Autochtones du Canada

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Autochtones du Canada
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Populations significatives par région
Population totale 1 400 685 (2011)[1]
Autres
Langues Langues autochtones canadiennes
Anglais canadien
Français canadien
Religions Christianisme (principalement le catholicisme et l'anglicanisme)
Mythologie inuite
Ethnies liées Amérindiens aux États-Unis
Groenlandais
Amérindiens

Les Autochtones du Canada sont les premiers occupants du territoire qui constitue de nos jours le Canada et leurs descendants. Ils sont arrivés sur le continent nord-américain il y au moins 15 000 ans en traversant la Béringie à partir de la Sibérie orientale en Asie.

On reconnait trois groupes d'Autochtones au Canada : les Amérindiens (ou Premières Nations), les Inuits et les Métis. Selon le recensement de 2011, il y aurait plus d'un million d'Autochtones au Canada, soit 4,3 % de la population totale du pays. Parmi eux, 64 % sont amérindiens, 30 % sont métis et 4 % sont inuits. En 2017, les Affaires autochtones et du Nord Canada reconnaissent environ 630 bandes ou gouvernements amérindiens au Canada.

Depuis la colonisation européenne des Amériques, les Autochtones du Canada ont été victimes d'assimilation forcée avec l'interdiction de pratiquer leurs religions et leurs cultures traditionnelles ainsi que l'envoi forcé de leurs enfants dans des pensionnats autochtones. De nos jours, ils ont des problèmes socio-économiques importants. Plusieurs vivent sous le seuil de la pauvreté et ils sont surreprésentés au sein de la population carcérale du pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Carte montrant chacune des trois phases de la première colonisation de l'Amérique

Selon les études archéologiques et génétiques, les Amériques ont été les derniers continents du monde à connaître une habitation humaine[2]. Durant la glaciation du Wisconsin il y a 50 000 à 17 000 ans, le niveau de la mer baissant a permis aux humains de traverser la Béringie, un pont terrestre entre l'Alaska et la Sibérie orientale[3]. Puisque l'Alaska était dégagée de glace à cause des faibles précipitations de neige, une petite population a pu s'y établir. Cependant, l'inlandsis laurentidien couvrait la majeure partie du Canada, confinant ces nouveaux habitants nomades à l'Alaska pendant plusieurs milliers d'années[4].

Les études génétiques des peuples Autochtones des Amériques (en) suggèrent que les premiers habitants des Amériques partagent tous la même population ancestrale qui s'est développée en isolation[5],[6],[7]. En combinant ses résultats avec les études archéologiques, on conjecture qu'il s'agit de la population de la Béringie qui a été isolée de pendant de 10 000 à 20 000 ans[8],[9]. Il y a environ 16 500 ans, les glaciers commencèrent à fondre, permettant ainsi aux humains de se déplacer vers le sud et l'est au Canada et plus loin en Amérique[10],[11].

Les premiers habitants de l'Amérique du Nord arrivèrent au Canada il y a au moins 15 000 ans[12],[13],[14]. L'hypothèse la plus probable est que ces premiers habitants ont entré en Amérique en poursuivant des mammifères du Pléistocène tels que des castors géants, des bisons des steppes, des bœufs musqués, des matodontes, des mammouths laineux et des caribous anciens[15]. Des recherches archéologiques au Yukon, dans une région qui n'a pas été touché par les glaciations quaternaires, ont montré qu'il y a une présent humaine au Canada depuis environ 12 000 ans[16],[17].

Ère précolombienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Civilisation précolombienne.

Le climat en Amérique du Nord s'est stabilisé il y a environ 10 000 ans pour ressembler aux conditions climatiques que l'on y retrouve de nos jours. Cela a permis les migrations et l'augmentation des populations humaines en Amérique[18]. La grandeur et la variété des climats, de l'écologie, de la végétation, de la faune et des divisions des masses terrestres ont fait émergé des divisions culturelles et linguistiques parmi ses premiers habitants.

Le Nord-Ouest du territoire qui forme aujourd'hui le Canada était occupé par les peuples na-dénés à partir du VIIIe millénaire av. J.-C.. Ils sont les ancêtres des peuples de la famille des langues athapascanes. Les peules wendats s'établirent dans le territoire qui forme de nos jours le Sud de l'Ontario (en) le long de la rivière Eramosa (en) vers le VIIIe et VIIe millénaire av. J.-C., principalement entre le lac Simcoe et la baie Georgienne. À partir du VIe et du Ve millénaire av. J.-C., plusieurs différentes cultures amérindiennes se développèrent autour de la chasse aux bisons dans l'Ouest canadien. La côte ouest, à partir du VIIe au Ve millénaire av. J.-C., a vu le développement de différents cultures basées autour de la pêche au saumons. À la même époque, les Nuu-chah-nulth de l'île de Vancouver commencèrent à chasser les baleines[19].

