La Glacerie

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La Glacerie
L'hippodrome.
L'hippodrome.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Tourlaville
Intercommunalité Communauté urbaine de Cherbourg (CUC)
Maire
Mandat
Jean-Marie Lincheneau
2014-2020
Code postal 50470
Code commune 50203
Démographie
Gentilé Glacériens
Population
municipale
5 578 hab. (2011)
Densité 298 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 36′ 51″ N 1° 36′ 15″ O / 49.614167, -1.604167 ()49° 36′ 51″ Nord 1° 36′ 15″ Ouest / 49.614167, -1.604167 ()  
Altitude Min. 5 m – Max. 178 m
Superficie 18,70 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-laglacerie.fr

La Glacerie est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 5 578 habitants[Note 1] (les Glacériens). Elle a été créée en 1901 par démembrement du territoire de la commune de Tourlaville.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située au sud-est de Cherbourg-Octeville. Traversée par les vallées du Trottebec et de la Divette, la commune est fortement urbanisée aux abords de l'ancien tracé de la RN 13, mais encore rurale autour du village de la Verrerie, anciennement village de l'Église.

Couvrant 1 870 hectares, le territoire de La Glacerie est le plus étendu des cinq communes du canton de Tourlaville.

La commune est desservie par le transport en commun départemental par bus (Manéo) via la ligne 001 : Cherbourg-Octeville - Valognes - Carentan - Saint-Lô.

Communes limitrophes de La Glacerie[1]
Cherbourg-Octeville Tourlaville Digosville
Martinvast La Glacerie[1] Le Mesnil-au-Val
Martinvast,
Tollevast
Tollevast Le Mesnil-au-Val,
Brix

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Territoire de la paroisse de Tourlaville, La Glacerie ne naît qu'à l'implantation d'une manufacture de verre au XVIIIe siècle. Auparavant, tout n'est que forêt. Vauban écrit à ce propos en 1686 : « le milieu du pays est bossu et couvert de bois fort épais… lesquelles s'étendent jusqu'à un quart de lieue de Cherbourg et font une suite de bois qui a 7 à 8 lieues de long sur 4 de large ». Seule la route reliant Cherbourg à Brix traverse cette forêt de Brix.

En 1655, Richard Lucas de Néhou, propriétaire de cette manufacture, profitant du bois à disposition, implante dans la vallée du Trottebec une fabrique de verre et de glaces, qui fournira notamment la galerie des Glaces du château de Versailles dans le cadre de la Manufacture royale de glaces de miroirs. Un village dit des Verriers se forme autour. Fermée en 1834, la manufacture fut totalement détruite lors des bombardements alliés de 1944, à l'exception de la chapelle, convertie en habitation.

En 1901, la commune se crée autour du village par démembrement de la commune de Tourlaville. Henri Menut, ancien maire de Tourlaville, prend la tête de la municipalité, et fonde un musée de la verrerie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr La Glacerie (Manche).svg

Le blason de la commune est d'azur au chevron d'argent chargé, en chef, d'une rose de gueules, sommé d'une fleur de lys d'or, accompagné, en chef, de deux miroirs d'argent cerclés d'or et, en pointe, d'une trangle de gueules sommée d'un clocheton de chapelle d'argent[2].

Officiellement créé le 11 mai 1984, il reprend les emblèmes familiaux des dirigeants successifs de la verrerie : la rose rouge pour Antoine de Caquelay, le chevron d'argent pour Richard Lucas de Néhou, et la trangle de gueule de la famille Oury. L'azur rappelle les attributs de Tourlaville tandis que les deux miroirs et la fleur de lys rappelle que la verrerie fut manufacture royale. Le clocher est celui de la chapelle des Verriers bâtie à la fin du XVIIe siècle[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hotel de ville

