Sergueï Lavrov

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Sergueï Lavrov
Sergueï Lavrov, le 17 mars 2010.
Sergueï Lavrov, le 17 mars 2010.
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères de la Russie
En fonction depuis le 9 mars 2004
Président Vladimir Poutine
Dmitri Medvedev
Vladimir Poutine
Prédécesseur Igor Ivanov
Biographie
Date de naissance 21 mars 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Moscou
Nationalité Drapeau de la Russie Russe
Parti politique Russie unie
Conjoint Maria Lavrova
Diplômé de Institut d'État des relations internationales

Signature

Sergueï Lavrov

Sergueï Viktorovitch Lavrov (en russe : Сергей Викторович Лавров), né le 21 mars 1950 à Moscou (URSS), est un diplomate et homme politique russe, membre du parti Russie unie. Il est ministre des Affaires étrangères depuis 2004.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et études[modifier | modifier le code]

Il naît à Moscou d'une famille arménienne originaire de Tbilissi[1]. Sa mère est fonctionnaire au ministère du commerce intérieur d'URSS. Il étudie à l'école secondaire no 2 de Noguinsk, puis reçoit une médaille d'argent de l'école no 607 de Noguinsk avec enseignement renforcé en anglais, à la fin de ses études secondaires. En 1972, il sort diplômé à Moscou de l'Institut d'État des relations internationales du ministère des Affaires étrangères de l'URSS.

Il parle couramment l'anglais, le français et le cinghalais. Il est marié et père d'une fille, Ekaterina.

Carrière de diplomate[modifier | modifier le code]

En 1972, il devient ambassadeur de l'URSS au Sri Lanka. De 1976 à 1981, il travaille au département des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères de l'URSS. De 1981 à 1988, il est premier secrétaire, conseiller puis conseiller en chef de la représentation permanente de l'URSS auprès de l'ONU. De 1988 à 1990, il est le chef adjoint du département des relations économiques internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie. De 1990 à 1992, il est le directeur du département des organisations internationales et des problèmes globaux du ministère des Affaires étrangères.

De 1992 à 1994, il est vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, sous la présidence de Boris Eltsine. De 1994 à 2004, il est le représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'ONU. Il garde de cette période une bonne connaissance du fonctionnement du Conseil de sécurité de l'ONU[1].

Ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Il remplace Igor Ivanov au poste de ministre des Affaires étrangères de la Russie le 9 mars 2004. Il possède le rang d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie. Il est membre permanent du conseil de sécurité de Russie.

Il avait de mauvais rapports avec la Secrétaire d'État américaine Condoleeza Rice. Le Daily Telegraph révéla le 12 septembre 2008 que le ministre employa dans une conversation téléphonique avec son jeune homologue britannique David Miliband, dans le contexte du conflit russo-géorgien en Ossétie du Sud d'août 2008 : « Who are you to fucking lecture me [2]? », ce qui fit la une des tabloïds anglais.

En 2013, il est particulièrement actif dans la défense d'un statu quo à propos de la guerre civile syrienne en refusant une intervention militaire non encadrée par l'ONU[3] et en signant avec son homologue américain John Kerry à Genève une résolution mettant sous contrôle international les armements chimiques de Bachar el-Assad, ce à quoi s'oppose la rébellion islamique.

En 2014, il est en première ligne face au Secrétaire d'État américain John Kerry qu'il rencontre plusieurs fois dans le cadre de la crise de Crimée et des suites de la révolution de Maïdan (Ukraine).

Il est l'un des hommes clefs du gouvernement de Vladimir Poutine et l'un des rares dirigeants à occuper un tel poste depuis le début de ses présidences. Il est un opposant quasi systématique aux initiatives occidentales, ce qui lui vaut dans les chancelleries le surnom de « Minister Niet ».

Suivant le président russe dans son entreprise de retrouver l'influence de son pays du temps de l'URSS, il est néanmoins un défenseur de la non-ingérence et de l'inviolabilité des frontières (en particulier lors des crises libyennes et syriennes), ce qui l'a parfois placé dans une situation gênante, notamment après la guerre russo-géorgienne de 2008 et la crise ukrainienne de 2014[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Isabelle Lasserre, « Sergeï Lavrov, le Tayllerand de la diplomatie russe », in Le Figaro, jeudi 17 avril 2014, page 8.
  2. Ce qui pourrait se traduire par : « Qui êtes-vous pour me faire cette putain de leçon ? ».
  3. Pierre Avril, « Lavrov, le nouveau "M. Niet" russe », in Le Figaro, vendredi 13 septembre 2013, page 6.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]