Ère de la colonisation européenne[modifier | modifier le code]

Assimilation forcée[modifier | modifier le code]

Étudiants d'un pensionnat autochtone à Regina en Saskatchewan en 1908

À partir du XVIIIe siècle, le gouvernement du Canada encourageait l'assimilation des Autochtones à la « culture canadienne »[20]. Cette stratégie a atteint son point culminant à la fin du XIXe et au début du XXe siècle avec une série d'initiatives ayant pour but l'assimilation et la subjugation complètes des Autochtones. Ces politiques étaient rendues possibles grâce à des lois telles que la Gradual Civilization Act (en) et la Loi sur les Indiens qui promouvaient des idéaux européens tels que le christianisme, la vie sédentaire, l'agriculture et l'éducation formelle. Bien que la christianisation des Autochtones du Canada ait commencé dès l'arrivée des premiers missionnaires chrétiens dans les années 1600, elle est devenue plus systématique avec l'adoption de la Loi sur les Indiens en 1876 qui introduisait de nouvelles sanctions pour ceux qui ne se convertissaient pas au christianisme. Par exemple, la législation empêchait les Autochtones qui ne sont pas chrétiens à pouvoir témoigner ou avoir une cause entendue dans une cour et ils ne pouvaient pas consommer d'alcool. Lors de l'amendement de la Loi sur les Indiens en 1884, des pratiques religieuses traditionnelles telles que le potlatch ont été interdites. D'autres amendements en 1920 interdisaient aux autochtones reconnus par la loi de porter des costumes traditionnels ou d'effectuer des danses traditionnelles dans le but de stopper toutes les pratiques qui n'étaient pas chrétiennes[21].

Une autre stratégie du gouvernement canadien était de rendre les Autochtones sédentaires. Il croyait ainsi qu'ils seraient plus facile à assimiler. Par exemple, au XIXe siècle, le gouvernement a commencé à appuyer la création de village fermier modèle afin d'encourager les Autochtones à s'établir et à commencer à pratiquer l'agriculture. Cette stratégie se révéla être un échec[22]. Le gouvernement se tourna donc vers la création de réserves indiennes établies selon la Loi sur les Indiens de 1876. La création des réserves était accompagnée de lois restreignant les activités des Autochtones telles que l'interdiction des boissons alcooliques, des restrictions sur l'égibilité au vote lors de l'élection des conseils de bande, la réduction de la taille des territoires de chasse et de pêche et l'interdiction d'Autochtones reconnus par la loi de visiter d'autres groupes autochtones sur leurs réserves[23].

Grâce à la Gradual Civilization Act de 1857, le gouvernement canadien encourageait les Amérindiens à s'affranchir, c'est-à-dire d'enlever toutes distinctions légales entre les Autochtones et les autres sujets canadiens. En s'affranchissant, un Autochtone ainsi que sa famille perdait tout titre autochtone. L'intention était que les Autochtones deviennent ainsi « moins sauvages » et « plus civilisés »[24].

La dernière stratégie du gouvernement pour assimiler les Autochtones était le système des pensionnats autochtones établi selon la Loi sur les Indiens. L'intention était que les enfants sortent ainsi de leurs communautés « sauvages » pour devenir des « citoyens civilisés »[25]. De 1847 à 1996, le gouvernement du Canada, en partenariat avec l'Église catholique, a opéré 130 écoles résidentielles à travers le pays pour les enfants autochtones qui étaient forcés de quitter leurs maisons[26]. En 2008, le Premier ministre Stephen Harper s'est officiellement excusé au nom du gouvernement du Canada et ses citoyens pour les pensionnats autochtones[27].

Démographie et classification[modifier | modifier le code]

Il y a trois groupes distincts d'Autochtones au Canada : les Premières Nations ou Amérindiens, les Inuits et les Métis. Ces trois groupes sont reconnus par la Loi constitutionnelle de 1982[28].

Selon le recensement du Canada de 2011 effectué par Statistiques Canada, il y a 1 400 685 autochtones au Canada, ce qui correspond à 4,3 % de la population totale du pays. Ceux-ci se répartissent en 851 560 Amérindiens, 451 795 Métis et 59 445 Inuits[1].