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[4].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1901 1919 Henri Menut   Ancien maire de Tourlaville
- - Eugène Lelaidier    
- - Victor Martin    
- - Louis Dupont    
- - Alexandre Picot    
- - Léopold Bellamy    
1977 2001 Guy Letouzé DVD Ouvrier de l'arsenal
mars 2001 mars 2014 Christian Lemarchand UMP Fonctionnaire du ministère de la Justice
mars 2014[4] en cours Jean-Marie Lincheneau Parti socialiste Retraité des sapeurs pompiers
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 578 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 007 2 203 2 148 1 867 1 844 2 025 2 078 1 875 2 166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 995 3 840 5 187 5 811 5 576 5 401 5 155 5 043 5 490
2011 - - - - - - - -
5 578 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La principale ressource économique provient des zones commerciales de la Banque à Genêts et des Marettes, autour du centre commercial régional Cotentin et de l'hypermarché Auchan.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame
  • Village de la Verrerie : village historique des verriers.
  • Musée de La Glacerie dans une ferme rénovée du XIXe siècle.
  • Église Notre-Dame (XXe siècle).
  • Chapelle Saint-Michel (1963).
  • Manoir de la Fieffe (XVIIe siècle), inscrit aux Monuments historiques[7].
  • Château de Roches (1871).
  • Manoir de la Roche au Chat.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

L'Union sportive de La Glacerie fait évoluer trois équipes de football en divisions de district[8].

La commune héberge l'hippodrome de l'agglomération cherbourgeoise, l'hippodrome de La Glacerie, ainsi que son golf 9 trous inauguré en 1973, le golf des Roches (ou golf de Cherbourg-La Glacerie).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Richard Lucas, sieur de Néhou : gentilhomme verrier qui prend en main la petite manufacture de Tourlaville (1655), et la développe dans le cadre de la Manufacture royale de glaces de miroirs.
  • Henri Menut (Paris, 1841 - Cherbourg, 1924) : premier maire de La Glacerie, de 1901 à 1919. Maire de Tourlaville entre 1890 et 1892, il est à l'origine de la création de la commune et du musée de la Manufacture royale des glaces, ouvert en 1913 et détruit lors des bombardements de juin 1944. Décoré de nombreuses fois, il a notamment reçu les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur en 1909. Aujourd'hui, ses médailles, ainsi que des vestiges de l'ancien musée, figurent au musée de La Glacerie.
  • Maurice Cabart Danneville (1886 - 1942), médecin et sénateur de la Manche de 1930 à 1940. Il est enterré dans le cimetière de La Glacerie.
  • Charles Maurice Cabart Danneville, né le 24 juin 1846 à Paris et mort dans cette même ville le 26 juillet 1918, est un homme politique français. Il est élu conseiller général de Cherbourg, puis l'année suivante conseiller municipal de cette même ville. Il est ensuite élu député de Cherbourg en 1889 et réélu en 1893, puis sénateur de la Manche de 1897 jusqu'à sa mort. Il est également maire de Tourlaville de 1900 à 1901. Il est inhumé dans le cimetière de La Glacerie.
  • Louis-Émile Bertin (Nancy, 1840 - La Glacerie, 1924), ingénieur général du Génie maritime et savant de renommée universelle, membre de l'Institut, créateur de la marine militaire du Japon et des arsenaux de Kure et de Sasebo, décédé et inhumé à La Glacerie.
  • Charles-Émile Bertin (Cherbourg, 1871 - Versailles, 1959), colonel, fils aîné de Louis, Émile Bertin, un spécialiste éminent du Japon Meiji, inhumé à La Glacerie, avec son épouse Madeleine Rieunier (1879-1956), la fille benjamine de l'amiral Henri Rieunier, ministre de la marine.
  • Marie-Ernestine Serret est une artiste-peintre française, née le 12 septembre 1812 à Paris et décédée en 1884. Elle est inhumée à La Glacerie.
  • Hélène-Renée Cabart-Danneville (1891-1974), apprend la peinture à l'Académie Julian. Ses tableaux, peints presque tous en extérieur, reflètent son profond attachement pour La Glacerie, où elle passa une grande partie de sa jeunesse. Elle épouse en 1921 le Docteur Marcel-Louis Adam, issu lui-même d'une vieille famille normande. Elle est inhumée à La Glacerie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. « GASO, la banque du blason - La Glacerie » (consulté le 29 décembre 2013)
  3. Le blason de la commune, ville-laglacerie.fr
  4. a et b « Jean-Marie Lincheneau, neuvième maire de la commune », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 11 avril 2014)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Manoir de la Fieffe », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – US La Glacerie » (consulté le 29 décembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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