Mikhaïl Fradkov

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Mikhaïl Fradkov
Mikhaïl Fradkov, le 4 avril 2006.
Mikhaïl Fradkov, le 4 avril 2006.
Fonctions
Directeur du Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie
En fonction depuis le 6 octobre 2007
Président Vladimir Poutine
Dmitri Medvedev
Prédécesseur Sergueï Lebedev
9e président du gouvernement russe
5 mars 200414 septembre 2007
Président Vladimir Poutine
Prédécesseur Viktor Khristenko (intérim)
Successeur Viktor Zoubkov
Biographie
Nom de naissance Mikhaïl Iefimovitch Fradkov
Date de naissance 1er septembre 1950 (63 ans)
Lieu de naissance Kouïbychev (URSS)
Nationalité Russe

Mikhaïl Fradkov Mikhaïl Fradkov
Présidents du gouvernement russe

Mikhaïl Iefimovitch Fradkov (en russe : Михаил Ефимович Фрадков), né le 1er septembre 1950 près de Samara (appelée alors Kouïbychev), est un homme politique russe, nommé président du gouvernement russe le 1er mars 2004. Il a démissionné le 12 septembre 2007 de cette fonction. Le 6 octobre 2007, il est nommé à la direction du SVR, le service de renseignement extérieur russe.

Oukase n°1349 de nomination de M. Fradkov à la tête du SVR

Biographie[modifier | modifier le code]

Fradkov suit des études à la fois à l'Institut de manufacture des instruments de Moscou dont il sort diplômé en 1972, puis à l'Académie du commerce extérieur (diplômé en 1981). En 1973, il est nommé à la section des intérêts économiques à l'ambassade d'Union soviétique en Inde où il reste en poste pour 2 ans. Il retourne en Union soviétique pour poursuivre sa carrière avant d'être nommé représentant de la Russie lors de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) à Genève en 1991.

Fin 1992, Fradkov est nommé vice-ministre pour les relations économiques étrangères avant de passer premier vice-ministre en 1993. Le 15 avril 1997, le Président Boris Eltsine le nomme ministre des relations économiques étrangères et du commerce et en 1999, il est nommé ministre du commerce.

Il change de domaine de compétence sous Vladimir Poutine qui le place dans un premier temps vice-secrétaire du Conseil de sécurité, un poste politiquement très sensible, puis directeur de la police fiscale fédérale (2001). Ce poste témoigne là aussi d'une grande confiance de la part du nouveau Président puisque Vladimir Poutine doit lutter de manière impérative (et musclée) pour faire rentrer les impôts dans les caisses de l'État russe au bord de la faillite. En 2003, Fradkov est nommé représentant de la Russie devant l'Union européenne à Bruxelles, là encore un poste de confiance.

Le 1er mars 2004, Fradkov est nommé président du gouvernement russe et investi devant la Douma d'État le 5, quelques jours avant la Présidentielle du 14. L'introduction de Fradkov dans le jeu politique par le Président a été une surprise. Si Poutine avait effectivement reconnu la valeur technique de Fradkov, ce dernier n'appartenait pas à l'entourage politique immédiat de Poutine. Sa nomination peut-être perçue comme celle d'un technocrate sans affiliation politique dans la lutte de clans qui tourmente la Forteresse. Ce qui évite ainsi au Président de favoriser un camp au détriment d'un autre.

Selon l'analyste politique Lilia Chevtsova du centre Carnegie, la neutralité de Fradkov dans les luttes de pouvoir a permis à Poutine de le nommer. L'ancien président du gouvernement et ancien chef de Fradkov Sergueï Stepachine décrit Fradkov comme « indépendant de n'importe quel groupe ou clan politique » ; Fradkov est présenté comme un homme intègre et compétent (c'était peut-être d'ailleurs juste cette image d'intégrité et de compétence que le Président recherchait en nommant Fradkov).

Vladimir Poutine annonce le 6 octobre 2007 qu'il a été nommé à la tête du renseignement extérieur (SVR).

Sanctions européennes[modifier | modifier le code]

Depuis le 26 juillet 2014, il fait l'objet d'une interdiction de pénétrer dans le territoire de l'Union européenne et de gel de ses avoirs éventuels en Union européennne[1], dans le cadre des sanctions à l'égard de la Fédération de Russie dans la crise ukrainienne de 2013-2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ru) RIA Novosti, article du 28 juillet 2014

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