Sainte Tunique du Christ

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La Sainte tunique est le vêtement porté par Jésus au Calvaire et tiré au sort entre les soldats chargés de son exécution. Au temps d'Hérode, les Juifs portaient habituellement deux tuniques : une légère par-dessous, et une épaisse par-dessus.

Jeunes enfants pendant les Heilig-Rock-Tage dans la cathédrale de Trèves.

Généralités[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre des vêtements de Jésus demeure sans conteste la robe sans couture, que la Vierge aurait tissée pour son fils, et que les Évangiles décrivent comme ayant été tirée au dés par les soldats romains après la crucifixion (Jean, 19, 23-24). Certains récits légendaires racontent que Marie la lui confectionna dès son plus jeune âge, qu'elle grandissait en même temps que lui et qu'il la conserva sans usure jusqu'au jour où elle fut tirée au sort entre les soldats chargés de son supplice. Au cours de l'Histoire, plusieurs tuniques ont été présentées comme l'authentique vêtement de la Passion du Christ. Celle d'Argenteuil et celle deTrèves sont entières. Moscou en revendique un large fragment. On en trouve aussi dans les églises romanes de Saint-Praxède et de Saint Roch, la cathédrale de Cortone, à Venise, à Aix-la-Chapelle, à Bamberg, à Brême, à Lokkum, à Abbeville, à Constantinople, à Londres et dans plus de 30 autres églises et monastères à travers le monde.

Lieux de conservation[modifier | modifier le code]

La Tunique de Trèves[modifier | modifier le code]

Sainte Tunique 1959
Allemagne Timbre postal 1959, Sainte Tunique

La robe de Trèves aurait été envoyée par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, à saint Agricius, évêque de Trèves, résidence des empereurs d'Occident et l'une des villes alors les plus importantes. Malheureusement, les documents historiques font absolument défaut et l'on doit s'en tenir à ce qu'écrit le biographe d'Agricius, vers le milieu du XIe siècle : l'évêque avait enrichi la cathédrale «d'un clou de la passion et d'autres reliques du Seigneur non moins dignes de vénération que le clou lui-même », ce qui est fort peu précis. La tunique méritait plus. En 1196, l'archevêque Jean ayant fait entreprendre des travaux dans la cathédrale, la cassette contenant la Sainte Robe fut découverte. D'abord placée sous le maître-autel, puis éloignée de Trèves pendant un siècle, la caisse contenant la précieuse relique fut enfin déposée dans le trésor de la cathédrale. Lorsqu'on l'ouvrit, «on trouva dans l'intérieur une seconde caisse, couverte de cuir, fermée comme la première avec trois serrures; puis une troisième entourée de coton et enveloppée d'une toile. La toile ayant été enlevée, on vit que la caisse était garnie d'un lacet rouge et de vingt-cinq sceaux intacts, comme le portait le premier procès-verbal, puis de deux serrures. On y trouva une couche de coton et trois enveloppes de soie successives, l'une bleue, l'autre rouge et la troisième blanche. Enfin on vit la Sainte Robe elle-même conservée dans toute sa longueur, mais pliée dans le sens de la largeur. Elle fut enlevée avec le taffetas blanc et étalée sur l'autel de la chapelle.

« Sur le devant elle parut comme écaillée, et on remarqua que précédemment, pour mieux conserver le vêtement, on y avait appliqué une étoffe très fine qui s'était détachée par l'effet du temps et tombait en petits morceaux. Beaucoup de ces morceaux furent ramassés par les assistants. On les a souvent appelés parcelles de la Sainte Robe ; mais ils n'en font pas partie : aucune parcelle de la Sainte Robe n'a été séparée. La haute antiquité du vêtement est évidente. Elle est plus brune à l'intérieur qu'à l'extérieur, blanchâtre en quelques places, grisâtre dans le reste.»

Publiquement exposée en 1810, la relique attira plus de deux cent mille personnes. À la nouvelle ostension solennelle de 1844, le nombre dépassa le million. Des expositions eurent lieu en 1933 et 1959. Plus de 1 700 000 pèlerins sont venus à Trèves en 1959, à l’occasion d’une ostension spéciale de la sainte tunique. La dernière date de 1996 (700 000 pèlerins).

À l'occasion de la 500e anniversaire de la première ostension de la Sainte Tunique à la Diète de Trèves de 1512, il s'est tenu, du 13 avril au 13 mai 2012, un pèlerinage qui avait pour thème « Réunissons ce qui est séparé ». L'après-midi du 13 avril, au cours d'une messe pontificale dans la grande cathédrale de Trèves, présidée par le représentant du pape, le cardinal Marc Ouellet, la Tunique a été dévoilée et rendue accessible au public. Environ 550 000 pèlerins se sont rendus à Trèves. On ignore la date de la prochaine ostension. On peut spéculer sur 2033, le 2 000e anniversaire de la crucifixion et de la résurrection de Jésus-Christ.

