Cosaques du Don

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Cosaques du Don, timbre russe de 2010
Drapeau des cosaques du Don

Les cosaques du Don sont une cosaquerie installée dans la région du fleuve Don dans le sud de la Russie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines des cosaques du Don[modifier | modifier le code]

On fait remonter l'histoire officielle des cosaques du Don à leur fondation le 3 janvier 1570, date d'une lettre d'Ivan le terrible aux cosaques qui avaient pourtant déjà participé à la lutte des souverains russes contre Kazan et Astrakhan dans les années 1550.

Le berceau des cosaques du Don se situe sur le fleuve Don en Russie, leur origine ethnique est sujette à diverses hypothèses mettant en jeu des populations locales et des paysans russes fuyant le servage.

À partir d’Ivan le Terrible, les tsars de Russie s’attachent les services des cosaques du Don, notamment en leur envoyant fournitures, munitions, vivres, tant pour s’adjoindre les services de cette cavalerie d’élite, que pour les maintenir dans un état de soumission, les empêchant de se retourner contre le pouvoir russe. Les cosaques conservent cependant une forte autonomie et liberté d'action. La première capitale des cosaques était Razdorskaïa, puis en 1644 Tcherkassk. En 1805 Novotcherkassk devient la capitale des cosaques du Don.

En 1708 suite à une révolte Pierre le Grand limita l'autonomie des cosaques et décida soumettre le choix de l'ataman à son approbation. Les troupes cosaques furent plus fortement intégrées à l'armée impériale et participèrent aux campagnes contre la Perse (1722-23), la Suède (1741) et la Prusse (guerre de Sept Ans, 1756-63).

L’apogée des cosaques du Don[modifier | modifier le code]

Les cosaques du Don connurent leur apogée durant les guerres entre la Russie et Napoléon Ier ; les cosaques du Don sont réputés pour avoir effectué par grand froid une traversée des Alpes réputée infaisable. Ils sont allés jusqu'à Paris et établi leur campement sur les Champs-Élysées.

En même temps ils poursuivaient toujours l'objectif de protéger les frontières de l'Empire russe, repoussant celles-ci de plus en plus loin.

Lors de la Première Guerre mondiale les cosaques du Don fournirent 60 régiments de cavalerie, 136 sotnias, 6 bataillons d'infanterie, 33 batteries d'artillerie (en tout plus de cent mille hommes).

Après la guerre civile russe et la politique hostile aux cosaques du gouvernement bolchévique, les cosaques du Don cessèrent d'exister comme formation paramilitaire.

Organisation des cosaques du Don[modifier | modifier le code]

Les cosaques du Don, hommes libres et égaux, élisaient (jusqu'en 1708) leur ataman au cours d'assemblées (kroug). Celui-ci gouvernait avec une assemblée militaire (rada).

Ataman du Don[modifier | modifier le code]

L’ataman est le dirigeant élu, généralement à vie, par la rada, composée d’un représentant de chaque sotnia. Il est le seul à qui tous les cosaques répondent.

La plupart des ataman du Don furent anoblis par les tsars de Russie au titre de comte, voir parfois de kniaz (prince). Depuis Pierre Ier de Russie, la table des rangs (ou tchin) régit la position des cosaques dans la noblesse de l’Empire.

Les atamans sont généralement au 4e ou 3e tchin (rang) de la table, titre équivalent à celui de général, c’est d'ailleurs le grade de plusieurs ataman du Don dont Platov.

Atamans célèbres[modifier | modifier le code]

Au service de la Russie[modifier | modifier le code]

Cosaque du Don, en 1821. Gravure de Fiodor Solntsev, 1869.

Les cosaques se distinguaient dans l'empire russe par un système particulier d'obligations militaires (ils étaient en retour exempts de la conscription), d'imposition et de taxation ainsi que d'utilisation des terres appartenant à l'état.

Difficilement intégrables dans les unités régulières, les cosaques du Don étaient réputés pour leur travail de courrier, de reconnaissance et de harcèlement des lignes en fuites. Ils servaient également à protéger les marches de l'empire.

L’armée du Don, la principale armée cosaque de l'empire, pouvait mobiliser quasiment sans délais 70 000 « sabres » (cavaliers). Les cosaques de la Garde impériale étaient issus du Don, leur base de recrutement était à Novotcherkassk.

Uniforme des cosaques du Don[modifier | modifier le code]

L’uniforme des cosaques du Don est d’une remarquable unité par rapport à ceux des autres cosaqueries, qui varient en fonction des unités.

L’uniforme est bleu galonné de rouge, avec la coiffe de fourrure typique des cosaques.

Drapeau des cosaques du Don[modifier | modifier le code]

Le drapeau des cosaques du Don, adopté le 4 mai 1918, est un tricolore horizontale de bleu, jaune et rouge.

Bibliographie[modifier | modifier le code]