Banque islamique de développement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Banque islamique de développement
Description de l'image IsDB Logo.gif.
Création 1973
Forme juridique SA
Action Institution financière
Siège social Drapeau d'Arabie saoudite Djeddah (Arabie saoudite)
Activité Aide au développement
Filiales Société islamique de développement du secteur privé (SID ou SIDSP)
Site web www.isdb.org

La Banque islamique de développement ou BID (en arabe البنك الإسلامي للتنمية) est un organisme financier ayant pour objectif d'être une banque mondiale pour les pays musulmans. Elle a été créée en 1973 mais elle commence ses activités en 1975 à Djeddah, en Arabie saoudite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de , le capital de la banque était de 2 milliards de dinars islamiques (identification) {unité de compte de A d'IDB qui est équivalent aux droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI)}. En , il passe à six milliards de dinars islamiques, divisés en 600 000 parts de 10 000 dinars islamiques (identification) chacune.

Deux bureaux régionaux sont ouverts en 1994 : un Rabat (Maroc), l'autre à Kuala Lumpur (Malaisie). En , un bureau ouvre à Almaty (Kazakhstan) pour servir de lien entre les pays membres d'IDB et les républiques asiatiques centrales.

En 2002, le capital est élevé à 15 milliards, et le capital souscrit passe de 4,1 milliards à 8,1 milliards de dinars islamiques.

Le , réclamant une augmentation du capital d'IDB pour renforcer son rôle d'aide et d'assistance technique, le conseil de l'IDB a augmenté l'action souscrite en capital d'IDB de 15 milliards de dinars islamiques pour devenir 30 milliards de dinars islamiques et le capital souscrit par 6,9 milliards de dinars islamiques de devenir 15 milliards de dinars islamiques[1].

En 2009, la BID rachète avec la banque turque Bank Aasya le réseau Banque islamique en Afrique de l'Ouest (Niger, Guinée, Sénégal)[2].

À la fin 2012, les actifs de la banque s'élève à $1,55 billions selon l'agence de notation Ernst & Young[3].

Le est inaugurée en Côte d'ivoire le tronçon qui relie l'autoroute nord à la capitale administrative Yamoussoukro, un projet financé par la BID et la banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA)[4].

En , la banque triple son capital social qui passe alors à $150 milliards[3].

En , suite à des soupçons de corruption révélés par l'association Sherpa, la BID annonce retirer sa participation au financement de l’extension de la centrale électrique à Nouakchott[5],[6]. En , la BID fait volte-face et annonce son retour dans le projet d'extension de la centrale électrique de Nouakchott avec un apport de $60 millions[7].

En , la BID participe au financement du barrage de Kandadji au Niger[8]. En , la BID s'associe à la banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour la création d'un fonds de $120 millions pour soutenir les petites entreprises dans les régions Sud et Est de la Méditerranée[9].

En , la BID entre au capital de la banque Zitouna à hauteur de 20,9% pour 17 millions d'euros (37 millions de dinars)[2], une banque dotée de 70 agences sur le territoire tunisien, pour accompagner son développement national[10].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le but de la banque est de stimuler le développement économique et le progrès social des pays membres et des communautés musulmanes individuellement aussi bien que conjointement selon les principes de la finance islamique.

La BID cible les secteurs de la science et de la technologie, de l'économie islamique, de la banque et de la finance. Le groupe répond à 3 objectifs [11]:

  1. Promotion des institutions islamiques
  2. Réduction de la pauvreté
  3. Coopération entre les pays membres

La banque participe, via injection en capital ou prêt, à des projets d’entreprises et fournit une aide financière aux pays membres pour leur développement économique et social. La Banque gère des fonds spéciaux, y compris un fond d’assistance aux communautés musulmanes dans des pays non-membres. Elle est autorisée à accepter les dépôts et à mobiliser les ressources financières selon des modalités conformes à la Shari'ah. La BID a également pour objectif de promouvoir les exportations de ses pays membres, quand le taux d'intégration des produits est supérieur ou égal à 40%[1].

La banque compte actuellement 56 membres[1]. Pour être membre, un pays doit être également membre de l’Organisation de la Conférence Islamique, verser une contribution au capital de la Banque et accepter les termes et conditions qui peuvent être décidées par le Conseil des Gouverneurs de la BID[1].

La banque sert d'intermédiaire financier s’occupant du crédit-bail, des opérations entre banques islamiques, des fonds communs de placement et des assurances. Elle cible les projets d’infrastructure (Fonds d’infrastructure de la BID) concernant notamment les secteurs de l’électricité, de l’approvisionnement en eau, des transports et des télécommunications, ainsi que les projets dans le domaine de l’industrie, de l’agro-industrie, ou dans d’autres domaines, et dont l’importance économique est considérable.

La BID ne prélève pas d’intérêt dans le cadre de ses opérations de financement. La plupart de ses revenus proviennent du crédit-bail, des ventes à tempérament et des opérations de financement du commerce extérieur, sur lesquels un taux de rendement est appliqué, conformément aux principes de la Shari’ah.

Siège social et bureaux régionaux[modifier | modifier le code]

Le bureau principal de la banque est dans Jeddah en Arabie saoudite. La banque a également des représentants de champ dans onze pays membres :

Filiales[modifier | modifier le code]

  • Société islamique de développement du secteur privé (SID ou SIDSP), filiale de la BID octroyant des services financiers aux secteurs privés des pays qui y adhérent[12].

Direction[modifier | modifier le code]

  • Directeur : Ahmad Mohamed Ali (depuis 1975)[13]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « About IDB », sur Isdb.org
  2. a et b « La BID finalise son entrée au capital du tunisien Banque Zitouna », sur Jeune-afrique.com,‎
  3. a et b (en) « Islamic Development Bank triples authorised capital », sur Reuters.com,‎
  4. Baudelaire Mieu, « Côte d'Ivoire : l'autoroute rejoint Yamoussoukro », sur Jeuneafrique.com,‎
  5. « La Banque Islamique de Développement repousse sa décision de financer le projet d’extension de la centrale électrique à Nouakchott », sur Asso-sherpa.org,‎
  6. « La BID repousse sa décision sur le financement de l'expansion de la centrale électrique de Nouakchott », sur Jeuneafrique.com,‎
  7. « La BID apporte (finalement) 60 millions de dollars pour l'expansion de la centrale électrique de Nouakchott », sur Jeuneafrique.com,‎
  8. « Barrage de Kandadji : le Niger obtient 100 milliards de F CFA », sur Jeuneafrique.com,‎
  9. « Méditerranée : la BERD et la BID lancent un fonds d'appui aux PME », sur Jeuneafrique.com,‎
  10. Stépahenie Wenger, « Tunisie : aidée par la BID, Banque Zitouna voit grand », sur Jeune-afrique.com,‎
  11. Banque islamique de développement, Financialislam.com
  12. « Société islamique de développement du secteur privé » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Ministere-finances.dj
  13. Frédéric Maury, « Ahmad Mohamed Ali : « La finance islamique n’est pas réservée aux musulmans » », sur Jeuneafrique.com,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]