Oujé-Bougoumou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Oujé-Bougoumou
ᐆᒉᐳᑯᒨ
Oujé-Bougoumou
Panneau de bienvenue à l'entrée du village.
Drapeau de Oujé-Bougoumouᐆᒉᐳᑯᒨ
Drapeau de la Nation crie d'Oujé-Bougoumou.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Nord-du-Québec
Subdivision régionale Eeyou Istchee
Statut municipal Terre réservée crie (Terre 1-A)
Grand chef Curtis Bosum
Code postal G0W 3C0
Constitution
Démographie
Population 797 hab. (2020)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 55′ 32″ nord, 74° 49′ 04″ ouest
Superficie 10 021 ha = 100,21 km2
Divers
Code géographique 99818
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nord-du-Québec
Voir sur la carte topographique du Nord-du-Québec
City locator 14.svg
Oujé-Bougoumou
ᐆᒉᐳᑯᒨ
Géolocalisation sur la carte : Nord-du-Québec
Voir sur la carte administrative du Nord-du-Québec
City locator 14.svg
Oujé-Bougoumou
ᐆᒉᐳᑯᒨ
Géolocalisation sur la carte : Canada
Voir sur la carte administrative du Canada
City locator 14.svg
Oujé-Bougoumou
ᐆᒉᐳᑯᒨ
Liens
Site web (en) Site officielVoir et modifier les données sur Wikidata

Oujé-Bougoumou (en cri : ᐆᒉᐳᑯᒨ ou Ûcêpukumû) est une terre réservée crie (terre de catégorie IA) située en Eeyou Istchee, dans la région administrative du Nord-du-Québec, au Québec. En 2011, la Nation crie d'Oujé-Bougoumou est devenue la dernière Première Nation à être reconnue par le ministère des Affaires autochtones et du Nord du Canada.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village cri d'Oujé-Bougoumou, qui signifie à l'origine notre terre, est fondé en 1989 par des Cris de la région. Les Cris se nomment Eeyou ou même Eenou entre eux[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La Convention de la Baie-James et du Nord québécois définit les limites géographiques des dix communautés cries au Nord-du-Québec[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement canadien de 2011 y dénombre 725 habitants. En septembre 2016, la Nation crie d'Oujé-Bougoumou avait une population inscrite de 864 membres dont 28 vivaient hors réserve[3].

Évolution démographique
2001 2006 2011 2016
553606725737

Gouvernance[modifier | modifier le code]

La Nation crie d'Oujé-Bougoumou est gouvernée par un conseil de bande. Pour le mandat de 2015 à 2019, ce conseil est composé d'un chef, Curtis Bosum, d'un vice-chef, Lance Cooper, ainsi que de cinq conseillers[6]. Des représentants de ce conseil se rassemblent avec des représentants des neuf autres communautés cries d'Eeyou Istchee pour former le Grand Conseil des Cris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue aérienne.

Oujé-Bougoumou existe depuis 1989. À la suite d'une entente avec le gouvernement du Québec, l'établissement du village est permis, après une intense lutte légale, se soldant même par un barrage routier. Le gouvernement fédéral signe une entente en 1992, pour contribuer au financement de la construction de la communauté de manière permanente, sur les bords du lac Opémiska. La ville a été conçue par l'architecte de renom Douglas Cardinal, connu, entre autres pour la conception de l'édifice du Musée de la civilisation à Gatineau[7].

En 2011, la Nation crie d'Oujé-Bougoumou a été reconnue par Affaires autochtones et du Nord Canada[8]. Le , l'établissement amérindien où est situé le village est converti en terre réservée crie (terres de catégorie IA) régie par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois[9]. Contrairement aux autres nations cries du Nord-du-Québec, la nation d'Oujé-Bougoumou ne bénéficie pas de terres de catégorie IB de juridiction provinciale.

Culture et tourisme[modifier | modifier le code]

Le village d'Oujé-Bougoumou est récipiendaire d'un prix de l'UNESCO pour sa construction selon plusieurs critères de développement durable ainsi que pour son architecture traditionnelle. Plusieurs principes technologiques et d'urbanisme d'avant-garde ont été mis en place par la communauté tel qu'un système de réseau de chaleur, c'est-à-dire un système de chauffage central entièrement automatisé comportant deux cuves d'ébullition chauffées au bois et à l'huile reliant tous les bâtiments. Les cuves d'ébullition sont approvisionnées par des résidus forestiers provenant du moulin à scie situé à proximité[10].

Un institut culturel cri est situé à Oujé-Bougoumou[11].

La devise d'Oujé-Bougoumou est : « L'endroit où les gens se rassemblent ».

Éducation[modifier | modifier le code]

La Commission scolaire crie administre l'École Waapihtiiwewan (ᐧᐋᐸᐦᑏᐧᐁᐧᐊᓐ ᒋᔅᑯᑕᒫᒉᐅᑲᒥᒄ). Le 21 septembre 1993, l'école, conçue par l'artiste autochtone Douglas Cardinal, ouvre ses portes[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]