Banque islamique de développement

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Banque islamique de développement
Image illustrative de l'article Banque islamique de développement

Création 1973
Forme juridique SA
Action Institution financière
Siège social Drapeau de l'Arabie saoudite Djeddah Voir et modifier les données sur Wikidata (Arabie saoudite)
Activité Aide au développement
Filiales Société islamique de développement du secteur privé (SID ou SIDSP)
Effectif 932Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.isdb.org

La Banque islamique de développement ou BID (en arabe البنك الإسلامي للتنمية) est un organisme financier ayant pour objectif d'être une banque mondiale pour les pays musulmans. Elle a été créée en 1973 mais elle commence ses activités en 1975 à Djeddah, en Arabie saoudite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Deux bureaux régionaux sont ouverts en 1994 : un Rabat (Maroc), l'autre à Kuala Lumpur (Malaisie). En , un bureau ouvre à Almaty (Kazakhstan) pour servir de lien entre les pays membres d'IDB et les républiques asiatiques centrales.

Le , réclamant une augmentation du capital d'IDB pour renforcer son rôle d'aide et d'assistance technique, le conseil de l'IDB a augmenté l'action souscrite en capital d'IDB de 15 milliards de dinars islamiques pour devenir 30 milliards de dinars islamiques et le capital souscrit par 6,9 milliards de dinars islamiques de devenir 15 milliards de dinars islamiques[1].

En 2009, la BID rachète avec la banque turque Bank Aasya le réseau Banque islamique en Afrique de l'Ouest (Niger, Guinée, Sénégal)[2].

En , à la suite de soupçons de corruption révélés par l'association Sherpa, la BID annonce retirer sa participation au financement de l’extension de la centrale électrique à Nouakchott[3],[4]. En , la BID fait volte-face et annonce son retour dans le projet d'extension de la centrale électrique de Nouakchott avec un apport de $60 millions[5].

En , la BID entre au capital de la banque Zitouna à hauteur de 20,9% pour 17 millions d'euros (37 millions de dinars)[2], une banque dotée de 70 agences sur le territoire tunisien, pour accompagner son développement national[6].

En juillet 2017, lors de sa 42ème assemblée annuelle, la BID alloue 383 millions de dollars US pour 3 projets d'énergie en Afrique : $165,4 millions sont attribués Mali pour la construction de la centrale thermique de Sirakoro (capacité : 100 MW), $115,6 millions sont accordés à l'Égypte pour la construction de 2 centrales solaires (capacité : 550 MW), et $102,8 millions sont accordés au Burkina Faso pour la construction de la centrale thermique de Kossodo à Ouagadougou (capacité : 50 MW)[7].

Activités[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le but de la banque est de stimuler le développement économique et le progrès social des pays membres et des communautés musulmanes individuellement aussi bien que conjointement selon les principes de la finance islamique. La BID cible les secteurs de la science et de la technologie, de l'économie islamique, de la banque et de la finance. Le groupe répond à 3 objectifs [8]:

  1. Promotion des institutions islamiques
  2. Réduction de la pauvreté
  3. Coopération entre les pays membres

La banque participe, via injection en capital ou prêt, à des projets d’entreprises et fournit une aide financière aux pays membres pour leur développement économique et social. La Banque gère des fonds spéciaux, y compris un fond d’assistance aux communautés musulmanes dans des pays non-membres. Elle est autorisée à accepter les dépôts et à mobiliser les ressources financières selon des modalités conformes à la Shari'ah. La BID a également pour objectif de promouvoir les exportations de ses pays membres, quand le taux d'intégration des produits est supérieur ou égal à 40%[1].

La banque sert d'intermédiaire financier s’occupant du crédit-bail, des opérations entre banques islamiques, des fonds communs de placement et des assurances. Elle cible les projets d’infrastructure (Fonds d’infrastructure de la BID) concernant notamment les secteurs de l’électricité, de l’approvisionnement en eau, des transports et des télécommunications, ainsi que les projets dans le domaine de l’industrie, de l’agro-industrie, ou dans d’autres domaines, et dont l’importance économique est considérable.

