3],[4].

En 2016, la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) insuffle 400 milliards FCFA dans les caisses de la BDEAC[5].

En , la BDEAC annonce son plan stratégique 2017-2021 qui établit une priorité sur le développement des projets liés à l'agriculture pour réduire les coûteuses importations agroalimentaires dans la zone CEMAC[6]. En , le Royaume du Maroc entre à hauteur de $4 millions de dollars pour acquérir 3% du capital de la BDEAC et rejoint son conseil d'administration[7],[8].

Organisation[modifier | modifier le code]

La banque de développement des États de l'Afrique centrale regroupe six États africains (Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Togo, Guinée équatoriale, Gabon) et trois membres extrarégionaux (Koweït, France, Allemagne)[9].

L'Assemblée générale est l'organe suprême de la Banque. La BDEAC est dirigée par un président, élu par l'Assemblée générale pour un mandat de cinq ans non renouvelables. Il est assisté d'un vice-président élu dans les mêmes conditions. Depuis j 2017, le président est l'équato guinéen Fortunato OFA MBO NCHAMA, [10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Loic Ntoutoume, « BDEAC : 130 milliards pour le social », sur Gabonreview.org, (consulté le 12 octobre 2017)
  2. « Bolloré investit 570 millions d'euros au Congo », sur Lefigaro.fr, (consulté le 12 octobre 2017)
  3. « La BDEAC va augmenter son capital de 500 millions de dollars », sur Jeuneafrique.com, (consulté le 12 octobre 2017)
  4. « Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC): augmentation du capital de la BDEAC à 1.200 milliards de FCFA », sur Africatime.com, (consulté le 12 octobre 2017)
  5. Omer Mbadi, « Afrique centrale : 400 milliards de F CFA pour la BDEAC », sur Jeuneafrique.com, (consulté le 12 octobre 2017)
  6. « Afrique centrale: la BDEAC veut promouvoir une agriculture vivrière », sur Rfi.fr, (consulté le 12 octobre 2017)
  7. « Entrée du Royaume du Maroc dans le Capital de la BDEAC », sur Bdeac.org, (consulté le 12 octobre 2017)
  8. Aboubacar Yacouba Barma, « Afrique centrale : le Maroc entre dans le capital de la BDEAC », sur Latribune.fr, (consulté le 12 octobre 2017)
  9. Caroline Sägesser, « Les institutions financières internationales », Courrier hebdomadaire du CRISP, no 1601,‎ , p.46 (lire en ligne)
  10. www.bdeac.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article lié[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]