Critique historique[modifier | modifier le code]

Dès le milieu du XIXe siècle, un chanoine de Trèves nommé J. N. Wilmowsky (1801-1880) émit l'opinion, après un examen attentif, qu'il s'agissait d'une étoffe en soie byzantine du Ve ou du VIe siècle ayant servi d'enveloppe à un lambeau de la tunique[1]. Le chanoine fut fort mal jugé. En 1845, le journaliste Otto von Corvin, critiqua à son tour cette relique comme une supercherie[2].

Un comité d'enquête composé de douze membres procéda à un nouvel examen du 7 au 10 juillet 1890 et aboutit à la conclusion que rien n'avait pu être découvert « en contradiction avec les antiques traditions de l'Église de Trèves». L'objet étudié n'est pas un lambeau ou un fragment, mais un «vêtement». Le tissu, serré, uni et de couleur brunâtre, est en lin ou en coton. Une pièce de soie unie, très ferme et bien conservée, a été trouvée à l'intérieur. Par son côté postérieur la robe reposait sur une sorte de gaze. Collés sur le côté antérieur, ont été trouvés des lambeaux d'une étoffe de soie damassée, dans laquelle on peut encore apercevoir des dessins d'oiseaux, colorés en jaune et en rouge. Cette dernière étoffe correspond à la description de Wilmowsky.

Ainsi que le pense Dom H. Leclercq[3], «en l'état actuel on ne peut faire la démonstration que la tunique n'a pas eu de coutures, par contre rien n'indique qu'elle en ait eu. Dans une question de cette nature où la foi n'est pas intéressée, mais seulement la critique et l'authenticité, on ne peut nier ou affirmer quand manque tout document historique… »

La Tunique d'Argenteuil[modifier | modifier le code]

La tunique d'Argenteuil est vénérée comme une relique authentique, apportée par Charlemagne. La première mention authentifiée par un document de la tunique à Argenteuil date de 1156. D'après la datation récente au carbone 14, effectuée en 2003 à l'initiative du sous-préfet d'Argenteuil, Jean-Pierre Maurice (avec l'accord de la Municipalité - Philippe Métezeau, adjoint au maire, de l'Évêque de Pontoise ( Monseigneur Riocreux) et du Ministère de la culture-conservatoire des Monuments historiques) elle a été confectionnée au VIIe siècle, ce qui lui donne une véritable valeur historique.

Il est surprenant que des documents anciens, (notamment une charte de 1156) relatant la redécouverte de la Sainte Tunique, aient disparu il y a une vingtaine d'années probablement.

Ce document indiquait que Louis VII, roi de France, était présent à Argenteuil lors de l'annonce de cette "redécouverte". Mais, tout comme pour la venue de Charlemagne à Argenteuil en 800-804, aucune relation d'historien n'en fait état. Autre élément d'ambigüité : à l'époque des incursions Vikings ou peu avant, Théodrade a quitté le couvent d'Argenteuil et s'est réfugiée au monastère de Schwarbach en Francie orientale où elle est décédée en 848 sans avoir révélé l'existence de la Sainte Tunique. Était-ce un secret bien gardé ?

Selon les Évangiles, le droit romain accordait aux bourreaux, qui auraient été quatre, la possibilité de se partager les vêtements d'un crucifié. Il existe de nombreuses représentations picturales de Romains jouant aux dés cette tunique.

La basilique d'Argenteuil (bâtie au XIXe siècle), où est conservée la tunique

Selon la légende, la tunique aurait été retrouvée au IVe siècle par sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, puis conservée à Constantinople jusqu'au VIIIe siècle. En l'an 800, l'Impératrice de Byzance, Irène, l'aurait ensuite offerte à Charlemagne lors de son sacre comme empereur d'Occident. Et celui-ci l'aurait donnée en garde au monastère de l'Humilité-de-Notre-Dame d'Argenteuil, dont sa fille Théodrade était prieure. En 850, les normands pillèrent le hameau d'Argenteuil et la basilique Saint-Denys. Avant leur arrivée, la tunique avait été cachée dans un mur. En 1003, l'abbaye a été reconstruite et la relique retrouvée. Elle est ensuite vénérée jusqu'au XVIe siècle, mais elle aurait brûlé partiellement ou aurait été cachée lors de la prise d'Argenteuil par les huguenots en 1567. Sous la Révolution, le prieuré bénédictin est supprimé, et la relique remise à l'église paroissiale. Mais en 1793, le curé d'Argenteuil Ozet la découpe en morceaux et l'enterre dans son jardin avant d'être emprisonné durant deux ans. En 1795, il ressort la tunique et fait recoudre les différents fragments. Les pèlerinages et les ostensions solennelles reprennent au XIXe siècle, en principe tous les cinquante ans. Le 13 décembre 1983, le curé de la paroisse Saint-Denys découvre le vol de la tunique. Le reliquaire où repose la relique a été volé. La DRPJ de Versailles est sur les dents, des anarchistes peu crédibles revendiquent le vol. Le 2 février 1984, le père Guyard reçoit un coup de téléphone d'un inconnu promettant de restituer le trésor à la condition de conserver le secret sur les noms des ravisseurs. Le soir même, la tunique retrouve son écrin, la basilique Saint-Denys. La plainte est retirée, le secret toujours gardé. 1984. La dernière ostension solennelle de la tunique a eu lieu pendant les fêtes de Pâques 1984. En six jours, la tunique voit défiler 80 000 personnes.