Populations autochtones par provinces et territoires[1].
Province/territoire Population  % de la province Amérindiens Métis Inuits Multiples Autres
Drapeau de l'Alberta Alberta 220 695 6,2 % 116 670 96 865 1 985 7 875 3 295
Drapeau de la Colombie-Britannique Colombie-Britannique 232 290 5,4 % 155 015 96 865 1 570 2 480 3 745
Drapeau de l'Île-du-Prince-Édouard Île-du-Prince-Édouard 2 230 1,6 % 1 520 410 55 0 235
Drapeau du Manitoba Manitoba 199 940 17,0 % 130 075 78 835 580 1 205 1 055
Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick 22 620 3,1 % 16 120 4 850 485 145 1 020
Drapeau de la Nouvelle-Écosse Nouvelle-Écosse 33 845 3,7 % 21 895 10 050 695 225 980
Drapeau du Nunavut Nunavut 27 360 86,3 % 130 135 27 070 15 15
Drapeau de l'Ontario Ontario 301 430 2,4 % 201 100 86 015 3 360 2 910 8 045
Drapeau : Québec Québec 141 915 1,8 % 82 425 40 960 12 570 1 550 4 410
Drapeau de la Saskatchewan Saskatchewan 157 740 15,6 % 103 205 52 450 290 670 1 120
Drapeau de Terre-Neuve-et-Labrador Terre-Neuve-et-Labrador 35 800 7,1 % 19 315 7 665 6 260 260 2 300
Drapeau des Territoires du Nord-Ouest Territoires du Nord-Ouest 21 160 51,9 % 13 345 3 245 4 335 45 185
Drapeau du Yukon Yukon 7 710 23,1 % 6 585 845 175 30 70
Drapeau du Canada Canada 1 400 685 4,3% 851 560 451 795 59 445 11 415 26 470

Premières Nations[modifier | modifier le code]

Un danseur durant le pow wow de la nation odawa en 2014
Article détaillé : Premières Nations.

Les Premières Nations, également appelées Amérindiens, sont les Autochtones prédominant au Canada au sud de l'Arctique. Elles représentent 64 % de la population autochtone du Canada. Elles se répartissent en 50 peuples de langues et de cultures différentes. En 2017, il y a plus de 630 bandes et autres gouvernements des Premières Nations reconnus par Affaires autochtones et du Nord Canada à travers le pays. Environ la moitié de ceux-ci se trouvent en Colombie-Britannique et en Ontario[29]. La grande majorité des Premières Nations ont un territoire dont l'usage leur est réservé appelé « réserve indienne ». Cependant, de nos jours, la majorité des membres des Premières Nations vivent en milieu urbain et non pas sur une réserve[30].

Inuits[modifier | modifier le code]

Traîneau traditionnel dans le village inuit de Cape Dorset
Article détaillé : Inuits.

Les Inuits sont un groupe de peuples Autochtones vivant dans les régions arctiques de l'Amérique du Nord. Ils partagent une descendance thuléenne. Ils ne sont pas considérés comme étant des Amérindiens, ou Premières Nations, puisque leurs ancêtres seraient arrivés en Amérique plusieurs millénaires après l'arrivée de ceux-ci[31]. En fait, les Inuits partagent davantage de similarités avec les peuples habitant les régions arctiques asiatiques qu'avec les peuples amérindiens[32]. Historiquement, les Inuits étaient un peuple de chasseurs nomades. Bien que la majorité des Inuits vivent, de nos jours, de manière sédentaire, une grande partie vit toujours de la chasse et de la pêche. Au Canada, la population inuite est composée d'environ 40 000 personnes. Ils vivent principalement au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavik et au Labrador.

Collectivement, au Canada, les Inuits sont représentés par l'Inuit Tapiriit Kanatami qui négocie notamment les revendications territoriales des Inuits. D'ailleurs, le plus important processus de revendication territoriale dans l'histoire du Canada a mené, en 1999, à la création du Nunavut, un nouveau territoire dont le nom signifie « notre terre » en inuktitut, la langue principale des Inuits.

Métis[modifier | modifier le code]

Un marchand de fourrures métis vers 1870
Article détaillé : Métis (Canada).

