Attikameks

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peuple autochtone. Pour la langue, voir Atikamekw (langue).
Attikameks
Atikamekw
Description de cette image, également commentée ci-après

Les clans Etcakwan et Nepinatcac vers 1900

Populations significatives par région
Drapeau : Québec Québec 7 747 (2016)
Population totale 7 747 (2016)
Autres
Langues Atikamekw, français
Religions Christianisme (catholicisme)

Les Attikameks[Note 1] ou Atikamekw[Note 2], historiquement francisé en Attikamègues, appelés Têtes-de-Boule par les colons français et dont l'endonyme est Atikamekw Nehirowisiw[1], sont un peuple autochtone du Canada. Ils vivent au Québec dans la vallée de la rivière Saint-Maurice et nomment leur territoire Nitaskinan (signifiant « Notre terre »). Ils ont d'ailleurs déclaré unilatéralement leur souveraineté sur ce territoire de 80 000 km2 en 2014. Ils sont divisés en trois bandes, Manawan, Opitciwan et Wemotaci, regroupées sous le Conseil de la Nation Atikamekw basé à La Tuque. Ensemble, elles ont une population inscrite totale de 7 747 membres en 2016. Les Attikameks parlent l'atikamekw, une langue de la famille linguistique algonquienne proche mais différente du cri, ainsi que le français. L'atikamekw est toujours utilisé quotidiennement par les Atikamekw de nos jours, faisant de celle-ci l'une des langues autochtones du Canada les moins menacées d'extinction. Traditionnellement, ils pratiquent la pêche, la chasse et la cueillette. Historiquement, ils sont alliés avec les Innus.

Territoire[modifier | modifier le code]

Carte du Nitaskinan
Article détaillé : Nitaskinan.

Le territoire ancestral des Atikamekw est nommé « Nitaskinan », ce qui signifie « Notre terre » dans la langue atikamekw. Historiquement, celui-ci était divisé en territoires familiaux où chaque famille avait son propre territoire pour en tirer sa subsistance. La superficie de chaque territoire variait. Le premier à avoir cartographié ces territoires fut D. S. Davidson en 1928[2]. De nos jours, le système des territoires familiaux est encore utilisé pour la pratique des activités traditionnelles et de subsistance malgré l'intensification de l'industrie forestière et la pression exercée par la chasse et la pêche venant des touristes.[réf. souhaitée]

Depuis 1978, les Attikameks sont en négociation avec les gouvernement du Canada et du Québec afin d'en arriver à une entente concernant leurs revendications globales. Le 8 septembre 2014, le Conseil de la Nation Atikamekw a déclaré unilatéralement sa souveraineté sur le Nitaskinan couvrant une superficie de 80 000 km2. L'un des buts principaux de la nation avec cette déclaration est d'avoir un droit de regard sur les projets d'exploitation des ressources naturelles dans le territoire attikamek[3],[4],[5],[6].

Réserves[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réserve indienne (Canada).

Les Attikameks possèdent trois réserves qui correspondent aux trois bandes formant la nation : Manawan, Obedjiwan et Wemotaci.

Manawan, siège des Atikamekw de Manawan, est située à 140 km à l'ouest de La Tuque et à 72 km au nord de Saint-Michel-des-Saints sur la rive sud du lac Métabeska dans la région de Lanaudière. Elle couvre une superficie de près de 800 hectares et a une population d'environ 1 500 habitants. Le nom de « Manawan » signifie « là où l’on trouve des œufs ». Elle a été créée officiellement le 29 août 1906, mais il y a une population permanente en ce lieu depuis le début des années 1850.

Obedjiwan, également appelée Opitciwan, siège des Atikamekw d'Opitciwan, est la plus nordique et la plus isolée des trois communautés attikameks. Elle est située sur la rive nord du réservoir Gouin. Son nom signifie « courant du détroit ». L'endroit a une population permanente depuis le début des années 1910. Avant cela, la population qui s'est éventuellement installée à Obedjiwan fréquentait plutôt le lieu de rassemblement estival de Kikendatch où un poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson et une chapelle catholique avaient été érigés, mais la mise en service du barrage La Loutre en 1918 inonda Kikendatch, forçant l'abandon définitif de l'endroit[7].

