Jobourg
| Jobourg | ||
Le Nez de Jobourg et l'anse de Sennival, depuis le Nez des Voidries |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Manche | |
| Arrondissement | Cherbourg | |
| Canton | Beaumont-Hague | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Hague | |
| Maire Mandat |
Jean-Paul Lecouvey 2008-2014 |
|
| Code postal | 50440 | |
| Code commune | 50257 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
501 hab. (2010) | |
| Densité | 49 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 181 m | |
| Superficie | 10,15 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Jobourg est une commune française du département de la Manche, dans la région Basse-Normandie, peuplée de 501 habitants[Note 1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Jobourg se situe à l'extrême nord-ouest de la péninsule du Cotentin. Le nez de Jobourg est un cap qui s'avance dans la mer de la Manche.
Toponymie [modifier]
Le toponyme Jobourg semble être un composé anglo-scandinave.
Formes anciennes : Jorborch (XIIe siècle) ; Jorborc 1221...
La formation latine Jovis burgum des textes médiévaux est peu vraisemblable pour des raisons historiques, mais en plus elle ne correspond pas aux formes anciennes (Cf. l'article sur Louviers)
On se trouve en présence d'un nom de lieu basé sur un archétype vieil anglais eordhburg signifiant « rempart de terre étayé par une structure de pieux en bois » selon Smith. Cf. Yarborough Camp et les Arbury d'Angleterre. Cf. Jerbourg à Guernesey.
Cette hypothèse est renforcée par la présence du fameux Hague-Dick = Haguedic, à proximité.
Cependant, la forme "Jor" est plutôt basée sur le norrois Jàrð de même sens que le vieil anglais eorð, présente également dans le terme normand Guernotte, Génotte, Jarnotte.... = "terre-noix", du norrois Jàrðnotr (cf. norvégien jordnøtt).
Histoire [modifier]
- 1907 : Fermeture de la brigade de douanes du village de Merquetot.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 501 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].
Lieux et monuments [modifier]
- L'église romane du XIe siècle dont Jean-François Millet disait « On dirait que le temps s'est assis dessus ». Elle est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Bienheureux Thomas Hélye de la Hague du doyenné de Cherbourg-Hague[4] ;
- Ruines d'un camp romain du Bas Empire au Vaux du Câtel ;
- Nez de Jobourg et nez de Voidries, falaises ;
- Baie d'Écalgrain, partagée avec Auderville.
Activités économiques [modifier]
L'activité agricole demeure importante dans l'économie locale et dans la tradition, comme en témoigne la foire aux moutons, valorisant le roussin de la Hague à la mi-août.
Jobourg est une des quatre communes d'implantation de l'usine de retraitement des combustibles irradiés d'Areva NC.
Depuis 1977 (et 1984 dans ses locaux actuels), le CROSS-ma de Jobourg est chargé de surveiller le Rail des Casquets et de coordonner le sauvetage en mer entre le cap d'Antifer et le mont Saint-Michel.
Le tourisme est important sur la commune, notamment du fait du Nez de Jobourg qui contribue à la notoriété de la localité et qui est l'un des lieux les plus visités de la Manche. Elle accueille trois restaurants et de nombreux gîtes.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Simon Segal (1898-1969), peintre de l´École de Paris, a vécu au hameau Thiébot entre 1946 et 1953. Il a peint de nombreux enfants de la commune, ainsi que des paysages de la Manche. Une exposition lui a été consacrée au musée Thomas-Henry de Cherbourg en 1999.
Jobourg dans les arts [modifier]
Au cinéma, Jobourg apparaît comme décors dans Une vie d'Alexandre Astruc, et est cité comme lieux de l'un des deux meurtres du film Garde à vue de Claude Miller avec Michel Serrault, Lino Ventura et Romy Schneider. Plusieurs plans et de nombreuses indications topographiques de la ville y sont donnés.
La côte et la lande de Jobourg donnent l'inspiration à de nombreux peintres, de même que l'église romane représentée par Jean-François Millet et Félix Buhot notamment.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Population municipale 2010.
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[5].
- Annuaire du département de la Manche, 12e année 1840, p 222
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Site du doyenné
- Jobourg sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