Les Métis sont un peuple autochtone du Canada descendant à la fois des Amérindiens et des Européens. En effet, la nation métisse est née de mariages anciens entre des femmes cries, ojibwées et saulteuses et des Canadiens français et anglais. Elle est présente dans l'Ouest canadien. Sa langue traditionnelle est le métchif, un créole développé à partir du français et du cri. De nos jours, les Métis parlent principalement l'anglais, mais le français est encore présent. Le métchif a presque disparu, mais une volonté existe de le faire revivre. Selon la Constitution canadienne, le terme « Métis » fait spécifiquement référence à la nation établie au Manitoba le long de la rivière Rouge. De nos jours, on estime le nombre de Métis entre 300 000 et 700 000 personnes. Puisque les Métis sont reconnus par la Constitution canadienne, ils ont réussi à faire reconnaître leurs droits ancestraux, comme le droit à la chasse. De plus, le , un accord préliminaire a été signé entre le Conseil national des Métis et le gouvernement du Canada en vue d'une autonomie gouvernementale de la nation métisse sur son territoire d'origine.

Politique[modifier | modifier le code]

Traités[modifier | modifier le code]

Carte des territoires couverts par les traités numérotés
Article connexe : Traités numérotés.

Loi sur les Indiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Loi sur les Indiens.

Organisations politiques[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bande indienne (Canada).

Les organismes représentant les Autochtones du Canada au niveau national incluent l'Assemblée des Premières Nations, l'Inuit Tapiriit Kanatami, le Ralliement national des Métis, l'Association des femmes autochtones du Canada, l'association nationale des centres d'amitié autochtones (en) et le Congrès des peuples Autochtones (en).

Souveraineté et autonomie gouvernementale[modifier | modifier le code]

Les Autochtones du Canada réclament leurs droits à la souveraineté selon la proclamation royale de 1763, qui est mentionnée dans la Loi constitutionnelle de 1982, les Actes de l'Amérique du Nord britannique et la convention de Vienne sur le droit des traités dont le Canada est signataire[33].

Langues[modifier | modifier le code]

Répartition des familles linguistiques en Amérique du Nord avant le contact avec les Européens
Articles connexes : Langues amérindiennes et Langues inuites.

De nos jours, il y a plus de 65 langues et dialectes distincts de langues autochtones parlés au Canada. Sur ceux-ci, seulement le cri, l'inuktitut et l'ojibwé ont un assez grand nombre de locuteurs pour être considérés viables afin de survivre à long terme.

Deux des territories canadiens ont accordé un statut officiel à des langues autochtones. Le Nunavut a l'inuktitut et l'inuinnaqtun en tant que langues officielles aux côtés des langues officielles du Canada. De leur côté, les Territoires du Nord-Ouest ont adopté une Loi sur les langues officielles qui définit 11 langues officielles dont neuf langues autochtones en plus de l'anglais et du français : le chipewyan, le cri, l'Esclave du Nord et du Sud, le gwich'in, l'inuinnaqtun, l'inuktitut, l'inuvialuktun et le tłı̨chǫ.

Dix langues autochtones du Canada avec le plus grand nombre de locuteurs[34]
Langue Nombre de locuteurs
Cri 99 950
Inuktitut 35 690
Ojibwé 32 460
Oji-cri (en) 12 605
Innu-aimun 11 815
Chipewyan 11 310
Micmac 8 750
Sioux 6 495
Atikamekw 5 645
Pied-noir 4 915

Cultures[modifier | modifier le code]

Situation socioéconomique[modifier | modifier le code]

Revenus et chômage[modifier | modifier le code]

Le revenu annuel des Autochtones du Canada varie de 60 % à 90 % de celui des Canadiens. Le taux de chômage chez les Autochtones est le double du taux de chômage national. Plus de la moitié des Autochtones au Canada ont un revenu inférieur ou égal au seuil de pauvreté[35].

Criminalité et incarcération[modifier | modifier le code]

les Autochtones du Canada sont plus à risque d'être victimes d'un crime que les non autochtones du pays. Ceci est particulièrement vrai pour les jeunes de 15 à 34 ans. La violence domestique et les abus sexuels contre des enfants sont plus fréquent parmi la population autochtone. En fait, les abus sexuels touchent de 25 à 50 % des jeunes filles tandis que ce taux est de 20 à 25 % parmi la population en général[36].

En 2007, 17 % des individus incarcérés au Canada étaient des Autochtones malgré qu'ils ne représentent que 2,7 % de la population du pays[37]. Ceci représente un taux d'incarcération six fois plus élevé parmi la population autochtone que la population canadienne en général[36].