Wemotaci, siège du Conseil des Atikamekw de Wemotaci, se situe entre Manawan et Obedjiwan en Haute-Mauricie à 115 km au nord-ouest de La Tuque le long de la rivière Saint-Maurice près de l'embouchure de la rivière Manouane. Son nom signifie « la montagne d'où l'on observe ». Elle couvre une superficie de 34 km2 et a une population d'environ 1 300 habitants. La communauté de Wemotaci possède également la réserve inhabitée de Coucoucache.

Démographie[modifier | modifier le code]

En octobre 2016, ensemble, les trois bandes attikameks, c'est-à-dire Manawan, Opitciwan et Wemotaci, avaient une population inscrite totale de 7 747 membres dont 18% vivaient hors réserve[8].

Population inscrite en 2016[8]
Bande Population inscrite totale Population inscrite vivant hors réserve
Manawan 2 892 409
Opitciwan 2 937 529
Wemotaci 1 918 439
Attikameks (Total) 7 747 1 377

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières mentions écrites des Attikameks remontent au début du XVIIe siècle alors qu'ils vivaient en Haute-Mauricie dans la forêt boréale[9],[10],[11]. Ils entrèrent en contact avec les Européens, principalement les Canadiens français, pour des échanges commerciaux telle que la traite des fourrures. En plus de la traite des fourrures, les Attikameks interagissaient avec les Canadiens français au sujet de l'industrie forestière et de l'évangélisation de la part des missionnaires catholiques.

Village de Weymontachie en 1913

Au milieu du XIXe siècle, quatre principaux postes de traite furent établis dans le haut et le bas de la rivière Saint-Maurice, c'est-à-dire sur le territoire des Attikameks : Manaouane (devenu Manawan depuis 1991), Wetmontachie (Wemotaci depuis 1997), Kikendatch (au sud-est du réservoir Gouin) et Coucoucache. Les Attikameks et les Canadiens français qui participaient à la traite des fourrures avaient recours à de nombreux échanges économiques marqués, au départ, par un rapport d’entraide et de coopération ainsi qu’un mode de vie semblable. Les deux peuples étaient employés dans les postes de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Cependant, à partir des années 1820, la relation d'entraide avec les Canadiens français commença à s'estomper petit à petit avec la baisse de la traite des fourrures au profit du commerce du bois, notamment suite au blocus continental de Napoléon. Ainsi, les Attikameks commencèrent à rencontrer davantage de bûcherons canadiens[12].

À partir de 1837, des missionnaires catholiques se rendirent en Haute-Mauricie à chaque été afin de procéder aux mariages et aux baptêmes ainsi que d'organiser des événements religieux dans le but d'évangéliser les autochtones. Les rencontres entre les Attikameks et ces missionnaires devinrent plus fréquentes à partir de la fin du XIXe siècle suite à la mise en place de voies ferrées. Dès leurs premières rencontres, les Attikameks accueillirent les missionnaires avec enthousiasme puisque ceux-ci occupaient le rôle important d’être les intermédiaires entre leurs groupes et les autorités politiques. Avant la création de la Confédération canadienne en 1867, les Attikameks exerçaient le contrôle des ressources naturelles de leur territoire surtout grâce au fait qu'ils étaient plus nombreux que les travailleurs forestiers en Mauricie. Cette situation changea dans les années 1870 puisqu'une masse de Canadiens français vint s'installer en Haute-Mauricie, rendant les Attikameks minoritaires. Ces derniers visitaient les chantiers forestiers dans le but d'effectuer des échanges commerciaux et d'y trouver un emploi. Même si certains Attikameks s'intégrèrent facilement au sein des chantiers en raison de leur connaissance du territoire, la plupart d'entre-eux furent ignorés par les entrepreneurs forestiers. Les relations entre les Attikameks et les Eurocanadiens étaient tendues puisque ces derniers avaient la volonté d'exploiter les ressources forestières du territoire. Ainsi, pour garantir un espace suffisant pour la pratique de leur mode de vie de subsistance face au développement de l'exploitation forestière, les Attikameks s'adressèrent au ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada en 1881 afin d'obtenir une réserve en Mauricie. Les missionnaires catholiques jouèrent un rôle important dans la création de cette réserve. En effet, lorsque les premières réserves furent fondées à la fin du XIXe siècle, aucun agent des Affaires indiennes n'était disponible pour répondre aux besoins des Attikameks et ce sont les missionnaires qui s'adressaient au gouvernement fédéral lors d'urgences médicales ou lors de la nécessité d'une intervention policière. Le rôle politique des missionnaires assurait une relation harmonieuse entre ceux-ci et les Attikameks. Un point de divergence existait néanmoins au sujet des réserves, les Attikamekws voulaient obtenir un territoire qui ne sera pas affecté par les coupes forestières tandis que les missionnaires souhaitaient leur sédentarisation dans le but de faciliter l'évangélisation. Ainsi, les premières réserves en Haute-Mauricie furent fondées à partir de 1895 avec l'aide des missionnaires catholiques. Ce délai depuis le début des années 1880 fit en sorte que les territoires disponibles étaient plus rares et ne correspondaient qu'à une fraction des besoins des Attikameks[13],[14].

