Réville

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Réville
Le phare de Réville.
Le phare de Réville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Quettehou
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Saire
Maire
Mandat
Yves Asseline
2014-2020
Code postal 50760
Code commune 50433
Démographie
Gentilé Révillais
Population
municipale
1 172 hab. (2011)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 08″ N 1° 15′ 29″ O / 49.618889, -1.258056 ()49° 37′ 08″ Nord 1° 15′ 29″ Ouest / 49.618889, -1.258056 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 16 m
Superficie 10,55 km2
Localisation

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Réville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 1 172 habitants[1] (les Révillais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au nord-est de la péninsule du Cotentin. Par sa position au nord de la rade de Saint-Vaast, elle est l'une des rares communes littorales normandes à bénificier d'une plage exposée au sud (plage de Jonville). Son bourg est à 6 km au nord-est de Quettehou, à 7 km au sud de Barfleur et à 14 km au sud-est de Saint-Pierre-Église[2].

Réville est bordée au sud-ouest par la Saire qui a son embouchure au sud.

Retour de pêche - Plage de Réville, Guillaume Fouace
Communes limitrophes de Réville[3]
Anneville-en-Saire Montfarville Mer de la Manche
La Pernelle Réville[3] Mer de la Manche
Saint-Vaast-la-Hougue Mer de la Manche Mer de la Manche

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous les formes Regisvilla en 1226, Reyville en 1318 et Reivilla en 1327[4]. Le premier élément ré- est issu du latin rex, « roi », soit directement, soit par un anthroponyme en dérivant[4],[5]. Le second élément provient de l'ancien français ville dans son sens originel de « domaine rural » hérité du latin villa rustica.

Histoire[modifier | modifier le code]

Légende[modifier | modifier le code]

La légende du moine de Saire[6] qui aurait vécu au XVe siècle. La légende raconte que ce moine défroqué, ivrogne et grossier, qui pourrait être le frère du seigneur de Réville, aurait dit « Que Satan m'emporte si je ne dis vrai ». Depuis le parjure rôde dans les alentours prenant diverses apparences humaines ou animales. On ne l'a toutefois pas vu rôder dans les parages depuis bien longtemps. « Que Satan m´emporte si je ne dis pas vrai » implique une précision. Le seigneur de Réville avait un frère cadet qui était moine. Ce moine venait au château de son frère assez souvent. Un jour où il s´y trouvait seul, un fermier vint régler ses fermages. Ce moine ne resista pas à la tentation et quitta rapidement les lieux après avoir mis le pécule dans sa poche. Naturellement, l´affaire n´était pas terminée. Le seigneur réclama son dû, mais le fermier indiqua qu´il avait versé ses arrhes au moine alors que le seigneur était absent. Le moine et le fermier furent confrontés devant le seigneur. « Ce fermier qui m´accuse est un menteur » dit le moine, « je n´ai jamais encaissé son argent, que le Diable m´emporte et que le Pont de Saire me serve de cellule ». Ce que fit le Diable sans attendre. Une autre version indique que le moine arrivé au Pont de Saire rencontra un personnage qui lui proposa un jeu que le moine accepta séance tenante et y perdit tout l´argent qu´il venait de voler. Il perdit également son chapelet, sa robe, enfin tout ce qu´il avait sur le dos, de même que son âme, car le joueur n´était autre que Satan lui-même qui condamna notre moine à errer autour du Pont de Saire jusqu´au jugement dernier[réf. nécessaire][7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner.svg

Les armes de la commune de Réville se blasonnent ainsi :
De gueules à la croix alésée d'argent pommetée de trois pièces d'or rangées à chaque extrémité[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Clément-Charles-Martin Roussel[9]    
 ?  ? Jacques Lescroël[10]    
24 mars 1989 septembre 2004 René Houivet    
septembre 2004 mars 2014 Gérard Legoupil SE  
mars 2014[11] en cours Yves Asseline SE Cadre du privé retraité
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 172 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. Réville a compté jusqu'à 2 150 habitants en 1831.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 505 1 514 1 952 2 018 2 150 1 929 1 900 1 898 1 902
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 821 1 780 1 775 1 740 1 693 1 606 1 530 1 512 1 449
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 377 1 370 1 327 1 296 1 316 1 262 1 260 1 248 1 304
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 383 1 308 1 233 1 246 1 205 1 168 1 198 1 172 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Réville est dénommée « commune touristique » depuis décembre 2009[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de la Crasvillerie,
  • Château de Réville, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 5 septembre 1997[15].
  • Église Saint-Martin, classée monument historique, à l'exception des parties modernes (collatéral au nord du chœur, sacristie et chapelle du Sacré-Cœur), par arrêté du 29 janvier 1923[16]. Elle abrite de nombreuses œuvres classées à titre d'objets[17].
  • Ancienne redoute, inscrite avec les fossés hormis le bâtiment du gardien à l'intérieur, au titre des monuments historiques par arrêté du 6 juillet 1992[18].
  • Chapelle Saint-Éloi, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 23 octobre 1997[19].
  • Vestige d'une nécropole sur la plage, où l'on a découvert en 1962 une poterie attribuée aux Vikings (exposée au musée de Normandie de Caen).
  • La pointe de Saire et la plage de Jonville exposée au sud, ce qui est exceptionnel en Normandie.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François le Clerc, dit «Jambe de bois» (mort en 1563), corsaire dont le manoir de la Crasvillerie fut la demeure.
  • Stanislas Lépine (1835-1892), peintre, né dans la commune.
  • Guillaume Fouace (1837-1895), peintre, né dans la commune.
  • Lucien Lepoittevin (1932-2010), professeur d'histoire de l'architecture, dessinateur et peintre, né dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  4. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 1001
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 208
  6. voir La légende du moine de Saire sur WikiManche
  7. d´après Charles Canivet -La légende du moine de Saire- Cahiers culturels de la Manche. Château du Logis.Brécey. ISBN 2-908311-90-9- Année 2001
  8. « GASO, la banque du blason - Réville Manche » (consulté en 16 décembre 2013)
  9. Annuaire du département de la Manche, 12e année 1840, p 229
  10. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 244
  11. a et b « Yves Asseline est le nouveau maire de la commune », sur Ouest-france.fr (consulté le 7 avril 2014)
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. [PDF] « Préfecture de la Manche - Recueil des actes administratifs - décembre 2009 » : page 12.
  15. « Notice no PA50000004 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no PA00110559 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Œuvres mobilières à Réville », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Notice no PA00110673 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Notice no PA50000003 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]

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