Les pèlerinages publics à la Tunique d'Argenteuil ont recommencé depuis 2005, le premier dimanche de la Passion.

Critique historique[modifier | modifier le code]

L'authenticité de la Tunique d'Argenteuil, comme toutes les reliques remontant à l'époque du Christ, peut être mise en doute par la critique historique du document, par exemple, son émergence médiévale (1156), soit plus de mille ans après les faits.

Déjà à la fin du siècle dernier, en 1892 et 1893, et encore en 1931, des chimistes se livrèrent sur le tissu à des expériences précises qui prouvèrent la nature animale des fils, son ancienneté, sa coloration à l'aide de la garance ou du cachou, sa maculation enfin par des taches de sang, mais n'apportèrent évidemment rien en ce qui concerne l'authenticité[4].

André Lesort, dans le Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastique[5], écrit : «Nous nous trouvons ici en présence d'une tradition qui ne paraît pas remonter au-delà du XVe siècle finissant et, dans tous les cas, n'est appuyée d'aucun témoignage antérieur au XVIe siècle. Le vêtement qui en est l'objet est, sans contestation possible, un tissu de laine sans couture, provenant de l'Orient et confectionné dans les premiers siècles de notre ère. Il se peut qu'il ait été revêtu par le Sauveur du monde. À ce titre, il est depuis plus de quatre siècles l'objet d'une dévotion qui a été encouragée par l'autorité ecclésiastique et qui a provoqué des interventions miraculeuses. C'est, croyons-nous, les seules conclusions auxquelles puisse s'arrêter la critique.»

Dom H. Leclercq[3]paraît beaucoup plus net. Puisque le tissu est de laine fine et de type copte, «il ne peut s'agir de la tunique du Sauveur qui, suivant les usages hébraïques, devait être tissée en lin ou en coton. » De plus, la date de 1156 étant insoutenable et la relique demeurant privée de toute attestation entre le Vendredi Saint et l'année 1156, «on ne saurait, dit-il, contester que l'espace ne soit un peu long».

Des études réalisées en 2003 par Sophie Desrosiers, spécialiste des textiles anciens, et les analyses menées en 2004 au Laboratoire des Mesures du Carbone 14 de Saclay, à la demande de Philippe Métézeau premier-adjoint au maire d'Argenteuil, ont daté le tissage de la tunique des VIe-VIIe siècles de notre ère (entre les années 530 et 650), avec une probabilité de 95,4 %. Ces résultats ont été rendus publics par l’évêché de Pontoise en décembre 2004.

S’il est désormais exclu que la tunique d’Argenteuil soit du Ier siècle et donc contemporaine du Christ, elle n’en conserve pas moins une valeur historique certaine, en dehors même de sa dimension symbolique, comme le souligne Serge Pitiot, Conservateur des Monuments Historiques.

La tradition orientale[modifier | modifier le code]

L'Église orthodoxe orientale a également conservé une tradition en ce qui concerne les vêtements de Jésus qui ont été répartis entre les soldats après la crucifixion.

Selon la tradition de l'Église orthodoxe géorgienne, le chitôn aurait été acquis par un rabbin juif du nom de la Géorgie Elioz (Elias), qui était présent à Jérusalem au moment de la crucifixion et acheté la robe à un soldat. Il l'a emporté avec lui quand il est retourné dans sa ville natale de Mtskheta, en Géorgie, où il est conservé jusqu'à ce jour sous une crypte de la cathédrale patriarcale de Svetitskhoveli. La fête en l'honneur du «Chiton du Seigneur" est célébrée le 1er octobre

Une partie de l'himation se trouve également en Géorgie, mais il a été placé dans le trésor de la cathédrale de Svetitskhoveli, où il est resté jusqu'au XVIIe siècle. Ensuite, le Shah de Perse Abbas Ier, lorsqu'il a envahi la Géorgie, a emporté la robe. Le Shah en a ensuite fait don au Patriarche Philarète (1619-1633) et au Tsar Michael en 1625. L'authenticité de la robe est attestée par Nectaire, archevêque de Vologda et par le Patriarche de Jérusalem Théophane.