Les pensionnats firent leur apparition vers 1932. On y enseignait l’histoire du Canada, la géographie, le français, l’arithmétique et la religion. Il y avait six niveaux et trois catégories d’âge : les petits (7 à 9 ans), les moyens (10 à 11 ans) et les grands (12 à 16 ans). Les jeunes n’avaient aucun contact avec les autres groupes. On y montrait la discipline et les autochtones n’avaient pas le droit de parler leur langue maternelle, sinon on les punissait sévèrement[non neutre]. Tous les jeunes autochtones étaient obligés d’aller au pensionnat. Les enfants attikameks étaient envoyés au pensionnat de Pointe-Bleue afin qu'ils soient éloignés de Wemotaci pour d'éviter qu'ils s'enfuient. En septembre, ils quittaient leurs familles pour aller au pensionnat et ne revenaient qu’au mois de juin. Les jeunes étaient souvent maltraités[non neutre] s’ils ne suivaient pas les règles ou faisaient des bévues.[réf. nécessaire]

Culture et traditions[modifier | modifier le code]

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Saisons et mois de l'année[modifier | modifier le code]

Chez les Attikameks, l’année est divisée en six saisons. Chaque saison correspond à une activité principale. L'ordre des saisons commence par Sikon qui est une sorte de pré-printemps et, dans cette saison, les Attikameks fabriquent des paniers d'écorce qui peuvent contenir l’eau d’érable cueilli dans cette période de l’année. La saison suivante est Morakamin, équivalente au printemps, au cours delaquelle les Attikamekw vont pêcher et chasser la perdrix. Ensuite, vient Nipin, l'été ; on y fait la même chose qu’à la saison précédente. L'automne correspond à Takwakin où commence la chasse à l’orignal. C’est durant le début de l’hiver, appelé Pitcipipon, que les Attikameks vont trapper des castors et que les femmes font des manteaux avec leurs fourrures. Durant l’hiver, ou Pipon, ils pêchent sous la glace avec des filets fabriqués par des hommes et où d’autres fabriquent des paires de raquettes ; les femmes enlèvent le poil des peaux d’orignal, puis elles les lavent, les grattent, les découpent en babiche pour tresser les raquettes.

Les Attikameks modernes ont adopté le calendrier grégorien de 12 mois. Les anciens Attikameks ont traduit les noms des mois en atikamekw en considérant les activités qui se reproduisaient chaque année lors de ces mois. Ce sont toujours les noms des mois utilisés par les Attikameks de nos jours.