La BID ne prélève pas d’intérêt dans le cadre de ses opérations de financement. La plupart de ses revenus proviennent du crédit-bail, des ventes à tempérament et des opérations de financement du commerce extérieur, sur lesquels un taux de rendement est appliqué, conformément aux principes de la Shari’ah.

Membres[modifier | modifier le code]

La banque compte 56 membres[9]. Pour être membre, un pays doit être également membre de l’Organisation de la Conférence Islamique, verser une contribution au capital de la Banque et accepter les termes et conditions qui peuvent être décidées par le Conseil des Gouverneurs de la BID[1].

Le bureau principal de la banque est dans Jeddah en Arabie saoudite. La banque a également des représentants de champ dans onze pays membres :

Filiale[modifier | modifier le code]

  • Société islamique de développement du secteur privé (SID ou SIDSP), filiale de la BID octroyant des services financiers aux secteurs privés des pays qui y adhérent[10].

Projets financés[modifier | modifier le code]

Année Pays Projet Somme (millions US$) Co-financement Source
2017 Drapeau du Mali Mali Centrale thermique de Sirakoro (capacité : 100 MW) 165,4 [7]
2017 Drapeau de l'Égypte Égypte 2 centrales solaires (capacité : 550 MW) 115,6 [7]
2017 Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso Centrale thermique de Kossodo à Ouagadougou (capacité : 50 MW) 102,8 [7]
2014 Drapeau du Niger Niger Barrage de Kandadji 150 Banque mondiale, AFD [11]
2014 Région Méditerranéenne Fonds d'investissement pour petites entreprises 120 BERD [12]
2014 Drapeau de la Mauritanie Mauritanie Centrale électrique à Nouakchott 60 [5]
2013 Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire Tronçon reliant l'autoroute nord à Yamoussoukro BADEA [13]

Données financières[modifier | modifier le code]

Année Capital (milliards IDB[14]) Source
Jusqu'à 1992 2
1992 6
2002 15
2005 30 [1]
2013 100 [15]

À la fin 2012, les actifs de la banque s'élève à 1 550 milliards de dollars selon l'agence de notation Ernst & Young[15].

Direction[modifier | modifier le code]

  • Directeur : Ahmad Mohamed Ali (depuis 1975)[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « About IDB », sur Isdb.org
  2. a et b « La BID finalise son entrée au capital du tunisien Banque Zitouna », sur Jeune-afrique.com,
  3. « La Banque Islamique de Développement repousse sa décision de financer le projet d’extension de la centrale électrique à Nouakchott », sur Asso-sherpa.org,
  4. « La BID repousse sa décision sur le financement de l'expansion de la centrale électrique de Nouakchott », sur Jeuneafrique.com,
  5. a et b « La BID apporte (finalement) 60 millions de dollars pour l'expansion de la centrale électrique de Nouakchott », sur Jeuneafrique.com,
  6. Stépahenie Wenger, « Tunisie : aidée par la BID, Banque Zitouna voit grand », sur Jeune-afrique.com,
  7. a, b, c et d Gwladys Johnson, « La Banque islamique de développement alloue 383 millions $ à trois projets énergétiques africains », sur Agenceecofin.com, (consulté le 17 juillet 2017)
  8. Banque islamique de développement, Financialislam.com
  9. (en) « Member countries »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Isdb.org
  10. « Société islamique de développement du secteur privé »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ministere-finances.dj
  11. « Barrage de Kandadji : le Niger obtient 100 milliards de F CFA », sur Jeuneafrique.com,
  12. « Méditerranée : la BERD et la BID lancent un fonds d'appui aux PME », sur Jeuneafrique.com,
  13. Baudelaire Mieu, « Côte d'Ivoire : l'autoroute rejoint Yamoussoukro », sur Jeuneafrique.com,
  14. unité de compte de A d'IDB qui est équivalent aux droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI), voir Le site de la BID
  15. a et b (en) « Islamic Development Bank triples authorised capital », sur Reuters.com,
  16. Frédéric Maury, « Ahmad Mohamed Ali : « La finance islamique n’est pas réservée aux musulmans » », sur Jeuneafrique.com,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]