Suicide[modifier | modifier le code]

les Autochtones du Canada ont un taux de suicide parmi les plus élevés au monde. Pour chaque tranche d'âge, les taux de suicide parmi les Autochtones sont trois fois plus élevés que chez la population canadienne en général[38].

Eau potable[modifier | modifier le code]

Environ 400 communautés autochtones au Canada ont connu ou continue d'avoir des problèmes sérieux avec la qualité de l'eau potable. Le deux tiers des communautés autochtones du pays ont reçu au moins un avis concernant l'eau potable entre 2004 et 2014. En fait, les pires provinces sont la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick où 93 % des communautés autochtones ont reçu au moins un avis durant ces années, suivi de l'Alberta avec 87 %. Le plus bas taux provincial est celui du Manitoba avec 51 %. Par exemple, les résidents de la Première Nation de Neskantaga (en) en Ontario doit faire bouillir son eau depuis 20 ans[39],[40].

Personnes portées disparues et meurtres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Enquête nationale auprès des ménages de 2011 : Les peuples Autochtones au Canada : Premières Nations, Métis et Inuits », sur Statistique Canada, (consulté le 27 juillet 2017).
  2. (en) « Atlas of the Human Journey-The Geographic Project » [archive du ], sur National Geographic Society, 1996-2008 (consulté le 7 octobre 2009).
  3. (en) D.H. O'Rourke, « The Late Pleistocene Dispersal of modern Humans in the Americas », Science, The Center for the Study of First Americans,‎ (DOI 10.1126/science.1153569, lire en ligne [PDF]).
  4. (en) Nicholas Wade, « Pause Is Seen in a Continent's Peopling », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  5. (en) Spencer Wells et Mark Read, The Journey of Man - A Genetic Odyssey, Random House, (ISBN 0-8129-7146-9), p. 138-140.
  6. (en) « The peopling of the Americas: Genetic ancestry influences health », sur Phys.org, (consulté le 28 juillet 2017).
  7. (en) Cecil M. Lewis, « Hierarchical modeling of genome-wide Short Tandem Repeat (STR) markers infers native American prehistory », American Journal of Physical Anthropology, vol. 141,‎ (PMID 19672848).
  8. (en) Ker Than, « New World Settlers Took 20,000-Year Pit Stop », sur National Geographic News, (consulté le 28 juillet 2017).
  9. (en) Sigrún Sigurðardóttir, Agnar Helgason, Jeffrey R. Gulcher, Kári Stefransson et Peter Donnelly, « The Mutation Rate in the Human mtDNA Control Region », American Journal of Human Genetics, vol. 66, no 5,‎ (PMID 10756141, DOI 10.1086/302902).
  10. (en) Erika Tamm, Toomas Kivisild et Maere Reidla et al., « Beringian Standstill and Spread of Native American Founders », PLoS ONE, Public Library of Science, vol. 2, no 9,‎ (PMID 17786201, PMCID 1952074, DOI 10.1371/journal.pone.0000829).
  11. (en) David K. Jordan, « Prehistoric Beringia: A Beginner's Guide to the Homeland of the Peoples of the Americas », sur University of California-San Diego (consulté le 28 juillet 2017).
  12. (en) Alfred J. Andrea, Kevin McGeough et William E. Mierse, World History Encyclopedia, ABC-CLIO, (ISBN 978-1-85109-929-0), p. 99.
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  18. (en) J. Imbrie et K.P. Imbrie, Ice Ages: Solving the Mystery, Short Hill (New Jersey), Enslow Publishers, (ISBN 0-226-66811-8), p. 135.
  19. (en) Arthur J. Ray, I Have Lived Here Since the World Began: An Illustrated History of Canada's Native People, Toronto (Ontario), Lester Publishing, (ISBN 1-55263-633-X).
  20. « L'Initiative sur la Participation des Autochtones au Marché du Travail (IPAMT) », sur Affaires indiennes et du Nord Canada (consulté le 27 juillet 2017).
  21. Andrew Armitage, Comparing the Policy of Aboriginal Assimilation: Australia, Canada, and New Zealand, Vancouver (Canada), University of British Columbia Press, , p. 77-78.
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  40. (en) « The Right to Water », sur Amenesty International (consulté le 28 juillet 2017).

Annexe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Boudreault, Du mépris au respect mutuel : clefs d'interprétation des enjeux autochtones au Québec et au Canada, Montréal, Écosociété, , 224 p. (ISBN 9782921561969).

Liens externes[modifier | modifier le code]