Mois de l'année en atikamekw
Mois Traduction en atikamekw Signification
Janvier Kenositc Pisim Le mois le plus long
Février Akokatcic Pisim Le mois où tous les siffleux sortent
Mars Nikikw Pisim Le mois de la loutre
Avril Ka Wasikatock Pisim Le mois où la lune se reflète sur la glace
Mai Wapikon Pisim Le mois de la floraison
Juin Otehimin Pisim Le mois des fraises
Juillet Mikomin Pisim Le mois des framboises
Août Otatakon Pisim Le mois où les jeunes oiseaux apprennent à voler
Septembre Kakone Pisim Le mois où le porc-épic se reproduit
Octobre Namekosa Pisim Le mois où la truite fraie
Novembre Atikamekw Pisim Le mois où la corégone (poisson blanc) fraie
Décembre Pitcipipon Pisim Le mois des temps longs

Activités traditionnelles[modifier | modifier le code]

Arts traditionnels[modifier | modifier le code]

Les Atikamekw fabriquaient de leurs propres mains des paniers d’écorce de toutes les formes dont ils se servaient pour mettre leurs aliments. Ce serait eux qui auraient découvert le sirop d’érable qu’ils mettaient dans ce genre de paniers[réf. nécessaire]. Ils étaient faits avec des racines et de l’écorce de bouleau. Aux mille et un usages, ils se servaient également de ce matériau pour fabriquer les légendaires canots, légers et profilés. Durant les hivers rigoureux, les femmes étaient expertes dans la confection des mitaines, des manteaux et des mocassins en peau d’orignal. C’est en observant la perdrix, un des rares oiseaux à marcher sur la neige, que les Amérindiens ont eu l’idée de fabriquer des raquettes qui leur permettaient ainsi d’en faire autant. Elles étaient faites de babiche de caribou ou d’orignal, et de bouleau. Tout était utile pour les Amérindiens. Aujourd’hui, on en fabrique également pour la vente.

Cérémonies traditionnelles pour les premiers apprentissages[modifier | modifier le code]

Parmi les éléments de l'apprentissage chez les Attikameks, on retrouve les cérémonies traditionnelles qui, pour certains sages, étaient essentielles et le sont encore de nos jours pour faire vivre la spiritualité et aussi conserver les valeurs Attikameks. De nos jours elles peuvent aussi aider à résoudre les problèmes de consommation et de violence, etc. Dans ces cérémonies, les Attikameks accordent beaucoup d'importance à l'enfance. Voici quelques exemples de cérémonies traditionnelles chez les Attikameks[15].

Lors de la cérémonie du nouveau-né, la mère présente l'enfant à tous les aînés qui eux forment un cercle. On offre des objets symboliques à l'enfant, on récite des prières et on chante. Le parrain et la marraine acceptent d'accompagner l'enfant durant toute sa vie[15].

La cérémonie des premiers pas est une cérémonie de la première sortie qui a lieu sur le territoire traditionnel. Elle marque une autre étape de la vie de l'enfant. Elle se déroule très tôt le matin, dans une tente dont la porte est orienté vers l'Est pour bien faire entrer la lumière. L'enfant sort avec sa marraine et son parrain, qui le font marcher sur des branches de sapins. On offre au petit garçon du gibier, une gibecière, un petit arbre décoré de ruban et une hache. Il tire pour la première fois un coup de fusil. À la petite fille, on offre un Tikinakan (un objet servant à transporter l'enfant sur son dos), qui symbolise le fait qu'elle pourra donner la vie. Les personnes présentent à la cérémonie s'engagent à aider l'enfant tout au long de sa vie[15].

Religion et spiritualité[modifier | modifier le code]

Les Attikameks sont à grande majorité catholiques. En effet, selon l'Enquête sur les ménages de 2011 de Statistiques Canada, 89% des Attikameks sont catholiques, 7% ont une spiritualité autochtone, 3% n'ont aucune appartenance religieuse et 1% sont chrétiens protestants (surtout pentecôtistes)[16].

Langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Atikamekw (langue).

La langue principale des Attikameks est l'atikamekw. Il s'agit d'une langue faisant partie du continuum linguistique cri-montagnais-naskapi au sein de la famille des langues algonquiennes centrales. Elle n'est que partiellement compréhensible par les locuteurs du cri ou de l'innu-aimun. Comme la plupart des langues algonquiennes, l'atikamekw est une langue polysynthétique, c'est-à-dire, une langue hautement synthétique dans laquelle chaque mot est composé de nombreux morphèmes. Contrairement au cri qui utilise le syllabaire autochtone canadien (en), l'atikamekw utilise l'alphabet latin, mais ne comprend que quinze lettres de celle-ci dont une qui lui est propre, le « Tc »[17]. Les Atikamekw parlent également le français.

