Jobourg

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Jobourg
Le Nez de Jobourg et l'anse de Sennival, depuis le Nez des Voidries
Le Nez de Jobourg et l'anse de Sennival, depuis le Nez des Voidries
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg
Canton Beaumont-Hague
Intercommunalité Communauté de communes de la Hague
Maire
Mandat
Jean-Paul Lecouvey
2014-2020
Code postal 50440
Code commune 50257
Démographie
Population
municipale
495 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 01″ N 1° 54′ 09″ O / 49.683611, -1.9025 ()49° 41′ 01″ Nord 1° 54′ 09″ Ouest / 49.683611, -1.9025 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 181 m
Superficie 10,15 km2
Localisation

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Jobourg est une commune française du département de la Manche, dans la région Basse-Normandie, peuplée de 495 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Jobourg se situe à l'extrême nord-ouest de la péninsule du Cotentin. Le nez de Jobourg est un cap qui s'avance dans la mer de la Manche. Les gneiss icartiens y affleurent.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Jorborch au XIIe siècle, Jorborc en 1180, Jorbourg en 1218, Jorborc en 1221, Jorburch en 1239, Jobourt en 1323[1].

Les formes anciennes indiquent que le [r] s'est amuï vers le XIVe siècle devant la consonne suivante, phénomène récurrent dans la toponymie normande et ailleurs. En tout état de cause, il n'y a pas lieu de voir un Jovis burgum, forme latinisée que l'on rencontre parfois dans les textes médiévaux. Il s'agit d'une fantaisie de scribe, telle que l'on trouve de manière récurrente en toponymie (cf. Louviers, Fécamp, etc.)

François de Beaurepaire rapproche le type toponymique Jorborc de l'appellatif vieil anglais eordhburg signifiant « mur ou rempart de terre étayé par une structure de pieux en bois » et la situation de Jobourg près du Hague-dick renforcerait cette hypothèse linguistique[2].

Le toponyme normand de l'île voisine de Guernesey, Jerbourg (castrum de Gierebourc 1364) serait de même nature, ainsi que les noms de lieux anglais Yarborough Camp et Arbury[3].

René Lepelley privilégie une hypothèse scandinave de jorth « terre » et borg « forteresse »[4].

Article détaillé : Bourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1907 : Fermeture de la brigade de douanes du village de Merquetot.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 1840) (après 1840) Jean-Thomas Fleury[5]    
         
1959 1983 Charles Gosselin    
1983 1995 Louis Sanson SE  
1995 2008 Jean-Charles Duval SE  
2008 en cours Jean-Paul Lecouvey[6] SE Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 495 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
699 711 758 824 924 863 810 735 744
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
686 621 623 593 565 532 501 505 534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
448 431 420 324 325 310 295 267 256
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
235 341 301 336 403 377 441 449 495
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église romane

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Les gratte-dos de Jobourg
Les chèvres sauvages

L'activité agricole demeure importante dans l'économie locale et dans la tradition, comme en témoigne la foire aux moutons, valorisant le roussin de la Hague à la mi-août.

Jobourg est une des quatre communes d'implantation de l'usine de retraitement des combustibles irradiés d'Areva NC.

Depuis 1977 (et 1984 dans ses locaux actuels), le CROSS-ma de Jobourg est chargé de surveiller le Rail des Casquets et de coordonner le sauvetage en mer entre le cap d'Antifer et le mont Saint-Michel. Il accueille également en son seing les gestionnaires de la base de données nationale "Trafic 2000".

Le tourisme est important sur la commune, notamment du fait du Nez de Jobourg qui contribue à la notoriété de la localité et qui est l'un des lieux les plus visités de la Manche. Elle accueille trois restaurants et de nombreux gîtes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon Segal (1898-1969), peintre de l´École de Paris, a vécu au hameau Thiébot entre 1946 et 1953. Il a peint de nombreux enfants de la commune, ainsi que des paysages de la Manche. Une exposition lui a été consacrée au musée Thomas-Henry de Cherbourg en 1999.

Jobourg dans les arts[modifier | modifier le code]

Au cinéma, Jobourg apparaît comme décor dans Une vie d'Alexandre Astruc, et est cité comme lieu de l'un des deux meurtres du film Garde à vue de Claude Miller avec Michel Serrault, Lino Ventura et Romy Schneider. Plusieurs plans et de nombreuses indications topographiques de la ville y sont donnés.

La côte et la lande de Jobourg donnent l'inspiration à de nombreux peintres, de même que l'église romane représentée par Jean-François Millet et Félix Buhot notamment.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[10].
  1. François de Beaurepaire (préf. Yves Nédélec), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Manche, Paris, A. et J. Picard,‎ 1986, 253 p. (ISBN 2-7084-0299-4, lien OCLC?), p. 142 - 143
  2. François de Beaurepaire, op. cit.
  3. François de Beaurepaire, op. cit.
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 154.
  5. Annuaire du département de la Manche, 12e année 1840, p 222
  6. Réélection 2014 : « Jobourg (50440) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 1er mai 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Site du doyenné
  10. « Jobourg sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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