Plus tard, deux morceaux de la robe ont été déposées à Saint-Pétersbourg : un dans la cathédrale au Palais d'hiver, et l'autre dans la cathédrale saints Pierre et Paul. Une partie de la robe est également conservée à la cathédrale de la Dormition à Moscou, et de petites portions à Kiev en la Cathédrale Sainte-Sophie, au monastère Ipatiev près de Kostroma et dans certains autres anciens monastères.

L'Église orthodoxe russe commémore le placement de la "Robe du Seigneur" à Moscou, le 10 juillet. À Moscou chaque année ce jour-là, la robe est solennellement mis en évidence de la chapelle de la Dormition de la cathédrale. Elle est exposée à la vénération des fidèles au cours de services liturgiques.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Johann Nikolaus Wilmowsky: Der Dom zu Trier in seinen drei Hauptperioden: der römischen, der fränkischen, der romanischen. Beschrieben und durch XXVI Tafeln erläutert. Trèves, 1874
  2. O. von Corvin, Historische Denkmale des christlichen Fanatismus (1845), rééd. en 1868 sous le titre Pfaffenspiegel (« Le Miroir des Curés »). Munich, éd. Heyne, 1982 (ISBN 3-453-50019-9)
  3. a et b CABROL, Fernand (1907-1948), Henri LECLERCQ (1913-1948), Henri MARROU (1948), dir., Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, Letouzey et Ané, Paris, 1907-1953
  4. Patrick Boussel, Des reliques et de leur bon usage, Baland, Paris, 1971
  5. BAUDRILLART, Alfred et al., Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastique, Letouzey et Ané, Paris, depuis 1912

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Der Heilige Rock zu Trier. Studien zur Geschichte und Verehrung der Tunika Christi. Im Auftrag des bischöfl. Generalvikariats hgg. Erich Aretz, Michael Embach, Martin Persch und Franz Ronig, Trier (2. unveränderte Aufl.) 1996, (ISBN 3-7902-0173-1).
  • (de) Michael Embach: Dokumentation zur Trierer Heilig-Rock-Verehrung (Jahrbuch des Kreises Trier-Saarburg, 1991)
  • (de) Michael Hesemann: Die stummen Zeugen von Golgatha. Die faszinierende Geschichte der Passionsreliquien Christi. Hugendubel, München 2000, (ISBN 3-7205-2139-7)
  • (fr) Pierre Dor, La tunique d'Argenteuil et ses prétendues rivales, Maulévrier, éditions Hérault, 2002 (ISBN 9782740701805)
  • (fr) Une si humble et si sainte tunique… : Enquête sur une énigme - La Sainte Tunique du Christ d'Argenteuil (relation de l'expérimentation au radiocarbone, recherches historiques) de Jean-Maurice Devals, 192 pages, éd. François-Xavier de Guibert, Paris (juin 2005:ISBN 2755400102)
  • (fr) Le linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil : Le point sur l'enquête de André Marion, Gérard Lucotte, 336 pages, Presses de la Renaissance, mars 2006 - (ISBN 2750902045)
  • (fr) La Sainte Tunique d'Argenteuil face à la science : Actes du colloque COSTA du 12.11.2005 à Argenteuil, 240 pages, éd. François-Xavier de Guibert, Paris (décembre 2006)
  • (fr) Sangui Christi « J'ai vu le sang du Christ » de Gérard Lucotte, éditions Trédaniel, 2007 (ISBN 9782844457301)
  • (fr) F. Le Querré : « La Sainte Tunique d'Argenteuil ». Dossiers d'Archéologie, Jésus dans l'Histoire, no 249, décembre 1999-janvier 2000.
  • (fr) F. Le Querré : « Résumé des recherches scientifiques anciennes sur la Sainte Tunique ». Dossiers d'Archéologie, Jésus dans l'Histoire, no 249, décembre 1999-janvier 2000.
  • (fr) Jean-Christian Petitfils : « Jésus ».
  • Pierre Milliez, La Résurrection au risque de la Science, Ed. de EDILIVRE APARIS, Saint Denis, 2011, ISBN 978-2-8121-4941-2.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Le péplum La Tunique avec Richard Burton d'après un livre de Lloyd C. Douglas, fut le premier film en cinémascope relatant pour partie l'histoire de la Sainte Tunique, sitôt après la mort de Jésus Christ.

Liens externes[modifier | modifier le code]