Selon l'Enquête sur les ménages de 2011 de Statistiques Canada, 97,8% des Attikameks ont une langue autochtone en tant que langue maternelle, 95,8% utilisent une langue autochtone le plus souvent à la maison et 99,2% connaissent une langue autochtone. Sur les locuteurs d'une langue autochtone, 99,5% parlent l'atikamekw, 0,4% l'innu-aimun et 0,4% le cri. Sur l'ensemble des Attikameks, pour la connaissance, des langues officielles, 84,5% connaissent seulement le français, 3,5% connaissent le français et l'anglais et 12,1% ne connaissent ni le français ni l'anglais[16]. Ainsi, l'atikamekw est l'une des langues autochtones canadiennes les plus vivantes et les moins menacées d'extinction.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'agora de l'école secondaire Otapi de Manawan en 2016

L'éducation des Attikameks intègre une vision holistique et expérientielle dans leurs apprentissages. Les saisons, l'expérience du terrain et les enseignements familiaux sont les bases fondamentales de leurs apprentissages. Cette vision vise à prioriser la culture, l'expérience de vie du groupe sur les terres et l'expérience personnel de l'individu. Elle permet aussi de faciliter un rapprochement entre deux réalités, celle sur le territoire et celle à l'extérieur du territoire du Nitaskinan[18],[19].

La transmission des savoirs traditionnels chez les Attikameks se faisait en fonction des périodes de trappe et de chasse, puis la langue et les valeurs se développaient en fonction des caractéristiques du territoire. Dans cette communauté nomade ou semi-nomade, la parole des aînées est importante et donne un sens aux apprentissages tout comme la nature et les histoires des aînées. Chez les Attikameks, l'apprentissage était acquis selon le rythme et la volonté des enfants, si au printemps un enfant n'avait pas appris à manier son canot pour rejoindre sa communauté, il se reprenait sans problème l'année d'après, puis la suivante. Pour eux, le temps de l'année marque l'apprentissage[20],[21],[22].

L'évolution des Attikameks est basée sur des valeurs principales tels que, l'harmonie avec la nature, les punitions physiques rares, le partage libre et la satisfaction des besoins présents. Ces valeurs se véhiculent encore aujourd'hui dans les communautés attikameks. Elles sont toujours basées sur le mode de vie en forêt, le respect de la nature et des êtres humains et enfin une gestion du territoire fondée sur la nécessité de survie[20],[21],[22].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Orthographe recommandée par l'Office québécois de la langue française
  2. Orthographe préférée par la nation elle-même

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Identité », sur Conseil de la Nation Atikamekw (consulté le 4 novembre 2016).
  2. (en) D. S. Davidson, « Notes on the Tete-de-Boule Ethnology », American Anthropologist, vol. 30, no 1,‎ , p. 18-46.
  3. « Les Atikamekw déclarent leur souveraineté », sur Radio-Canada (consulté le 27 octobre 2016).
  4. Jean-François Caron, « La déclaration de souveraineté de la nation atikamekw : les méandres de l’octroi d’un titre aborigène », Canadian Ethnics Studies/Études éthniques au Canada, vol. 48, no 1,‎ , p. 141-160 (ISSN 0008-3496, lire en ligne).
  5. « Couillard minimise la portée de la déclaration de souveraineté atikamekw », sur Radio-Canada (consulté le 27 octobre 2016).
  6. Louis Gagné, « Les Atikamekws déclarent leur souveraineté », sur TVA Nouvelles, (consulté le 27 octobre 2016).
  7. Peter Leney, « Pourquoi les Attikameks ont abandonné Kikendatch pour Obedjivant : l'histoire cachée », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 26, no 1,‎ .
  8. a et b « Profils des Premières nations », sur Affaires autochtones et du Nord Canada (consulté le 4 novembre 2016).
  9. Relation des Jésuites, 1647-1655, tome 4, Édition du Jour
  10. Léo-Paul Desrosiers, Iroquoisie, Septentrion
  11. L'Encyclopédie canadienne, http://www.canadianencyclopedia.ca/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0000387
  12. Claude Gélinas, La gestion de l'étranger : les Attikamekw et la présence eurocanadienne en Hautre Mauricie, 1760-1870 p. 208-213.
  13. Claude Gélinas, « La création des réserves attikamekw en Haute-Mauricie (1895-1950), ou quand l'Indien était vraiment un Indien », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 32, no 2,‎ , p. 36-42.
  14. Sylvie Lebel, « Trois facettes de la coexistence entre les peuples autochtones et canadienne en Mauricie (1870-1910) », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 35, no 1,‎ , p. 69-71.
  15. a, b et c Fontaine, Claudette, Goupil, Louise et Provost, Michelle. (1989). NITASKINAN notre territoire, Les Attikameks du Québec, Canada, Édition Liane Montplaisir, Graficor, p. 20-25.
  16. a et b « Profil de la population autochtone de l'ENM, 2011 », sur Statistiques Canada (consulté le 4 novembre 2016).
  17. Fontaine 1989 p. 10-15.
  18. Emmanuel Colomb, Premières Nations Essai d'une approche holistique en éducation supérieure : entre compréhension et réussite, Québec, Presses de l'université du Québec, (ISBN 978-2-7605-3094-2), p. 43
  19. Conseil canadien sur l'apprentissage, État de l'apprentissage chez les Autochtones au Canada : une approche holistique de l'évaluation de la réussite, (lire en ligne [PDF]).
  20. a et b Fontaine 1989, p. 32-37.
  21. a et b Emmanuel Colomb, Premières Nations Essai d'une approche holistique en éducation supérieure : entre compréhension et réussite, Québec, Presses de l'université du Québec, (ISBN 978-2-7605-3094-2), p. 47
  22. a et b Genevière Siméon, Maldéveloppement socio-économique dans les communautés Attikameks-Montagnaises et la question de l'autonomie gouvernementale (Mémoire de maîtrise), Université du Québec à Chicoutimi, (lire en ligne [PDF]).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Attikamek.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Claude Gélinas, Entre l'assommoir et le godendart : Les Atikamekw et le conquête du Moyen-Nord québécois, 1870-1940, Sillery, Septentrion, , 300 p.
  • Claude Gélinas, La gestion de l'étranger : Les Atikamekw et la présence eurocanadienne en Haute-Mauricie, 1760-1870, Sillery, Septentrion, , 378 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claudette Fontaine, Louise Goupil et Michelle Provost, Nitaskinan notre territoire, les Attikameks du Québec, Canada, Édition Liane Montplaisir, Graficor, , 50 p.
  • Norman Clermont, Ma femme, ma hache et mon couteau croche : Deux siècles d'histoire à Weymontachie, Québec, Ministère des Affaires culturelles du Québec, coll. « Cultures amérindiennes », , 144 p.
  • Norman Clermont, La culture matérielle des Indiens de Weymontachie : Images d'hier dans une société en mutation, Montréal, Recherches amérindiennes au Québec, , 157 p.

Articles scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Claude Gélinas, « La création des réserves atikamekw en Haute-Mauricie (1895-1950), ou quand l'Indien était vraiment un Indien », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 32, no 2,‎ , p. 36-48. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Caron, « La déclaration de souveraineté de la nation atikamekw : les méandres de l'octroi d'un titre aborigène », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 48, no 1,‎ , p. 141-160 (ISSN 0008-3496, lire en ligne) (inscription nécessaire).
  • Stephen Wyatt et Yvon Chilton, « L'occupation contemporaine du Nitaskinan par les Nehirowisiwok de Wemotica », Recherches amérindiennes du Québec, vol. 44, no 1,‎ , p. 61-72 (ISSN 1923-5151, DOI 10.7202/1027880ar, lire en ligne) (inscription nécessaire).
  • Norman Clermont, « Qui étaient les Attikamègues ? », Anthropologica, vol. 16, no 1,‎ , p. 59-74.
  • Sylvie Lebel, « Trois facettes de la coexistence entre les peuples autochtones et canadienne en Mauricie (1870-1910) », Recherches amérindiennes au Québec, vol. 35, no 1,‎ , p. 69-80. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les six saisons attikamek. Pierre Dinel, Pierre Hivon (1986)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]